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lundi 27 janvier 2020

"Patrick Djivas, Via Lumière" par Louis de Ny






N’importe quel musicien rêverait de pouvoir inscrire sur son curriculum vitae: membre fondateur d’Area, bassiste de Premiata Forneria Marconi depuis 1973. En d’autres termes, Patrick Djivas a fait partie de deux des plus grandes formations assimilées au prog italien, bien que l’une comme l’autre aient largement dépassé ce style. En Italie, beaucoup de noms de groupes de rock des seventies se sont effacés avec le temps, mais Area et Premiata Forneria Marconi sont de ceux que les Italiens citent encore assez facilement car ils ont tous les deux pour point commun, à travers des chansons connues, de s’inscrire dans leur inconscient collectif.

Mais qu’on ne s’y trompe pas Via Lumiere est bien le récit d’une vie de musicien ouvert sur le monde avec des arrêts  sur image saisissants.

Alors, si vous voulez savoir comment, dans une seule vie, on peut rencontrer Greg Lake, Alvin Lee, Ian Anderson, Peter Hammill, Jaco Pastorius, Joe Zawinul, Joni Mitchell, Franck Zappa, Alberto Radius, Lucio Dalla, Demetrio Stratos, Fabrizio de André, Paolo Conte, Franz Di Cioccio, Léo Fender et même la Reine Mère, alors lisez cette biographie.
Si vous croyez que ce n’est pas possible, lisez la quand même.

Le livre est en vente à partir d'aujourd'hui chez Camion Blanc et sur les plateformes habituelles :

http://www.camionblanc.com/detail-livre-patrick-djivas-via-lumiere-la-biographie-autorisee-du-bassiste-d-area-et-de-pfm-1330.php

https://www.amazon.it/Patrick-Djivas-Via-Lumiere-Louis/dp/2378481551

https://www.amazon.fr/Patrick-Djivas-Via-Lumi%C3%A8re-Louis/dp/2378481551

dimanche 26 janvier 2020

Arca Progjet

Avec les groupes qui arrivent de nulle part, c'est en général tout bon (rarement) ou tout mauvais (souvent). Je ne sais d'ailleurs pas, si je n'avais pas vu qu'il y avait les participations de Mauro Pagani (ex Premiata Forneria Marconi), de Gigi Venegoni et d'Arturo Vitale (Arti & Mestieri), si j'aurais jeté une oreille sur cet album (comme quoi !). Parce que, quand je vois marqué projet quelque chose sur une pochette d'album, je ne sais pas pourquoi mais je suis sur mes gardes. Donc, pour faire court et pour couper au suspens, je vous le dis : cet album d'Arca Progjet vaut vraiment le détour. Déjà, on a clairement affaire à de très bons musiciens techniquement affutés (j'ai notamment découvert un sacré guitariste en la personne de Carlo Maccaferri). Ensuite la production est excellente avec un très gros son. Enfin, et c'est bien le principal, la musique est bonne avec un chant et des chœurs soignés, avec des arrangements luxueux au service de compositions très travaillées, s'éloignant des poncifs du genre pour proposer des enchaînements d'idées originales et des mélanges de styles bien maîtrisés. Tenter un rapprochement avec une ou plusieurs formations de référence ne me paraît pas être la bonne manière de qualifier la musique du groupe. Disons que si vous avez aimé Panther & C., FeM et La Bocca de la Verità, ce disque a des chances de vous plaire. Pour résumer : c'est un peu hard, un peu métal, un peu prog (plutôt néo prog d'ailleurs, de par les sonorités de claviers et de programmations utilisées), un peu jazz rock voire jazz fusion et c'est toujours très rythmé (Greg Verdun a un jeu de basse très funky), ce qui fait souvent la différence ("Sulla verticale"). Tout cela est parfaitement dosé et suffisamment varié pour que chaque titre tranche complètement avec les autres. On sent chez ces musiciens (principalement Alex Jorio et Gregorio Verdun qui sont les porteurs du projet et les compositeurs principaux) une réelle volonté d'aller vers quelque chose d'ambitieux sans pour cela partir dans des délires lourds ou difficilement supportables sur la durée. Bien au contraire, l'écoute de ce disque (57 minutes) passe à toute vitesse et la fluidité de l'ensemble est évidente. seul le titre bonus me semble dispensable. C'est bien peu de chose au regard d'une première œuvre remarquablement aboutie qui appelle une suite messieurs Jorio et Verdun. 
Mention spéciale pour "Neanderthal" qui décoiffe vraiment et "Un. Inverso" pour le magnifique chorus de Gigi Venegoni.

La tracklist :
2. Meta'morfosi (flûte : Matteo Morelli)
3. Requiend
4. Battito d'Ali
5. Sulla verticale
6. Neanderthal
7. Cielo nero (violon : Mauro Pagani)
9. Un. Inverso (guitare : Gigi Venegoni)
11.Aqua (CD bonus track)

Le groupe : Sergio Toya (chant), Greg Verdun (basse, guitare, claviers, chœurs), Alex Jorio (batterie, percussions, claviers, chœurs), Carlo Maccaferri (guitares), Filippo Dagasso (claviers et programmations)
+ Mauro Pagani (violon), Gigi Venegoni (guiatre), Arturo Vitale (sax), Matteo Morelli (flûte), Massimo Meaglia (claviers)

Label : Jolly Roger Records

dimanche 19 janvier 2020

Patrick Djivas, Via Lumière - la biographie autorisée du bassiste d'Area et de PFM

Fin du suspens. C'est avec un immense plaisir et beaucoup d'émotions que je vous annonce la sortie, dans quelques jours, de la biographie officielle de Patrick Djivas, bassiste d'Area et de Premiata Forneria Marconi. L'aboutissement de dizaines d'heures de rencontres et d'entretiens, et d'un an et demi de travail. Mais surtout une expérience humaine unique vécue avec un très grand musicien. Que du bonheur. Enjoy.

Fine dell'attesa. E' con immenso piacere e tante emozioni che vi annuncio l'uscita, tra pochi giorni, della biografia ufficiale di Patrick Djivas, bassista di Area e Premiata ForneriaMarconi.
Il risultato di decine di ore di incontri e colloqui, e di un anno e mezzo di lavoro. Ma soprattutto un'esperienza umana unica vissuta con un grandissimo musicista. Che felicità. Buon divertimento.

vendredi 17 janvier 2020

Louis de Ny : nouveau livre

Un nouveau livre. Sur quoi ? Sur qui ? Devinez !
Un nuovo libro, su cosa? su chi?  Indovinate ! 
A new book, about what? About who? Guess !
Suivez le teasing de mon nouveau livre sur mon mur Facebook. D'ici dimanche soir, quatre photos apparaitront successivement, la quatrième dévoilera la couverture du livre ! Rendez-vous sur ce lien pour en savoir plus : https://www.facebook.com/louis.deny.5

lundi 13 janvier 2020

Il rovescio della Medaglia : Contaminazione 2.0

C'est confirmé le label Jolly Roger Records va sortir le live d'Il Rovescio della Medaglia enregistré en 2018 à l'occasion d'un concert donné dans l'abbaye San Galgano située pas loin de la ville de Sienne. Pour l'occasion le groupe avait rejoué intégralement son œuvre majeure de 1973, Contaminazione, d'où le titre de ce live : Contaminazione 2.0.
Du groupe de la grande époque, il ne reste plus depuis longtemps que l'inamovible Enzo Vita (guitares) qui était accompagné pour l'occasion d'Andrea Castelli (basse), Nicola Costanti (chant et claviers), Carmelo Junior Arena (claviers), Pino Polistina (guitares), Andrea Bruni (batterie) ainsi qaue d'un invité de marque en la personne de Vittorio De Scalzi des New Trolls à la flûte.
Je vous en dis plus après sa sortie.

dimanche 12 janvier 2020

Eveline's dust : K.

Certains se sont émus (plutôt en Italie paradoxalement d’ailleurs) que je n'ai pas placé K. dans ma sélection de mes albums préférés de RPI pour 2019. Alors je rappelle d'abord que je privilégie quasiment toujours le RPI chanté en italien (c'est arbitraire, partial, etc... je sais, mais je m'en suis déjà expliqué longuement, j'assume). Ensuite, j'avais en son temps (sur un autre blog) mis en avant le précédent album du groupe, The Painkeeper (2016), qui était, je l'avais écrit, une très belle réussite.
Alors je vais vous parler aujourd'hui de K. pour qu'il n'y ait aucune équivoque.
A la base, K. est un concept album dont le sujet est, il faut bien le dire assez déprimant, puisqu'il s'agit de suivre le parcours de vie d'une jeune  fille (K.), atteinte d'une grave maladie, qui se termine par son décès ("Feel my life go, my eyes close/ The breeze blows and your smiles are with me/Don't think of me as a fighter that quits/ I'm just curious of what's next"). Vous l'aurez compris, question ambiance générale, on ne rigole donc pas franchement. Côté musique, les membres d'Eveline's dust ont encore amélioré et affiné leur style pour arriver au final à un résultat très probant. Il y a sans doute moins de moments catchy que sur The Painkeeper (je mets à part le très accrocheur "Lost in a Lullaby"), et a contrario beaucoup plus de passages introspectifs (difficile de se détacher du sujet) qui évoqueront un certain Steven Wilson quand il répand son spleen en larges couches neurasthéniques. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'une musique de qualité, inspirée qui tient parfaitement la route. L'imprégnation jazz rock est flagrante mais parfaitement digérée au point d'imposer désormais un style Eveline's dust en partie identifiable par un chant très typé jazz. Tout cela n'empêche pas le groupe de sortir régulièrement de son cadre avec notamment quelques sections plus noisy (cf. par exemple la fin de "Lost in a Lullaby") qui ramènent immanquablement au King Crimson des 80'. Il est aussi patent qu'un morceau comme "Fierce Fear Family" a un petit quelque chose de Rush tout particulièrement dans la manière qu'a Lorenzo Gherarducci de plaquer ses accords à la guitare, mais cela reste à la marge car le chant et la teneur même du morceau n'ont rien à voir avec le style des canadiens.
Difficile de ressortir un titre plus que l'autre tant tout se tient dans cet album. A titre perso, j'ai bien tilté sur "A new beginning" et "Hope". "Rain Over Gentle Travellers" est pour sa part un morceau très bien agencé sur la longueur ( 9mn 37) avec une belle montée en intensité et un solo transperçant de Lorenzo.
En résumé, K. est un très bon album, solide et bien construit, qui atteint son but et place le groupe Eveline's dust en très bonne position parmi les nouvelles pépites prog en provenance d'Italie. 
Pour finir, il est bien de savoir que le groupe a d'abord auto-produit cet album (The Painkeeper était sorti sous le label Lizard Records) avant d'être intégré au catalogue des anglais de Giant Electric Pea (IQ, UPF, Southern Empire, Damanek, Special Providence...) qui en assurent donc la distribution.

Tracklist :
1- A New Beginning
2- Fierce Fear Family
3- Hope
4- K
5- Lost in a Lullaby
6- Faintly Falling
7- Rain Over Gentle Travellers

Le lien YT pour écouter l'album :  https://www.youtube.com/watch?v=hB4eUtj1bsI

Le groupe :  Marco Carloni (basse), Nicola Pedreschi (claviers, chant), Lorenzo Gherarducci (guitares), Angelo Carmignani (batterie)
Avec aussi : Lorenza Catricalà (chant sur "Faintly falling"), Federico Avella (sax soprano, flûte traversière), Nicolò Zappavigna (violoncelle sur "Faintly falling")


vendredi 10 janvier 2020

Melting Clock : Destinazioni


Il y a un morceau qui sort nettement du lot sur l'album de Melting Clock sorti en octobre 2019. Il s'agit de "Destinazioni", le titre éponyme de quinze minutes. Je vous mets en fin de post le lien YT pour l'écoute.
Ce disque de la jeune formation ligure Melting Clock arrivait juste derrière les dix de ma sélection 2019. Dommage, mais le groupe n'a pas démérité loin de là et j'écoute cet album avec beaucoup de plaisir.
https://www.youtube.com/watch?v=SkO74Nm17po

mercredi 1 janvier 2020

A.D. 2020 : La Buona Novella

 
Je remercie tous ceux qui me suivent régulièrement sur mon blog et qui lisent mes livres. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour vous dévoiler un grand évènement sur ma page FB, une bonne nouvelle ! D'ici là je vous souhaite une très bonne et très belle année à tous. Bloavezh mat.
Ringrazio  tutti gli amici che mi seguono regolarmente sul mio blog e che leggono i miei libri.  Vi do appuntamento tra qualche giorno per svelarvi  un grande evento sulla mia pagina FB, una buona novella ! Nel frattempo, auguro a tutti voi un felice anno nuovo. Bonne Année. Bloavezh mat. Louis