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lundi 9 mars 2026

Hunka Munka : Demoni e Dei


L'année 2021 avait été marquée par l'étonnant retour de Hunka Munka avec ma foi un album plutôt surprenant (voir chronique ici). Nous avions bien compris à l'époque que l'indispensable présence de Roberto Carlotto, fondateur de projet Hunka Munka, était doublée de celle d'un nouvel intervenant majeur en la personne de Joey Mauro. C'est bien ce même duo qui remet le couvert cinq ans après.
Le titre de l'album et l'artwork de la pochette du disque interpellent bien sûr et semblent indiquer une nette connotation satanique ou à tout le moins ésotérique. Reste à savoir si le contenu a réellement des relents de soufre. Après tout pourquoi pas, Foreste Interstellari était par moments assez proche du dark prog avec plusieurs morceaux assez lourds. 
Alors disons le tout de suite par rapport à l'album précédent, les deux compères appuient sérieusement sur la pédale d'accélération ou pour être plus précis enfonce le bouton heavy prog. Le groupe aligne ainsi une belle série de missiles hardos à commencer par "Ossessioni", la reprise d'un titre du groupe Dik Dik (dans lequel Roberto Carlotto a joué entre 1974 et 1977). Dans le même ordre d'idée nous avons "Demoni" et "Danza macabra" ainsi que "L'aeroplano d'argento" et "Cattedrali di bagno" extraits du premier album d'Hunka Munka, Dedicata a Giovanna G. qui prennent pour l'occasion du nerf et surtout du muscle.
Plusieurs morceaux bénéficient en plus d'un traitement orchestral donnant un côté hard prog symphonique à la Rovescia della Medaglia. C'est particulièrement évident pour l'autre reprise des Dik Dik, "Cavali alati", qui décolle vraiment bien. Dans la même veine, vous pouvez ajouter l'instrumental "Justine", drôlement accrocheur, qui permet à ma chère Barbara Rubin de faire des étincelles au violon, mais aussi l'épique "La vendetta degli Dei " ou encore "Demoni"    
Enfin, nous avons quelques rares titres plus .... "tempérés" à l'instar de "Nati sotto una stella solitaria" exécuté au piano, du surprenant slow (et oui !) "E lo chiami vivere" et de l'aérien "Una tranquillità apparente - Il comico triste" (vraiment une belle réussite ce morceau).

Il est évident que cet Hunka Munka new style s'éloigne de plus en plus de son ancêtre pop de 1972. Un demi-siècle pour durcir le ton, ce n'est pas non plus en exploit ! Mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à défaut d'une modernité excessive, les nouveaux musiciens accompagnant Roberto Carlotto (et Joey Mauro) nettoient les toiles d'araignées dans les coins et font tomber la poussière du plafond.  Réjouissant !

Hunka Munka : Roberto Carlotto (claviers et chant), Joey Mauro (claviers, Minimoog,  programmation, chœurs)

Les musiciens : Marcantonio Quinto (batterie et percussions), Gianluca Quinto (guitares), Andrea Arcangeli (basse), Barbara Rubin (violon, chœurs), Tony Minerba (choeurs), Andrea Rinaldi (guitare solo sur 3).                    

La trackist :

1 - Addio dolce edel
2 - Ossessioni
3 – Cavalli alati
4 – Justine
5 - L'Aeroplano d'argento
6 - Cattedrali di bambù
7 – Nati sotto una stella solitaria
8 – La vendetta degli Dei
9 – E lo chiami vivere
10 - Una tranquillità apparente - Il comico triste
11 - Demoni
12 - Danza macabra

Label et distribution :

www.mprecords.it
www.gtmusic.it


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