Pages

Mes liens

dimanche 28 août 2022

O.A.K. Jerry Cutillo : Lucid dreaming and the spectre of Nikola Tesla



Même si son projet O.A.K. (Oscillazioni Alchemico Kreative) existe depuis 1993, force est de constater que depuis 2015 Jerry Cutillo a passé la vitesse supérieure. Chaque nouvel album est un tableau de plus à accrocher à sa galerie de portraits commencé avec Giordano Bruno en 2018 avec l'album éponyme, poursuivi en 2020 avec les neuf sorcières de Bénevent (Nine witches under a walnut tree) et avec désormais l'évocation de Nikola Tesla. Lucid Dreaming and The Spectre of Nikola Tesla est sorti le 8 juillet 2022 pour lequel Jerry nourrit de grandes et légitimes ambitions.

Une fois de plus, Jerry place la barre très haut avec ce nouveau projet qu'il n'hésite pas à présenter comme un prog opéra. Le genre d'auto-affirmation casse-gueule qui provoque un réflexe pavlovien de la part des mélomanes aboutissant en général à un jugement quasi automatiquement manichéen  : c'est soit pompeux et grandiloquent (suivez mon regard du côté du métal prog), soit gééééénial ! Heureusement, Lucid dreaming...pour nous se range d'emblée du côté de ce qui se fait de mieux en la matière.

Même si le style opéra prog n'est pas si marqué que cela, ce qui fait d'ailleurs la force de cet album, le choix de ce format a sans doute en partie influé sur le fait que Jerry a pris ses distances avec les références tulliennes au profit d'une nette évolution vers une une musique plus symphonique et plus emphatique. Nous allons y revenir. Mais ce qui marque avant tout l'auditeur à l'écoute de cette œuvre est cette sensation d'une présence. Ce disque est habité jusqu'à être hanté par le personnage de Nikola Tesla. Jerry Cutillo s'est tellement imprégné de la personnalité du savant génial méconnu qu'il s'identifie à lui le temps de cet album (Jerry tient le rôle au chant de Nikola Tesla dans cet opéra). De fait, le titre revendiqué d'opéra prog n'est ici pas usurpé. Jerry Cutillo déploie tout son savoir-faire pour le mettre au service de compositions qui ont bien cette dimension orchestrale symphonique supportant des parties chantées destinées à provoquer l'émotion. A cet égard, si la suite "Oscillation Alkemy Kreativity ", d'une durée  totalement inédite de 13 minutes pour Jerry, avec ses cinq séquences enchaînées, est une totale réussite, le titre suivant "Learn to run in your dreams" est réellement le parangon de cette œuvre à égalité avec "The comet and the dreamer" qui le suit immédiatement. Ce doux épic, aux délicats accents d’Extrême-Orient dûs à la gamme utilisée pour les lignes de chant, permet d'entendre la voix féérique d'Olja Karpova qui ne peut qu'évoquer celle de la grande et inégalable Kate Bush. La grande force de Jerry Cutillo est d'être un vrai musicien professionnel complet qui sait parfaitement composer et interpréter mais aussi mettre en forme sa musique jusqu'à atteindre un degré de perfection qui n'est pas si courant que cela, y compris dans le milieu du rock progressif. J'en veux pour preuve "White wings" qui se hisse sans problème à la hauteur de ce qu'est capable de faire Robert John Godfrey avec The Enid (écoutez bien certains passages, vous comprendrez pourquoi j'évoque ici le brillant compositeur anglais), ceci pour vous donner une idée du niveau mais aussi de la qualité de la matière musicale proposée par Jerry à l'auditeur. Même "The silver cord", dont la ligne de chant en vocalises de Laura Piazzai (magnifique au passage) est calquée sur "The great gig in the sky", et pourrait donc faire l'objet d'une comparaison à son désavantage, est en fait  d'une beauté à couper le souffle, ne serait-ce que quand le morceau décolle pour atteindre un sommet de félicité. 
Il n'est pas si fréquent de trouver qu'un album a une durée trop courte (en tout cas en ce qui me concerne). Mais là, je dois dire que les 42 minutes de Lucid dreaming and the spectre of Nikola Tesla me frustrent un peu. Ceci étant dit, on saura gré à Jerry Cutillo d'avoir volontairement limité les développements qui étaient parfaitement envisageables pour plusieurs morceau (cf son interview) et d'avoir ainsi privilégié la concision, réussissant par la même à proposer une œuvre ramassée et condensée, présentant une musique qui va à l'essentiel sans longeurs inutiles. C'est aussi grâce à ce sens de la modération et de la tempérance (en plus de ses indéniables qualités de musicien et de compositeur), qu'il réussit à passer haut la main l'épreuve de l'opéra prog !
Il serait donc temps que les yeux et surtout les oreilles des progueux s'intéressent pour de bon à Jerry Cutillo et son projet O.A.K., car honnêtement, ce qu'il produit depuis 2015 est ce qui se fait de mieux dans le genre. Si ce n'est déjà fait, je ne peux que vous conseiller d'acquérir en urgence cet album ainsi que ceux précités.

Les musiciens : Jerry Cutillo (claviers, flûte, guitares, chant), David Jackson (saxophones, tin whistle), Jonathan Noyce (basse), Alex Elena (batterie), Dorie Jackson (chant sur "Everything is light "), Olja Karpova (chant sur "The comet and the dreamer "), Laura Piazzai (chant sur "The silver cord ")


La tracklist :

I. Everything is light
II. Oscillation Alkemy Kreativity
a) Hypnotic spiral
b) Oscillation Alkemy Kreativity
c) New York city
d) AC vs Dc
e) Black night Satellite
f) Oscillation Alkemy Kreativity (reprise)

I. Learn to run in your dreams
II. The comet and the dreamer
III. White wings
IV. The silver cord

Label: Aereostella Immaginifica

vendredi 19 août 2022

Louis de Ny : intervista in italiano (Vivoumbria - Alfredo Buonumori)

 

Louis De Ny con Patrick Djivas

Abbiamo scambiato quattro chiacchiere con l’autore del libro Louis De Ny – non nuovo a cimentarsi nello scrivere di prog italiano – per avere il suo punto di vista su quest’opera e sul resto della sua produzione letteraria.

Buongiorno Louis, ti ringraziamo per la disponibilità; come stai ?

Ciao Alfredo, molto bene; grazie per avermi dato l’opportunità di parlare del progressive rock italiano, è sempre un grande piacere per me.

Come nasce la tua passione per il progressive rock, ed in particolare quella per il prog italiano ?

E presto detto; in realtà trovo che nel progressive rock italiano sia presente una sintesi ee una connessione tra ciò che preferisco – il progressive rock in generale – e quelle con cui sono cresciuto (la musica classica e forme di pop elaborato).

Inoltre confesso che questa passione per il rock progressivo italiano è largamente amplificata dal mio amore per l’Italia.

In particolare nei tuoi libri pubblicati tra il 2015 ed il 2018 – “Le petit monde du rock progressif italien ; Une discographie amoureuse” e “Plongée au coeur du rock progressif italien Le théâtre des émotions” – analizzi il prog italiano; come mai questa scelta ?

In Francia non esisteva nulla di scritto sull’argomento, e comunque niente documentato ed analizzato ma soltanto descrittivo.

Mi è sembrato ideale far conoscere meglio questa corrente musicale in Francia dal momento che molti che apprezzano il rock progressivo non conoscono quello italiano.

L’ho trovato ingiusto perché il progressive rock italiano rappresenta il meglio come melodie ed armonie e perché si tratta di una vera e propria corrente musicale con la sua storia, i suoi musicisti e le sue interazioni.

Quali sono le differenze tra i due lavori ?

Il libro uscito nel 2015 («Le Petit Monde du rock progressif italien») mi permetteva di aprire il dossier e di far conoscere in 600 pagine la storia del movimento, le principali band ed i migliori album.

L’altro, uscito nel 2018 “Plongée au coeur du rock progressif italien – Le théâtre des émotions” è la naturale prosecuzione del primo.

Ho pensato di far parlare i musicisti della nuova generazione del rock progressivo italiano perché da voi c’è un incredibile serbatoio di musicisti di talento e soprattutto creativi.

Per poter far uscire questo volume era però necessario che il primo libro vendesse bene in Francia, e fortunatamente così è stato.

Ciò mi ha consentito di aggiungere, nel secondo libro, altre band ed altri album e dare una visione completa della storia del rock progressivo italiano durante gli anni ’80.

Tra i due libri presento in modo dettagliato più di 500 dischi e cito quasi 1000 gruppi o musicisti.

Da poche settimane è invece stato pubblicato il tuo lavoro nel quale analizzi il legame o tra il prog italiano ed il cinema (Giallo & Rosso Le rock progressif italien fait son cinéma); ce ne parleresti ?

«Giallo & Rosso – Quando il progressive rock italiano faceva il suo cinema» mi ha dato modo di lavorare con un nuovo editore video francese (Frenezy).

Lui restaura e riedita film, principalmente italiani, degli anni ’70 di genere giallo, horror, poliziottesco e western) e la prima collaborazione si è concretizzata con il film «La Vittima designata».

Ho fatto i bonus dei DVD/Blu-ray sulla musica, su Bacalov e sui New Trolls.

In seguito ho proseguito la mia ricerca utilizzando la documentazione che già possedevo per creare un libro sulle connessioni e la contaminazione tra il l progressive rock italiano e le musiche dei film (ma anche delle trasmissioni televisive italiane) degli anni ’70.

Il materiale non manca di certo con un sacco di storie inedite e sconosciute.

Oltre ai Goblin, molti altri artisti italiani legati al filone dell progressive rock italiano hanno prodotto colonne sonore.

E’ stata anche l’occasione per tracciare il profilo di compositori conosciuti ma con una prospettiva particolare (in relazione alla musica progressiva) come Claudio Simonetti, Ennio Morricone, Luis Bacalov, Armando Sciascia o ancora Fabio Frizzi che ha gentilmente accettato di fare la prefazione del libro.

C’è anche una messa in prospettiva originale tra ogni film elencato – quindici in tutto – e la sua colonna sonora grazie a testi scritti da uno specialista francese del cinema. Questo libro è quindi unico nel suo genere e interessa sia gli appassionati di rock progressivo italiano che quelli di cinema italiano, citando anche titoli quasi sconosciuti.

Piccolo passo indietro; a gennaio del 2020 è uscito il volume “Via Lumière La biographie autorisée du bassiste d’Area et de PFM”, che recentemente – a fine giugno – è stato pubblicato nella traduzuone di italiano da parte della casa editrice Officina di Hank; come mai un libro su Patrick ?

Dal momento che mi appassiona e scrivo professionalmente sul movimento del rock progressivo italiano ed essendo francese, è naturale che interessi di Patrick Djivas.

La sua carriera in Italia (cinquant’anni comunque) ha fatto parte della storia del progressive rock italiano con Area prima e poi con Premiata Forneria Marconi.

Ha avuto una vita emozionante con incontri incredibili, ma è anche una splendida persona, colta e gentile.

Spero di aver scritto un bel libro su di lui perchè lo merita.

Ti va di raccontare qualche aneddoto sulla realizzazione del libro che ti viene in mente ?

Con Patrick avevamo previsto che il libro uscisse in italiano alla fine del 2020 ma il covid ha complicato tutto; abbiamo dovuto essere pazienti per trovare sia un editore italiano che un traduttore.

Siamo stati fortunati con la casa editrice Officina di Hank a Genova, che ringrazio, che ci ha fatto seguire da Fabio Rossi, e con la splendida traduzione di Claudio Pozzani.

Ho in parte riscritto e completato il libro per la versione italiana e ritengo la versione italiana migliore di quella francese.

C’è qualche speranza di vedere pubblicati i tuoi libri in italiano ?

Come abbiamo appena detto per la biografia di Djivas è accaduto recentemente; per i primi due libri sul progressive rock italiano, non penso; d’altronde nel vostro paese ci sono persone molto competenti che hanno già scritto libri su questo argomento.

Per il «Giallo & rosso» mi piacerebbe molto perché, come ti ho detto, si tratta di un libro originale, unico nel suo genere, ma onestamente, ci sono poche possibilità; sarebbe necessario un grosso lavoro in particolare per la traduzione; se qualcuno legge questa intervista ed è pronto, che mi contatti pure.

Approfitto per ringraziarti per aver mostrato interesse per i miei libri e porto a conoscenza di quanti ci leggeranno che ho anche un blog sul rock progressivo italiano (rockpogressifitalien.blogspot.com); è in francese ma spesso anche in italiano ed è prevalentemente dedicato alle novità ed alle uscite di album.

Vivoumbria - Alfredo Buonumori – 19 08 2022

jeudi 18 août 2022

Jerry Cutillo (O.A.K.) : interview (en français)


Voici l'interview fleuve et passionnante de Jerry Cutillo en français. Attention Jerry n'a pas sa langue dans sa poche et çà décoiffe pas mal en mode Tonton flingueur.

Bonjour Jerry, tout d’abord merci pour la qualité constante dans ta production musicale. Tous tes albums depuis 2015, sortis sous le nom de O.A.K., sont des musts.
Je te remercie Louis et je dois admettre que même si j’ai formé les O.A.K. en 1993 (d’ailleurs, tu es officiellement invité à ce qui sera l’événement célébrant les 30 ans des Oscillazioni Alchemico Kreative), c’est seulement dans les dix dernières années que j’ai trouvé ma raison d’être au sein du panorama prog international.

Je voulais savoir, The Lucid Dreaming est le premier volet d’une nouvelle trilogie ?
J’espère que non (rires). Au cours des six années qui se sont écoulées entre 2014 et 2020, j’ai déployé toutes mes forces dans ce projet de trilogie auquel tu fais allusion. Et malgré tout ce qui s’est passé, c’est-à-dire les faux-départs, les imprévus, les malentendus, les changements de programme, les changements de formation, les déceptions, les effondrements économiques et les problèmes techniques, j’ai réussi à arriver au résultat. J’avais 90% de chance de ne même pas faire un seul des chapitres de la trilogie. Mais, évidemment, les personnages évoqués dans les sillons des trois albums poussaient pour sortir des abîmes du temps avec la volonté précise d’exprimer à nouveau leurs idées en revendiquant les injustices dont ils ont été victimes dans leur vie.
Pour revenir à ta question, plutôt que le premier chapitre d’une nouvelle trilogie, je préfère penser que Lucid dreaming... est le quatrième chapitre d’une quadrilogie.

Pourquoi cette fascination pour Nikola Tesla ?
Nikola Tesla a rejoint ma grande famille de génies losers (des perdants) dans lesquels je me reconnais, certainement pas dans leur génie... plutôt, dans leur malheur (rires).
Dans Tesla, j’ai trouvé plus d’une analogie avec d’autres personnages que j’avais précédemment "introspectés" Une sorte de réincarnation de la même matière spirituelle. A côté de cet aspect, j’ajouterais aussi le dénouement que partagent les personnages que j’ai traités, c’est-à-dire leur triste fin. Et je ne trouve aucune différence entre une mort sur le bûcher, une annihilation totale causée par la torture ou un isolement provoqué par une indifférence délibérée et préméditée. Tesla était un inventeur révolutionnaire, sans doute l’un des plus importants de l’histoire de la civilisation, mais, curieusement, aussi le moins présent dans les livres d’histoire.

Qu’est ce que tu penses de la marque Tesla aujourd’hui et de son patron Elon Musk ?
Elon Musk est un personnage controversé. Lorsque d’importantes ressources économiques finissent par être capitalisées par une poignée de magnats avec un pouvoir d’achat illimité, le danger pour le reste de la planète est évident. J’attribue à Musk un style cognitif transversal par rapport aux canons en vigueur et je suis intrigué par ses visions futuristes (Neuralink, Space X) et ses idées sur l’environnement (la production de voitures électriques, justement les Tesla).
Mais bien que Musk soit l’un des plus grands protagonistes de ce siècle, je ne peux pas déchiffrer sa vraie nature et ses véritables intentions. Je crains plutôt que ce ne soit un mégalomane en perpétuelle contradiction, prêt à jouer avec nous tous et avec le monde qui nous appartient. Mais ne t’inquiètes pas, Louis, mon prochain album ne sera pas dédié à lui (rires).

Cela t’a pris combien de temps pour élaborer ce concept album ?
Une fois que j’ai eu terminé l’album Nine witches under a walnut tree en 2020, j’ai recommencé à écrire mon Rockbook "Come una volpe tesa a rubare nel cortile delle voci." Mais après environ six mois, ma concentration a dévié vers quelque chose d’autre.
Après un premier contact avec Nikola Tesla, j’ai rallumé les moteurs de la machine à remonter le temps et j’ai effectué les rituels habituels de bon augure (rires). Chaque fois que je commence un nouveau travail, je fais la même promesse solennelle; celle de réaliser mon projet artistique avec honnêteté intellectuelle et esprit d’abnégation dans le plein accomplissement de mon devoir d’artiste. Pour réaliser Lucid dreaming il a fallu environ dix huit mois de travail ininterrompu.

Jonathan Noyce (basse) et David Jackson qu’on ne présente plus font partie intégrante de ta team. Comment s’est fait le choix d’Alessandro Elena à la batterie qui a joué entre autre avec Bruce Dickinson ?
Tu as raison. Avec Jonathan et David, il y a désormais une affinité et une entente qui font d’eux mes compagnons de voyage privilégiés. Je pourrais écrire des douzaines d’anecdotes auxquelles ils ont été associés durant mes sessions d’enregistrement et lors des concerts depuis 2011.
Nous parlons bien sûr de deux musiciens de sessions top, au service de la musique mais j’aime penser que quand ils sont impliqués dans un de mes projets, ils ont tous les deux le sentiment de faire un voyage guidé par le même ménestrel apatride/raconteur d‘histoires avec dans le cœur de nombreuses formules musicales.
Quant à Alex Elena, je dois être reconnaissant au journaliste Max Prog Polis qui m’a invité à le suivre dans le studio d’Alex pour une interview en décembre dernier. Faire la connaissance d’un batteur/musicien/producteur/photographe de classe internationale comme lui dans une ville pauvre en initiatives artistiques comme Rome, a été une vraie surprise. Alex devait rester dans la capitale pendant une courte période avant de retourner à Los Angeles, où il vit et travaille ; un coup de chance de me trouver à quelques kilomètres de lui. Contrairement à ce qui s’est passé avec David et Jonathan, pour qui j’avais été obligé de me déplacer au Royaume-Uni ou de correspondre par mail, pour Alex j’ai pu transférer tout le travail que j’avais déjà enregistré sur son ordinateur.
Ensemble, nous avons passé la période des fêtes de Noël 2021 entre instruments vintage, compresseurs, réverbérations, échos analogiques, plugins et peaux de tambour. Oui, et ce sont ces dernières qui ont été le véritable point de rencontre de notre collaboration. Après une première approche de pré-production, Alex a concentré son talent dans l’enregistrement des parties rythmiques Les temps impairs, les accents et les dynamiques présents dans les compositions que j’avais écrites nécessitaient une grande sensibilité mais Alex a réussi à m’étonner en créant une puissante ossature rythmique sur les quatre morceaux dans lesquels il a été impliqué. Ce fut une expérience courte mais intense qui je l’espère se reproduira à l’avenir. Entre musiciens expérimentés, on comprend tout de suite quand l’un d’entre nous a donné tout ce qu’il pouvait donner et que le fait de continuer plus loin la contribution mettrait en péril l’identité du travail. J’ai donc poursuivi le travail dans mon home studio en le terminant avec l’aide d’Alex Cavallo et d’Andrea Cutillo pour le mixage et de le mastering.

Tu as choisi, une fois de plus, plusieurs chanteuses (en fait trois) dont Dorie, la fille de David Jackson. Elles sont toutes excellentes. C’est quoi tes critères de choix exactement ?
Si j’ai le sentiment qu’un artiste peut faire la différence et déclencher une cascade de stimuli créatifs pour enrichir un projet, je n’hésite pas à poursuivre la collaboration. D’autres fois, j’accepte volontiers les "recommandations". J’ai également une fois encore eu de la chance pour ce nouveau projet. Les trois vocalistes ont toutes contribué à nous faire frissonner de plaisir, moi comme ceux qui les écoutaient. Deux d’entre elles m’ont été "conseillées" tandis que la troisième était une intuition qui m’a fait pleurer d’extase émotionnelle lorsque j’ai inséré son fichier vocal dans le projet. Mais ne me demande pas de laquelle des trois il s’agit (rires).

Dans la set list, le deuxième morceau s’appelle « Oscillation Alkemy Kreativity ». Alors cela veut dire que tu as profité de cet album pour placer le nom de ton groupe actuel O.A.K. (pour Oscillazioni Alchemico Kreative) ou dès le début de la formation de ton groupe, c’est à dire en 1993, tu avais prévu cela ?
Le bassiste du premier line-up, Giovanni Quarto, est entré un soir dans la salle de répétition et a dit : "J’ai trouvé le nom du groupe." Avec les deux autres membres de la formation, nous nous sommes regardés intrigués et nous avons demandé :
"Et c’est quoi ?"
"OAK."
On s’est regardé et on a dit :
"Qu’est-ce que ça veut dire ?"
"Ça veut dire « Chêne»" a-t-il répondu.
Ce nom nous a plu, et pour un amoureux des arbres comme moi, il semblait de bon augure.
Quand j’ai déménagé en Angleterre, en regardant autour de moi, j’ai remarqué une épidémie de OAK : Royal Oak, Golden Oak, Oak farm hôtel, Oak Lodge, Indian Oak etc... pour n’en citer que quelques-uns (rires). À mon retour à Rome, j’ai fait part de mes doutes aux autres membres (qui avaient changé trois fois entre-temps) et nous avons décidé ensemble que OAK deviendrait l’acronyme de Oscillazioni Alchemico Kompresse. Mais l’histoire n’était toujours pas terminée. À l’occasion d’une série de nos concerts avec comme invité, le gourou de la vedette psychédélique italienne Claudio Rocchi, il a observé que l’adjectif "Kompresse" était limité d’un point de vue "astral". Comment ne pas écouter un philosophe de la génération hippie ! Après avoir passé des nuits blanches à chercher une idée pour compléter la troisième partie de l’acronyme, il m’est finalement venu à l’esprit " Oscillazioni Alchemico Kreative" (avec le "K" pour renforcer l’idée).
Au fil des années, ce choix s’est avéré certainement bien meilleur que les précédents, même si les trois mots sont indispensables pour la compréhension en langue maternelle non italienne. Dans la simplification du langage du web alors, " Oscillazioni Alchemico Kreative" reste un terme super inflationniste. Pour revenir à l’album "Lucid Dreaming..." en 2022, il y a eu mon intention très claire de dissiper le malentendu en titrant la suite « Oscillation Alkemy Kreativity » ou, si tu préfères « Oscillations Alchimiques Krèatives ».

Pour revenir au deuxième titre, « Oscillation Alkemy Kreativity », il s’agit de ton morceau le plus long à ce jour (13 minutes 30). Cette excellente suite en cinq parties en appelle-elle d’autres à l’avenir ?
Je reçois beaucoup d’éloges pour cette suite. Il s’agit en fait d’un concept dans le concept. Un peu comme jouer aux poupées russes en créant plusieurs dimensions à l’intérieur d’un même disque.
En ce qui concerne d’éventuelles autres compositions dans le futur, je dois admettre que je suis attiré à la fois par un style riche en événements sonores avec plusieurs fragments qui se succèdent dans un même morceau, mais aussi par un mode plus concis qui suppose un message plus concentré et plus percutant. La chanson qui représente l’extrême synthèse de la composition est, selon moi, "God only knows" des Beach Boys. En écoutant sa progression harmonique et sa conclusion, il est indéniable que le morceau se révèle exhaustif malgré son apparente simplicité au point de pouvoir se définir comme une suite en réduction. Un oxymore, mais n’est-il pas plus difficile d’exprimer quelque chose avec quelques notes qu’avec deux faces de LP reliées ensemble

Au niveau du style, je sens une nette évolution avec beaucoup moins de références à des groupes connus (Jethro Tull par exemple) et une volonté de proposer une musique plus symphonique avec plus d’emphase (plus l’album avance, plus c’est évident).
En ce qui concerne le style de ce dernier album, il s’agit d’une synthèse entre les saveurs psychédéliques acoustiques de Viandanze, les cauchemars gothiques de Giordano Bruno et les récits prog/folk de Nine Witches under a tree. Pour conclure ce cycle, à côté de l’élément symphonique, j’ai voulu donner une couleur électrique à ma musique et donc, de qui m’inspirer sinon du magicien du courant alternatif ?
En revenant à ta question, je dois avouer que chaque fois que j’entends parler de Jethro Tull, je suis triste. Ian Anderson s’est avéré être une grande déception et continue de briser une longue et brillante carrière avec des concerts pathétiques. D’autres groupes de rock classique semblent également être aux prises avec des crises créatives, des changements radicaux de composition de leur formation, des poursuites judiciaires et des coups tordus, et tout cela finit par me rendre orphelin d’un rêve. Un rêve dont je serais en train d’essayer de conserver les graines, sachant bien que ce qui s’est passé il y a cinquante ans ne pourra jamais se reproduire. Est-ce de la nostalgie ? Je ne sais pas, je sais juste que quand je suis à la tête de ma machine à remonter le temps et que je navigue à travers les siècles, je suis toujours attiré par de nouvelles routes sans crainte de me perdre au-delà de l’horizon des événements. Il n’est en effet pas à exclure que dans un prochain album je puisse revenir surfer sur des vagues plus avant-gardistes, loin des panoramas prog que nous connaissons.
Je voudrais ajouter quelque chose à propos de l’aspect symphonique auquel tu fais référence dans ta question. Eh bien, le rapprochement avec des parties orchestrales plus ou moins complexes pourrait me convenir en raison de mon caractère romantique. Dans mes expériences musicales, les travaux de Tony Banks (le plus grand compositeur du XXème siècle), du maître Ennio Morricone et d’autres compositeurs de l’école classique du XXème siècle, ont trouvé leurs places. Mais contaminer les racines de l’Europe centrale avec les styles musicaux les plus disparates, comme par exemple les traditions russo-asiatiques, a toujours été mon obsession. N’oublies pas Louis, que lors de la Prog Exhibition italienne de 2011, je me suis présenté à un public de die-hard-Progheads, habillé en sibérien avec une balalaïka électrifiée (rires).

Finalement, je suis surpris l’album est assez court en durée : 42 minutes.
Le niveau d’attention s’est considérablement réduit et les habitudes d’écoute qui étaient monnaies courantes dans les années 70 n’ont plus cours. C’est à la fois dans les comportements du Millenium mais il y a aussi un lien avec notre sphère. Les horloges atomiques ont enregistré une variation de la rotation de la Terre, ce qui signifie que la Terre tourne plus vite qu’il y a quelques années. Je me demande alors : est-ce la cause pour laquelle nous, humains, avons accéléré notre rythme de vie ou est-ce seulement une question de progrès technologique? Avec quelle concentration et avec quel état de relaxation nous abandonnons-nous aujourd’hui aux sons ? Nous aspirons à être tous des protagonistes, nous crions pour attirer l’attention, nous accomplissons des actions toujours plus rapidement pour arriver premiers. Mais alors, quel sera le périmètre d’utilisateurs si la capacité d’écoute a diminué proportionnellement à l’augmentation de l’exigence morbide d’être toujours et de toute façon écouté ?
Désolé ! je reviens sur la durée de l’album.
Il est évident qu’une suite aux caractéristiques telles que celles de la deuxième piste aurait pu avoir une extension plus grande. En répétant les parties principales et en dilatant davantage les soundscapes, on pouvait remplir les deux faces. Mais il y a un aspect de cet album qui révèle son appartenance indiscutable au XXème siècle : les changements convulsifs qui interviennent sur une partie de ses événements musicaux. Rapidement et sans interruption ni ralentissement, je crains que ces épisodes ne laissent l’auditeur désorienté aux premières écoutes. Mais après en avoir métabolisé les contenus, on peut en saisir les aspects inédits et engageants, du moins je l’espère (rires).

Est-il prévu que, ce que tu présentes comme un opéra rock, soit joué en live ?
Avec l’accroissement de ma production discographique, les conditions pour mettre en route d’éventuels spectacles augmentent sensiblement. Mais je ne parle pas là de l’aspect économique de la mise en scène pour nous permettre de présenter les derniers albums avec la qualité qu’ils méritent. Qui répondra à l’appel ? Nous sommes prêts et heureusement il y a un intérêt sain au-delà des Alpes et à l’étranger.

Que penses-tu du mouvement prog aujourd’hui ? Est-ce que tu considères en faire partie ?
Il y a des réalités intéressantes dispersées dans le monde entier et grâce à Internet on peut entrer en contact et créer de nouveaux réseaux de collaboration professionnelle. Ce que j’apprécie chez un musicien, c’est son originalité, son éthique professionnelle et sa détermination à atteindre un objectif après l’avoir annoncé. C’est comme ça qu’on gagne en crédibilité. Pour le reste, j’ai vu beaucoup, trop de projets de groupes locaux, annoncés d’avance, qui ont disparu dans le néant. Au lieu de cela, des artistes qui ont réussi à émerger du magma ont abouti à une série de résultats intéressants et ont fini par attirer une hostilité mesquine. J’ai personnellement une longue liste de musiciens, mes compatriotes ou non, que j’estime profondément et avec lesquels j’ai une excellente relation d’amitié. Je place toujours en première ligne le côté humain, mais le mauvais exemple ne vient pas des musiciens mais des professionnels. Il est triste de devoir se déplacer depuis ses frontières régionales pour trouver plus de visibilité et de considération. Je suis depuis toujours un artiste hors des logiques sectaires et mon impératif catégorique est de préserver l’intégrité artistique.
Peut-être s’agit-il d’un handicap? Mais je ne pense pas que je manquerai une occasion extraordinaire. En Italie, et en particulier dans les milieux locaux très spécifiques, on fonctionne au ralenti, de manière univoque et clientéliste. Et ces aspects ne concernent pas seulement les quelques douzaines de propositions mainstream que, en raison de mon passé discographique, je connais bien, mais aussi des réalités plus exclusives comme le prog. Cette dernière aussi est la fille d’un réseau de connivences et est loin d’accoucher de personnages du niveau de Tony Stratton Smith, fondateur du label Charisma, pour n’en citer qu’un. En résumé et en conclusion, la photographie de la situation, à de rares exceptions près, est celle d’une réalité bondée d’amateurs ou d’hypocrites frileux mais prétentieux qui se prennent pour des promoteurs rusés et mettent en place de véritables stratégies de voleurs maquillées en business plan au détriment des musiciens.
Ce sont eux qui, au cri de "conflit d’intérêts, je ne te crains pas", profitent des efforts de celui qui fait de la musique, en s’attribuant des résultats qui ne lui appartiennent pas. Mais heureusement, il y a le reste du monde !

Tu fais toujours de la musique plus commerciale à côté de ton projet O.A.K. (pour la télévision par exemple) ou aujourd’hui O.A.K. est ton projet exclusif ?
Les droits d’auteur et les royalties accumulés grâce à mon passé m’aident à programmer des objectifs à la fois discographique et de divertissement. Il est curieux de voir comment un succès commercial comme celui que j’ai connu à la fin des années quatre vingt peut s’avérer utile à mon choix de ne jouer aujourd’hui que ce que je veux. Dernièrement, mon engagements avec O.A.K. a augmenté de façon exponentielle et ce malgré le ralentissement des activités en direct. Je me concentre actuellement sur de nouvelles alchimies d’expression artistique et les formules de communication actuelles élargissent considérablement le champ d’action.
Ma vie artistique a été bouleversée positivement par l’avènement d’Internet, des réseaux sociaux et du logiciel LogicX, Alors, le miracle pourrait se répéter avec d’autres découvertes technologiques qui permettraient aux créatifs de réaliser de grandes œuvres en toute autonomie et avec peu de moyens.

Quel est ton vœux le plus cher pour les années à venir ?
Contribuer à une transition écologique qui puisse nous sauver, nous et la planète, en jetant les bases de siècles de prospérité.
Et rappelles-toi Louis : UNE chanson ne peut pas changer le monde; mais DEUX peut-être, oui!
Merci mon ami, et félicitations pour ton nouveau livre sur Patrick Djivas.

mercredi 17 août 2022

Jerry Cutillo (O.A.K.) : intervista (IT)

Per una volta, comincio con l'intervista in italiano. Domani sarà quella in francese. Attenzione, è un'intervista "verità" lunga e appassionante perché Jerry conosco il suo soggetto ma anche è molto franco su diversi argomenti legati al rock progressivo.

LdN : Hello Jerry
Prima di tutto, grazie per la costante qualità della tua produzione musicale. A partire dal 2015, tutti i tuoi album usciti con il nome O.A.K., sono stati highlights.

Jerry : Ti ringrazio Louis e devo ammettere che nonostante io abbia formato gli O.A.K. nel 1993 (a proposito, sei ufficialmente invitato a quello che sarà l’evento celebrativo per i 30 anni delle Oscillazioni Alchemico Kreative), è soltanto negli ultimi dieci anni che ho trovato la mia ragion d’essere nel panorama prog internazionale.

Volevo sapere, «The Lucid Dreaming... » è il primo capitolo di una nuova trilogia?

Spero di no (ride). Nei sei anni a partire dal 2014 sino al 2020, ho impiegato tutte le mie forze nel progetto relativo alla trilogia a cui ti riferisci. E nonostante sia successo di tutto, intendo dire false partenze, imprevisti, equivoci, incomprensioni, cambi di programma, cambi di formazione, astuzie, inganni, tracolli economici e problemi tecnici, sono riuscito a portare a casa il risultato. Avevo il 90% di probabilità di non realizzarne neanche uno dei capitoli della trilogia. Ma, evidentemente, i personaggi narrati nei solchi dei tre album spingevano per riemergere dagli abissi del tempo con la precisa volontà di tornare a gridare le loro idee rivendicando le ingiustizie di cui sono stati vittime nella loro vita. Tornando alla tua domanda, piuttosto che il primo capitolo di una nuova trilogia, preferisco pensare che “Lucid dreaming…” sia il quarto capitolo di una quadrilogia.

Perché sei così affascinato da Nikola Tesla?

Nikola Tesla è entrato a far parte della mia grande famiglia di geni sfighati (perdant) nei quali mi riconosco; non certamente nella loro genialità… piuttosto, nella loro sfortuna (ride).

In Tesla ho trovato più di un’analogia con altri personaggi da me precedentemente “investigati.” Una sorta di reincarnazione della stessa materia spirituale. A questo aspetto aggiungerei anche l’epilogo che accomuna i personaggi da me trattati; vale a dire la loro triste fine. E non trovo alcuna differenza tra una morte sul rogo, un annichilimento totale causato da tortura o un isolamento provocato da una deliberata e premeditata indifferenza. Tesla è stato un inventore rivoluzionario, indubbiamente uno tra i più importanti della storia della civiltà ma, curiosamente, anche il meno presente nei libri di Storia.

3)Cosa ne pensi del marchio Tesla oggi e del suo capo Elon Musk?

Elon Musk è un personaggio controverso.  Quando ingenti risorse economiche finiscono per essere capitalizzate da un pugno di magnati con un potere di acquisto illimitato, il pericolo per il resto del pianeta è evidente. A Musk gli attribuisco uno stile cognitivo   trasversale rispetto ai canoni e mi incuriosiscono le sue visioni futuriste (Neuralink, Space X) e le sue idee sull’ambiente (la produzione di automobili elettriche, appunto le Tesla).Ma nonostante Musk sia uno tra i maggiori protagonisti di questo secolo, non riesco a decifrarne la vera natura e le reali intenzioni. Temo piuttosto che si tratti di un megalomane in perenne contraddizione, pronto a giocare con tutti noi e con il mondo che ci appartiene. Ma non preoccuparti Louis, il mio prossimo album non sarà dedicato a lui (ride). 

Quanto ci hai messo a realizzare questo album?

Una volta terminato l’album “Nine witches under a walnut tree,” nel 2020, ho ripreso a scrivere il mio Rockbook “Come una volpe tesa a rubare nel cortile delle voci.” Dopo circa sei mesi la mia concentrazione ha però deviato verso qualcos’altro. Dopo un primo contatto con Nikola Tesla ho riacceso i motori del Time Generator e ho effettuato i consueti rituali di buon auspicio (ride). Ogni volta che inizio un nuovo lavoro faccio la stessa solenne promessa; quella di realizzare il mio progetto artistico con onestà intellettuale e spirito di abnegazione nel pieno assolvimento del mio dovere d’artista.Per realizzare “Lucid dreaming…?”Ci sono voluti circa 18 mesi di ininterrotto lavoro.

Jonathan Noyce (basso) e David Jackson ormai non li presentiamo più perché sono parte integrante della tua squadra. Com'è nata invece la scelta di Alex Elena alla batteria che ha suonato tra l'altro con Bruce Dickinson?

Hai ragione. Con Jonathan e David c’è ormai un’affinità e un’intesa che fanno di loro i miei compagni di viaggio privilegiati. Potrei scrivere dozzine di aneddoti che li hanno visti protagonisti nelle mie recording sessions e uscite live a partire dal 2011. Stiamo ovviamente parlando di due top session men al servizio della musica ma a me piace pensare che quando coinvolti in un mio progetto, loro due abbiano la sensazione di ripetere un viaggio guidati dallo stesso menestrello apolide/story player con nel cuore tante formule musicali.

Per quanto riguarda Alex Elena, devo invece essere grato al giornalista/dj Max Prog Polis che nel dicembre scorso mi invitò a seguirlo nello studio di Alex per un intervista. Fare la conoscenza di un batterista/musicista/produttore/fotografo di livello internazionale come lui in una città arida di iniziative artistiche (se si escludono quelle già predefinite dalle cosche) come Roma, è stata una vera sorpresa. Alex sarebbe rimasto “parcheggiato” nella Capitale per un breve periodo per fare poi ritorno a Los Angeles, dove vive e lavora. Un gran colpo di fortuna trovarmelo quindi a pochi chilometri di distanza. A differenza di quanto accaduto con David e Jonathan per i quali ero stato costretto a spostarmi in UK oppure a intraprendere una fitta corrispondenza via mail, potei trasferire tutto il lavoro da me precedentemente fatto sul suo computer. Insieme trascorremmo il periodo festivo del Natale 2021 tra strumenti vintage, compressori, riverberi, echi analogici, plugins e pelli di tamburo. Si, e furono proprio quest’ultime a rivelarsi il vero punto d’incontro della nostra collaborazione. Dopo un primo approccio in regia di produzione, Alex orientò infatti il suo talento nella registrazione delle parti ritmiche. I tempi dispari, gli accenti e le dinamiche presenti nelle composizioni che avevo scritto richiedevano una grande sensibilità ma Alex è riuscito a stupirmi creando un possente scheletro ritmico sui quattro brani in cui è stato coinvolto. Quella con lui è stata una esperienza breve ma intensa che spero si ripeta in futuro. Tra musicisti esperti si capisce subito quando il contributo di un membro ha dato tutto quello che poteva dare e continuare metterebbe a repentaglio l’identità del lavoro. Proseguii quindi il lavoro nel mio home studio portandolo a termine con l’aiuto al missaggio e alla masterizzazione da parte di Alex Cavallo e Andrea Cutillo.  

Hai scelto, ancora una volta, diverse cantanti (in realtà 3) tra cui Dorie, la figlia di David Jackson. Sono tutte eccellenti. Quali sono esattamente i tuoi criteri di scelta?

Se ho la sensazione che un artista possa fare la differenza e scatenare una cascata di stimoli creativi per arricchire un progetto, non indugio a perseguirne il contatto. Altre volte, invece, accetto volentieri “suggerimenti.” Anche in questo nuovo lavoro sono stato particolarmente fortunato. Le tre vocalist hanno tutte contribuito a provocare brividi di piacere a me e agli ascoltatori. Due di loro mi sono state “consigliate” mentre la restante è stata invece una mia intuizione che mi ha fatto crollare in lacrime di estasi emotiva quando ho inserito il suo file vocale nel progetto. Ma non chiedermi chi delle tre essa sia (ride).

Nella set list, il secondo brano si chiama «Oscillation  Alkemy  Kreativity». Questo significa che hai approfittato di questo album per inserire il nome del tuo gruppo O.A.K. (Oscillazioni  Alchemico  Kreative) o è stato dall'inizio della formazione, cioè dal 1993, che avevi previsto tutto questo?

Il bassista del primo line up, Giovanni Quarta, una sera entrò in sala prove e disse: “Ho trovato il nome per la band.” Io e gli altri due della formazione ci guardammo incuriositi e chiedemmo:
“E quale sarebbe?”
“OAK.”
Ci guardammo di nuovo e aggiungemmo:
“E che significa?”
“Significa QUERCIA” rispose lui.
Quel nome ci piacque, e per un amante degli alberi come me sembrava di buon auspicio.
Quando poi mi trasferii per un periodo in Inghilterra, guardandomi intorno notai un tripudio di OAK: Royal Oak, Golden Oak, Oak farm hotel, Oak lodge, Indian Oak etc…solo per citarne alcuni (ride). Al mio ritorno a Roma rivolsi i miei dubbi agli altri componenti (che nel frattempo erano cambiati tre volte) decidendo insieme che OAK sarebbe diventato l’acronimo: Oscillazioni Alchemico Kompresse. Ma l’avventura non potè dirsi conclusa. In occasione di una serie di nostri concerti con ospite il guru della psichedelia Italiana Claudio Rocchi, lui osservò come l’aggettivo “Kompresse” lo limitasse da un punto di vista “astrale”. E come non dare ascolto ad un filosofo della hippy generation? Trascorsi notti insonni in cerca di un’idea per completare la terza parte dell’acronimo, poi finalmente si presentó alla mente “Oscillazioni Alchemico Kreative” (con la “K” tanto per rafforzarne l’idea). Con gli anni questa scelta si è rivelata sicuramente migliore delle precedenti, anche se le tre parole sono impronunziabili per un non madre lingua italiano. Nella semplificazione del linguaggio del Web poi, OAK rimane un termine super inflazionato. Giunti nel 2022, con l’alum “Lucid Dreaming…” vi è stata la mia chiara intenzione di sciogliere l’equivoco titolando la suite Oscillation Alkemy Kreativity o, se preferisci, Oscillations Alchimiques Krèatives.

Tornando al secondo titolo, «Oscillation  Alkemy  Kreativity» è, fino ad oggi, il brano dalla durata più lunga scritto da te (13 minuti 30). Questo sequel in cinque parti fa appello ad altri in futuro?

Sto ricevendo numerosi apprezzamenti per questa suite. Si tratta in effetti di un concept nel concept. Un pò come giocare alle scatole cinesi creando più dimensioni all’interno di uno stesso disco. Riguardo invece ad eventuali altre composizioni future, devo ammettere di essere attratto sia da uno stile ricco di eventi sonori con più frammenti che si susseguono all’interno di uno stesso brano, sia da una modalità più sintetica che presuppone un messaggio più conciso e di impatto. La canzone che rappresenta l’estrema sintesi compositiva è, secondo il mio punto di vista, “God only knows” dei Beach Boys. Ascoltandone la progressione armonica e la sua conclusione, è indubbio come il brano si riveli esaustivo pur nella sua apparente semplicità tanto da potersi definire una suite compressa. Un ossimoro, ma non è forse più difficile esprimere qualcosa con poche note piuttosto che con due facciate d’LP collegate insieme?

A livello di stile sento una netta evoluzione con molti meno riferimenti a gruppi conosciuti (Jethro Tull per esempio) e una volontà di proporre una musica più sinfonica e con più enfasi (più l'album avanza, più è evidente).

Per quanto concerne lo stile di questo ultimo album posso sintetizzarne il percorso analizzando i sapori psichedelico acustici di “Viandanze”, gli incubi gotici di “Giordano Bruno” e le narrazioni prog/folk di “Nine Witches… “. Per concludere questo ciclo, accanto all’elemento sinfonico ho voluto dare un colore elettrico alla mia musica e quindi, a chi ispirarmi se non al mago della corrente alternata? Divagando sul tema della domanda, devo confessarti che ogni volta che sento nominare i Jethro Tull mi intristisco. Ian Anderson si è rivelato una grande delusione e continua a incrinare una lunga e brillante carriera con concerti patetici. Anche altre band di rock classico sembrano essere alle prese con crisi creative, cambi di organico radicali, cause legali e tiri mancini e tutto questo finisce per rendermi orfano di un sogno. Un sogno di cui starei provando a conservare i semi, sapendo bene che quanto avvenuto 50 anni fa non potrà mai più ripetersi. È  forse nostalgia? Non saprei, so soltanto che quando sono alla guida del mio Time Generator e navigo attraverso i secoli, sono sempre attratto anche da nuove rotte senza paura di perdermi oltre l’orizzonte degli eventi. Non è infatti da escludere che in un prossimo disco io possa tornare a  cavalcare onde più avanguardiste, lontane dai panorami Prog che conosciamo.Vorrei ora aggiungere qualcosa riguardo  all’aspetto sinfonico a cui ti riferivi nella domanda. Ebbene, la familiarità con parti orchestrali più o meno complesse potrebbe essermi congeniale in virtù della mia indole romantica. Nel mio background ha trovato posto il lavoro di Tony Banks (il maggior compositore del XX secolo), del maestro Ennio Morricone e di altri compositori provenienti dalla scuola classica del novecento. Contaminare però le radici mitteleuropee con i più disparati stili musicali, come per esempio le tradizioni russo asiatiche, è sempre stata una mia fissazione. Non dimenticare Louis, che in occasione della Prog Exhibition italiana del 2011, mi presentai ad un pubblico di die-hard-Progheads, vestito da siberiano con a tracolla una balalaika elettrificata (ride).

Alla fine, sono sorpreso: L’album è piuttosto breve in termini di tempo: 42 minuti.

La soglia dell’attenzione si è abbassata notevolmente e i rituali d’ascolto che si celebravano negli anni ’70 non hanno più storia. Questo sia tra le fila dei Millenium che nelle nostre sfere. Gli orologi atomici hanno registrato una variazione della rotazione terrestre e ciò significa che la terra gira più velocemente rispetto ad anni fa. Mi domando allora: E’ forse questa la causa per cui noi umani abbiamo raddoppiato il nostro ritmo di vita o è soltanto una questione legata al  progresso tecnologico? Con quanta concentrazione e con quale stato di rilassamento ci abbandoniamo oggi ai suoni? Aspiriamo ad essere tutti dei protagonisti, gridiamo per attirare l’attenzione, compiamo azioni sempre più rapidamente per arrivare primi. Ma allora, quale sarà il bacino di utenza se la capacita di ascolto è diminuita proporzionalmente all’incremento della morbosa esigenza di essere sempre e comunque ascoltati? Scusami, dopo questa premessa tornerei sulla durata dell’album. E’ evidente come una suite dalle caratteristiche come quelle della seconda traccia avrebbe potuto avere un’estensione maggiore. Ripetendo le parti principali e dilatando maggiormente i soundscapes si sarebbero potute riempire entrambe le facciate. Ma c’è un aspetto di questo album che rivela la sua indiscutibile appartenenza al XXI secolo: L’avvicendamento convulso di parte dei suoi eventi musicali. Con rapidità e senza interruzioni o rallentamenti, questi episodi temo che lascino l’ascoltatore disorientato ai primi ascolti. Ma dopo averne metabolizzato i contenuti, se ne possono cogliere gli aspetti inediti e coinvolgenti, almeno spero (ride).

Prevedi di eseguire questa opera rock dal vivo?

Con l’aumentare della mia produzione discografica, l’asticella delle condizioni relative alla messa su strada di eventuali spettacoli si sta alzando sensibilmente. Ma non mi riferisco all’aspetto economico quanto all’allestimento del palcoscenico per presentare gli ultimi album decorosamente. Chi risponderà al richiamo? Noi siamo pronti e per fortuna c’è del sano interesse oltralpe e oltreoceano.

Cosa ne pensi del movimento prog oggi? Pensi di farne parte?

Ci sono delle interessanti realtà sparse in tutto il mondo e grazie ad internet si può entrare in contatto e c

reare nuove reti di collaborazione professionale. Quello che apprezzo in un musicista è l’originalità, l’etica professionale e la sua determinazione nel conseguire un obiettivo dopo che lo si è annunciato. È così che si ottiene credibilità. Per il resto, ho visto tanti, troppi progetti di gruppi nostrani, resi noti anticipatamente, che sono svaniti nel nulla. Al contrario, artisti che sono fuoriusciti dal magma e hanno infilato una serie di risultati utili, sono finiti con l’attirare meschine ostilità. Personalmente ho una lunga lista di musicisti, miei connazionali e non, che stimo profondamente e con i quali ho un ottimo rapporto d’amicizia. Pongo sempre in prima linea il lato umano ma il cattivo esempio proviene non dai musicisti ma dagli addetti ai lavori. E’ triste dover constatare il fatto di doversi muovere dai confini regionali per trovare maggiore visibilità e considerazione. Sono da sempre un artista fuori da logiche settarie e il mio imperativo categorico è quello di preservare l’ integrità artistica. 

Può forse questo rappresentare un handicap? Non penso tuttavia di perdermi chissà quale straordinaria occasione. In Italia, e in particolare in specifiche realtà locali, si procede al rallentatore, in maniera univoca e clientelare. E questi aspetti non riguardano soltanto le poche dozzine di proposte mainstream le quali, in virtù dei miei trascorsi discografici conosco bene, ma anche realtà più esclusive come il prog. Anche quest’ultima è figlia di una rete di connivenze e ben lontana dal partorire personaggi con gli “attributi” come Tony Stratton Smith, fondatore della Charisma label, tanto per citarne uno. Riassumendo e concludendo, la fotografia della situazione, salvo rare eccezioni, è quella di una realtà affollata da dilettanti o da ipocriti pavidi ma boriosi che si credono furbi promoter ed attuano ai danni dei musicisti dei veri e propri ladrocini mascherati da business strategies. Sono loro che al grido di “conflitto di interessi non ti temo” lucrano sugli sforzi di chi fa musica, attribuendosi risultati che non gli appartengono. Ma per fortuna c’è il resto del mondo !

Fai sempre musica con caratteristiche più commerciali accanto al tuo progetto O.A.K. (per la televisione per esempio), oppure oggi O.A.K. è il tuo progetto esclusivo?

Diritti d’autore e royalties maturate in passato mi aiutano a programmare obiettivi sia discografici che di spettacolo. È curioso come un successo commerciale come quello da me sperimentato alla fine degli anni ’80 possa rivelarsi utile alla mia scelta di suonare oggi soltanto ciò che voglio. Ultimamente gli impegni O.A.K. sono aumentati in maniera esponenziale e ciò nonostante il rallentamento delle attività live. Sono attualmente concentrato su nuove alchimie di espressione artistica e le attuali formule di comunicazione allargano notevolmente il raggio d’azione. E come la mia vita artistica è stata stravolta positivamente dall’avvento di internet, dei social e del software LogicX, così il miracolo potrebbe ripetersi con ulteriori scoperte tecnologiche che permetterebbero ai creativi di realizzare grandi opere in piena autonomia e con pochi risparmi. 

Qual è il tuo desiderio più grande per gli anni a venire?

Contribuire a compiere una transizione ecologica che possa salvare noi e il pianeta ponendo le basi per secoli di prosperità.

E ricorda Louis: UNA canzone non può cambiare il mondo; ma DUE forse, si !

Merci mon ami et félicitations pour ton nouveau livre sur Patrick Djivas (in francese !).


dimanche 14 août 2022

Macchina Pneumatica : Appartenenza

Bien sûr dans cette formation milanaise, il y a l'ami Enzo Vitagliano à la batterie, çà compte ! L'homme est à la fois calme, posé et toujours dévoué aux autres. Un ami quoi ! Mais, de toute façon j'aime cette formation qui, à travers des tempos appuyés et des sonorités tirant vers les graves, dégage des ambiances viriles, la voix de Raffaele Gigliotti puissante et épaisse venant encore renforcer ce côté couillu. A mon avis, Riflessi e maschere, le premier album sorti en 2019 méritait un meilleur sort avec ses accents rappelant Il Bacio della Medusa. Mais le foisonnement permanent de productions prog et l'absence de supports de communication efficaces, ne permettent plus depuis longtemps aux meilleurs de se distinguer. On peut d'autant plus regretter cette situation qu'elle favorise les plus opportunistes (comprendre les moins intéressants musicalement parlant) et qu'a contrario elle freine les artistes qui ont des choses intéressantes à exprimer. Macchina Pneumatica, le groupe qui nous occupe présentement a d'ailleurs connu quelques galères pour trouver un label pour distribuer son album (j'en sais quelque chose !).  Mais finalement, Macchina Pneumatica sort enfin son deuxième album le 2 septembre 2022 chez Black Widow. Ce qui est une très bonne nouvelle. Merci à Massimo Gasperini d'avoir continuer l'aventure avec Macchina Pneumatica sur son label.  

L'écoute d'Appartenenza confirme tout le bien que je pense de ce groupe. Je maintiens et confirme mon appréciation portée pour Riflessi e maschere : nous sommes à mi chemin entre hard prog et prog italien vintage (rétro quoi !). D'abord le hard prog avec l'éponyme "Appartenenza" qui fout d'entrée le feu. Çà fuse de partout avec le Hammond de Carlo Fiore qui est immédiatement dans l'action. Ensuite avec "Pazzo" au rythme pesant, illuminé par une ligne de chant sublime portée par Raffaele Gigliotti. Bientôt le piano électrique viendra donner une touche légère à l'ensemble faisant de ce titre un chaud-froid musical. Dieu que c'est deux brûlots sont bon à entendre. A partir de la troisième piste, une légère inflexion se fait sentir avec tout d'abord le plus nuancé "Fuoco d'Agosto" et ses chœurs magnifiques à la Il Cerchio d'Oro. Nous sommes désormais passés en terrain typiquement prog italien. L'instrumental "Il cerchio", le confirme tellement qu'il me fait furieusement penser au dernier album en date de Maxophone. J'aurais d'ailleurs bien aimé entendre la voix d'Alberto Ravisini sur ce titre, sachant qu'il fait les chœurs sur quatre autres morceaux de l'album. L'intro très rock de "Rendimento garantito" nous ramène sur une forme de hard prog, proche de F.E.M., qui prend quand même par moments, sur les parties chantées les plus légères, des intonations de prog italien à la New Trolls. L’atterrissage avec "Venerdi sera" est remarquablement confortable. Il s'agit d'une ballade au tempo légèrement accéléré ce qui permet d'en faire une chanson entraînante, ce qui se confirme avec l'avant dernière partie du titre sur laquelle le groupe accélère gentiment. 

Nous avons donc, pour la deuxième fois en trois ans, un sans faute pour Macchina Pneumatica. Pour ceux qui n'ont pas encore découvert ce groupe, il va être grandement temps de s'y mettre !

Le groupe : Raffaele Gigliotti (chant, guitares), Carlo Fiore (claviers), Carlo Giustiniani (basse, chœurs), Vincenzo Vitagliano (batterie, chœurs) + Alberto Ravasini (chœurs sur 1, 2,3 5)

La tracklist :

1. Appartenenza
2. Pazzo
3. Fuoco d'Agosto
4. Il Cerchio (Strumentale)
5. Rendimento garantito
6. Venerdi sera

Label : Black Widow Records
Pour l'instant disponible en format CD et en Digital (BWRDIST 681)


lundi 8 août 2022

Italian Prog


FR: voici "Italian Prog", la bible absolue du RPI de mon ami Augusto Croce avec qui j'ai collaboré à plusieurs reprises ces dernières années. Le livre est régulièrement mis à jour et existe en version italienne ET anglaise. Tout ce qui concerne les musiciens et les groupes de prog italien depuis le début du mouvement est là, y compris les formations inconnues du grand public. Les informations sont souvent rares. C'est la source.A ma connaissance, il n'y a en pas d'autre aussi fiable et intéressante.

IT : Ecco "Italian Prog", la bibbia assoluta del RPI del mio amico Augusto Croce con cui ho collaborato più volte negli ultimi anni. Il libro è regolarmente aggiornato ed esiste in versione italiana E inglese. Tutto ciò che riguarda i musicisti e i gruppi di prog italiani dall'inizio del movimento è lì, comprese le formazioni sconosciute al grande pubblico. Le informazioni sono spesso scarse. Questa è la fonte. Non ce ne sono altre altrettanto affidabili e interessanti.

ENG : Here is "Italian Prog", the absolute bible of the RPI of my friend Augusto Croce with whom I collaborated several times in recent years. The book is regularly updated and exists in Italian AND English version. Everything that concerns musicians and Italian prog groups since the beginning of the movement is here, including the unknown formations of the general public. Information is often scarce. That is the source. There is no other source as reliable and interesting.

lundi 1 août 2022

Phoenix Again : Vision

La sortie du nouvel album de Phoenix Again est prévue pour le 27 août. Il est déjà possible d'écouter l'instrumental "Psycho" sur le bandcamp du groupe. Suivez le lien ici

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des informations reçues.