dimanche 23 juin 2019

Le coin des vinyles : Searching for a Land (New Trolls)




New Trolls : Searching for a Land (LP x 2, Fonit Cetra, DPU 70, 1972)

Ceux qui me font l’honneur de me suivre connaissent mon sentiment partagé concernant les New Trolls. Certes ils ont incontestablement marqué de leur nom la belle époque du prog italien pourtant je reste dubitatif quant à l’homogénéité de leur production discographique, mes doutes allant jusqu’à me poser quelques questions sur la sincérité de leur démarche artistique. Les New Trolls ont eu du mal à se fixer sur un style. Il y a d’abord eu la pop légère (normal on était encore en fin des sixties), puis le rock baroque symphonique (Concerto Grosso bien sûr), ensuite le hard prog. Après l’intermède Ibis/N.T. Atomic System, les New Trolls se sont essayés au jazz rock (Tempi dispari) avant de se vautrer dans la disco pop à la Bee Gees sans compter les retours épisodiques au rock orchestral pompeux avec plusieurs suites au Concerto Grosso (la n° 2 et The Seven seasons). Pourtant les musiciens étaient techniquement bons et les compositions tenaient en général la route, il n’y a rien à dire de ce côté là. Je déplore juste que les New Trolls n’aient pas plus affirmé leur propre identité musicale au détriment trop souvent d’un manque d’originalité. Ils en avaient les moyens.
Plutôt que la série des Concerto Grosso qui me semble largement surestimés au moins pour les n° 2 et 3, je vais vous présenter dans la rubrique « Le coin des vinyles », deux de leurs œuvres sorties la même année (1972), soit celle qui correspond à leur période hard prog. Elles permettent de mieux se rendre compte de quoi ils étaient capables dans le sens où ils se lâchent un peu plus.  
Ce mois-ci,  ce sera le double LP Searching for a Land qui est agencé comme le Ummaguma des Pink Floyd : un 1er disque constitué de morceaux studio, le 2ème étant une soi-disant captation en concert avec quatre titres présentés totalement originaux. En fait, le groupe a bien enregistré live ces quatre morceaux mais sans public. Les applaudissements et acclamations que l’on entend ont été rajoutés artificiellement au mixage final.
Le LP studio est particulièrement intéressant avec des titres sur lesquels le groupe se permet un peu plus de libertés comme  « A land to live a land to die » et « Edith ».qui sont vraiment de très belles pièces bien foutues allant chercher l’inspiration du côté de la scène de Canterbury en général et de Robert Wyatt en particulier pour « A land to live a land to die » et de  Blind Faith et Led Zep pour « Edith ».
Évidemment, à côté, la partie live est plus roots et moins raffinée avec des musiciens qui plongent avec délectation dans un hard prog mélangeant allégrement Focus, Jethro Tull, Colosseum, Deep Purple et Led Zep. Pourtant, j’ai la nette sensation que c’est là que les membres de New Trolls s’éclataient le plus, qu’ils étaient les plus naturels et qu’ils s’amusaient vraiment (« Muddy Madalein »/« Lying here »).   
On en reparle la prochaine fois avec UT qui viendra confirmer ce ressenti.

samedi 22 juin 2019

Black Waters' Prog Nights

Voilà l'affiche du festival Black Water's Prog Nights organisé par Maurizio Venegoni avec plein d'amis présents. Cette année au programme : Jumbo, Antiche Pescherie Nel Borgo, Il Segno del Comando, et Karmamoi ; ces deux derniers groupes étant soutenus et supportés par Marina Montabbio. Sans oublier bien sûr Aldo Tagliapietra de Le Orme et enfin Martin Barre en invité spécial.

dimanche 16 juin 2019

Giant The Vine : l'interview

Après vous avoir présenté leur premier album, Music For Empty Places, je vous propose de faire connaissance avec les membres du groupe Giant The Vine.


Qui êtes-vous ?
Contrairement à ce qui est souvent le cas pour beaucoup de groupes, nous ne sommes pas des amis d’école ou d’enfance. Nous nous sommes rencontrés grâce à un site d’annonces pour musiciens et nous avons immédiatement commencé à travailler sur Music Fo Empty Places. Nous sommes quatre personnes normales, de caractère facile, des musiciens unis par des goûts musicaux communs. Nous sommes nés dans quatre décades différentes : Fabio Vrenna dans les sixties, Fulvio Solari dans les seventies, Daniele Riotti dans les années quatre vingt et Antonio Lo Piparo dans les années quatre vingt dix !

Faites-vous du rock progressif ?
Thom York a dit : « Je ne sais pas ce qu’est le rock progressif. Quand Peter Gabriel mettait une fleur autour de sa tête et jouait de la grosse caisse avec son pied, c’était du prog ? ». Les morceaux dans Music For Empty Places sont instrumentaux. Ils ont des structures différentes de chansons pop, et vous pouvez entendre du mellotron et des arpèges, mais ce n’est pas suffisant pour appeler cela un album prog. Dans le rock progressif, il y avait la volonté de fusionner la musique classique avec le rock, il y avait de la virtuosité, il y avait des images épiques et des contes de fées. 

De quel morceau de cet album êtes vous le plus fier et pourquoi ?
« 67 Ruins ». C’est un morceau très équilibré. Les dynamiques changent continuellement et amènent progressivement à un final énergique. Il y a des titres, comme "Gregorius", que nous jouons en sachant qu'ils peuvent être un peu compliqués à la première écoute et qui demandent de notre côté une grande attention dans l’exécution. Lorsque nous jouons "67 Ruins", nous sommes plus cools et le résultat final est très satisfaisant. C'est pareil pour "Past is Over" dont la dernière partie nous procure le même genre de sensations. 


Si vous deviez inviter un musicien à jouer avec vous, ce serait qui ?
Richard Barbieri sans aucun doute ! Les claviers ont un rôle essentiel dans nos morceaux et du fait que nous n’avions pas encore de claviériste nous avons beaucoup galéré pour enregistrer cet album en ayant recours à des musiciens externes pour les parties de piano. Pour revenir à Barbieri, son travail avec Japan, Mick Karn ou Porcupine Tree est juste parfait.   


Quel est votre prochain projet ? 
Nous sommes en train de travailler sur de nouveaux morceau. ils sont un peu plus complexes que ceux de Music For The Empty Places, mais cela est très excitant. Nous espérons qu'ils représentent le deuxième chapitre de notre aventure et que nous pourrons les enregistrer avec un bon son. Dans Music For Empty Places, certains instruments ont été enregistrés en studio et d'autres dans mon garage avec beaucoup de temps de perdu et une montagne de difficultés techniques sachant qu'aucun d'entre nous n'est ingénieur du son.

samedi 15 juin 2019

Finisterre : XXV (écoute)


En écoutant ce nouvel enregistrement du premier album de Finisterre, attendez-vous à un choc. C’est bien la même œuvre que celle réalisée il y a vingt cinq ans que vous entendrez, mais interprétée totalement différemment. Car c’est bien d’une nouvelle version dont il s’agit avec nombres de parties entièrement repensées, modifiées et remaniées pour un résultat époustouflant. Au point que la première écoute en est même troublante, surtout quand vous avez entendu des dizaines de fois la  mouture originelle. Les musiciens ont réussi le prodige de magnifier leurs compositions. Tout semble être pareil et pourtant tout est différent. Vous savez, comme les voitures anciennes que l’on voit rouler lors des rallyes de présentations le dimanche. D’aspect ce sont les mêmes, pourtant toutes les pièces sont nouvelles ou ont été changées. Là c’est pareil. Bien sûr Fabio, Stefano et Boris ont eu vingt cinq ans pour réfléchir à la question et améliorer ce qui était à l’époque une œuvre de jeunesse et ils s'y sont employés avec bonheur, mais les renforts d’Agostino Macor, d’Andrea Orlando et du précieux Martin Grice font aujourd’hui la différence et apportent un plus indéniable et appréciable. Pour couronner le tout et ajouter encore au plaisir d'écoute, la superbe production de cet enregistrement n'a évidemment rien à voir avec celle, très approximative, de 1994.
Cet album, de pierre importante de l’édifice prog italien des années quatre vingt dix, devient avec XXV une grande œuvre du rock progressif tout court. Le résultat est prodigieux. Si vous ne me croyez pas écoutez le long final de "SYN" (on voudrait qu'il ne finisse jamais) ou encore ce "Phaedra" d'anthologie.
Çà valait le coup d'attendre vingt cinq ans. 
Grazie Fabio, Stefano, Boris, Andrea, Agostino et aussi Martin.  

jeudi 13 juin 2019

Giant The Vine : Music for Empty Places


Premier album pour le groupe ligurien Giant The Vine monté en 2014 par Fabio Vrenna avec Fulvio Solari et Daniele Riotti. Depuis ils ont été rejoints par Marco Fabricci,Chico Schoen, Ilaria Vrenna (le fils de Fabio).
Music For Empty Places est composé de huit titres, tous instrumentaux. Musicalement ces Italiens s'inspirent pas mal de Steven Wilson, de Porcupine Tree et de Riverside tout en gardant leur indépendance stylistique. Ils se revendiquent aussi de Mogwaï, influence que l'on retrouve effectivement sur les passages les plus atmosphériques. De fait, leur musique est très aérée, avec beaucoup de moments mélancoliques, avec parfois les mêmes intonations ouvertement sombres que les Écossais, à la limite du dépressif introverti et du vaguement inquiétant. Pourtant tout cela garde en permanence une belle tenue sans jamais donner l'impression de baisser d'intensité ou de s'affadir. Quelques fulgurances lumineuses savamment placées viennent éclairer les pans les plus obscurs du paysage sonore et redonner un peu d'optimisme à l'ensemble. Enfin pour faire la différence, ils n'hésitent pas à appuyer sur la pédale d'accélération quand il faut. Il y a à l'évidence déjà beaucoup de maîtrise et de savoir-faire chez ces musiciens. 
Voilà un prog italien différent qui regarde vers l'avenir et qui a vraiment beaucoup de qualités. Dans le créneau instrumental, Music for Empty Places est à rapprocher de Laviantica en peut être encore plus efficace, c'est dire le niveau ! Sans doute, ce qui se fait de mieux dans le genre.
Titres préférés :  "67 Ruin", "The Kisser", "A Little Something"et "Past is over"
Lorsqu'il sera temps de faire le classement de fin d'année, on reparlera sans doute de cet album (dans mon top 2019 tout au moins). 

En attendant, vous pourrez en savoir plus sur ce groupe avec l'interview à venir d"ici quelques jours.


Pistes :
1 67 Ruins
2 Ahimsa
3 The Kisser https://www.youtube.com/watch?v=v1dY-dHGtv8
4 The Rose
5 Gregorius
6 Lost People https://www.youtube.com/watch?v=rPC7RKvQCXU
7 A Little Something
8 Past is Over 
C'est sorti le 18 avril chez  Lizard Records

mardi 11 juin 2019

Arcadelt : Arc8

Bon Arcadelt est de retour pour donner une suite à Enjoy, 25 ans après sa sortie. Au mitan des années quatre vingt dix, l'aura du groupe était restée très confidentielle. Assez naturellement le groupe a splitté dès 1997. Pourtant les romains se sont relancés en 2005 et ont même sorti un EP en 2010 (Enjoypan). Et voilà maintenant Arc8 qui arrive sans crier gare. Espérons pour eux que cette fois, ils feront mieux. Un morceau aussi réussi et ambitieux que "Caledonia" pourrait leur permettre de se distinguer favorablement et de faire la différence:
Ce qui est clair c'est que nos amis sont restés bloqués à la fin des années quatre vingt ans, plus particulièrement sur le Marillion de l'époque. Les amoureux de la période Fish y trouveront sans aucun doute leur compte.
Je leur souhaite en tous les cas le meilleur pour un album qui se révèle très soigné et d'une belle tenue.
En complément de "Caledonia", écoutez aussi (et en priorité) "The Blue Side". Vous tenez là les deux perles de l'album.
 
Les sept titres sont chantés en anglais (grrr) :
1. Behind the Curtain 
2. The Heartbeat
3. Dogs in Chains 
4. Caledonia (The Inn of Happiness)
6. Bold On 
7. The Blue Side 

A noter que la composition du groupe est toujours la même qu'en 1994 : Pierfrancesco Drago (chant), Fabio Cifani (basse), Sandro Piras (batterie), Fabrizio Verzaschi (guitares), Giacomo Vitullo (claviers).

C'est sorti chez Lizard Records le 20 mai 2019)


lundi 10 juin 2019

Antilabé : Domus Venetkens

Bien que Domus Venetkens soit le troisième album d'Antilabé en vingt cinq années d'existence, il y a probablement peu de monde à s'être intéressé à ce groupe qui, il est vrai, fait peu de promo et de communication. Avec la sortie de Domus Venetkens, il se pourrait que çà change. 
Ecoutez déjà la piste 2 ("L’e’ riva carnoval") disponible en écoute sur YT : 
https://www.youtube.com/watch?v=v-6xmOguIVs
Cela devrait déjà vous donner une bonne idée de ce que propose le groupe. Cette superbe épopée vénitienne va rappeler un paquet de souvenirs aux vieux fans de prog que la culture musicale méditerranéenne touche car nombre de formations prog italiennes ont abordé avec bonheur ce style de musique à consonances traditionnelles et folkloriques. Donc ne vous attendez pas à un rock électrique échevelé mais bien à un long voyage onirique qui va vous faire perdre la notion du temps pendant une petite heure.
Voici la dernière piste " Gangra " qui devrait finir de vous convaincre. On est d'accord, çà s'écoute sur la longueur. Je vous dis çà car la section finale est proprement sublime.
https://www.youtube.com/watch?v=0Lxafy0aiL8&list=PLLunC7ZIGIxid86NsHuvNgT56li_ZmR-N&index=7 
Vous l'avez compris, ce disque est une grande réussite. Ne passez pas à côté de ce Domus Venetkens et de cette musique magnifique.
C'est chez Lizard Records (http://www.lizardrecords.it/)

Les titres :
1. Enetioi
2. L’e’ riva carnoval
3. Ignote visioni
4. Glavize Visokoska
5. In balia dei flutti
6. Orria festa
7. Ionios Kolpos
8. Yi Eleuthera
9. Pythia
10. Gangra


Avec : Graziano Pizzati (claviers), Adolfo Silvestri  (basse), Carla Sossai (chant),  Luca Crepet (batterie), Luca Tozzato (batterie, percussions), Marino Vettoretti (guitares, flûte), Piergiorgio Caverzan (instruments à vent), Sara Masiero (harpe celtique), Elvira Cadorin (chant)
Graziano Pizzati – pianoforte a coda Steinway, tastiere
Adolfo Silvestri – basso acustico, elettrico e fretless, bouzouki
Carla Sossai – voce
Luca Crepet – batteria, percussioni, vibrafono
Luca Tozzato – batteria, percussioni
Marino Vettoretti – chitarre, synth guitar, flauto dolce
Ospiti:
Piergiorgio Caverzan:  clarinetto basso, sax soprano
Sara Masiero:–arpa celtica
Elvira Cadorin:  voce


Maggiori informazioni https://antilabe-com.webnode.it/



lundi 27 mai 2019

Festival Prog Sud 2019

Au festival Prog Sud, il y a toujours une excellente ambiance, un super son et...des groupes de prog italiens. Pour cette belle édition 2019, ce sera Finisterre et Syndone. Mais il y a aussi à l'affiche les Japonais d'Asturias et de Baraka, les Anglais de Io Earth et les Français de Weend'ô. Enfin côté merchandising, il y aura les amis d'Acid Dragon et de Koid9. Que du lourd, que du bon ! çà fait beaucoup de bonnes raisons d'être présent. Alors venez nombreux, c'est pour une bonne cause ! 
On se retrouve à mon stand où je vendrai et dédicacerai mes livres.
Voici l'adresse du site :   http://www.progsudfestival.fr/

vendredi 24 mai 2019

Pholas Dactylus : Hieros Gamos

Oui vous avez bien lu ! Cette fois, c'est un nouveau retour inattendu, celui de Pholas Dactylus quarante six ans après le mythique Concerto delle Menti (1973). Il est annoncé des morceaux plus concis que la longue épopée, en partie récitée, qui durait presque une heure. Car le groupe avait réussi l'exploit (pour l'époque) de placer presque vingt neuf minutes de musique sur la face A du 33 tours, la face B approchant quant à elle les vingt quatre minutes. Et quelle musique ! Car Concerto delle Menti était en fait un opéra rock avant- gardiste assez terrifiant à l'écoute voisinant avec le Rock in Opposition et le Canterbury et ne faisant aucune concession à une quelconque voie commerciale. Nous allons voir ce que nous réserve ce lointain rejeton.  

jeudi 23 mai 2019

Marco Ragni & Bjorn Riis



vous pouvez écouter sur son bandcamp https://marcoragni.bandcamp.com/
mais aussi sur YT le nouveau morceau de Marco Ragni enregistré avec la participation de Bjorn Riis (Airbag).
Le titre est vraiment cool
https://www.youtube.com/watch?v=m5FcA73yl_E

samedi 18 mai 2019

Sezione Frenante : Nuove dimensioni

Nuove Dimensioni est un concept album formé de huit titres pour cinquante et une minutes de musique. Le contenu des textes est très recherché et s’inspire de la physique quantique, de l’astronomie, de l’histoire ancienne et de la mythologie.
Côté musique, attendez vous à une délicieuse plongée dans un rétro prog qui balance entre Le Orme et Banco del Mutuo Soccorso. Rien d'original donc mais les morceaux, relativement homogènes, emmènent l’auditeur vers des atmosphères inconnues et mystérieuses, parfois tendues et dissonantes, avec à l'évidence des bases de  musique classique dans la manière de composer et d'agencer les différentes parties (les passages chantées sont très inspirés du lyrique).
J'avais beaucoup aimé le premier album, Metafora di un viaggio (2014), grâce notamment au chant de Francesco Nardo, mais il est parti assez vite après l'enregistrement du disque. Ce Nuove Dimensioni ne me déçoit vraiment pas et le nouveau chanteur, Luciano Degli Alimari, est très bon. Je vous donne mon trio de morceaux préférés : "L'era di Planck", "Principe del vuoto" et "E' nata una stella"mais franchement il n'y a rien à jeter. Cet album procure beaucoup de bonheurs et rend même joyeux ("nomadi velieri").
 Pour ne rien gâcher l'artwork est vraiment beau.

çà s'écoute ici :  https://promo.theorchard.com/PvxeNAHOcnqA5IBSr7MG

mercredi 15 mai 2019

Il Giardino Onirico

Pour l'instant Il Giardino Onirico reste bloqué à deux albums au compteur mais quels albums. Perigeo (2012) et Complesso K MMXIII (2013) sont deux perles de prog metal oscillant entre Goblin/Daemonia et Antonius Rex. Le tout est instrumental, grandiose et puissant ce qui n'exclut pas moultes finesses et rebondissements en tout genre. Le guitariste a un jeu qui se rapproche par moments de celui d'Ed Wynne, ce qui ne gâche rien.
Il serait temps de penser au 3ème album les gars !
C'est chez Lizard records.  

jeudi 2 mai 2019

Finisterre : XXV

La date de sortie de XXV est connue : ce sera le 17 mai 2019 et ce sont nos amis québécois qui en auront la primeure à l'occasion du Festival Terra Incognita.
Il s'agit donc bien du premier album du groupe Finisterre, réenregistré 25 ans après en studio par Fabio Zuffanti, Stefano Marelli, Boris Valle rejoints par Andrea Orlando et Agostino Macor. L'édition commémorative, publiée par le label AMS, comprend la version CD et la version double LP, 
Que de bonheur !

dimanche 28 avril 2019

Le coin des vinyles : Finisterre (Finisterre)





Finisterre : Finisterre (LP x 2, Mellow Records,  MMLP 104/10, 1995)

Les membres de Finisterre ont décidé de se reformer et pour marquer les 25 ans de la sortie de leur premier album, ils ont eu la bonne idée d'en enregister une nouvelle version qui sera prête pour le mois de mai de cette année 2019. 
Avis aux amateurs qui seront présents à un des concerts qu'ils vont assurer au mois de mai (Terra Incognita, Prog & Frogs et Prog Sud). 
C'est donc l'occasion pour moi de présenter dans la rubrique "Le coin des vinyles" un des 84 exemplaires pressés à l'époque par Mellow pour l'édition vinyle. Il s'agit évidemment d'un article très rare dont je suis très fier de posséder une copie en parfait état. Je ne reviendrai pas en détail sur les muliples beautés de cet album qui marquait à l'époque le renouveau d'un prog italien qui n'allait pas tarder à prouver qu'il n'avait rien perdu de sa vitalité. J'ajoute juste que l'édition vinyle présentait deux titres en plus : 
- "Harlequin" : une reprise de la PFM tout à fait honorable et pour tout dire émouvante.
- " Refugees" : la chanson de Peter Hammill (Van der Graaf Generator) proposée dans une interprétation sublime avec Francesca Biagini au chant et Stefano Cabrera au violoncelle

Pistes des 2 LP :
A1 - Aqua
A2 - Asia
A3 - Macinaaqua Macinaluna
B1 - ...Dal Caos...
B2 - EIN
C1 - Isis
C2 - Cantoantico
D1 - Phaedra
D2 - Harlequin
D3 - Refugees



lundi 8 avril 2019

A Lifelong Journey : Veruno 2019 contest

Je vous ai déjà parlé du groupe A Lifelong Journey. Il participe au concours pour le Veruno 2019. Merci de voter pour lui en suivant ce lien : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9

Vi ho già parlato del gruppo A Lifelong Journey. Partecipa al concorso per il Veruno 2019. Votate per lui seguendo questo link, grazie : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9

I have already told you about the band A Lifelong Journey. It's participating for the Veruno 2019 contest. Please vote for it by following this link : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9


jeudi 4 avril 2019

Eris Pluvia & Ancient Veil : 1991/1995 Rings of earthly light and other songs


Le CD 1991/1995 Rings of earthly light and other songs va sortir le 15 avril 2019.
Il se décline en deux parties : dans la première, la réédition officielle de Rings of earthly light  par Eris Pluvia, 28 ans après sa publication, dans la deuxième partie, des morceaux inédits et anciens d’Ancient Veil, datant de la même période. Le tout a été personnellement supervisé (nouveau graphisme et son), par les membres d’Ancient Veil, Edmondo Romano et Alessandro Serri. Rings of earthly light est connu comme ayant été l’un des albums qui a contribué au renouveau du Progressif Italien dans les années 90 et qui est devenu ensuite un disque important du RPI en Italie et à l’étranger. Il a été produit et distribué en 1991 par Musea et a été réédité au fil des ans un peu partout, en Pologne, en Indonésie, en Corée, au Japon, en Russie ...
Le CD est publié sous les deux noms, Eris Pluvia et Ancient Veil, car il y a une continuité entre la première œuvre d’Eris Pluvia et celle d’Ancient Veil, qui est apportée par  les créateurs et principaux compositeurs des deux formations, Alessandro Serri et Edmondo Romano. Ils ont décidé de contacter deux autres membres du groupe Eris Pluvia, le bassiste Marco Forella et le guitariste Alessandro Cavatorti (qui a récemment sorti l’album Tales from another time), qui étaient déjà sur le CD de 1991 (avec l’ancien batteur Martino Murtas et le claviériste défunt Paolo Raciti), pour donner une nouvelle vie à cet album, qui sort peu après sa réinterprétation en concert par Ancient Veil sur le CD Rings of earthly ... Live..
Les bandes originales DAT ont été utilisées pour obtenir un son plus compact et plus profond que celui du CD sorti en 1991, et après un nettoyage audio, il a été procédé à un remastering, pour donner plus de présence au son.
Pour compléter le côté historique, six titres composés à la même période ont été ajoutés. "And when the train has left" est un morceau inédit, jamais enregistré jusqu’à aujourd’hui, qui était le titre d’ouverture des concerts d’Eris Pluvia durant les années 1988/1990.  «  Through the sky » est une ballade douce également composée par Serri et Romano, juste après la sortie de Rings of earthly light. Après ces deux inédits, suit la chanson "Flying", cette fois en version instrumentale, et "You will become rain part two" composé uniquement pour un quatuor à cordes. "Walking around" est une pièce pour chœur lyrique, contrebasse et recorder. "Landscape and two" est joué par cinq flûtes boliviennes (appelées mohozeno). Ces trois derniers morceaux avaient été publiés sur The Ancient Veil mais pas dans New – The Ancient Veil remastered.  "Walking around" était présent, sous une forme différente, sur la première cassette démo commercialisée par Eris Pluvia en 1990 et intitulée Pushing together.
La couverture est comme pour l’œuvre originale, une peinture de Giovanni Romano, intitulée "Aurora", tandis que le graphisme du livret a été entièrement conçu par Edmondo Romano, qui avait déjà réalisé celui de l’époque.

Tracklist :
01 - Rings of earthly light (suite)
Earthcore
Portrait
Sell my feelings
Following her in a fantasy lake
I re-emerged ancient knight
02 - In the rising mist
03 - The broken path
04 - Glares of mind
05 - Pushing together
06 - You’ll become rain
07 - The way home
08 - Through the sky (unpublished)
09 - And when the train has left (unpublished)
10 - Flying (instrumental)
11 - You’ll become rain part two
12 - Walking around
13 - Landscape and two


Label :  Lizard Records 

Contacts :

lundi 1 avril 2019

Habelard2 : Il dado è tratto

Voici le sixième album solo de Sergio Caleca, également claviériste chez Ad Maiora, sorti récemment en février. C'est du tout instrumental fait par un musicien seul. Pourtant vous allez être surpris du résultat tant vous aurez l'impression d'avoir affaire à un groupe au complet. Sergio Caleca joue de tous les instruments, très bien, sur des compositions qui ont du sens avec une ambiance générale agréablement symphonique, ce qui n’exclut pas quelques passages plus relevés. On notera également la longue suite éponyme de seize minutes qui tient drôlement bien la route. Pour tout dire, c'est du grand art. Toute la production de Sergio Caleca est de grande qualité. Ce Il dado è tratto ne déroge pas à la règle.
Excellent je vous dis !    
Je vous mets la track list complète avec à chaque fois le lien YT (je suis vraiment sympa !) et également son bandcamp ( https://habelard2.bandcamp.com/)

1. Bad Shape (8:40)
https://www.youtube.com/watch?v=BPEEMfOsTAU

2. Carne, Ingranaggi, Tibie E Pulegge (7:09)

https://www.youtube.com/watch?v=21LzphBva2s

3. Idiosincrasia (6:30)
https://www.youtube.com/watch?v=bL-lYybXjPQ

4. Il Pianto Della Iena (5:48)
https://www.youtube.com/watch?v=DUu1HpN_wuk

5. Empty Pages (4:00)
https://www.youtube.com/watch?v=M1kVZhyeo3w

6. E7sus2 (5:02)
https://www.youtube.com/watch?v=u_LLeF6gdAg

7. Il Dado E' Tratto (16:08)
 https://www.youtube.com/watch?v=d95tYtzGdMA




vendredi 29 mars 2019

Evènement : entretien spécial avec Bernardo Lanzetti


Aujourd’hui, interview un peu spéciale avec un personnage assez décalé dans le paysage prog italien : j’ai parlé de Bernardo Lanzetti. Il a fait partie d’Acqua Fragile et de Premiata Forneria Marconi, et plus récemment de Mangala Vallis. Il a également participé à d’autres projets et a sorti plusieurs albums sous son propre nom. L’homme est étonnant, parfois difficile à cerner mais toujours intéressant et passionnant. C’est ce qui fait  son charme mais aussi sa force.

LDN : Bonjour Bernardo, je suis très heureux de pouvoir discuter avec toi. Mais avant de commencer, les lecteurs de ce blog doivent savoir quelque chose. Nous avons passé un deal ensemble : tu ne réponds qu’aux questions qu’on ne t’a jamais posées. Let’s go.

LDN : Bernardo, comment te définis-tu en tant qu’artiste ?
BL : Je suis un honnête peintre, un écrivain, un sculpteur et un musicien qui travaille à décorer, à décrire ou à divertir. Un artiste doit pousser sa création ou sa performance au-delà de son imagination. Je suis trop jeune pour vérifier si j’ai réussi !

Pourquoi dis-tu que tu es un outsider de la scène prog italienne ?
Les morceaux de mes deux premiers albums avec Acqua Fragile n’ont jamais été diffusés (à l’époque la RAI était la seule radio/télévision en Italie). Mes débuts sur scène avec Premiata Forneria Marconi ont eu lieu à Tokyo  et plus tard, nous avons fait des tournées au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sur mon troisième album avec le groupe, Passpartù, tout en italien, le groupe ne voulait pas me laisser écrire les paroles et, même en tant que chanteur, m’a sous-employé. Lorsque j’ai quitté la PFM, le batteur a pris la place de chanteur principal et la plupart des fans ont semblé quand même contents, alors…
  
Es-tu plus à l’aise à chanter en anglais ou en italien ?
Quand j’étais enfant, à l’église, je chantais en latin. Puis tout d’un coup, les Beatles, les Stones et tous les autres groupes sont arrivés en Italie alors que nous n’avions que des groupes italiens qui faisaient de mauvaises reprises en italien. Plus tard, nous avons eu Led Zeppelin, King Crimson, Genesis, et plein d’autres groupes prog. Après avoir obtenu mon diplôme à la High School aux États-Unis, il a été tout à fait naturel pour moi de rejoindre la cohorte des groupes  faisant du rock et du prog avec un chant en anglais. D’un autre côté, qui chanterait du flamenco en allemand ou des opéras italiens en chinois ?

Quel est le meilleur album que tu ais enregistré ?
Ce n’est franchement pas facile de répondre à cette question. Avec Acqua Fragile, nous avions un budget tellement faible qu’il n’était pas possible pour tous les membres du groupe de rester à Milan pendant toute la durée des enregistrements. Avec la PFM, pour Chocolate Kings, on m’a demandé de rejoindre le groupe seulement trois jours avant de rentrer en  studio. J’ai dû très vite apprendre toutes les lignes vocales qu’ils avaient déjà conçu et  écrire les paroles qui manquaient juste pour « Out Of The Roundabout ». Pour Jet Lag, il y a eu beaucoup de problèmes en studio à Los Angeles, alors nous avons fini l’enregistrement à Londres et je me souviens qu’on m’a demandé de chanter à quatre heures du matin, juste après être arrivé d’Italie par un long vol qui avait beaucoup de retard. En fait, tous les enregistrements de ma carrière ont été compliqués et ont demandé beaucoup d’énergie. Je pourrais peut-être répondre à ta question en disant que Mass Media Stars (avec Acqua Fragile) est sans doute l’album qui est le meilleur dans le contexte prog. Cover Live (album solo de 1997) a été le plus facile à enregistrer en live et à mixer directement sans rerecording. A New Chant (le dernier en date avec Acqua Fragile, 2017) est celui qui sonne le mieux, à mon avis. Les meilleures paroles se trouvent sur les albums avec CCLR et Lanzetti-Roversi.

Quelle est la chanson dont tu es le plus fier ?
« Morning comes » (sur le premier album d’Aqua Fragile, 1973)  a une mélodie unique placée sur des arpèges très intéressants.

Dans quels groupes anglais ou américains aurais-tu voulu chanter ?
J’ai fait partie d’un groupe anglais qui s’appelait The Steam Band avec Steve Simpson (Roger Chapman), Jon Perry (ex Caravan), Dzal Martin (ex Equals), Jackie McAuley (ex Them) et Clive Bunker (ex Jethro Tull) mais à cette époque j’étais prêt à jouer avec n’importe quel groupe anglais ou américain, connu ou pas. Aujourd’hui, ce n’est plus mon truc.  

Avec le recul, chanter pour Premiata Forneria Marconi a été une bonne expérience ou pas, pour toi ?
Hum, disons que de 1975 à 1977, j’ai vraiment aimé être dans ce groupe et çà a été globalement une bonne expérience.

Pourquoi la chanson « Cherchez la femme » ( Bernardo Lanzetti , 1982) ? C’était juste un titre comme çà ou  il y avait autre chose ?
Même si mes albums sont principalement en anglais, je me considère également comme un bon parolier en italien mais comme je suis toujours à la recherche de mots avec des accents particuliers, j’aime utiliser des phrases dans différentes langues quand leur signification est  connue ou reconnue partout dans le monde. Avec « chiffon » (dans la chanson « Vita In Provetta ») et « Voilà La voix », « Cherchez La Femme » sont probablement les seuls mots de français que j’ai utilisé, mais j’ai fait du bon boulot avec cette chanson.

Ton album I sing the voice impossible (1998) était très différent du reste de ta production en solo. Je fais allusion aux atmosphères très particulières et mystérieuses. C’était voulu ? 
Oui tu as raison. Cet album est très personnel. C’est mon manifeste pour une musique d’avant-garde.

Qui a fait l’artwork pour Eclecticlanz (2008), il est vraiment très réussi ?
Cet album est une œuvre totale d’avant-garde. A chaque morceau correspond un support visuel qui peut être une peinture, un dessin, une photo ou une vidéo, fait par moi. Certains d’entre eux contiennent des expérimentations commencées parfois vingt ans avant. La pochette de l’album a été conçue et produite avec la designer de mode Amnerys Bonvicini qui est devenue plus tard ma femme. Une de mes peintures à l’huile « Water Girl » et une image de mon clip vidéo « Radio Far East » ont été imprimées sur des tissus pour devenir une véritable collection de mode, mais le matériau de base a aussi été découpé et cousu pour produire des jaquettes de CD uniques pour l’album, ce qui n’avait jamais été fait avant.

A propos de ton album Eclecticlanz, tu parles réellement le grec ancien ?
Dans le théâtre grec antique, le chœur devait toujours parler d’un rythme monotone et régulier. Dans « Hylas and the Nymph », inspiré par le poème ancien, en parlant à travers un vocoder, j’ai utilisé ce procédé pour faire ressurgir le poème et pour créer en quelque sorte un tempo subtil. Bien sûr, j’ai dû apprendre à prononcer les paroles originales écrites par Apollonio, (poète gréco-égyptien, 295 avant J.-C).

J’aime vraiment beaucoup l’album que tu as fait avec Cristiano Roversi en 2015 (Quasi English). Vous avez prévu d’en faire un autre ensemble ? Où en sont les projets avec le trio CCLR (Cavalli Cocchi – Lanzetti - Roversi) ?
Le trio CCLR avait un grand avenir devant lui mais des problèmes personnels entre Cavalli-Cocchi et Roversi l’ont réduit à un duo. Puis d’autres problèmes entre ce dernier et moi n’ont pas permis de pousser encore plus loin ce projet.

Faire une cover de Gentle Giant (« Convenience » ) était une idée venant de toi ou de Roversi ? J’ai trouvé le résultat très réussi bien que plus hard par rapport à la version  originale.
Roversi a eu cette idée dans ses toilettes ! J’ai ainsi pu chanter un morceau de ce groupe fantastique avec lequel Acqua Fragile a fait une tournée, en ouvrant pour eux, en 1973. Je les avais vus sur scène à Londres en 1971. Pas plus de douze personnes assistaient à ce concert !

Chanter avec Mangala Vallis t’a procuré de bonnes sensations ? C’était juste une participation unique ou tu aurais pu continuer avec eux ?
Mangala Vallis m’a réconcilié avec le rock progressif. Je voulais continuer mais ils étaient  OK pour prendre seulement mes paroles mais pas ma musique.

Es-tu content du retour de A New Chant, (le récent album d’Acqua Fragile) ? Tu penses que tu vas refaire un album avec Acqua Fragile ?
J’ai été très satisfait et même très surpris des bons retours. Acqua Fragile pourrait faire un nouvel album mais je pense que cela prendra du temps.

Les années passant, tu sembles de plus en plus attiré par le chant lyrique (cf. « Sublime » ou « Fango » par exemple). Est-ce que tu penses que c’était finalement ta voie ?
Je ne peux pas être un chanteur d’opéra mais je suis capable de sortir les notes justes avec une certaine puissance. J’aime faire des expériences avec mes cordes vocales et avec la respiration. Alors des trucs qui sont rock à la base peuvent sembler se rapprocher du chant lyrique.

A propos de chant lyrique, quel est ton avis sur Francesco di Giacomo (le chanteur décédé de Banco del Mutuo Soccorso) ?
Di Giacomo était un merveilleux chanteur et un frontman parfait pour Banco mais je ne le classerais pas comme chanteur d’opéra.  

Sur quels projets artistiques, travailles-tu actuellement ?
Je suis en train de finir un nouvel album solo avec des invités spéciaux (David Jackson, David Cross, Jonathan Mover et Tony Levin).

...

LDN : Je ne sais pas si tu es un outsider sur la scène prog italienne mais tu en es en tout cas une personnalité importante du rock progressif italien. Merci pour tout Bernardo.

mercredi 20 mars 2019

Conqueror : in orbita

Un nouvel album chez Conqueror, in orbita, enregistré entre mai 2017 et octobre 2018 avec bien sûr Natale Russo à la batterie et Simona Rigano aux claviers et au chant, accompagnés de Tino Nastasi (guitares), Edoardo Raguni (basse), Sofia Ferraro (winds), Giovanni Alibrandi (violon). Je n'ai pas encore la musique mais çà va venir.  Je vous tiens au courant.

lundi 18 mars 2019

A Lifelong Journey

A Lifelong Journey est un tout nouveau groupe italien qui arrive de Pavie(merci à Rossana). Nul doute que le style de musique pratiqué par ses deux membres devrait plaire à beaucoup de monde et aller titiller des oreilles de mélomanes sûrement bien au-delà des frontières virtuelles du prog italien car il y a de très  belles choses à écouter sur cet album numérique. Je vous laisse découvrir. Perso, j'ai beaucoup aimé.

Vous avez ici le lien Spotify :
https://open.spotify.com/album/58iq2Rzfdbz8zVcPXLz1tL?si=QfGJXUcMRHmtjg03YSGUPw

Et pour ceux qui préfèrent, vous trouverez le titre par titre de l'album sur YT à partir de ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=bB91eSmMjBc&list=PLvrxlZivWcqIkUycOBIHE8wGMrhuEUdJI

Voici, l'ordre des morceaux :

- "Overture"
- "Streets of Empathy"
- "The Shadow"
- "Illusion"
- "Reality"
- "The Shadow (reprise)"
- "Reflections from the Window"
- "Disillussion"
- "Fate"
- "Open Up"
- "Where we belong"
- "Memories"
- "Streets of Empathy (reprise)"


dimanche 10 mars 2019

" Ho rischiato di vivere" (La Curva di Lesmo)

Un des morceaux les plus ambitieux composés par Fabio Zuffanti. A la lecture de quelques chros, il semble que Fabio ait perdu du monde en route. Et oui, le prog, c'est aussi çà : de l'imprévu et de l’exigence. Pour une fois, on ne reprochera pas à Zuffanti de ressasser toujours les mêmes vieux plans. Mon conseil, accrochez-vous, çà en vaut le coup.

https://www.youtube.com/watch?v=mKVrf0e_SOg

La Curva di Lesmo est sorti en 2015. L'album a été fait à deux avec Stefano Agnini (La Coscienza di Zeno). La pochette reprend un dessin de Guido Crepax, auteur de la couverture du Nuda de Garybaldi.
Zuffanti et Agnini se sont entourés de quelques habitués : Gabriele Guidi Colombi et Luca Scherani pour La Coscienza di Zeno, Andrea Orlando et Boris Valle pour Finisterre, Edmondo Romano (Ancient Veil), Laura Marsano mais aussi de quelques invités : Fabio Gremo (Il Tempio delle Clessidre) , Jenny Sorrenti (Saint Just), Max Manfredi et la regrettée chanteuse d'Analogy, Jutta Taylor Nienhaus (le récitatif en allemand, c'est elle).

samedi 9 mars 2019

Le coin des vinyles : La Maschera di Cera (La Maschera di Cera)


  





Il s'agit d'une édition vinyle récente de 2015, l'album n'étant sorti à l'origine (2002) qu'en CD. La Maschera di Cera est un des groupes créé par Fabio Zuffanti. Celui là était délibérément orienté rétro prog. En outre, Fabio avait imaginé une formation sans guitare pour produire une musique très centrée sur les claviers, de préférence analogiques et vintage. Sur ce premier disque éponyme, Fabio Zuffanti est à la basse, Agostino Macor aux claviers, Marco Cavani à la batterie, Andrea Monetti à la flûte et le chant est assuré par Alessandro Corvaglia. Quatre autres albums vont suivre jusqu'au magnifique Le Porte del Domani (2012).
La dernière prestation scénique de La Maschera di Cera aura été pour la FIM, le 22 mai 2014, à Gênes, avec Maurizio di Tollo (batterie), Agostini Macor (claviers), Alessandro Corvaglia (chant), Laura Marsano (guitares), Andrea Monetti (flûte) et ...Guglielmo Mariotti à la basse. Fabio ayant annoncé le jour même qu'il se retirait du groupe. Ecoutez ce premier album, il a un côté envoutant qui m'a toujours subjugué.

mercredi 6 mars 2019

Celeste : il risveglio del principe

Entre le premier album de Celeste et celui-ci, il y a 43 ans d'écart. Énorme me direz vous. Oui, à l'échelle du temps qui passe, non si l'on parle musique. Car entre Principe di un Giorno (1976) et ce il risveglio del principe, il n' y a pas tant de différences que çà. La raison ? simple ! Cette musique est intemporelle. Ciro Perrino, le seul rescapé des débuts, fait dans la finesse et dans la délicatesse. Alors certes, le piano prend le pas sur le mellotron et les lignes mélodiques sont plus classiques, quand Principe di un Giorno n'hésitait pas à faire quelques écarts vers le folk, le jazz et le Canterbury. On sent aussi que il risveglio del principe est très écrit. Il gagne ainsi en profondeur là où Principe di un giorno dégageait en permanence une impression  de légèreté. Peu importe, cette musique est belle.
il risveglio del principe ne surpasse pas Principe di un giorno, il le complète. Parfois, il s'en rapproche comme sur "Fonte Perenne".

Enfin deux personnes que j'aime beaucoup sont venues participer à cet album : Elisa Montaldo au chant ("Statue di Sale") et Alfio Costa à l'orgue.
Vous pouvez écouter sur bandcamp, voici le lien :
https://ciroperrino.bandcamp.com/album/il-risveglio-del-principe
pour acheter, voici l'adresse pour contacter Ciro  :
ciroperinno1950@gmail.com

samedi 2 mars 2019

La Batteria II

La Batteria va sorti son nouvel album le 5 avril 2019. çà pourrait faire très mal si je m'en réfère au premier titre posté sur YT :

 https://www.youtube.com/watch?v=EEo612ftqIs