mardi 24 novembre 2020

Julius Project : Cut the Tongue

Je vous avais fait un petit teaser à ma manière dans mon post du 27 août, Cut the Tongue, l'album de Julius Project est enfin sorti mais vous allez devoir attendre encore un peu pour que je vous en parle en détail. Une actualité est prévue autour de cette sortie. Encore un peu patience.

çà ne vous empêche pas de déjà le commander à une de ces adresses GT Music ou mprecords

samedi 21 novembre 2020

Ancient Veil : Unplugged Live

 

On n'arrête plus Ancient Veil depuis son retour sur le devant de la scène prog italienne au mitan de la décade 2010/2020. Pour rappel Ancient Veil est l’émanation du groupe Eris Pluvia  dont l’album sorti en 1991, Rings of Earthly Light, a servi de référence à pas mal de musiciens italiens prog dont Fabio Zuffanti pour son projet Höstsonaten. Ancient Veil a connu une première vie durant les années 90 avant de disparaître puis de réapparaître en 2013 avec à la clé quelques participations à des albums tribute de Mellow records et surtout un nouvel album studio en 2017, cette fois chez Lizard Records, I am changing

Depuis 2017 donc, le groupe enchaine les sorties discographiques avec une belle constance dans la régularité comme dans la qualité. On pourra d'ailleurs à juste titre se demander l'intérêt d'un nouvel album live tout juste deux ans après Rings of Earthly...Live qui remplissait parfaitement son rôle. Ancient Veil n'est pas une formation phare au point de ressentir le besoin d' inonder ses fans d'une offre musicale pléthorique. Alors quoi ? Alors, les membres du  groupe ont pensé que leurs compositions se prêteraient bien à une relecture acoustique agrémentée et augmentée de parties spécialement écrites pour ce type d'exercice. Banco ! (joke réservé aux aficionados du prog italien). Car le type de musique proposé par Ancient Veil et avant Eris Pluvia (plusieurs titres de la set list de ce live sont issus du répertoire d'Eris Pluvia) convient parfaitement pour ce type d'exercice. Mieux ! L'interprétation sur instruments traditionnels sans (ou presque) électricité met en valeur ces pièces qui se révèlent finalement d'inspiration très classique voire médiévale avec en corolaire l'ombre du vieux Genesis qui s'éloigne (à l’écoute de cet album vous ne serez pas sans remarquer que certains passages font penser au groupe précité mais aussi et surtout à Steve Hackett et Anthony Phillips). La musique d'Ancient Veil vit ici par elle-même et pour elle-même. C'est une occasion inespérée pour Edmondo Romano de mettre en avant les divers instruments à vent qu'il utilise avec sa maestria habituelle. C'est aussi un bel écrin pour le chant frêle et à la limite de la fragilité  d'Alessando Serri qui peut ainsi faire passer tout ce que sa voix exprime habituellement de sensibilité et d’émotions contenues. Tout est précieux à entendre et à savourer sur cet album, mais je vous recommande particulièrement le dyptique "You'll become rain", lui aussi en partie réécrit, qui a tout de la mini-suite épique parfaite (la basse et la batterie arrivant en renfort sur ce morceau). 

Au final, je ne suis pas loin de penser que ce Unplugged Live est à ce jour la meilleure production des génois ce qui non seulement ne minore en rien l'appréciation que j'ai de leurs précédents albums mais indique au contraire le haut niveau de maîtrise atteint par ces musiciens pour qui "expression artistique" rime avec "perfection". A quand un nouvel album studio construit sur le même principe et la même instrumentation ?  


Les musiciens : Alessandro Serri (guitares, chant), Edmondo Romano (Saxo soprano, flutes à bec, clarinette, low whistle), Fabio Serri (piano, claviers), Massimo Palermo (basse), Marco Fuliano (batterie), Marco Gnecco (hautbois)

La Tracklist :

01 - Rings of earthly light (suite)
        Earthcore
        Portrait
        Sell my feelings
02 - Only when they’re broken
03 - The way home
04 - Chimes of the times
05 - A clouded mind
06 - Feast of the puppets
07  -New
08 - Return to the past
09 - Creatures of the lake
10 - You’ll become rain
11 - You’ll become rain part two

Sept des onze titres (1 à 3, 5, 7 à 9) ont été enregistrés à l'occasion de deux concerts à Gênes (salle La Claque) en mai et novembre 2017 par le trio de base du groupe : Alessandro Serri, Fabio Serri et Edmondo Romano. Les quatre autres titres ont été captés en janvier 2019 à La Casa di Alex à Milan avec la formation au complet. 

Label : Lizard Records

 






jeudi 5 novembre 2020

Daniele Sollo : Order and DisOrder

 

Comme on dit "les amis de mes amis sont mes amis". A partir du moment où Daniele Sollo a accompagné, avec sa basse, Luca Scherani et Stefano Agnini ou encore le Höstsonaten de Fabio Zuffanti, et que l'on retrouve les mêmes mais aussi Alessandro Corvaglia, à ses côtés  sur son premier album solo, il est clair que ce garçon mérite tout notre intérêt. Ceci étant dit, à l'écoute de ce disque vous risquez d'être surpris à plusieurs reprises : par l'orientation ouvertement métal du premier morceau ("11-IX-1683"), par le côté Math Rock de "Turn Left" sur lequel Daniel met en avant des lignes de basse hypertrophiées, par l’opposition de style délibérée amenée par "Journey" et son romantisme débridée (sur 11 mn 20 quand même !). Il y a également deux pièces ("In my arms" et "Pavane in Fa # minor") qui peuvent être appréciées comme des études classiques  (même s'il y a du chant sur "In my arms" dont l'intérêt est d'ailleurs à démontrer). C'est d'ailleurs bien Daniele qui est à l'exécution, avec sa basse, sur ces deux morceaux et là on sent clairement qu'il y a du niveau et de la maîtrise !

Finalement il n'y a bien que "Anytime, anyplace" qui pourrait coller avec ce à quoi on pouvait s'attendrer compte-tenu des noms de musiciens cités au début de cet article. Mais alors que ce titre fait plaisir ! Ce n'est pas seulement parce qu'Alessandro Corvaglia chante dessus mais il y a vraiment quelque chose dans ce morceau, une forme de perfection qui passe par l'amalgame réussi entre les lignes mélodiques et les harmonies avec, pour faire le lien, une basse puissante qui tire le tout vers le haut. Il y a à la fois de la rondeur et du nerf dans cette longue pièce de quasiment de douze minutes qui a vraiment une âme. Mais je vous l'affirme le temps n'existe pas à l'écoute de cette chanson merveilleuse.  

Daniele Sollo a préparé son affaire depuis 2014 et ma foi, on sent que c'est effectivement une œuvre pour laquelle il a pris le temps qu'il fallait pour mettre ses idées en forme et construire patiemment son album de manière à arriver au résultat souhaité en nous proposant un niveau constant de qualité et d'exigence dans les compositions comme dans l’exécution. Qu'il soit rassuré, Order and DisOrder a tout ce qu'il faut pour nous plaire et contenter les amateurs de musique progressive les plus exigeants. Bravo.

La tracklist : 

1. 11-IX-1683

2. Turn left

3. A journey

4. In my arms

5. Anytime, anyplace

6. Pavane in Fa # minor

En prime, voilà le bandcamp de Daniele Sollo pour écouter ce bel album.

Pour commander c'est ici chez GT Music.

mardi 3 novembre 2020

Qirsh : Aspera Tempora (parte I)

 

Après Sola Andanta en 2013, le groupe Quirsh remet çà sept ans plus tard avec ce qui s'annonce comme un projet d'envergure. En effet, le nouvel album qui s'appelle Aspera Tempora parte I en annonce mécaniquement un second. Au delà de ce constat, Sola Andanta se veut ambitieux avec deux longs morceaux de 18 ("Rumors") et 12 minutes ("Oremus"). On en conclura que les liguriens ont décidé de passer la vitesse supérieure, ce qui me semble une très bonne idée compte-tenu de ce que j'avais pensé d'un premier album dans l'ensemble peu concluant. 

Le présent teaser excite notre curiosité et semble annoncer du grandiose. On attend la confirmation avec l'écoute complète très bientôt.

La tracklist :

1. Rumors
2. Aer Gravis
3. Quel Momento
4. Hurt
5. Anansi
6. Oremus
7. Oremus (Reprise)

Le groupe : Andrea Torello (basse, chant), Daniele Olia (guitares, claviers, luth, chant), Leonardo Digilio (claviers), Marco Fazio (batterie), Pasquale Aricò (chant, claviers), Michele Torello (guitares), Giulio Mondo (batterie, percussions)

C'est sorti le 31 octobre chez Lizard Records (formats CD et digital)

dimanche 1 novembre 2020

Basta! Oceanurina


Le groupe Basta! revient trois après son premier album, Elemento Antropica, en nous proposant un ...45 tours ! Visiblement les musiciens ont bien pensé leur coup : artwork de la pochette épuré, un vinyle jaune fluorescent à l'intérieur bardé de deux étiquettes centrales minimalistes (vaguelettes stylisées pour la face A, ancre évocatrice pour la face B , le tout rappelant bien sûr le thème de la photo de couverture). 

Côté chansons, deux titres évidemment sont proposer. :

"Oceanurina" en face A, un titre instrumental inédit qui en 5 mn 33 balaie différents climats tour à tour dreamy, prog, funk et hard.

" Alancora" en face B, qui est en fait une reprise de "Alabasta" (6ème piste de leur album). L'occasion pour le groupe de remanier ce morceau - déjà particulièrement réussi à la base - avec notamment une intro jazzy mais aussi de mettre en situation le nouveau line-up de la formation italienne.

Et toujours cette sonorité très particulière propre au groupe en grande partie dûe à l'utilisation d'instruments aussi caractéristiques que la clarinette basse d'Andrea Tinacci et le Diamonica de Damiano Bondi. 

Cliquez sur ce lien pour aller sur le bandcamp du groupe. 

C'est produit et distribué par Lizard Records


samedi 31 octobre 2020

Il Bacio della Medusa : AnimAcusticA

En cette fin d'année 2020, le rythme des sorties s'accélère pour le petit monde du prog italien. Cette fois, c'est au tour d'Il Bacio della Medusa de sortir chez AMS Records ce qui devient son deuxième album live (après celui de 2015). Il s'agit d'une captation relativement récente réalisée le 19 octobre 2019 à l'occasion du festival Trasimeno Prog qui se déroulait dans un lieu désormais mythique en Italie pour les concerts prog de qualité : le Palazzo della Corgna in Castiglione del Lago. Il Bacio della Medusa en a profiter pour immortaliser ce concert très différent de ce que le groupe a l'habitude de proposer. Car outre une set list en grande partie renouvelée (seuls deux titres sont communs aux deux albums), la différence de taille avec le premier live réside dans une interprétation acoustique et revisitée des morceaux (acoustique pas unplugged).   

Voilà qui me convient car la musique d'Il Bacio della Medusa mérite un bel écrin, une mise en valeur digne de l'univers du luxe, tout en gardant le côté théâtral et lyrique du chant de Simone Cacchini. Et c'est bien le cas ici ! Avec en prime une relecture des morceaux qui se traduit par des arrangements appropriés appliqués à une exécution que je n'ai pas peur de qualifier de "plus classique". Cela pourra, a contrario, en perturber certains. Mais prenez le temps d'écouter (et de savourer) "La Sonda"  et vous constaterez que la puissance du rock est bien présente, à partir de 3 mn, mais différemment, de manière plus subtile disons. Sont également de la partie le jazz mais surtout les rythmes sud-américains et la musique d'Amérique du Sud en général qui semblent de plus en plus inspirer le groupe. Les musiciens d' Il Bacio della Medusa ont toujours fait preuve d'une grande capacité à marier divers styles musicaux. Ils le démontrent encore avec bonheur. Quand je parle de bonheur, je pense ainsi au plaisir que j'ai eu à écouter "Preludio, Il Trapasso", "Confessione d'un Amante" et "Cantico del Poeta Errante" dans des versions sublimées. Je pense aussi au final irrésistible d"Animatronica Platonica" et au géant "Scorticamento di Marsia" où le chemin du groupe croise à plusieurs reprises celui de Delirium. C'est l'exercice qui le veut : le chant de Simone Cecchini et les instruments à vent d'Eva Morelli sont ici encore mieux mis en valeur que d’habitude. Si Simone n'avait pas besoin de çà tant sa voix était déjà naturellement mise en avant, concernant le jeu d'Eva, ce n'est que justice. 

A noter enfin que le groupe nous offre un prime un titre studio bonus, l’inédit 'Testamento d'un poeta" qui a le double avantage de nous faire sortir de l’album en douceur dans un dernier beau moment de grâce.  

En résumé, si vous aimez  Il Bacio della Medusa, ce live devrait vous plaire. Pour les autres, c'est sûrement un bon moyen pour découvrir la musique d'un groupe qui est sur le pont depuis bientôt vingt ans (il est donc temps !). Vous pouvez d’ailleurs en profter pour lire ou relire l'interview du groupe ici.

La tracklist: à écouter sur le bandcamp du groupe

1. Preludio: Il Trapasso
2. Confessione d'un Amante
3. Il Vino (Breve delirio del vino)
4. La Sonda
5. 5 e 1/4... Fuori dalla Finestra il Tempo è Dispari
6. Animatronica Platonica
7. Sudamerica
8. Uthopia... il Non Luogo
9. Scorticamento di Marsia
10. Cantico del Poeta Errante
11. De Luxuria, Et De Ludo, Et De Taberna
12. Corale per Messa da Requiem
12. Testamento d'un Poeta

Le groupe : Simone Cecchini (chant, guitare acoustique 6 et 12 cordes), Diego Petrini (batterie, piano, synthé, mellotron), Federico Caprai (basse), Simone Brozzetti (guitare électrique), Eva Morelli (flûte, saxo), Simone Matteucci (guitare électrique)
 

 


mercredi 28 octobre 2020

Rovescio della Medaglia : Contaminazione 2.0

Il Rovescio della Medaglia est un autre nom mythique de la scène prog italienne des années 70, principalement grâce à son album phare, Contaminazione sorti en 1973.  Les deux disques qui l'avaient précédé étaient à mon avis beaucoup un ton en dessous, en tout cas moins décisifs. Le groupe s'est disloqué assez vite après son coup de maître. Puis à partir de 1995, Enzo Vita, son guitariste, devenu de fait son leader, a tenté à plusieurs reprises de relancer la machine avec plus ou moins (souvent) de bonheur. Il a fallu attendre 2016 pour enfin tendre l'oreille avec l’album Tribal Domestic qui permettait à Rovescio della Medaglia de renouer avec son meilleur niveau en partie grâce au fait qu'Enzo avait enfin dégoté un chanteur épatant en la personne de Chris Catena (au style toutefois très éloigné de celui du chanteur historique, Pino Ballarini). Toutes les tentatives de reformation du groupe ont toujours été accompagnées de prestations live plutôt de très bon niveau mais avec à chaque fois des musiciens différents (dont ceux de RanestRane entre 2011 et 2013). En 2017, l'inépuisable Enzo Vita a remonté un nouvelle équipe pour quelques concerts. Celui de septembre 2018 à l'abbaye de San Galgano a été enregistré, le groupe profitant d’être accompagné pour l'occasion par un quatuor à cordes et de Vittorio de Scalzi (New Trolls) à la flûte. Cet album, Contaminazione 2.0, présente la set list du Contaminazione de 1973 jouée dans l'ordre (plus trois morceaux de La Bibbia en bonus sur la version CD). C'est incontestablement beau et très grandiose mais à mon avis un peu trop propre par rapport à ce que le groupe était capable de faire aux débuts des années soixante dix (à l'époque, Il Rovescio della Medaglia était le groupe de rock italien à avoir le plus gros matériel de sono et était considéré comme étant celui qui jouait le plus fort). Juste un regret qu'Enzo n'ait pas fait ce live avec le line-up de Tribal Domestic. Là, çà aurait été carrément de la bombe. Ceci étant, je ne vais pas faire la fine bouche, "La grande Fuga"ou (et surtout) "alzo un muro elettrico" sont toujours aussi impressionnants à entendre après toutes ces années.

La tracklist :

1. Absent For This Consumed World
2. Ora Non Ricordo Piu
3. Il Suono Del Silenzio
4. Mi Sono Svegliato E... Ho Chiuso Gli Occhi
5. Lei Sei Tu: Lei
6. La Mia Musica
7. Johann
8. Scotland Machine
9. Cella 503
10. Contaminazione 1760
11. Alzo Un Muro Elettrico
12. Sweet Suite
13. La Grande Fuga 

 C'est distribué par  Jolly Roger Records

mardi 27 octobre 2020

Witchwood : Before the Winter

Sortie le 20 novembre du nouveau Witchwood : Before the Winter qui succède à Litanies from the Wood (2015) et Handful of Stars (2016). 
Adepte du hard prog psyché revival 70' (ouf !), la bande à Ricky dal Pane a bien l'intention de rester fidèle à sa religion comme le prouve le titre proposé en avant première A taste of Winter
Il faut bien reconnaître que le groupe a un vrai savoir-faire en la matière. 
 
La tracklist :
1. Anthem for a child
2. A taste of winter
3. Feelin
4. A Crimson moon
5. Hesperus
6. No reason to cry
7. Nasrid
8. Crazy little lover
9. Slow colours of shade
10. Child star (reprise de Marc Bolan en bonus sur le LP)

Le groupe : Ricky dal Pane (chant, guitares, mandoline), Andrea Palli (batterie), Stefano Olivi (claviers), Luca Celotti (basse), Samuele Tesori (flûte et harmonica), Antonino Stella (guitare solo). 

Vous pouvez commander au choix le CD ou le double LP à cette adresse : Jolly Roger Records
 

dimanche 25 octobre 2020

Ellesmere : WYRD

Voici la pochette du troisième album à venir d'Ellesmere, le groupe que Roberto Vitelli (ex Taproban) fait vivre depuis 2015 (cf. Les  Châteaux de la Loire et From Sea and Beyond). Outre cette très belle et alléchante couverture, vous noterez le line-up de rêve que Roberto a réussi à réunir autour de lui pour ce nouveau projet :

Fabio Bonuglia : claviers

Mattias Olson : batterie et percussions

John Hackett : flûte

Roberto Vitelli : basse, guitares

David Cross : violon

David Jackson : saxophone

Tony Pagliuca : claviers

Tomas Bodin : claviers

Fabio Liberatori : claviers

Luciano Regoli : chant

Giorgio Pizzala : chant

Il ne reste plus à attendre maintenant que le contenu musical, ce qui ne devrait pas tarder.

çà sort chez AMS



dimanche 11 octobre 2020

Lizard Records : sorties

 Plusieurs sorties chez Lizard Records pour le dernier trimestre de l'année 2020

Tout d'abord Ceneri, le second album du groupe Indra.  Au programme : modern jazz et folk au service d'une World music qui puise son inspiration aussi bien dans les Balkans, que le pourtour méditerranéen ou encore l'Inde (par l'utilisation d'instruments aussi typiques que le sitar et le tabla) avec au passage une magnifique pochette. En suivant ce lien, je vous fait écouter "Fuocchi d'artificio"


Unplugged Live par Ancient Veil qui comme son nom l'indique est une compilation de titres joués en concerts en Italie autour de Gênes soit en trio acoustique (Edmondo Romano, Alessandro Serri, Fabio Serri) ou augmenté de la section rythmique du groupe (Massimo Palermo, Marco Fuliano). Dans tous les cas, le rendu est très fidèle au style Ancient Veil et Eris Pluvia. En écoute en suivant ce lien Rings of eartly lights (suite)

Homo Habilis (Zaal) concocté par Agostino Macor (Finisterre et La Maschera di Cera). Tout ce que je peux vous dire c'est que vous allez être très étonné du résultat, très éloigné du genre de musique que pratique habituellement Agostino avec ses groupes de référence. Une petite idée en écoutant le teaser   

Planetarium, le deuxième album des Sardes d'Ozone Park qui suit l'excellent Fusion Rebirth sorti en 2018 dont voici le teaser en écoute (je n'ai rien de concret pour l'instant concernant le trop récent Planetarium) .


Et encore, le sixième album de Mezz Gacano : OzocovonobovO MMXX,. C'est toujours aussi barré et définitivement pas ma tasse de thé. Le (très court) teaser en écoute en cliquant sur ce lien

 

Pour finir, une surprise avec le retour de Fiaba qui n'avait pas donné de nouvelles depuis 2012 (La pelle nella luna).  Le nouvel album s’appellera Di gatti di rane di folleti e d'altre storie et sera assorti d'une couverture à l'artwork très différent de ce à quoi le groupe nous avait jusque là habitué. Est-ce à dire que la musique aurait également évoluée de manière radicale ? Nous le saurons bientôt.


 

 

samedi 3 octobre 2020

Métronhomme : Tutto il tempo del mondo

çà devait arriver, et nous aurons je l'espère d'autres belles surprises de ce type : nos amis de Métronhomme ont profité de la période de confinement (avril 2020) pour enregistrer un nouvel album en restant tranquillement à la maison, chacun chez soi.
De ce faut, Tutto il tempo del mondo est très différent de 4, ne serait-ce que parce qu'il a été fabriqué à partir d'idées jetées en l'air et attrapées au vol par chacun des musiciens. Comme il n'était pas question de faire des répétitions, les morceaux ont été construits selon un procédé assez simple sans rajouts et surtout avec uniquement les instruments dont disposaient les membres du groupe chez eux. La vidéo de "Quarantine" donne une assez bonne idée du processus particulier de création : à regarder ici. D'où cette impression de découvrir au final un matériau musical brut présentant une évidente fraicheur et même, de manière plus étonnante, une forme de légèreté ambiante. Le groupe en a même profité pour se lancer et oser le chant sur deux titres (très réussi sur "Come la neve", plus anecdotique sur "Il rumore del mare"), là où Métronhomme s'était toujours cantonné à l'instrumental. De fait, on est plus sur des morceaux accessibles au format ramassé et au ton parfois accrocheur. Métronhomme révèle ainsi une autre facette de sa personnalité artistique. Ses membres semblent avoir été atteints par un syndrome désinhibiteur qui les a poussé à se lâcher (sans doute la menace latente de fin du monde distillée à la même période par moult médias anxiogènes). 
Personnellement, j'ai vraiment passé un très bon moment à l'écoute de Tutto il tempo del mondo, chaque morceau évoquant à sa manière une humeur du moment, parfois sereine avec même une certaine profondeur dans le propos ("Arkè", "La citta di K."), parfois gentiment technoïde ("di una moneta che cade" et"Supermarket") et parfois carrément entrainante avec "Quarantine" qui est assurément le tube de cet album virtuel destiné à prendre bientôt une forme réelle et physique via le label M.P. & Records (distribution GT Music). 

La tracklist : (écoute en cliquant sur le lien de chaque morceau)

1. Quarantine

2. Come la neve

3. di una moneta che cade

4. Supermarket

5 Arkè

6. Il rumore del mare 

7. La citta di K.

Le groupe : Mirko Galli (basse, pédale synthé), Tommaso Lambertucci (piano, synthé, chant), Andrea Lazzaro Ghezzi (percussions), Marco Poloni (guitares, chant). 




 

jeudi 17 septembre 2020

La Maschera di Cera : S.E.I.

Le 18 septembre 2020, jour de mon anniversaire, La Maschera di Cera sort son nouvel album. Quel beau cadeau ! Merci Fabio !
A la manœuvre on retrouve le trio de base (Fabio Zuffanti, Agostino Macor et Alessandro Corvaglia) augmenté de Martin Grice et Paolo Tixi qui étaient également de la partie pour un autre projet de Fabio (le Z band).
S.E.I. pour Separazione, Egolatria, Inganno (séparation, égoïsme, tromperie) ne comprend que trois morceaux. : "Il Tempo Millenario" (qui occupe toute la face A de la version LP pendant plus de vingt et une minutes), "Il cerchio del comando" et "Vacuo senso" (face B sur le LP qui font respectivement dix et onze minutes). La Maschera di Cera abandonne ainsi le format court, de type chansons, qui était la norme pour ses deux derniers disques (Petali di Fuoco et Le Porte del domani).
Vous voulez bien spur savoir ce que vaut ce sixième album d'un groupe qui va doucement mais sûrement vers ses vingt ans d'existence ?
Pour moi, la vraie question n'est pas de savoir si cet album est bon, car il l'est, oh combien ! mais bien si j'arrive à rester objectif tant ces musiciens ne m'ont jamais déçus individuellement ou en collectif. Si la très longue suite Il Tempo Millenario reste dans la continuité de ce que sait faire le groupe, c'est à dire pratiquer un rétro prog italien revendiqué, joué par les meilleurs connaisseurs du genre, c'est sans doute avec Il Cerchio del Comando et surtout Vacuo Senso que La Maschera di Cera réussit le mieux à apporter de la nouveauté. Attention, pas de révolution  de palais en vue, mais plutôt des digressions stylistiques apportées par touches savamment dosées concentrées sur des parties bien ciblées de chacun de ces deux morceaux, le tout s'emboîtant parfaitement avec le style habituel du groupe.
Pour Il Cerchio del Comando il s'agit surtout d'une inclinaison vers un prog plus international qui pourrait aussi bien rappeler Jethro Tull, Yes ou même de manière plus surprenante (quoique) Herba d'Hameli. En tout cas, que cette chanson est belle et réussie avec cette tonalité d’ensemble qui nous ramène tout droit au meilleur de Le Porte del domani .   
C'est avec Vacuo Senso le groupe s'aventure encore plus loin et ose une juxtaposition étonnante mais réussie entre trois parties ("prologo", "Nella Rete dell'Inganno" et "Ascensione") estampillées 100 % La Maschera di Cera et deux autres qui flirtent ouvertement avec le Canterbury jazz sound ("Dialogo" et "Il risveglio di S") permettant à Agostino Macor et Martin Grice de se distinguer sur les sections instrumentales (le claviériste italien et le souffleur anglais sont de toute façon les grands bonhommes de ce disque). On  sent surtout qu'un soin tout particulier a été apporté à la composition de ce morceau avec un enchainement réellement fluide des parties et un final qui porte bien son nom, ("Ascensione"), absolument magnifique, comme seule La Maschera di Cera en est capable. Car je l'ai souvent dit et écrit mais il se dégage de la musique de ce groupe une ambiance particulière faite à la fois de puissance retenue, de grandeur désintéressée et de mystère planant en permanence. C'est prégnant en écoute sur disque, c'est évident si vous avez eu la chance d’assister à un concert du groupe. En cela, la suite à rebondissements Il Tempo Millenario, répond parfaitement à ces caractéristiques qui font de La Maschera di Cera un groupe à part qui a pour moi depuis longtemps sa propre identité et sa propre signature sonore, ce qui rend inutiles à mon avis les références aux anciennes et glorieuses formations de prog, principalement italiennes, mises systématiquement en avant par le groupe.
La Maschera di Cera est un grande formation qui domine majestueusement le prog italien de ce début de vingt et unième siècle.

La tracklist détaillée :
1. Il Tempo Millenario
- a) L'anima in Rovina
- b) Nuvole Gonfie
- c) La Mia Condanna
- d) Scparazione
- e) Del Tempo Sprecato
2. Il Cerchio del Comando
3. Vacuo Senso
- a) Prologo
- b) Dialogo
- c) Nella Rete dell'Inganno
- d) Il Risveglio di S
- e) Ascensione


Le groupe : Alessandro Corvaglia (chant, guitare acoustique), Agostino Macor (claviers),Fabio Zuffanti (guitare basse), Martin Grice (sax et flute), Paolo “Paolo Tixi (batterie, percussions).

Les liens
Le bandcamp du groupe :
https://lamascheradicera.bandcamp.com/ 
pour commander :
https://www.btf.it/la-maschera-di-cera-sei-lp-green-coloured-vinyl.html








mardi 15 septembre 2020

Instant Curtain : Let Us Tear Apart

Sortie du premier album du groupe Instant Curtain. Après quelques écoutes attentives, disons que l'on a affaire à une forme de soft prog très chantée (en anglais) avec pas mal de sonorités de claviers vintage qui justifient l'ancrage dans les années soixante dix revendiquées par les musiciens. Pour  revenir sur le style pratiqué par le groupe, il s'agit d'une musique très inspirée qui reste très pop dans son approche mélodique tout en utilisant habilement, alternativement ou successivement, des constructions typiquement prog ou jazzy, n’hésitant pas à jouer avec les mesures impaires, balayant ainsi un spectre assez large qui va de UK à Happy the Man en passant par King Crimson (le jeu de guitare en arpèges et quelques soli très caractéristiques d'une approche frippienne). J'aurais d'ailleurs bien imaginé John Wetton interpréter plusieurs de ces chansons. Difficile de sortir un titre du lot tant les neuf pistes forment un tout très homogène. A titre personnel, j'ai un faible pour "All white" mais aucun morceau ne démérite. D'ailleurs, l'album nécessite d'être écouté à plusieurs reprises afin de distinguer, derrière un chant souvent pris comme un instrument à part entière ("April"), une multitude de détails magnifiés par la finesse des arrangements. J'ai vraiment beaucoup aimé cet album et je dois l'avouer : pour une fois le chant en anglais est parfaitement justifié.  

La tracklist : (les titres sont écoutables en cliquant sur leurs liens)

1. Reverse in the sand

2. Tell the tales, may I

3. The beginning

4. All white

5. The ship battle down

6. The rest divide us

7. Safe as the world

8. Stay

9. April

Le groupe : Fabrizio Paggi (basse, claviers, batterie), Carlo Maria Marchionni (batterie), Massimo Gerini (chant), Giuseppe Petrucci  (guitares, orgue Hammond, piano Fender Rhodes, mellotron, synthés). 

Label : M.P. & Records

Distribution : GT Music

mercredi 9 septembre 2020

O.A.K. : Nine Witches Under a Walnut Tree

Sortie de l'album le 9 septembre en édition vinyle 
O.A.K. c'est en fait l’abréviation d'Oscillazioni Alchemico Kreative et Oscillazioni Alchemico Kreative c'est un homme, un musicien au parcours fourni depuis maintenant plus de 40 ans, j'ai nommé Jerry Cutillo. Pour les pointus du prog italien et je sais qu'il y en a beaucoup à lire ce blog, il a participé à l'aventure Albergo Intergalattico Spaziale, sans en avoir été pour cela un membre permanent. Il est crédité à la flûte sur plusieurs titres de la compilation Angeli di solitudine" - Provini inediti 1974/1996. De manière plus anecdotique, il apparaît sur le mythique Determinazione de l’éphémère Divae. Pour le reste la carrière de Jerry Cutillo a été longtemps éloignée du prog avec notamment une percée réussie dans l'italo-disco des années 80 avec l'ineffable Moses. Je ne sais pas si Ian Anderson peut être considéré comme un rédempteur mais à partir de 1993 Jerry semble vouloir suivre enfin la voie artistique de son cœur et marcher dans les traces de son héro de toujours, Ian Anderson avec qui il aura d'ailleurs l'occasion de jouer en 2007 lors d'une convention organisée en l'honneur de Jethro Tull en Italie. Il forme alors O.A.K., groupe d'abord dédié à des reprises de Jethro Tull avec qu'il lui fasse joué son propre matériau musical qui a amené en 2018 à la sortie de l'excellent Giordano Bruno. Aujourd'hui, O.A.K. revient avec Nine Witches Under a Walnut Tree. 
Fondamentalement, il n'y a rien de nouveau sous le soleil, Jerry a trouvé son style, il s'y tient et en plus il le fait très bien. Alors pourquoi changer, franchement. Si je devais résumer, je dirai qu'il y a évidemment une forte base tulliene complétée par des influences italiennes (on ne se refait pas) qu'il faut chercher aussi bien du côté de PFM versant pop, de Barrock quand c'est plus classique/lyrique et d'Angelo Branduardi pour le côté médiéval bien sûr. Je retrouve aussi ce qui m'avait épaté en 2018 sur Giordano Bruno : un évident savoir-faire pour composer, jouer et arranger des pièces qui ont toutes autant de classe et de finesse que d'intérêt musical. A titre d'exemple, je vous cite "Franchetta Borelli" parce que j'adore ce morceau,  mais en fait je pourrais prendre n'importe quel titre dans la set list et faire exactement le même constat. Et ne croyez pas que tout cela est policé et convenu, écoutez le puissant et chamanique "Polissena" pour vous en convaincre. Jerry a beaucoup d'expérience et il sait s'en servir parfois de manière très maline (l'hypnotisant "Nadira" en est une belle preuve). Si vous ajouter les participations de Jonathan Noyce (Jethro Tull), David Jackson (Van der Graaf Generator) et Daniele Fuligni (La Fabbrica dell'Assoluto), vous comprendrez que c'est du sérieux qui vous attend.
Un petit mot pour le concept qui évoque une vieille légende du seizième siècle qui parle de ces neufs sorcière qui arrivaient des quatre coins de l'Europe pour se rassembler sous un noyer, du côté du massif de Taburno dans le Bénévent, et y célébrer leurs rituels. Chaque titre porte le nom d'une de ces neufs sorcières et lui est consacré. D'ailleurs tendez bien l'oreille quand vous écouterez la piste 3, Jerry Cutillo chante en français pour honorer "Dame Harvillers", la sorcière de Ribemont (dans l'Oise).
Au final, du très bon travail proposé par Jerry Cutillo qui n'a visiblement pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin même si Nine Witches Under a Walnut Tree clôt une trilogie entamée en 2016 avec Viandanze et poursuivie avec Giordano Bruno.

La tracklist :

Face A :
1 Chlodswinda
2 Giaconna
3 Dame Harvillers
4 Janet Boyman
5 Franchetta Borelli 

Face B :
1 Polissena
2 Donna Prudentia
3 Nadira
4 Rebecca Lemp

L'album doit sortir le 9 septembre 2020 en format vinyle (d'où le découpage Face A / Face B).
En attendant vous pouvez l'écouter en intégral sur ce lien Soundcloud

Les musiciens : Jerry Cutillo joue de tous les instruments et chante.
Il est accompagné de :
Jonathan Noyce à la basse (1-2-3-5-6-7-8-9)
David Jackson au saxophone (7)
Daniele Fuligni au piano (3)
Tetyana Shyshnyak au chant soprano et aux chœurs (2-9)
Cristiana De Bonis aux chœurs  (8-9)


dimanche 30 août 2020

The Round Robins (3 titres en écoute)

Si vous ne connaissez pas The Round Robins, c'est normal. Pour l'instant il s'agit d'un groupe virtuel qui regroupe plusieurs musiciens éparpillés aux quatre coins de l'Italie. Enzo Vitagliano est à la batterie, Vincenzo Valerio à la basse, Walter Marocchi à la guitare, Federico Fantacone aux claviers, Gianluca Calesso à l'orgue.  Les enregistrements se font donc à distance avec les moyens techniques actuels. Facile sur le papier, un peu moins quand il s'agit de coordonnées toutes les idées sans pouvoir échanger en étant physiquement présent dans un studio, le point de départ de chaque titre étant une proposition musicale d'un des musiciens à partir de laquelle les autres membres du groupe viennent ajouter leurs idées et greffer leurs parties. Même si ce processus enlève le plaisir des échanges et de la confrontation physique, cela ne semble pas gêner outre mesure les membres de The Round Robins. Au fur et à mesure de la conception de l'album, les titres finalisés (tous instrumentaux) seront mis en ligne sur bandcamp.
Je mettrai donc à jour ce post en ajoutant les liens  au rythme des publications du groupe :