Évènement exceptionnel : présentation du nouvel album de l'Ombra della Sera le dimanche 29 mars à Genova.
On y sera !
L'ombra della Sera : Fabio Zuffanti, Agostino Macor, Andrea Orlando, Martin Grice, Alessandro Corvaglia.
L'album Segreti nel nero :
le blog de Louis de Ny
Évènement exceptionnel : présentation du nouvel album de l'Ombra della Sera le dimanche 29 mars à Genova.
On y sera !
L'ombra della Sera : Fabio Zuffanti, Agostino Macor, Andrea Orlando, Martin Grice, Alessandro Corvaglia.
L'album Segreti nel nero :
Hunka Munka : Roberto Carlotto (claviers et chant), Joey Mauro (claviers, Minimoog, programmation, chœurs)
Les musiciens : Marcantonio Quinto (batterie et percussions), Gianluca Quinto (guitares), Andrea Arcangeli (basse), Barbara Rubin (violon, chœurs), Tony Minerba (choeurs), Andrea Rinaldi (guitare solo sur 3).
La trackist :
1 - Addio dolce edel
2 - Ossessioni
3 – Cavalli alati
4 – Justine
5 - L'Aeroplano d'argento
6 - Cattedrali di bambù
7 – Nati sotto una stella solitaria
8 – La vendetta degli Dei
9 – E lo chiami vivere
10 - Una tranquillità apparente - Il comico triste
11 - Demoni
12 - Danza macabra
Label et distribution :
www.mprecords.it
www.gtmusic.it
Le groupe : Dante Campora (chant), Marcello Chiaraluce (guitares), Giovanni Giordano (guitares), Andrea Manuelli (claviers), Bruce Muirhead (basse), Luca Grosso (batterie)
Musicien additionnel : Matteo Ferrario (violon)
La trackist :
01. Introduction 02:05
02. Piccola stazione 07:47
03. Verso la citta grande 03:38
04. Salto in alto 02:47
05. Per salire su 03:20
06. Piano rialzato 02:24
07. Verso la tana di Gelso 04:10
08. Totem 00:49
09. Gelso 00:46
10. Inferno 00:56
11. Senza di me 01:30
Voici les liens indispensables pour écouter la musique de Diaspro et surtout l'acheter :
Bandcamp DiasproLe groupe : Francesca Badalini (piano, guitare électrique), Silvia Maffeis (violon), Andrea Grumelli (basse fretless), Teo Ravelli (batterie).
La tracklist :
1- Men and maggots
2- Drama on the deck
3- Dead man calls for justice
4- The Odessa steps
5- One against all
Liens social medias :
https://www.facebook.com/I.Sincopatici/
https://www.instagram.com/I.Sincopatici/
https://isincopatici.bandcamp.com/album/la-corazzata-pot-mkin
Sur British Connection, cette semaine : une émission spéciale pour la présentation de mon dernier livre, "Le Cinéma de genre italien comme vous ne l'avez jamais entendu !,ses compositeurs et ses B.O. de 1964 à 1984".
Et en plus je vous ai sélectionné 3 superbes BO
Voici le lien direct du podcast :https://archive.org/details/louis-de-ny
Les musiciens : Paolo Pagliari (chant, guitares électriques et acoustiques, basse, percussions, claviers), Alberto Quacquarini (batterie)
Invités : Sandrine Derouet (chœurs sur 7), Leandro Pagliari (tambourin sur 8), Doryan Pagliari (chœurs sur 2), Wilson Pagliari (narrateur sur 6), Luca Vittori (chœurs sur 3 et 10), Irene Vittori (chœurs sur 10), Silvia Marques (chœurs sur 2), + chœurs d'enfants sur 2.
La tracklist :
Ecco dunque Liturgia del Piombo, il nuovo progetto solista di Ludovico Maggi Padovan. Il nome non è stato scelto a caso, dato il suo significato pesante. Evoca direttamente questa pratica divinatoria che consiste nel versare piombo fuso nell'acqua e nell'interpretarne i segni, la molibdomanzia in un linguaggio erudito. Ma si riferisce anche, naturalmente, a quel periodo buio dell'Italia che ha visto un accumularsi di azioni terroristiche, omicidi, ma anche intrighi politici e corruzione di ogni genere, con una serie di drammi che sono rimasti a lungo nella memoria collettiva.
Ludovico Maggi non è un neofita, tutt'altro, poiché in precedenza ha fatto parte con Andrea Pozzi di Wanda Wulz, un gruppo che ha comunque prodotto quattro ottimi album tra il 2012 e il 2020. Wanda Wulz navigava felicemente tra la musica elettronica dark wave e il pop industriale (sempre molto cupo). Musicalmente molto distante da Wanda Wulz, Liturgia del Piombo è piuttosto una formula audace che combina il meglio del rock progressivo heavy energico e del jazz avanguardista e disinibito, un post prog jazzy in un certo senso!
Ludovico ha la fortuna di essere un talentuoso polistrumentista. Può così dare libero sfogo a tutti i suoi desideri di suoni originali e trascrivere le idee e l'atmosfera del suo concept utilizzando gli strumenti che ritiene più appropriati. In questo caso, il clarinetto e l'organo sono gli elementi distintivi del suono voluto dal suo creatore.
Ho accennato poco prima a un discorso musicale energico ma anche pesante. Al di là dei temi vari, molto riusciti perché sempre molto melodici, è questa dimensione "potente" che fa la differenza e cattura l'ascoltatore perché c'è molta dinamica in questa musica che rimane sempre molto ariosa, il che fa una grande differenza per me. A volte abbandonando formule più elaborate ("pagine 84-168", "pagine 254-336", "pagine 594-666"), Ludovico non esita a divertirsi proponendo anche brani molto facilmente accessibili come nel caso del rilassante "pagine 336-419" o dell'irresistibile funk-rock "pagine 420-505" attraversato da un bel coro di pianoforte elettrico.
Lo sottolineo regolarmente, gli album 100% strumentali sono spesso esercizi impegnativi, ancora di più quando un solo musicista è al comando, ma per quanto riguarda questo Volume primo, non si può che rimanere estasiati di fronte alla ricchezza e all'interesse di queste otto tracce.
Un eccellente lavoro di alchimista in un certo senso!
Ancora una volta, questo album non beneficia né di un'etichetta né di un distributore, dagli almeno la possibilità che merita.
La tracklist :
La tracklist :
Si je compte bien, il s'agit du 13ème album pour cette formation originaire de Bologne. Au passage le groupe fêtera en 2027 ses trente années d'existence. ZU est un trio, à vocation essentiellement instrumentale, centré sur les explorations musicales de ses deux membres présents depuis les débuts du groupe, Luca Mai et Massimo Pupillo.
Le résultat est toujours aussi complexe et barré, à l'avant-garde de l'avant-garde ! Une musique qui explore les possibilités soniques de l'indus, du noisy, du free jazz et du métal. Sur la durée de l'album (80 minutes), l'écoute peut s'avérer goûteuse ou éprouvante. Tout cela dépend de votre fibre musicale et de votre résistance aux coups de boutoir. Au-delà d'une grande originalité, il faut reconnaître à cette musique un très fort pouvoir magnétique. Voilà, en tout cas, un album qui secoue sévère et qui réveille en ce début d'année.
Morceaux préférés : "Kether", "Hymn of the pearl".
Le groupe : Luca Mai (synthés, instrus. électroniques, saxophone), Massimo Pupillo (basse, guitare, synthés), Paolo Mongardi (batterie).
La tracklist :
Sortie le 6 janvier 2026 en formats CD et double LP vinyle
Label : House of Mythology
Lien écoute bandacmp : ZU Ferrum Sidereum
Le samedi 10 janvier 2026, je serai à la Médiathèque d'Issy-les-Moulineaux pour une conférence sur le rock progressif italien. SI vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir, cela se passe sous un format sympa de "café musical" de 16h00 à 17h30.
L'année 2025 aura été de nouveau prolifique pour le prog en provenance d'Italie. et une fois de plus, la quantité n'aura pas nui à la qualité, loin de là. Pour 2025 je retiens pas moins de 20 albums (un record depuis que ce blog existe) qui m'ont particulièrement plu avec des retours aussi emballants qu'inattendus (Aufkärung, Cervello, Tale Cue), des nouveaux arrivants talentueux (Phil Servini & The Mind Warp, RaraOvis) et enfin des confirmations rassurantes (Caravaggio, Tritop, Wilson Project). Tout cela pour dire que ce n'est pas demain la veille que le prog italien mettra la sourdine.
Cette sélection a été réalisée à partir d'une cinquantaine d'albums reçus et écoutés dont une quarantaine ont bénéficié d'une chronique dans ce blog. J'en profite au passage pour remercier les nombreux groupes et musiciens qui m'envoient directement leur CD (parfois leur vinyle !). Merci pour leur confiance. Enfin, les 20 albums qui suivent sont présentés sans ordre de préférence.
Sélection albums RPI 2025 / Selezione album RPI 2025
***
Aufklärung : Nell'idea di un tempo che
Caravaggio : We all we are
Celeste :Anima Animus
Cervello : Chaire
Daal : Decoding the emptiness
G.O.L.E.M. : Still Life (EP)
Hora Prima : 2
Il Segno del Comando : Sublimazione (live)
Limite Acque Sicure : Un'altra mano di carte
Elisa Montaldo : Looking back, moving forward
Nuova Era : 20.000 leghe sotto i mari
Diego Petrini : La materia del suono
Paola Tagliaferro e la compagnie dell' Es : Il suono delle sfere
Phil Selvini & The Mind Warp : T.E.T.R.U.S.
RaraOvis : ne sveleremo l'essenza
Runaway Totem (feat. AndromacA) : Metaphorm Tetraphirm
Submarine Silence : Atonement of a Former Sailor Turned Painter
Tale Cue : Eclipse of the midnight sun
Tritop : Tritop 120
Wilson Project : Atto Prima
Le groupe : Ivo Di Traglia (batterie), Pierfrancesco Di Pofi (claviers, Hammond, piano, synthés, chœurs), Francesco Caponera (guitares, chœurs,), Jacopo Tuzi (basse, guitare acoustique, chœurs), Mattia Fagiolo (chant lead), Iacopo Di Traglia (guitare classique).
+ Roberta Campoli, Annalaura Talpa, Eleonora Belfiore (chœurs féminins sur 4)
La tracklist :
1 - Rebuild nothing
2 - Master of drama
3 - Wanderlust
4 - Asymmetrical reflections of a restless heart
Voici le lien bandcamp du groupe pour écoute et achat : Tritop bandcamp
Après sa dissolution en 1974, laissant comme héritage musical un unique album, le singulier Melos, et après le décès de son chanteur Gianluigi Di Franco en 2005, le sort de la formation napolitaine Cervello semblait définitivement appartenir au passé. Certes en 2017, les survivants Corrado Rustici, Antonio Spagnolo et Giulio D'Ambrosio avaient fait revivre le nom et la légende du groupe le temps d'un concert au Japon. Un coffret live (CD + DVD) avait d'ailleurs été publié à suivre. Mais tout cela pouvait ressembler à ces multiples "revenez-y" qui maintiennent en vie, depuis maintenant plus de trente ans, les légions du rock, du hard rock et du rock progressif.
C'était sans compter avec la détermination de Corrado Rustici qui a décidé de ressortir les bandes enregistrées en 1973/1974 en vue d'un second disque qui n'a jamais vu le jour pour cause de séparation prématurée. Chaire est donc un album qui présente des compositions originales mises en valeur avec des arrangements actuels. Corrado Rustici étant passé maître dans l'art de la production, le résultat est assez incroyable car de manière étonnante et improbable, la musique du groupe garde le même pouvoir de fascination qu'il y a cinquante ans, peut être justement car ce ne sont pas des nouveaux morceaux mais bien des témoignages musicaux contemporains du premier album mis en lumière avec toujours la même cohésion instrumentale et la voix si évocatrice du regretté Gianluigi Di Franco Je vous le dis en un mot, le résultat est miraculeux. A l'instar du morceau phare "Templi Acherontei" posté en avant-première sur YT, tout l'album est fait de cet alliage entre la culture méditerranéenne (pour rappel le groupe est de Naples), la folie d'un prog désinhibé, parfois provocant, et les charges émotionnelles provoquées par des envolées oniriques touchant au sublime.
Le live de 1973 doit être pris comme une archive d'époque, d'une durée d'ailleurs très courte (27 minutes). Le son de l'enregistrement est assez brut, proche d'un bootleg de qualité moyenne. Il permet toutefois de retrouver le groupe en action, faisant preuve d'une énergie et d'une vitalité assez bluffantes, interprétant une set-list qui reprend les titres de Melos ainsi que l'inédit "Progressivo remoto", un instrumental déjà entendu lors du concert de 2017 à Tokyo.
On pourra éventuellement bloquer sur l'artwork flashy de la pochette mais pour ma part, je trouve que cette porte des étoiles de laquelle se déverse cette profusion de couleurs est plutôt bien vue. Quant au contenu musical, il faut bien admettre que la résurrection du groupe Cervello est plus que convaincante et que l'album studio Chaire, qui en est le corollaire et surtout la motivation principale, est une des palingénèses les plus réussies du petit monde du rock progressif italien.
Le groupe : Corrado Rustici (guitares, claviers, voix), Antonio Spagnolo (basse, guitare acoustique, voix), Giulio D'Ambrosio (flûte, saxophone, voix), Gianluigi Di Franco (chant lead), Roberto Portaon (batterie).
Tracklists CD 1 et CD 2 :
Chaire
1. Chaire - Hello
2. Templi Acherontei
3. La Seduzione di Chiaro Ulivo
4. Reina de Roca
5. Movalaide incl. Trasfigurazione
6. La Danza dei Guardiani
7. Chaire - Farewell
Live 1973 Pomigliano D'Arco
1. Intro
2. Canto del Capro
3. Scinsione
4. Euterpe
5. Melos
6. Progressivo Remoto
Sortie : le 5 décembre 2025
Label: Sony Music
Formats : CD, vinyle, digital
Fidèles lecteurs de ce blog, vous avez une nouvelle en avant première la présentation et la chronique d'un album qui sort le jour même. C'est pas beau ça !
Pourquoi cet album ne s’appelle pas Fistful of Planets 3 ? Après tout, c’est toujours Elisa Montaldo en solo. Il y a même des thèmes repris de Fistful of Planets 1 et 2 , alors !
Alors, le titre de ce quatrième album, looking back moving forward, donne la clé de cette énigme : regarder en arrière, aller de l’avant.
Derrière, il y a Fistful of Planets 1 (2015) et Fistful of Planets 2 (2021) mais aussi bien sûr Dévoiler (2020). Trois albums en dix ans, une décade, un cycle complet en quelque sorte. Mais surtout, une période pendant laquelle Elisa, l’artiste mais aussi la femme, a avancé dans son propre parcours de vie.
Dix ans après Fistful of Planets 1, elle a donc senti qu’il était temps d’aller de l’avant. Bien sût, cette étape cruciale ne s’est pas décidée en un déclic. Le doute, les hésitations, parfois même la perte de repères, font partie d’un cheminement naturel pour atteindre une sérénité perdue, peut-être même inconnue, et pour percevoir enfin distinctement la lumière d’une aube nouvelle. Ce jour nouveau est arrivé.
Ensuite, il faut décoder. Car Elisa procède toujours à sa manière, très personnelle, par petites touches. Ces quatorze vignettes musicales sont autant de traceurs émotionnels qui une fois écoutés, réécoutés, représentent un miroir à facettes multiples. Vous pouvez vous déplacer, changer votre angle de perception et ainsi discerner des ondes fluctuantes et des reflets mouvants. Il s’agit là d’une impression troublante poussée à son paroxysme avec les six capsules instrumentales qui forment la suite « The dreamcore bubble ».
Alors, je sais, vous allez me dire que je ne vous parle pas beaucoup musique dans cette chronique. Détrompez-vous. La musique ce sont des émotions, des sensations, des vibrations. C’est donc à vous d’aller à la découverte de cet album qui résonnera selon votre sensibilité. C’est sûrement ce qui explique que je suis très touché à titre personnel par « You’re with me » et « All di là delle idee ».
Mais comme je suis quand même bon prince, je vous propose de zoomer sur deux pièces hors norme à écouter en priorité. D’abord le magnifique motet profane « Alone or not » qui constitue une véritable cathédrale vocale formée par la voix émouvante d’Elisa à laquelle viennent se joindre les chœurs fournis par Francesco Ciapica enregistrés sur pas moins de seize pistes pour un résultat « just gorgeous ». Ensuite la chanson « Looking back – Moving Forward » avec le duo Elisa Montaldo – Barbara Rubin (et avec une fois encore Francesco Ciapica en renfort) au summum de ce qui peut se faire en matière de sensitivité.
J’espère vous avoir donner envie d’acquérir et d’écouter cet album alors ne rater pas ce rendez-vous que vous propose Elisa.
Les musiciens ;
Elisa Montaldo (chant, choeurs, piano, piano Rhodes, Roli Seaboard rise 2, claviers, synthés, autoharpe, flûte native américaine, flûte hulusi, mandoline, percussions africaines, ocarina, effets.
Musiciens invités : Mattias Olsson (batterie, percussions), Francesco Ciapica (chant), Barbara Rubin (chant et violon), Carmine Capasso (guitares, theremin, sitar), Giacomo Castellano (guitares électriques), Carlo Guardamagna (basse)
La tracklist :
1 - Raining solitude
2 - Still Floating / we didn’t waste time
3 - Alone or not (modern vampire)
4 - The Bunyan Effect
5 - You’re with me
6 - Al di là delle idee
7 - Northern Woods
"The Dreamcore bubble" (8 à 13)
8 - Out of the cold white desert
9 - 1941 the path
10 - Pastel markers
11 - 30 January
12 - Wesak (LoFi version)
13 - Watermelon in Easter hay
14 - Looking back, moving forward
Sortie le : 11 décembre 2025 (autoproduction)
Formats : CD édition limitée avec goodies (50 exemplaires), CD digipack, digital download
Écoute et commande du CD sur le lien bandcamp elisamontaldo
Le groupe : Euro Cristiani (batterie), Tavčar (guitares), Paolo Bassi (basse), Ilario Sfecci (chant).
La tracklist :
Label : Black Widow Records
Sortie : 15 novembre 2025
Disponible en formats physiques CD et LP vinyle
Le groupe : Silvio Masanotti (guitares, basse), Giovanni Porpora (claviers), Alessio Cobau (batterie), Laura Basla (chant).
La tracklist :
1. Voices from the past
2. The rage and the innocence
3. For gold and stones
4. Suntears
5. Gordon Sinclair
6. Tides
7. The cue
8. Lady M
9. We will be back once more
10. Vertigo
Sortie : 16 novembre 2025
Label: Freia
Le pseudonyme de LeoNero ne vous dit sans doute rien, le nom de Gianni Leone, déjà un peu plus. Mais si je vous dis Balletto di Bronzo, alors là oui, vous y êtes ! C'est d'ailleurs bien à ce même Gianni Leone, leader éphémère d'il Balletto di Bronzo, que l'on doit l'album culte Ys. Considéré comme un des chefs d’œuvre du prog italien, il portait pourtant en lui les germes de la mort du groupe. Car Gianni Leone, artiste fantasque s'il en est, après deux petites années (1971/1973) passées au sein de cette formation, allait entamer, juste après, une longue carrière solo chaotique parfois difficile à suivre sur la durée, le napolitain ayant pas mal bougé, passant d'un pays à un autre, tout en cultivant l'art de la transformation aussi bien pour ce qui concerne son aspect physique que pour son nom. Après avoir enregistré son premier disque solo (Vero, 1977) dans l'ambiance no-wave de New-York, il part sur la côte ouest des Etats-Unis. Trois ans plus tard, son second album est le fruit de sessions d'enregistrements dans des studios californiens. Il en résulte Monitor, qui sort en 1980, un disque plutôt bizarre comprenant une première face de cinq titres avec The Optical Band, en fait le groupe de power punk Plugz rebaptisé pour l'occasion, et une deuxième face de six titres du seul LeoNero aux prises avec ses machines (claviers et boîtes à rythmes).
Témoin et acteur d'une d'une époque où les avancées technologiques appliquées aux nouveaux instruments faisaient souffler un grand vent de modernité sur le monde de le musique, Gianni Leone en épouse totalement les modes musicales et... part dans tous les sens : new wave, synth pop, disco, délires électroniques, beats technoïdes, tout y passe !
Comme le propos de Monitor n'est absolument pas prog, je ne vais pas m'étaler sur la partie analyse musicale. Mais je vous incite par contre à jeter une oreille attentive à cet album car au milieu de quelques bizarreries et autres moments bien barrés qui ont quand même plutôt mal vieillis ("Volpe Orbot", "No, no, no, no" par exemple"), le génie de Gianni Leone transparaît à de nombreuses reprises. L'homme fait tout sauf n'importe quoi. De manière générale la face A (pistes 1 à 6 pour le CD) est assez impressionnante, et même si l'on est le plus souvent loin du rock progressif d'Il Balletto di Bronzo, certains titres comme "Strada" ne nous étonnent pas tant que cela quand on connaît bien Gianni Leone et sa furiosa légendaire. Il y a également une reprise d'un morceau des Grass Roots, "Piangi con me",
une chanson qui avait été interprétée en Italie, à la fin des années 60,
par The Rokes (un groupe anglais qui a fait toute sa carrière en
Italie). Savourez aussi la sucrerie acide "Il nuovo mondo", c'est assez addictif dans le genre ! Détendez-vous même avec "Abat-jour" et son rythme chaloupé de bossa-nova. Enfin écoutez la version dance de "Tell me why", replacez-vous dans le contexte de l'époque, et dites moi si cela n'aurait pas dû faire un bon petit tube !
A noter que la réédition Black Widow propose un titre en plus avec The Optical Band, "LeoNero Mesa Beat", qui n'était pas sur la face A du vinyle ainsi que quatre titres en bonus.
Côté formats, Black Widow Records fait bien les choses comme toujours. Vous avez donc le choix entre le CD avec un livret de 20 pages, le LP vinyle en édition standard ou le LP vinyle en édition limitée (100 copies) acompagné d'un 2ème disque avec quatre titres en plus, du CD et illustré d'une couverture différente signée Nik Guerra.
Bien sûr, à quarante cinq années d'écart, Monitor peut être légitimement pris comme une curiosité mais si vous voulez mieux connaître cet artiste protéiforme qu'est Gianni Leone, alors cet album constitue une clé de compréhension indispensable.
| 1 | Strada | ||||||||
| 2 | Segmento | ||||||||
| 3 | Piangi con me | ||||||||
| 4 | Optical Surf Beat | ||||||||
| 5 | Anaconda | ||||||||
| 6 | LeoNero messa Beat | ||||||||
| 7 | Volpe Robot | ||||||||
| 8 | Il nuovo mondo | ||||||||
| 9 | No, no, no, no | ||||||||
| 10 | Tell me why | ||||||||
| 11 | Abat-jour | ||||||||
| 12 | Ne' ieri ne' domani | ||||||||
| 13 | Tell me why (bonus- second version) | ||||||||
| 14 | Il nuovo mondo (bonus- re-edit) | ||||||||
| 15 | Stanchiamoci insieme (bonus) | ||||||||
| 16 | Un'eccitazione nuova (bonus) |
Runaway Totem
Roberto Gottardi (Cahal de Betel) : guitares, synth guitar, synth Stellar, claviers, percussions, theremin, vocaux.