ROCK PROGRESSIF ITALIEN
le blog de Louis de Ny
jeudi 28 mai 2026
Delirium : Sesta strada lungo il tempo
mercredi 13 mai 2026
Celeste : Prince of one day
Voilà qui change beaucoup les choses. Car Celeste développe une musique avant tout soft basée sur les claviers, le piano bien sûr le plus souvent associé au mellotron. L’ambiance générale est très pastorale, à l’instar du bucolique "Far white halo". Les atmosphères délicates, se rapprochent parfois d’Errata Corrige. Les percussions sont minimalistes mais toujours judicieuses.
Ce qui distingue également Celeste, c'est cette capacité à développer des parties instrumentales sur quasiment chaque morceau, comme sur le très réussi « Ancient fables » ou encore sur "The great island" qui termine par un solo de Leonardo Lagorio à l'Arp Odyssey. "Games in the night" (Giochi nella notte) marque toujours autant par son élégance que par son originalité, évoquant un Maxophone entièrement acoustique.
La tracklist :
1. Prince of one day (Principe di un giorno)
2. Ancient fables (Favole antiche)
3. Eftus (Eftus)
4. Games in the night (Giochi nella notte)
5. The great island (La grande isola)
6. Far white halo (La danza del fato)
7. The merchant (L'imbroglio)
Label : Inner garden Records
Lion bandcamp : Celeste "Prince of one day"
jeudi 7 mai 2026
Alessandro Seravalle : Quaderni
Que le véhicule utilisé soit Garden Wall, Officina F.lli Seravalle ou encore Qohelet, l'artiste derrière est toujours le même, Alessandro Seravalle.
Pour ce dernier projet audio en date, Alessandro maîtrise tous les compartiments de la création. La musique est composée par lui. Les instruments sont joués par lui et les textes ont été écrits par lui !
La genèse de ce travail date de 2022. Alessandro a contribué à une émission de la RAI, La voce di
Calliope , en fournissant des poèmes qui ont été lus par la comédienne Marzia Postogna.
En réécoutant le podcast de l'émission, Alessandro a eu l'idée d'aller plus loin et de transformer cette performance en un projet musical avec à nouveau la participation de Marzia Postogna pour les parties récitées.
Le résultat est comme toujours avec Alessandro Seravalle, surprenant et intrigant.
Nous pouvons classer les morceaux en trois catégories.
Il y a d'abord ceux qui sont à la fois expérimentaux, noisy et étranges, comme "Bambino", Saggezza vegetale.
Ensuite, il y a ceux qui sont atonaux et déstructurés, proches de la musique concrète, comme "Ancora zwischen Dasein ", "Pachea a Sarvignan " "Skepsis".
Enfin, il y a ceux qui ressemblent à des flux sonores cosmiques, si tant est que l'on ait une idée d'à quoi ressemblent les sons de l'espace. Dans cette dernière catégorie on trouve "Arbui ta fumata" et "Io ?".
Dans tous les cas, comprenez bien que l'univers d'Alessandro n'est pas le votre sauf à ce que vous veniez d'un monde hostile où les bruits sont automatiquement sinistres et angoissants, et les sons froids et implacablement pénétrants.
Pour ne pas sortir de cette écoute irrémédiablement déprimé et neurasthénique, je vous conseille de vous concentrer sur "Io ?" duquel se dégage un semblant d'humanité sans doute grâce aux sonorités finalement presque rassurantes de la guitare baryton, du piano et de l'orgue. Ce morceau est d'ailleurs passionnant de bout en bout.
Gian Pietro Seravalle : rythmes sur "Arbui ta fumata"
Marzia Postogna : voix récitante
La tracklist :
- Bambino
- Ancora zwischen Dasein
- Pachea a Sarvignan
- Saggezza vegetale
- Arbui ta fumata (Bassa Friulana)
- Skepsis
- Io ?
Label : Lizard Records
vendredi 1 mai 2026
Gianmaria Zanier : Diario di bordo
Les notes du booklet sont très explicites sur son projet musical. On comprend ainsi qu'il a lentement muri et alimenté ce journal de bord, comme il l'appelle, sur une durée de vingt cinq ans. Il y a eu incontestablement une montée en puissance au cours des dernières années, résultant en grande partie de ses collaborations avec les groupes Phoenix Again et Osanna avec lesquels il a d'ailleurs enregistré des performances live présentées sur ce disque.
Même si la liste des musiciens jouant sur cet album est assez étoffée (avec au passage quelques noms prestigieux), il est facile de remarquer que Gianmaria s'est réellement impliqué dans cet album puisqu'il est l'unique compositeur de la musique mais aussi qu'il en est le principal interprète multi-instrumentiste. Il ne s'agit donc pas d'une lubie musicale d'un amateur qui a voulu se faire plaisir mais bien du travail artistique sérieux d'un musicien confirmé qui est passé de l'autre côté de la barrière.
Le très bel interlude, proche d'une illustration musicale pour le cinéma italien des années cinquante, sert de césure avant d'entamer la deuxième partie de l'album, qui est plus orientée rock progressif. Les morceaux sont variés, instrumentaux et prioritairement basés sur des structures jouées à la guitare électrique ou acoustique. Mais il y a aussi des compositions pensées pour les claviers comme "Tentativo di fuga" ou "Virus".
En tout cas, avec ce CD, Gianmaria démontre tout le bon sens de l'adage "On est jamais mieux servi que par soi-même".
Les musiciens :
Gianmaria Zanier:
voix, guitare acoustique, guitare classique, guitare 12 cordes, piano, piano électrique Fender Rhodes et Wurlitzer, synthétiseurs, orgue,
clavinet, basse (20).
Gigi Venegoni:
guitare acoustique, guitare électrique.
Piero Mortara: piano électrique et synthé (2), accordéon (8)
Sergio Lorandi:
basse électrique (2), guitare électrique (15, 17)
Silvano Silva: batterie (2)
Phoenix Again band (6)
Osanna band (7)
Fabio Del Torchio: basse électrique
Egidio Perduca:
guitare électrique guitare acoustique, basse, claviers pour les pistes 1, 4 et 5, guitare électrique pour les pistes 9, 12, 19 e
20
Alfredo Ponissi: saxophone et flûte (8)
Stefano Pastor: violon (8)
Fabrizio Ugas: guitare classique (8)
Stefano Nozzoli:
Piano (8), piano électrique Wurlitzer (9), piano et orgue (13, 14), orgue et synthé (22)
Noemi Mazzoni: violon (13, 14)
La tracklist :
01. Il punto della situazione
02. Energia nuova da bruciare
03. Amare... Soffrire... Gioire...
04. Nel bene e nel male
05. Rinascendo ora per ora
06. Amare... Soffrire... Gioire... (feat. Phoenix Again)
07. Energia nuova da bruciare (feat. Osanna)
08. Interludio
09. Il prezzo da pagare
10. A.P.S.
11. Tutto sommato, va bene così...
12. In continuo movimento
13. Stile libero (parte 1)
14. Stile libero (parte 2)
15. Outsider (Prologo)
16. Tentativo di fuga
17. Outsider (Epilogo)
18. Ombre cinesi
19. Catarsi (Parte 1)
20. Uscita di sicurezza - Catarsi (Parte 2)
21. Virus
22. Energia nuova da bruciare (ripresa strumentale)
Sortie : 2025
Label: G.T. Music
vendredi 24 avril 2026
Reale Accademia di Musica : Da che tempo è tempo
Pour l'occasion, il s'est entouré de Fabio Liberatore aux claviers, d'Elio Volpini à la basse et de regretté Walter Martino à la batterie, décédé peu après l'enregistrement.
Label : M.P. & Records
Distribution : G.T. Music
samedi 4 avril 2026
Alessandro Corvaglia : Out of the Gate (trad. IT)
Nel corso degli anni (2006-2020), Alessandro si è preso il tempo di accumulare il proprio materiale musicale. Out of the Gate non è quindi un caso, ma il frutto di una lunga gestazione. Il risultato, di grande successo, lo dimostra ampiamente.
Alessandro ha creato un album raffinato che riflette il suo stile personale. Tutte le sue influenze sono chiaramente presenti, a partire dai Marillion di Fish, ma anche i lavori solisti di Fish ("Promised Land", "White Ghosts"). Alessandro è stato il cantante dei Mr. Punch per anni per un motivo! Ma in questo album avremo anche l'opportunità di incontrare l'ombra dei Genesis ("The Night of the Eyes") o, più inaspettatamente, quella degli Unitopia ("Preaching on Line"). Nulla di veramente sorprendente per chi conosce l'artista. Tuttavia, la presenza di Gordon Giltrap in due brani, tra cui l'inedito "12 Towers" dedicato ad Alessandro, è molto più inaspettata ma assolutamente affascinante, e si amalgama perfettamente con il tutto. Siamo, ovviamente, piuttosto lontani dal prog italiano classico; solo "Where Have I Been?" potrebbe facilmente essere confuso con esso, con le sue voci italiane. Non è questo il caso, il che non impedisce a questo brano sobrio, punteggiato dall'etereo flauto di Raffaela Izzo, di essere comunque magnifico.
La lunga lista di musicisti che hanno accompagnato Alessandro in questo progetto a lungo termine dimostra anche quanto sia stimato all'interno della comunità RPI. Come potrebbe essere altrimenti? Alessandro è un artista così caloroso, sensibile e coinvolgente. In questo senso, "Vision", presentata in un formato molto essenziale e sobrio, illuminata dalla voce eterea di Raffaella Izzo a supporto di quella di Alessandro, è forse il brano che meglio cattura l'essenza di Alessandro. Questo brano è di Peter Hammill ed è tratto dall'album *Fool's Mate*.
*Out of the Gate* non è un album solo per gli appassionati di prog italiano. È un disco universalmente apprezzato e, al contrario, ha tutto per piacere a un vasto pubblico. Se siete veri amanti del prog, troverete sicuramente qualcosa di vostro gradimento, quindi non perdetelo!
I musicisti presenti in questo album: Alessandro Corvaglia, Martin Grice (sax, 1), Andrea Orlando, Mark Cunningham, Marcella Arganese, Daniele Sollo, Stefano Avigliana, Emanuele Telli, Dariush Hakim, Ettore Mazzarini, Massimo Moscatelli, Filippo Bagnoli, Maurizio Fiaschi, Mauro Sabbione, Matteo Nahum, Raffaella Izzo (voce, flauti), Cesareo, Gordon Giltrap.
L'Ombra della Sera : Segreti nel nero (album)
La Tracklist :
1. Albert e L'Uomo Nero2. Gamma
3. Ritratto di Donna Velata
4. Fantastic Fly (Racconti Fantastici)
5. A Come Andromeda
6. La Traccia Verde
7. La Ballata Di Carini (L'Amaro Caso della Baronessa di Carini)
8. Le Venti Giornate di Torino
- I - introduzione
- II - titoli di testa
- III - insonia collettiva
- IV - segreti nel nero
- V - tema di Clotilde
- VI - statue in movimento
- VII - segreti nel nero (ripresa)
- VIII - titoli di coda
10. A Blue Shadow (Ho Incontrato un'Ombra)
Sortie : 29 mars 2026
Label : Black Widow Records
Formats CD et vinyle double LP
mercredi 1 avril 2026
ExpiatoriA & Il Segno del Comando : Voci Notturne
Notons au passage que tout ce petit monde a pris son temps pour élaborer ce disque, les enregistrements s'étant déroulés sur une période de deux ans, entre 2023 et 2025.
Les musiciens :
ll Segno del Comando : Diego Banchero (basse), Riccardo Morello (chant), Davide Bruzzi (guitares et claviers), Roberto Lucanato (guitares), Beppi Menozzi (claviers), Paolo Serboli (batterie)
Arrangements: Il Segno del Comando
Orchestrations: Davide Bruzzi
La tracklist :
- Emily (ExpiatoriA)
- Sublicius (ExpiatoriA)
- La canzone di Lady Valover (ExpiatoriA)
- Le due vie (Il Segno del Comando)
- Il crittogramma (Il Segno del Comando)
- Litania per Emily e Giacomo (Il Segno del Comando)
- Egregoro (Il Segno del Comando)
Label : Black Widow Records
Sortie : mars 2026
Disponible en formats digital et physique
Formats physiques : CD, vinyle et vinyle édition limitée incluant le livre "Voci notturne - Il magico mondo di Pupi Avati" écrit par Andrea Scarabelli.
Lien bandcamp pour écoute : https://expiatoria-official.bandcamp.com/album/voci-notturne
mardi 24 mars 2026
L'ombra della Sera : Segreti nel nero (concert)
Évènement exceptionnel : présentation du nouvel album de l'Ombra della Sera le dimanche 29 mars à Genova.
On y sera !
L'ombra della Sera : Fabio Zuffanti, Agostino Macor, Andrea Orlando, Martin Grice, Alessandro Corvaglia.
L'album Segreti nel nero :
lundi 9 mars 2026
Hunka Munka : Demoni e Dei
Hunka Munka : Roberto Carlotto (claviers et chant), Joey Mauro (claviers, Minimoog, programmation, chœurs)
Les musiciens : Marcantonio Quinto (batterie et percussions), Gianluca Quinto (guitares), Andrea Arcangeli (basse), Barbara Rubin (violon, chœurs), Tony Minerba (choeurs), Andrea Rinaldi (guitare solo sur 3).
La trackist :
1 - Addio dolce edel
2 - Ossessioni
3 – Cavalli alati
4 – Justine
5 - L'Aeroplano d'argento
6 - Cattedrali di bambù
7 – Nati sotto una stella solitaria
8 – La vendetta degli Dei
9 – E lo chiami vivere
10 - Una tranquillità apparente - Il comico triste
11 - Demoni
12 - Danza macabra
Label et distribution :
www.mprecords.it
www.gtmusic.it
mercredi 18 février 2026
Diaspro
Diaspro est un projet solo créé au départ par Marcello Chiaraluce qui a finalement trouvé plus intéressant d'exprimer ses compositions au sein d'un groupe de musiciens.
Le concept parle de quelqu'un qui part à la recherche d'un amour perdu. Au fur et à mesure de ses pérégrinations, il s'ensuit toute une série de découvertes de lieux bizarres (une cité souterraine sans ombre, un tunnel noir, une gare où les gens attendent des trains qui n'arrivent jamais) et de rencontres avec des animaux inattendus dont un chien aux yeux bleus et un ours à la fourrure rouge, ce qui nous donne évidemment la clé de l'artwork ornant la couverture du CD.
1er constat : cet album est étonnamment court, à peine plus de 30 minutes, mais en même temps je trouve cela presque rassurant. C'est d'autant plus surprenant que le CD déroule ses onze pistes avec autant d'ambiances différentes. On a vraiment l'impression d'avoir affaire à une succession de petits tableaux.
Après un instrumental d'entrée très baroque qui fait un gros clin d’œil au Premiata Forniera Marconi de Per un amico, on passe aux choses sérieuses. Le ton d'ensemble est enlevé, plutôt rock avec quelques beaux moments hard prog (le final de "Piccola stazione" à l'orgue) voire proches du prog metal ("Per salire su" après la samba !). "Salto in alto" est évidemment un peu à part avec son violon plaintif mais le sujet est traité avec une grande retenue et c'est assez émouvant à écouter. De manière générale, les influences du Banco actuel et de la PFM (dans une incarnation plus contemporaine cette fois) sont sous-jacentes mais aisément identifiables. Elles ressortent à plusieurs reprises jusqu'à "inferno" qui est un beau mélange de Fabrizio De Andre et de la PFM.
Le groupe : Dante Campora (chant), Marcello Chiaraluce (guitares), Giovanni Giordano (guitares), Andrea Manuelli (claviers), Bruce Muirhead (basse), Luca Grosso (batterie)
Musicien additionnel : Matteo Ferrario (violon)
La trackist :
01. Introduction 02:05
02. Piccola stazione 07:47
03. Verso la citta grande 03:38
04. Salto in alto 02:47
05. Per salire su 03:20
06. Piano rialzato 02:24
07. Verso la tana di Gelso 04:10
08. Totem 00:49
09. Gelso 00:46
10. Inferno 00:56
11. Senza di me 01:30
Voici les liens indispensables pour écouter la musique de Diaspro et surtout l'acheter :
Bandcamp DiasproYouTube
vendredi 30 janvier 2026
I Sincopatici : La corazzata Potëmkin
Le projet qui les réunit sous la bannière I Sincopatici a pour objectif de réaliser de nouvelles illustrations musicales pour accompagner le visionnage des vieux films du cinéma muet. Depuis une dizaine d'années qu'il existe, le collectif a déjà ainsi travaillé sur des bandes sonores pour Nosferatu, Metropolis, The cabinet of Dr Caligari et dernièrement L'inferno (un film de 1911 !) qui a fait l’objet de la sortie d'un premier album en 2024 intitulé Decimo cerchio.
Comme le veut ce type d'exercice, la musique a été enregistrée directement en visionnant les images du film. Dans cette optique, l'expérience inversée et optimisée veut que l'on regarde le film tout en écoutant cette bande musicale spécialement créée pour cela. Mais je vous rassure, les 40 minutes du CD s'écoutent très bien en situation audio uniquement. La qualité d'écriture des cinq thèmes permet cela. Car il est évident que nous avons affaire à une musique qui a bénéficié d'un processus de composition soigné, élaboré par des musiciens rodés à ce genre d'exercice. A titre d'illustration de mon propos, je vous suggère d'écouter de manière isolée le 4ème mouvement "The Odessa steps". Nous avons indéniablement affaire à de la grande et de la belle musique, qui présente effectivement un aspect cinématographique évident. C'est même, en l'espèce, assez prenant.
Le groupe : Francesca Badalini (piano, guitare électrique), Silvia Maffeis (violon), Andrea Grumelli (basse fretless), Teo Ravelli (batterie).
La tracklist :
1- Men and maggots
2- Drama on the deck
3- Dead man calls for justice
4- The Odessa steps
5- One against all
Liens social medias :
https://www.facebook.com/I.Sincopatici/
https://www.instagram.com/I.Sincopatici/
https://isincopatici.bandcamp.com/album/la-corazzata-pot-mkin
jeudi 29 janvier 2026
Podcast "Le cinéma de genre italien - ses compositeurs et ses BO de 1964 à 1984"
Sur British Connection, cette semaine : une émission spéciale pour la présentation de mon dernier livre, "Le Cinéma de genre italien comme vous ne l'avez jamais entendu !,ses compositeurs et ses B.O. de 1964 à 1984".
Et en plus je vous ai sélectionné 3 superbes BO
Voici le lien direct du podcast :https://archive.org/details/louis-de-ny
mardi 27 janvier 2026
Paolo Pagliari : Through the eyes of a child
Les paroles de cet album (présentées an italien et en français en plus de l'anglais utilisé par le chant) sont plutôt centrées sur les premières étapes d'une vie enfantine avec les découvertes originelles, les sensations primitives, mais aussi les premières interrogations existentielles. Son concepteur y fait ressentir une grande implication personnelle proche de l'expérience autobiographique. Il nous invite à le rejoindre dans son vécu le plus intime évoquant plusieurs perceptions ressenties en tant qu'enfant. L'artiste dont il est question s'appelle donc Paolo Pagliari, un musicien déjà rencontré à l'occasion de mes précédentes présentations des deux albums du groupe de l'ami Gabriel Kiss, The Old Castle, Storie nascote (2001) et Wistful (2022). Alberto Quacquarini, le batteur de la même formation, est d'ailleurs aussi impliqué dans le projet de Paolo Pagliari.
C'est sans doute ce que explique que la gestation de ce premier album solo de Paolo Pagliari se soit étalée sur une dizaine d'années. Il représente donc un aboutissement artistique pour son créateur. Musicalement, Paolo Pagliari a avant tout privilégié le beau avec une ton général excessivement doux et mélodieux qui m'amène à vous parler d'une pop prog très élégante, frisant parfois le meilleur néo prog, avec des élans symphoniques qui ressortent ponctuellement. Dix pistes nous sont ainsi proposées avec sept chansons et trois instrumentaux.
Les musiciens : Paolo Pagliari (chant, guitares électriques et acoustiques, basse, percussions, claviers), Alberto Quacquarini (batterie)
Invités : Sandrine Derouet (chœurs sur 7), Leandro Pagliari (tambourin sur 8), Doryan Pagliari (chœurs sur 2), Wilson Pagliari (narrateur sur 6), Luca Vittori (chœurs sur 3 et 10), Irene Vittori (chœurs sur 10), Silvia Marques (chœurs sur 2), + chœurs d'enfants sur 2.
La tracklist :
- So begins ...
- Stars in your eyes
- Father's words
- Watching through the window on a melancholic rainy day
- Hold on !
- Lune de mer
- In the shelter of your eyes
- Camel escape
- Memory box
- Light in the night
samedi 17 janvier 2026
Liturgia del Piombo : Volume primo (Trad. IT)
Ecco dunque Liturgia del Piombo, il nuovo progetto solista di Ludovico Maggi Padovan. Il nome non è stato scelto a caso, dato il suo significato pesante. Evoca direttamente questa pratica divinatoria che consiste nel versare piombo fuso nell'acqua e nell'interpretarne i segni, la molibdomanzia in un linguaggio erudito. Ma si riferisce anche, naturalmente, a quel periodo buio dell'Italia che ha visto un accumularsi di azioni terroristiche, omicidi, ma anche intrighi politici e corruzione di ogni genere, con una serie di drammi che sono rimasti a lungo nella memoria collettiva.
Ludovico Maggi non è un neofita, tutt'altro, poiché in precedenza ha fatto parte con Andrea Pozzi di Wanda Wulz, un gruppo che ha comunque prodotto quattro ottimi album tra il 2012 e il 2020. Wanda Wulz navigava felicemente tra la musica elettronica dark wave e il pop industriale (sempre molto cupo). Musicalmente molto distante da Wanda Wulz, Liturgia del Piombo è piuttosto una formula audace che combina il meglio del rock progressivo heavy energico e del jazz avanguardista e disinibito, un post prog jazzy in un certo senso!
Ludovico ha la fortuna di essere un talentuoso polistrumentista. Può così dare libero sfogo a tutti i suoi desideri di suoni originali e trascrivere le idee e l'atmosfera del suo concept utilizzando gli strumenti che ritiene più appropriati. In questo caso, il clarinetto e l'organo sono gli elementi distintivi del suono voluto dal suo creatore.
Ho accennato poco prima a un discorso musicale energico ma anche pesante. Al di là dei temi vari, molto riusciti perché sempre molto melodici, è questa dimensione "potente" che fa la differenza e cattura l'ascoltatore perché c'è molta dinamica in questa musica che rimane sempre molto ariosa, il che fa una grande differenza per me. A volte abbandonando formule più elaborate ("pagine 84-168", "pagine 254-336", "pagine 594-666"), Ludovico non esita a divertirsi proponendo anche brani molto facilmente accessibili come nel caso del rilassante "pagine 336-419" o dell'irresistibile funk-rock "pagine 420-505" attraversato da un bel coro di pianoforte elettrico.
Lo sottolineo regolarmente, gli album 100% strumentali sono spesso esercizi impegnativi, ancora di più quando un solo musicista è al comando, ma per quanto riguarda questo Volume primo, non si può che rimanere estasiati di fronte alla ricchezza e all'interesse di queste otto tracce.
Un eccellente lavoro di alchimista in un certo senso!
Ancora una volta, questo album non beneficia né di un'etichetta né di un distributore, dagli almeno la possibilità che merita.
La tracklist :
- Pagine 1-83
- Pagine 84-168
- Pagine 169-253
- Pagine 254-336
- Pagine 336-419
- Pagine 420-505
- Pagine 506-593
- Pagine 594-666
Liturgia del Piombo : Volume primo
Ludovico Maggi n'est pas un néophyte, loin de là puisqu'il a précédemment fait partie avec Andrea Pozzi de Wanda Wulz , un groupe qui a quand même accouché de quatre très bons albums entre 2012 et 2020. Wanda Wulz naviguait avec bonheur entre musique électronique tendance dark wave et pop indus (toujours très sombre). Très éloigné musicalement de Wanda Wulz, Liturgia di Piombo serait plutôt une formule audacieuse combinant le meilleur du rock progressif heavy énergique et du jazz décomplexé avant-gardiste, un post prog jazzy en quelque sorte !
Ludovico a la chance d'être un multi-instrumentiste de talent. Il peut ainsi laisser libre cours à toutes ses envies de sonorités originales et retranscrire les idées et l'ambiance de son concept en utilisant les instruments qu'il pense les plus appropriés. En l’occurrence, la clarinette et l'orgue sont ici les éléments distinctifs du son voulu par son créateur.
La tracklist :
- Pagine 1-83
- Pagine 84-168
- Pagine 169-253
- Pagine 254-336
- Pagine 336-419
- Pagine 420-505
- Pagine 506-593
- Pagine 594-666
mardi 13 janvier 2026
ZU : Ferrum Sidereum
Si je compte bien, il s'agit du 13ème album pour cette formation originaire de Bologne. Au passage le groupe fêtera en 2027 ses trente années d'existence. ZU est un trio, à vocation essentiellement instrumentale, centré sur les explorations musicales de ses deux membres présents depuis les débuts du groupe, Luca Mai et Massimo Pupillo.
Le résultat est toujours aussi complexe et barré, à l'avant-garde de l'avant-garde ! Une musique qui explore les possibilités soniques de l'indus, du noisy, du free jazz et du métal. Sur la durée de l'album (80 minutes), l'écoute peut s'avérer goûteuse ou éprouvante. Tout cela dépend de votre fibre musicale et de votre résistance aux coups de boutoir. Au-delà d'une grande originalité, il faut reconnaître à cette musique un très fort pouvoir magnétique. Voilà, en tout cas, un album qui secoue sévère et qui réveille en ce début d'année.
Morceaux préférés : "Kether", "Hymn of the pearl".
Le groupe : Luca Mai (synthés, instrus. électroniques, saxophone), Massimo Pupillo (basse, guitare, synthés), Paolo Mongardi (batterie).
La tracklist :
- Charagma
- Golgotha
- Kether
- A.I. Hive Mind
- La donna vestita di sole
- Pleroma
- Fuoco Saturnio
- The celestial bull and the white lady
- Hymn of the pearl
- Perseidi
- Ferrum sidereum
Sortie le 6 janvier 2026 en formats CD et double LP vinyle
Label : House of Mythology
Lien écoute bandacmp : ZU Ferrum Sidereum
dimanche 4 janvier 2026
Conférence Rock Progressif Italien le 10 janvier 2026
Le samedi 10 janvier 2026, je serai à la Médiathèque d'Issy-les-Moulineaux pour une conférence sur le rock progressif italien. SI vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir, cela se passe sous un format sympa de "café musical" de 16h00 à 17h30.
jeudi 1 janvier 2026
Edito du Nouvel An et Bonne Année 2026 (+ Trad. IT)
En ce début d’année 2026, qui marque déjà un quart révolu du vingt-et-unième siècle, somme- nous encore une civilisation qui s’améliore intellectuellement, qui apprend à développer une pensée structurée et crée pour le plaisir d’atteindre la beauté, de toucher au sublime ?
Je ne le crois pas.
D’un côté, nous avons la société du n’importe quoi. Aujourd'hui, n’importe qui s’auto-proclame spécialiste, expert, artiste, penseur, critique. Plus besoin d’études fastidieuses (et fatigantes), de longs apprentissages, de passations d’expériences et de partages de connaissances, car des vecteurs de communications très pratiques et peu regardant en termes de compétences, servent désormais d’abreuvoirs idéologiques aux masses. Les plateaux télé et radio déversent à longueur de journées les affirmations en forme de diktats des représentants serviles des pouvoirs et le verbiage vide des « sachants ». Les réseaux sociaux permettent aux esprits les plus embrumés de s’affirmer comme des tenants de la bien pensance et aux philosopheurs bancales anonymes de s’ériger en donneurs de leçons. Lire les posts sur les pages FB et Insta s’apparente à un vrai festival de la connerie humaine.
De l’autre côté, l’IA est arrivée, omnisciente, omniprésente, partout ! Là où ce formidable outil aurait dû être utilisé et concentré sur des applications permettant l’amélioration de nos conditions de vie (la recherche médicale par exemple), l’homme a décidé de s’en servir pour penser moins, réfléchir moins, gagner de l’argent plus vite, atteindre le succès sans effort. Le phénomène de l’IA n’est pas une vague, même pas un tsunami, c’est un reset autant inexorable que fatal pour l’humanité. L’IA est une technologie absolue et dominatrice qui va raser, effacer progressivement tout ce qu’il y avait avant, tout ce que l’homme avait mis des siècles à bâtir et à créer lentement. Mais surtout l’IA va instaurer l’obscurcissement de la pensée, la négation de la réflexion et la disparition de la création. L’homme apprenait grâce à ses erreurs si nécessaires pour évoluer et faire mieux, l’homme trouvait ses ressources pour créer un monde meilleur et plus beau dans son imaginaire. L’IA va amputer l’homme de ce qui en faisait un être capable d’interférer sur son processus évolutif et de développer une conscience.
L’IA annonce l’ère de l’homme diminué. L’IA et l’ultracrépidarianisme sont les maux de notre époque, les ferments de l’inéluctable crépuscule des lumières.
All'inizio di questo 2026, che segna già un quarto del XXI secolo, siamo ancora una civiltà che migliora intellettualmente, che impara a sviluppare un pensiero strutturato e crea per il piacere di raggiungere la bellezza, di toccare il sublime?
Non credo.
Da un lato, abbiamo la società del “tutto vale”. Oggi chiunque si autoproclama specialista, esperto, artista, pensatore, critico. Non c'è più bisogno di studi noiosi (e faticosi), di lunghi apprendistati, di trasmissione di esperienze e condivisione di conoscenze, perché vettori di comunicazione molto pratici e poco esigenti in termini di competenze servono ormai da abbeveratoi ideologici per le masse. I programmi televisivi e radiofonici riversano tutto il giorno affermazioni sotto forma di diktat dei rappresentanti servili del potere e le chiacchiere vuote dei “sapienti”. I social network consentono alle menti più confuse di affermarsi come sostenitori del pensiero corretto e ai filosofeggianti anonimi e traballanti di ergersi a dispensatori di lezioni. Leggere i post sulle pagine Facebook e Instagram è come assistere a un vero e proprio festival della stupidità umana.
Dall'altra parte, è arrivata l'IA, onnisciente, onnipresente, ovunque! Laddove questo formidabile strumento avrebbe dovuto essere utilizzato e concentrato su applicazioni che consentissero il miglioramento delle nostre condizioni di vita (la ricerca medica, ad esempio), l'uomo ha deciso di utilizzarlo per pensare meno, riflettere meno, guadagnare denaro più velocemente, raggiungere il successo senza sforzo. Il fenomeno dell'IA non è un'onda, nemmeno uno tsunami, è un reset tanto inesorabile quanto fatale per l'umanità. L'IA è una tecnologia assoluta e dominante che radere al suolo, cancellando progressivamente tutto ciò che c'era prima, tutto ciò che l'uomo aveva impiegato secoli a costruire e creare lentamente. Ma soprattutto l'IA porterà all'oscuramento del pensiero, alla negazione della riflessione e alla scomparsa della creazione. L'uomo imparava grazie ai suoi errori, così necessari per evolversi e migliorare, l'uomo trovava le risorse per creare un mondo migliore e più bello nella sua immaginazione.
lundi 29 décembre 2025
Sélection albums RPI 2025 / Selezione album RPI 2025
L'année 2025 aura été de nouveau prolifique pour le prog en provenance d'Italie. et une fois de plus, la quantité n'aura pas nui à la qualité, loin de là. Pour 2025 je retiens pas moins de 20 albums (un record depuis que ce blog existe) qui m'ont particulièrement plu avec des retours aussi emballants qu'inattendus (Aufkärung, Cervello, Tale Cue), des nouveaux arrivants talentueux (Phil Servini & The Mind Warp, RaraOvis) et enfin des confirmations rassurantes (Caravaggio, Tritop, Wilson Project). Tout cela pour dire que ce n'est pas demain la veille que le prog italien mettra la sourdine.
Cette sélection a été réalisée à partir d'une cinquantaine d'albums reçus et écoutés dont une quarantaine ont bénéficié d'une chronique dans ce blog. J'en profite au passage pour remercier les nombreux groupes et musiciens qui m'envoient directement leur CD (parfois leur vinyle !). Merci pour leur confiance. Enfin, les 20 albums qui suivent sont présentés sans ordre de préférence.
Sélection albums RPI 2025 / Selezione album RPI 2025
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Aufklärung : Nell'idea di un tempo che
Caravaggio : We all we are
Celeste :Anima Animus
Cervello : Chaire
Daal : Decoding the emptiness
G.O.L.E.M. : Still Life (EP)
Hora Prima : 2
Il Segno del Comando : Sublimazione (live)
Limite Acque Sicure : Un'altra mano di carte
Elisa Montaldo : Looking back, moving forward
Nuova Era : 20.000 leghe sotto i mari
Diego Petrini : La materia del suono
Paola Tagliaferro e la compagnie dell' Es : Il suono delle sfere
Phil Selvini & The Mind Warp : T.E.T.R.U.S.
RaraOvis : ne sveleremo l'essenza
Runaway Totem (feat. AndromacA) : Metaphorm Tetraphirm
Submarine Silence : Atonement of a Former Sailor Turned Painter
Tale Cue : Eclipse of the midnight sun
Tritop : Tritop 120
Wilson Project : Atto Prima



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