lundi 15 juillet 2019

Sintesi del Viaggio di Es : l'interview

Bon c'est l'été ! J'ai un peu plus de temps, alors je prends quelques libertés pour faire des entretiens plus longs. Cette fois c'est avec Sintesi del Viaggio di Es, groupe qui m'intriguait depuis un moment aussi bien de par son nom énigmatique que par le fait qu'il s'agissait d'une émanation du groupe Sithonia. Inutile de préciser que j'ai vraiment apprécié l'album Il Sole alle Spalle que j'ai trouvé à la fois très frais et relativement original dans un contexte prog. 
Merci à Valerio Roda, le bassiste du groupe, pour sa disponibilité.

Peux-tu nous résumer l’histoire de ce nouveau groupe et sa connexion avec Sithonia ?
L’idée de ce groupe a commencé après la dissolution définitive de Sithonia en 2013. Je voulais créer un groupe jouant du rock progressif mais en faisant de la musique acoustique. De la musique originale, pas un groupe de reprises. J’ai demandé à Sauro Musi (le guitariste de Sithonia durant la période 1997 – 1999, présent sur l’album Hotel Brun) s’il était d’accord et nous avons monté un nouveau groupe que nous avons appelé Sintesi Quartet (guitare, basse, chant et violon). Durant cette période, j’ai composé « l’illusione » et la première partie du morceau « Il sole alle spalle ». Puis le groupe s’est arrêté et avec Sauro, nous avons demandé à Marco Giovannini (le chanteur de Sithonia) de nous rejoindre pour un nouveau projet de rock progressif. Il y a quelques années, Nicola jouait déjà avec moi dans un groupe de folk irlandais et breton, Maurizio Pezzoli était un ami à nous et jouait avec Sauro et moi dans une autre formation qui s’appelait Sipario. Pour finir, je connaissais aussi Eleonora car elle jouait dans un groupe folk avec un ami à moi. Je lui ai demandé de venir aussi avec nous.  En dehors de notre amitié (Marco, Sauro et moi), la connexion avec Sithonia tient à la fois dans le fait que j’écrivais des morceaux pour Sithonia et que nous voulions reprendre l’héritage musical de ce groupe.     

D’où vient le nom du groupe ?
Nous avons piqué le concept dans la psychologie : l’ego, le super ego et Es en italien, Id en anglais (l’intuition, NDT). Je ne suis pas un psychologue mais de ce que je sais, Es est ce qui nous guide inconsciement dans nos choix émotionnels et qui conditionne nos comportements, c’est donc ce qui nous guide aussi dans nos choix musicaux et ce qui nous a poussé un jour à jouer d’un instrument plutôt qu’un autre. Le voyage de Es dure donc toute la vie et nous proposons à ceux qui vont nous écouter, à travers nos textes, une synthèse de ce qui se passe dans ce voyage (Sintesi del viaggio di Es).

Penses-tu que Il sole alle spalle est un album prog ? Personnellement, je trouve que c’est autant de la musique progressive que des chansons soft rock très travaillées et sophitisquées avec des moments très délicats et des touches folk. Comment définirais-tu votre musique ? 
Je pense que c’est une sorte de musique progressive inspirée du style anglais des années soixante dix et quatre vingt avec un esprit italien. 

C’est moi ou çà chante beaucoup dans cet album ?
Oui c’est exact, il y a beaucoup de parties vocales dans cet album, sans doute plus qu’avec d’autres groupes de prog-rock. Il n’y a pas de raison particulière, peut-être est-ce tout simplement parce que j’aime écrire des paroles !

Quelles sont les principales influences dans votre musique ?
Nous aimons tous Genesis, Pink Floyd, Led Zeppelin, Deep Purple, King Crimson et en ce qui me concerne j’aime tout particulièrement Marillion, Twelfth Night, Iron Maiden, Metallica et un zeste de rock gothique comme Within Temptation, Evanescence etc...  Nous avons pris quelque chose de tous ces groupes.

Penses-tu que votre musique avec Sintesi del viaggio di Es est très différente de Sithonia ou est-ce une suite logique ?
Sithonia nous a donné beaucoup, c’est la voie principale en fait et nous avons quitté cette route pour prendre un autre chemin. En d’autres mots, je pense que Sintesi del viaggio di Es est une sorte de continuité. Une continuité dans une autre direction. 

Sur cet album, il y a la présence d’Eleonora (Montenegro). Sur “Ritornano Stanotte” et sur “L’illusione”, elle joue de très beaux airs celtiques au tin whistle. Cela se réfère à quelque chose en particulier ? 
Non c’est seulement des images sonores. Nous pensions à ce moment là que nous nous trouvions sur des landes irlandaises un jour de brumes. Eleonora a joué de la musique irlandaise pendant des années et nous voulions utiliser ce savoir-faire.

Valerio, sur plusieurs titres ta basse sonne de manière très originale. Quelles sortes de basses utilises-tu sur cet album ?
Je joue habituellement d’une basse six cordes avec des effets, principalement un chorus. Des fois j’utilise une basse quatre cordes fretless comme par exemple sur “L’illusione”. Il m’arrive aussi de jouer au médiator. 

Une question pour Nicola (le batteur) : sur “intro – noi”, quelle sorte de beat particulier joue-t-il à 3’43?
Nicola : j’ai transcris en musique ce que je ressentais, la sensation de tomber de très haut, longtemps,  dans un trou sans fond. C’est ce que les paroles m’évoquaient.

« Il Sole Alle Spalle, Coda : Lei » est un morceau très long (presque seize minutes).  C’était une volonté de faire une suite prog ou quelque chose d’autre ?
Non ce n’est pas une suite prog ! Comme je le disais avant, au début c’était une chanson acoustique et puis j’ai ajouté des parties encore et encore et au final çà faisait un morceau de plus de quinze minutes !

Quel est le (ou les) morceau dont vous êtes le plus fier sur l’album ?
A mon avis, mais je peux affirmer que tout le groupe est d’accord, “L’illusione”  et “Il sole alle spalle”, tout spécialement “Può tornare il vento”, la partie centrale de cette suite car nous l’avons ressenti très fort et très profondément tous en même temps. “L’illusione” est une chanson très douce et nous aimons comment elle sonne avec la flûte, la guitare acoustique et la batterie à la fin. 

Il y a une signification particulière concernant la photo de la couverture de l’album ou est-ce juste de l’art ( et de belles lumières !) ?
Oui ! en fait, nous étions dans une petite rue du centre de Bologne, où il y a un pub et c’est là que nous avons pris cette photo. Elle n’a pas été retouchée, elle est naturelle.

Quels sont vos prochains projets ?
Nous sommes en train de travailler sur le nouvel album qui, je pense, sera prêt pour le début de 2020.

Des nouvelles du côté de Sithonia ?
Pour le moment, il n’y a pas de plans avec Sithonia. Mais je pense, avec regrets, que nous nous orientons vers une fin naturelle.

 

 



dimanche 14 juillet 2019

Le coin des vinyles : UT (New Trolls)


New Trolls : UT (LP, Cetra, LPX20, 1972) (LP, Seven Seas, GXF 2050, 1980)

Chose promise, chose due ! Voilà UT, un autre album des New Trolls qui mérite d'être sorti du lot. Comme par hasard, il suit à quelques mois près Searching for a Land.  Et comme par hasard, il marque la fin (provisoire) du groupe. En fait, non, ce n'est pas un hasard. Cet album, encore plus que  Searching for a Land met en avant la dichotomie qui existe au sein de la formation génoise entre deux visions artistiques qui s'opposent de plus en plus, le temps passant. Celle d'abord de Vittorio De Scalzi, tenant d'une ligne traditionnelle avec l'idée de continuer à mélanger tout ce qui a fait le succès des New Trolls en ratissant large (la pop, le rock symphonique et le jazz rock). Celle de Nico Di Palo ensuite qui entend poursuivre lui dans la voie du hard rock bon teint, celui justement qui a permis de faire Searching for a Land puis UT. Cette divergence de vue aboutira à la scission des New Trolls en deux nouveaux groupes. D'un côté les NT. Atomic System avec Vittorio De Scalzi et de l'autre Ibis avec Nico Di Palo, Maurizio Salvi et Gianni Belleno (précision utile : leur premier album Canti d'innoncenza, canti d'esperenza... ne portera pas le nom d'Ibis mais celui plus intime de "Nico, Gianni, Franck et Maurizio"). Ajoutons que les deux formations dissidentes feront du bon boulot, bien meilleur en tout cas que la future production des New Trolls de nouveaux réunis à partir de 1975.
En attendant ce UT est un sacrément bon disque. Certains pensent que c'est de loin le meilleur des New Trolls. J'en suis ! Avec en plus un très bon point : le chant est à nouveau en italien (Searching for a Land et le single "Black hand" étaient chantés en anglais pour un résultat peu convaincant).
La face A démarre par deux instrumentaux de haute volée dont "Studio" une adaptation d'une pièce du XIXème siècle écrite par l'anglais Johann Baptist Cramer. Nico Di Palo prend ensuite le relais pour deux morceaux merveilleux dont il est clairement l'inspirateur ("I Cavalieri Del Lago dell'Ontario" et "Storia Di Una Foglia"). Il est d'ailleurs à noter que sur cette 1ère face, Vittorio De Scalzi se fait très discret et n'apparaît sur aucun crédit. Le dernier morceau ("Nato Adesso") est plus une longue jam axée sur un solo de guitare psychédélique mais présente une partie chantée qui fait toute la différence avec les très beaux arpeggios romantiques joués au piano par Maurizio Salvi. 
La face B démarre en trombe avec un riff piqué à Tommy Iommi. De fait le morceau (de presque dix minutes) ressemble beaucoup à ce que l'on entend sur les premiers Black Sabbath (chant et rythmique compris). Ce n'est pas ce qui il y a de plus original mais force est de souligner que le groupe excelle dans ce genre (constat déjà fait pour Searching for a Land) surtout quand il ajoute une partie centrale de son cru typiquement italienne pour le coup. Bien qu'il n'ait pas composé le morceau, Vittorio De Scalzi a dû enfin respirer avec la belle ballade "Paolo e Francesca" qui permettait de retrouver un New Trolls plus classique. Et que dire de la chanson finale ("  Chi Mi Puo' Capire) sur laquelle Nico Di Palo se surpasse dans un style pop romantique de grande classe.
UT est incontestablement une grande réussite pour les New Trolls et une victoire pour Nico Di Palo. Mais c'est une victoire à la Pyrrhus puisque la formation se sera désagrégée pendant l'enregistrement de l'album. La bataille pour continuer en gardant le nom du groupe sera rude et cette fois c'est Vittorio De Scalzi qui prendra l'avantage en gagnant de haute lutte le droit d'accoler le fameux "New Trolls" à son Atomic System.




samedi 6 juillet 2019

Trama : l'interview


En 2018, il est sorti un très bon album (Oscure Movenze) signé Trama. Certes ce groupe, originaire de Gênes, fait peu de de bruit mais c’est surtout dû au fait qu’il ne produit pas en concert et qu'il a vécu un gros break de plus de quinze ans. Pourtant Trama mérite un gros P.O.I. D’abord parce que sa musique est tout simplement vraiment bonne mais aussi car il y a dans ce combo des musiciens que l’on connaît bien, notamment Luca Scherani et Gabriele Guidi Colombi (tous les deux membres de La Coscienza di Zeno) sans parler d’Elisa Montaldo qui est passée par ce groupe avant de monter sa propre formation, Il Tempio delle Clessidre. Il compte aussi dans ses rangs une superbe chanteuse, Annalisa Accorsi, à la voix naturellement puissante et mélodieuse, qui peut rivaliser sans problème avec un paquet de concurrentes.
Lorenzo Loria, Le guitariste de Trama, co-fondateur du groupe avec le batteur Paolo Gaggero, s’est gentiment prêté au jeu de l'entretien ce qui permet d’en connaître un peu plus sur ce groupe discret qui mérite beaucoup mieux. En attendant, vous pouvez écouter en boucle Oscure movenze, vous risquez d’être étonner par la qualité de cet opus.    

 
Qui êtes-vous, quelle est votre histoire ?
Nous sommes apparus au milieu des années 90 en tant que cover band jusqu’au jour où nous nous sommes décidés à faire notre propre musique en choisissant de jouer un prog  mélodique inspiré de groupes célèbres comme Marillion Emerson Lake & Palmer, Yes et Genesis. Le premier album Prodromi di Finzione Sovrapposte (1999) a été notre grand plongeon dans le monde prog.  Durant les années qui ont suivies, nous avons complètement lâché l’affaire pour des raisons de famille et de travail jusqu’à ce que nous nous retrouvions pour faire notre deuxième album Obscure Movenze en 2018.

Pourquoi êtes vous toujours ensemble au bout de vingt ans ?
Avant tout parce que nous sommes tous attachés à Trama qui a été notre premier groupe qui nous a permis de faire notre propre musique. Et surtout parce que nous sommes liés par une forte amitié en plus de l’amour commun que nous avons pour notre style de musique. Et comme tu le dis, çà fait vingt ans que l’on fait quelque chose ensemble !

Comment définiriez vous votre musique ? Faites-vous du rock progressif ?
Hum c’est assez difficile à définir... disons que nous essayons de faire une musique élaborée mais en même temps mélodique. Prog mélodique serait la plus juste définition. En tout cas, nous essayons de le faire à notre manière. Nous sommes toujours à la recherche de sons nouveaux et de nouvelles expérimentations en essayant de ne jamais être banal.


Donnez votre propre définition du rock progressif .
Il n’existe pas de définition. Pour nous, c’est du rock avec des influences de tous les styles, avec une utilisation importante d’instruments et de sons différents, avec des tempo et des rythmes particuliers qui sortent de l’ordinaire, avec une volonté de rechercher des choses différentes des standards habituels. Pour trouver des idées, nous nous inspirons de tous les genres de musiques en essayant de les réunir autour de nouvelles mélodies.

Quel est votre morceau le plus progressif ? 
Honnêtement je ne sais pas, peut être « Fuco nel buio » sur le premier album.

De quel morceau ou de quel album êtes vous le plus fier et pourquoi ?
Nous sommes fiers de chaque morceau que nous avons composé parce que nous avons mis à chaque fois 150% de passion et d’amour. Mais « Oscure Movenze » a quelque chose de magique car c’est le morceau qui nous a décidé à faire le deuxième album. (« Oscure Movenze » est en fait un morceau qui avait été composé pour le premier album et qui n’avait pas été retenu pour une question de choix. Vingt ans plus tard le groupe l’a complété et développé pour en faire un album complet : « oblio » est une nouvelle compo inédite, « anche se per poco » et « il sottile equilibrio » sont des morceaux anciens et « il viaggio » est un extrait d’une suite jamais apparue en dehors des répétitions – NDT).

Quel est votre prochain projet ?
Nous allons probablement faire un nouvel album qui sera encore différent des précédents. Comme nous l’avons dit avant, nous aimons toujours expérimenter de nouvelles idées. Ensuite nous avons dans les tiroirs un rêve très difficile à réaliser : un beau concert live dans un beau théâtre où nous pourrions proposer tous nos meilleurs morceaux. 

Merci Louis. Nous sommes toujours heureux de rencontrer des personnes nouvelles qui aiment notre musique. Je ne peux que te remercier, toi et tous ceux qui ont une vraie passion pour cette musique et qui nous permettent d’avoir des opportunités de nous exprimer. Lorenzo



mercredi 3 juillet 2019

Le Zoo di Berlino

Mon premier contact avec ce groupe au nom étonnant (mais les italiens ne sont pas à çà près en matière de noms de groupe improbables) s'est fait un peu par hasard en Italie à l'occasion de la FIM 2017 à Erba. Le groupe était programmé pour jouer le 28 mai. Entre temps j'avais rencontré les frères Pettinelli à leur stand puisqu'ils sont également (et surtout) les créateurs d'un studio d'enregistrement (Consorzio ZdB). Nous avions parlé de longues minutes de Banco del Mutuo Soccorso et d'Area dont ils sont fans et dont ils avaient tous les disques vinyles originaux avec eux (il y en avait pour une fortune !). Le surlendemain le concert m'avait agréablement surpris malgré l'absence de dernière minute des deux membres d'Il Rovescio della Medaglia (Enzo Vita et Pino Ballardini) qui étaient pourtant annoncés sur le programme pour venir jouer un ou deux morceaux avec Lo Zoo di Berlino (un problème de santé apparemment). Les trois musiciens (basse, batterie, claviers) avaient produits un show assez étonnant fait d'une musique plutôt futuriste (mélange de post rock, d'avantgarde et de psychédélisme intemporel) brillamment illustrée par une projection de films d'animations passionnants. Franchement j'avais beaucoup aimé leur prestation que j’avais trouvé captivante.
A l'époque le groupe avait joué des titres de son premier album Rizoma - Elements. Et voilà que j'apprends coup sur coup qu'un nouvel album vient de sortir (resistenze elettriche) et que le groupe va jouer en France au festival Crescendo à Saint Palais sur Mer. 
C'est donc l'occasion ou jamais de mettre en avant ce groupe atypique qui détonne dans le paysage actuel d'un prog italien qui tourne pas mal en rond et peine à se renouveler. 
Pour que vous fassiez mieux connaissance avec Lo Zoo di Berlino, voici les liens Soundcloud et Bandcamp. Bonne découverte !

dimanche 23 juin 2019

Le coin des vinyles : Searching for a Land (New Trolls)




New Trolls : Searching for a Land (LP x 2, Fonit Cetra, DPU 70, 1972)

Ceux qui me font l’honneur de me suivre connaissent mon sentiment partagé concernant les New Trolls. Certes ils ont incontestablement marqué de leur nom la belle époque du prog italien pourtant je reste dubitatif quant à l’homogénéité de leur production discographique, mes doutes allant jusqu’à me poser quelques questions sur la sincérité de leur démarche artistique. Les New Trolls ont eu du mal à se fixer sur un style. Il y a d’abord eu la pop légère (normal on était encore en fin des sixties), puis le rock baroque symphonique (Concerto Grosso bien sûr), ensuite le hard prog. Après l’intermède Ibis/N.T. Atomic System, les New Trolls se sont essayés au jazz rock (Tempi dispari) avant de se vautrer dans la disco pop à la Bee Gees sans compter les retours épisodiques au rock orchestral pompeux avec plusieurs suites au Concerto Grosso (la n° 2 et The Seven seasons). Pourtant les musiciens étaient techniquement bons et les compositions tenaient en général la route, il n’y a rien à dire de ce côté là. Je déplore juste que les New Trolls n’aient pas plus affirmé leur propre identité musicale au détriment trop souvent d’un manque d’originalité. Ils en avaient les moyens.
Plutôt que la série des Concerto Grosso qui me semble largement surestimés, je vais vous présenter dans la rubrique « Le coin des vinyles », deux de leurs œuvres sorties la même année (1972), soit celle qui correspond à leur période hard prog. Elles permettent de mieux se rendre compte de quoi ils étaient capables dans le sens où ils se lâchent un peu plus.  
Ce mois-ci,  ce sera le double LP Searching for a Land qui est agencé comme le Ummaguma des Pink Floyd : un 1er disque constitué de morceaux studio, le 2ème étant une soi-disant captation en concert avec quatre titres présentés totalement originaux. En fait, le groupe a bien enregistré live ces quatre morceaux mais sans public. Les applaudissements et acclamations que l’on entend ont été rajoutés artificiellement au mixage final.
Le LP studio est particulièrement intéressant avec des titres sur lesquels le groupe se permet un peu plus de libertés comme  « A land to live a land to die » et « Edith ».qui sont vraiment de très belles pièces bien foutues allant chercher l’inspiration du côté de la scène de Canterbury en général et de Robert Wyatt en particulier pour « A land to live a land to die » et de  Blind Faith et Led Zep pour « Edith ».
Évidemment, à côté, la partie live est plus roots et moins raffinée avec des musiciens qui plongent avec délectation dans un hard prog mélangeant allégrement Focus, Jethro Tull, Colosseum, Deep Purple et Led Zep. Pourtant, j’ai la nette sensation que c’est là que les membres de New Trolls s’éclataient le plus, qu’ils étaient les plus naturels et qu’ils s’amusaient vraiment (« Muddy Madalein »/« Lying here »).   
On en reparle la prochaine fois avec UT qui viendra confirmer ce ressenti.

samedi 22 juin 2019

Black Waters' Prog Nights

Voilà l'affiche du festival Black Water's Prog Nights organisé par Maurizio Venegoni avec plein d'amis présents. Cette année au programme : Jumbo, Antiche Pescherie Nel Borgo, Il Segno del Comando, et Karmamoi ; ces deux derniers groupes étant soutenus et supportés par Marina Montabbio. Sans oublier bien sûr Aldo Tagliapietra de Le Orme et enfin Martin Barre en invité spécial.

dimanche 16 juin 2019

Giant The Vine : l'interview

Après vous avoir présenté leur premier album, Music For Empty Places, je vous propose de faire connaissance avec les membres du groupe Giant The Vine.


Qui êtes-vous ?
Contrairement à ce qui est souvent le cas pour beaucoup de groupes, nous ne sommes pas des amis d’école ou d’enfance. Nous nous sommes rencontrés grâce à un site d’annonces pour musiciens et nous avons immédiatement commencé à travailler sur Music Fo Empty Places. Nous sommes quatre personnes normales, de caractère facile, des musiciens unis par des goûts musicaux communs. Nous sommes nés dans quatre décades différentes : Fabio Vrenna dans les sixties, Fulvio Solari dans les seventies, Daniele Riotti dans les années quatre vingt et Antonio Lo Piparo dans les années quatre vingt dix !

Faites-vous du rock progressif ?
Thom York a dit : « Je ne sais pas ce qu’est le rock progressif. Quand Peter Gabriel mettait une fleur autour de sa tête et jouait de la grosse caisse avec son pied, c’était du prog ? ». Les morceaux dans Music For Empty Places sont instrumentaux. Ils ont des structures différentes de chansons pop, et vous pouvez entendre du mellotron et des arpèges, mais ce n’est pas suffisant pour appeler cela un album prog. Dans le rock progressif, il y avait la volonté de fusionner la musique classique avec le rock, il y avait de la virtuosité, il y avait des images épiques et des contes de fées. 

De quel morceau de cet album êtes vous le plus fier et pourquoi ?
« 67 Ruins ». C’est un morceau très équilibré. Les dynamiques changent continuellement et amènent progressivement à un final énergique. Il y a des titres, comme "Gregorius", que nous jouons en sachant qu'ils peuvent être un peu compliqués à la première écoute et qui demandent de notre côté une grande attention dans l’exécution. Lorsque nous jouons "67 Ruins", nous sommes plus cools et le résultat final est très satisfaisant. C'est pareil pour "Past is Over" dont la dernière partie nous procure le même genre de sensations. 


Si vous deviez inviter un musicien à jouer avec vous, ce serait qui ?
Richard Barbieri sans aucun doute ! Les claviers ont un rôle essentiel dans nos morceaux et du fait que nous n’avions pas encore de claviériste nous avons beaucoup galéré pour enregistrer cet album en ayant recours à des musiciens externes pour les parties de piano. Pour revenir à Barbieri, son travail avec Japan, Mick Karn ou Porcupine Tree est juste parfait.   


Quel est votre prochain projet ? 
Nous sommes en train de travailler sur de nouveaux morceau. ils sont un peu plus complexes que ceux de Music For The Empty Places, mais cela est très excitant. Nous espérons qu'ils représentent le deuxième chapitre de notre aventure et que nous pourrons les enregistrer avec un bon son. Dans Music For Empty Places, certains instruments ont été enregistrés en studio et d'autres dans mon garage avec beaucoup de temps de perdu et une montagne de difficultés techniques sachant qu'aucun d'entre nous n'est ingénieur du son.

samedi 15 juin 2019

Finisterre : XXV (écoute)


En écoutant ce nouvel enregistrement du premier album de Finisterre, attendez-vous à un choc. C’est bien la même œuvre que celle réalisée il y a vingt cinq ans que vous entendrez, mais interprétée totalement différemment. Car c’est bien d’une nouvelle version dont il s’agit avec nombres de parties entièrement repensées, modifiées et remaniées pour un résultat époustouflant. Au point que la première écoute en est même troublante, surtout quand vous avez entendu des dizaines de fois la  mouture originelle. Les musiciens ont réussi le prodige de magnifier leurs compositions. Tout semble être pareil et pourtant tout est différent. Vous savez, comme les voitures anciennes que l’on voit rouler lors des rallyes de présentations le dimanche. D’aspect ce sont les mêmes, pourtant toutes les pièces sont nouvelles ou ont été changées. Là c’est pareil. Bien sûr Fabio, Stefano et Boris ont eu vingt cinq ans pour réfléchir à la question et améliorer ce qui était à l’époque une œuvre de jeunesse et ils s'y sont employés avec bonheur, mais les renforts d’Agostino Macor, d’Andrea Orlando et du précieux Martin Grice font aujourd’hui la différence et apportent un plus indéniable et appréciable. Pour couronner le tout et ajouter encore au plaisir d'écoute, la superbe production de cet enregistrement n'a évidemment rien à voir avec celle, très approximative, de 1994.
Cet album, de pierre importante de l’édifice prog italien des années quatre vingt dix, devient avec XXV une grande œuvre du rock progressif tout court. Le résultat est prodigieux. Si vous ne me croyez pas écoutez le long final de "SYN" (on voudrait qu'il ne finisse jamais) ou encore ce "Phaedra" d'anthologie.
Çà valait le coup d'attendre vingt cinq ans. 
Grazie Fabio, Stefano, Boris, Andrea, Agostino et aussi Martin.  

jeudi 13 juin 2019

Giant The Vine : Music for Empty Places


Premier album pour le groupe ligurien Giant The Vine monté en 2014 par Fabio Vrenna avec Fulvio Solari et Daniele Riotti. Depuis ils ont été rejoints par Marco Fabricci,Chico Schoen, Ilaria Vrenna (le fils de Fabio).
Music For Empty Places est composé de huit titres, tous instrumentaux. Musicalement ces Italiens s'inspirent pas mal de Steven Wilson, de Porcupine Tree et de Riverside tout en gardant leur indépendance stylistique. Ils se revendiquent aussi de Mogwaï, influence que l'on retrouve effectivement sur les passages les plus atmosphériques. De fait, leur musique est très aérée, avec beaucoup de moments mélancoliques, avec parfois les mêmes intonations ouvertement sombres que les Écossais, à la limite du dépressif introverti et du vaguement inquiétant. Pourtant tout cela garde en permanence une belle tenue sans jamais donner l'impression de baisser d'intensité ou de s'affadir. Quelques fulgurances lumineuses savamment placées viennent éclairer les pans les plus obscurs du paysage sonore et redonner un peu d'optimisme à l'ensemble. Enfin pour faire la différence, ils n'hésitent pas à appuyer sur la pédale d'accélération quand il faut. Il y a à l'évidence déjà beaucoup de maîtrise et de savoir-faire chez ces musiciens. 
Voilà un prog italien différent qui regarde vers l'avenir et qui a vraiment beaucoup de qualités. Dans le créneau instrumental, Music for Empty Places est à rapprocher de Laviantica en peut être encore plus efficace, c'est dire le niveau ! Sans doute, ce qui se fait de mieux dans le genre.
Titres préférés :  "67 Ruin", "The Kisser", "A Little Something"et "Past is over"
Lorsqu'il sera temps de faire le classement de fin d'année, on reparlera sans doute de cet album (dans mon top 2019 tout au moins). 

En attendant, vous pourrez en savoir plus sur ce groupe avec l'interview à venir d"ici quelques jours.


Pistes :
1 67 Ruins
2 Ahimsa
3 The Kisser https://www.youtube.com/watch?v=v1dY-dHGtv8
4 The Rose
5 Gregorius
6 Lost People https://www.youtube.com/watch?v=rPC7RKvQCXU
7 A Little Something
8 Past is Over 
C'est sorti le 18 avril chez  Lizard Records

mardi 11 juin 2019

Arcadelt : Arc8

Bon Arcadelt est de retour pour donner une suite à Enjoy, 25 ans après sa sortie. Au mitan des années quatre vingt dix, l'aura du groupe était restée très confidentielle. Assez naturellement le groupe a splitté dès 1997. Pourtant les romains se sont relancés en 2005 et ont même sorti un EP en 2010 (Enjoypan). Et voilà maintenant Arc8 qui arrive sans crier gare. Espérons pour eux que cette fois, ils feront mieux. Un morceau aussi réussi et ambitieux que "Caledonia" pourrait leur permettre de se distinguer favorablement et de faire la différence:
Ce qui est clair c'est que nos amis sont restés bloqués à la fin des années quatre vingt ans, plus particulièrement sur le Marillion de l'époque. Les amoureux de la période Fish y trouveront sans aucun doute leur compte.
Je leur souhaite en tous les cas le meilleur pour un album qui se révèle très soigné et d'une belle tenue.
En complément de "Caledonia", écoutez aussi (et en priorité) "The Blue Side". Vous tenez là les deux perles de l'album.
 
Les sept titres sont chantés en anglais (grrr) :
1. Behind the Curtain 
2. The Heartbeat
3. Dogs in Chains 
4. Caledonia (The Inn of Happiness)
6. Bold On 
7. The Blue Side 

A noter que la composition du groupe est toujours la même qu'en 1994 : Pierfrancesco Drago (chant), Fabio Cifani (basse), Sandro Piras (batterie), Fabrizio Verzaschi (guitares), Giacomo Vitullo (claviers).

C'est sorti chez Lizard Records le 20 mai 2019)


lundi 10 juin 2019

Antilabé : Domus Venetkens

Bien que Domus Venetkens soit le troisième album d'Antilabé en vingt cinq années d'existence, il y a probablement peu de monde à s'être intéressé à ce groupe qui, il est vrai, fait peu de promo et de communication. Avec la sortie de Domus Venetkens, il se pourrait que çà change. 
Ecoutez déjà la piste 2 ("L’e’ riva carnoval") disponible en écoute sur YT : 
https://www.youtube.com/watch?v=v-6xmOguIVs
Cela devrait déjà vous donner une bonne idée de ce que propose le groupe. Cette superbe épopée vénitienne va rappeler un paquet de souvenirs aux vieux fans de prog que la culture musicale méditerranéenne touche car nombre de formations prog italiennes ont abordé avec bonheur ce style de musique à consonances traditionnelles et folkloriques. Donc ne vous attendez pas à un rock électrique échevelé mais bien à un long voyage onirique qui va vous faire perdre la notion du temps pendant une petite heure.
Voici la dernière piste " Gangra " qui devrait finir de vous convaincre. On est d'accord, çà s'écoute sur la longueur. Je vous dis çà car la section finale est proprement sublime.
https://www.youtube.com/watch?v=0Lxafy0aiL8&list=PLLunC7ZIGIxid86NsHuvNgT56li_ZmR-N&index=7 
Vous l'avez compris, ce disque est une grande réussite. Ne passez pas à côté de ce Domus Venetkens et de cette musique magnifique.
C'est chez Lizard Records (http://www.lizardrecords.it/)

Les titres :
1. Enetioi
2. L’e’ riva carnoval
3. Ignote visioni
4. Glavize Visokoska
5. In balia dei flutti
6. Orria festa
7. Ionios Kolpos
8. Yi Eleuthera
9. Pythia
10. Gangra


Avec : Graziano Pizzati (claviers), Adolfo Silvestri  (basse), Carla Sossai (chant),  Luca Crepet (batterie), Luca Tozzato (batterie, percussions), Marino Vettoretti (guitares, flûte), Piergiorgio Caverzan (instruments à vent), Sara Masiero (harpe celtique), Elvira Cadorin (chant)
Graziano Pizzati – pianoforte a coda Steinway, tastiere
Adolfo Silvestri – basso acustico, elettrico e fretless, bouzouki
Carla Sossai – voce
Luca Crepet – batteria, percussioni, vibrafono
Luca Tozzato – batteria, percussioni
Marino Vettoretti – chitarre, synth guitar, flauto dolce
Ospiti:
Piergiorgio Caverzan:  clarinetto basso, sax soprano
Sara Masiero:–arpa celtica
Elvira Cadorin:  voce


Maggiori informazioni https://antilabe-com.webnode.it/



lundi 27 mai 2019

Festival Prog Sud 2019

Au festival Prog Sud, il y a toujours une excellente ambiance, un super son et...des groupes de prog italiens. Pour cette belle édition 2019, ce sera Finisterre et Syndone. Mais il y a aussi à l'affiche les Japonais d'Asturias et de Baraka, les Anglais de Io Earth et les Français de Weend'ô. Enfin côté merchandising, il y aura les amis d'Acid Dragon et de Koid9. Que du lourd, que du bon ! çà fait beaucoup de bonnes raisons d'être présent. Alors venez nombreux, c'est pour une bonne cause ! 
On se retrouve à mon stand où je vendrai et dédicacerai mes livres.
Voici l'adresse du site :   http://www.progsudfestival.fr/

vendredi 24 mai 2019

Pholas Dactylus : Hieros Gamos

Oui vous avez bien lu ! Cette fois, c'est un nouveau retour inattendu, celui de Pholas Dactylus quarante six ans après le mythique Concerto delle Menti (1973). Il est annoncé des morceaux plus concis que la longue épopée, en partie récitée, qui durait presque une heure. Car le groupe avait réussi l'exploit (pour l'époque) de placer presque vingt neuf minutes de musique sur la face A du 33 tours, la face B approchant quant à elle les vingt quatre minutes. Et quelle musique ! Car Concerto delle Menti était en fait un opéra rock avant- gardiste assez terrifiant à l'écoute voisinant avec le Rock in Opposition et le Canterbury et ne faisant aucune concession à une quelconque voie commerciale. Nous allons voir ce que nous réserve ce lointain rejeton.  

jeudi 23 mai 2019

Marco Ragni & Bjorn Riis



vous pouvez écouter sur son bandcamp https://marcoragni.bandcamp.com/
mais aussi sur YT le nouveau morceau de Marco Ragni enregistré avec la participation de Bjorn Riis (Airbag).
Le titre est vraiment cool
https://www.youtube.com/watch?v=m5FcA73yl_E

samedi 18 mai 2019

Sezione Frenante : Nuove dimensioni

Nuove Dimensioni est un concept album formé de huit titres pour cinquante et une minutes de musique. Le contenu des textes est très recherché et s’inspire de la physique quantique, de l’astronomie, de l’histoire ancienne et de la mythologie.
Côté musique, attendez vous à une délicieuse plongée dans un rétro prog qui balance entre Le Orme et Banco del Mutuo Soccorso. Rien d'original donc mais les morceaux, relativement homogènes, emmènent l’auditeur vers des atmosphères inconnues et mystérieuses, parfois tendues et dissonantes, avec à l'évidence des bases de  musique classique dans la manière de composer et d'agencer les différentes parties (les passages chantées sont très inspirés du lyrique).
J'avais beaucoup aimé le premier album, Metafora di un viaggio (2014), grâce notamment au chant de Francesco Nardo, mais il est parti assez vite après l'enregistrement du disque. Ce Nuove Dimensioni ne me déçoit vraiment pas et le nouveau chanteur, Luciano Degli Alimari, est très bon. Je vous donne mon trio de morceaux préférés : "L'era di Planck", "Principe del vuoto" et "E' nata una stella"mais franchement il n'y a rien à jeter. Cet album procure beaucoup de bonheurs et rend même joyeux ("nomadi velieri").
 Pour ne rien gâcher l'artwork est vraiment beau.

çà s'écoute ici :  https://promo.theorchard.com/PvxeNAHOcnqA5IBSr7MG

mercredi 15 mai 2019

Il Giardino Onirico

Pour l'instant Il Giardino Onirico reste bloqué à deux albums au compteur mais quels albums. Perigeo (2012) et Complesso K MMXIII (2013) sont deux perles de prog metal oscillant entre Goblin/Daemonia et Antonius Rex. Le tout est instrumental, grandiose et puissant ce qui n'exclut pas moultes finesses et rebondissements en tout genre. Le guitariste a un jeu qui se rapproche par moments de celui d'Ed Wynne, ce qui ne gâche rien.
Il serait temps de penser au 3ème album les gars !
C'est chez Lizard records.  

jeudi 2 mai 2019

Finisterre : XXV

La date de sortie de XXV est connue : ce sera le 17 mai 2019 et ce sont nos amis québécois qui en auront la primeure à l'occasion du Festival Terra Incognita.
Il s'agit donc bien du premier album du groupe Finisterre, réenregistré 25 ans après en studio par Fabio Zuffanti, Stefano Marelli, Boris Valle rejoints par Andrea Orlando et Agostino Macor. L'édition commémorative, publiée par le label AMS, comprend la version CD et la version double LP,   
Que de bonheur !

dimanche 28 avril 2019

Le coin des vinyles : Finisterre (Finisterre)





Finisterre : Finisterre (LP x 2, Mellow Records,  MMLP 104/10, 1995)

Les membres de Finisterre ont décidé de se reformer et pour marquer les 25 ans de la sortie de leur premier album, ils ont eu la bonne idée d'en enregister une nouvelle version qui sera prête pour le mois de mai de cette année 2019. 
Avis aux amateurs qui seront présents à un des concerts qu'ils vont assurer au mois de mai (Terra Incognita, Prog & Frogs et Prog Sud). 
C'est donc l'occasion pour moi de présenter dans la rubrique "Le coin des vinyles" un des 84 exemplaires pressés à l'époque par Mellow pour l'édition vinyle. Il s'agit évidemment d'un article très rare dont je suis très fier de posséder une copie en parfait état. Je ne reviendrai pas en détail sur les muliples beautés de cet album qui marquait à l'époque le renouveau d'un prog italien qui n'allait pas tarder à prouver qu'il n'avait rien perdu de sa vitalité. J'ajoute juste que l'édition vinyle présentait deux titres en plus : 
- "Harlequin" : une reprise de la PFM tout à fait honorable et pour tout dire émouvante.
- " Refugees" : la chanson de Peter Hammill (Van der Graaf Generator) proposée dans une interprétation sublime avec Francesca Biagini au chant et Stefano Cabrera au violoncelle

Pistes des 2 LP :
A1 - Aqua
A2 - Asia
A3 - Macinaaqua Macinaluna
B1 - ...Dal Caos...
B2 - EIN  
C1 - Isis
C2 - Cantoantico
D1 - Phaedra
D2 - Harlequin
D3 - Refugees



lundi 8 avril 2019

A Lifelong Journey : Veruno 2019 contest

Je vous ai déjà parlé du groupe A Lifelong Journey. Il participe au concours pour le Veruno 2019. Merci de voter pour lui en suivant ce lien : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9

Vi ho già parlato del gruppo A Lifelong Journey. Partecipa al concorso per il Veruno 2019. Votate per lui seguendo questo link, grazie : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9

I have already told you about the band A Lifelong Journey. It's participating for the Veruno 2019 contest. Please vote for it by following this link : https://forms.gle/Squ1PNAF24GZ6YWN9


jeudi 4 avril 2019

Eris Pluvia & Ancient Veil : 1991/1995 Rings of earthly light and other songs


Le CD 1991/1995 Rings of earthly light and other songs va sortir le 15 avril 2019.
Il se décline en deux parties : dans la première, la réédition officielle de Rings of earthly light  par Eris Pluvia, 28 ans après sa publication, dans la deuxième partie, des morceaux inédits et anciens d’Ancient Veil, datant de la même période. Le tout a été personnellement supervisé (nouveau graphisme et son), par les membres d’Ancient Veil, Edmondo Romano et Alessandro Serri. Rings of earthly light est connu comme ayant été l’un des albums qui a contribué au renouveau du Progressif Italien dans les années 90 et qui est devenu ensuite un disque important du RPI en Italie et à l’étranger. Il a été produit et distribué en 1991 par Musea et a été réédité au fil des ans un peu partout, en Pologne, en Indonésie, en Corée, au Japon, en Russie ...
Le CD est publié sous les deux noms, Eris Pluvia et Ancient Veil, car il y a une continuité entre la première œuvre d’Eris Pluvia et celle d’Ancient Veil, qui est apportée par  les créateurs et principaux compositeurs des deux formations, Alessandro Serri et Edmondo Romano. Ils ont décidé de contacter deux autres membres du groupe Eris Pluvia, le bassiste Marco Forella et le guitariste Alessandro Cavatorti (qui a récemment sorti l’album Tales from another time), qui étaient déjà sur le CD de 1991 (avec l’ancien batteur Martino Murtas et le claviériste défunt Paolo Raciti), pour donner une nouvelle vie à cet album, qui sort peu après sa réinterprétation en concert par Ancient Veil sur le CD Rings of earthly ... Live..
Les bandes originales DAT ont été utilisées pour obtenir un son plus compact et plus profond que celui du CD sorti en 1991, et après un nettoyage audio, il a été procédé à un remastering, pour donner plus de présence au son.
Pour compléter le côté historique, six titres composés à la même période ont été ajoutés. "And when the train has left" est un morceau inédit, jamais enregistré jusqu’à aujourd’hui, qui était le titre d’ouverture des concerts d’Eris Pluvia durant les années 1988/1990.  «  Through the sky » est une ballade douce également composée par Serri et Romano, juste après la sortie de Rings of earthly light. Après ces deux inédits, suit la chanson "Flying", cette fois en version instrumentale, et "You will become rain part two" composé uniquement pour un quatuor à cordes. "Walking around" est une pièce pour chœur lyrique, contrebasse et recorder. "Landscape and two" est joué par cinq flûtes boliviennes (appelées mohozeno). Ces trois derniers morceaux avaient été publiés sur The Ancient Veil mais pas dans New – The Ancient Veil remastered.  "Walking around" était présent, sous une forme différente, sur la première cassette démo commercialisée par Eris Pluvia en 1990 et intitulée Pushing together.
La couverture est comme pour l’œuvre originale, une peinture de Giovanni Romano, intitulée "Aurora", tandis que le graphisme du livret a été entièrement conçu par Edmondo Romano, qui avait déjà réalisé celui de l’époque.

Tracklist :
01 - Rings of earthly light (suite)
Earthcore
Portrait
Sell my feelings
Following her in a fantasy lake
I re-emerged ancient knight
02 - In the rising mist
03 - The broken path
04 - Glares of mind
05 - Pushing together
06 - You’ll become rain
07 - The way home
08 - Through the sky (unpublished)
09 - And when the train has left (unpublished)
10 - Flying (instrumental)
11 - You’ll become rain part two
12 - Walking around
13 - Landscape and two


Label :  Lizard Records 

Contacts :

lundi 1 avril 2019

Habelard2 : Il dado è tratto

Voici le sixième album solo de Sergio Caleca, également claviériste chez Ad Maiora, sorti récemment en février. C'est du tout instrumental fait par un musicien seul. Pourtant vous allez être surpris du résultat tant vous aurez l'impression d'avoir affaire à un groupe au complet. Sergio Caleca joue de tous les instruments, très bien, sur des compositions qui ont du sens avec une ambiance générale agréablement symphonique, ce qui n’exclut pas quelques passages plus relevés. On notera également la longue suite éponyme de seize minutes qui tient drôlement bien la route. Pour tout dire, c'est du grand art. Toute la production de Sergio Caleca est de grande qualité. Ce Il dado è tratto ne déroge pas à la règle.
Excellent je vous dis !    
Je vous mets la track list complète avec à chaque fois le lien YT (je suis vraiment sympa !) et également son bandcamp ( https://habelard2.bandcamp.com/)

1. Bad Shape (8:40)
https://www.youtube.com/watch?v=BPEEMfOsTAU

2. Carne, Ingranaggi, Tibie E Pulegge (7:09)

https://www.youtube.com/watch?v=21LzphBva2s

3. Idiosincrasia (6:30)
https://www.youtube.com/watch?v=bL-lYybXjPQ

4. Il Pianto Della Iena (5:48)
https://www.youtube.com/watch?v=DUu1HpN_wuk

5. Empty Pages (4:00)
https://www.youtube.com/watch?v=M1kVZhyeo3w

6. E7sus2 (5:02)
https://www.youtube.com/watch?v=u_LLeF6gdAg

7. Il Dado E' Tratto (16:08)
 https://www.youtube.com/watch?v=d95tYtzGdMA