jeudi 31 décembre 2020

Witchwood : Before the Winter

Le nouvel album de Witchwood, Before the Winter est sorti le 20 novembre 2020. Il succède à Litanies from the Wood (2015) et à Handful of Stars (2016). 
Adepte du hard prog psyché revival 70' (ouf !), la bande à Ricky dal Pane a bien l'intention de rester fidèle à sa religion. Pour résumer, Witchwood c'est une recette très efficace : 1/3 de Whitesnake, 1/3 de Rainbow et 1/3 d'Uriah Heep. Même si on va voir plus loin que le temps passant, cette définition tient de plus en plus de la caricature. Mais il est vrai que le premier tiers de l'album, avec les titres "Anthem for a child", "A taste of Winter" et "Feelin", est bien dans cette lignée. Il faut pourtant constater, à l'écoute de cet album, que Witchwood prend de plus en plus de liberté avec ses illustres aînés et s'affirme à travers des titres plus personnels. A cet égard "A crimson moon" et surtout "Nasrid" sont significatifs d'un registre plus posé dans lequel le groupe souhaite se distinguer. Sur ces deux morceaux, il faut noter la présence de Diego Banchero (Il Segno del Comando) à la basse fretless. Arrêtons nous quelques instants sur l'instrumental "Nasrid". Avant tout acoustique, le morceau est porté par une guitare classique qui alterne accords égrenés et arpèges au demeurant assez simples. Une flûte pastorale discrète prend le relais et ouvre pour une très belle séquence de vocalises féminines. Cela vous rappelle une bande son de musique de film ? Plutôt un vieux western ? Normal, tant l'hommage à Ennio Morricone semble évident. A l'opposé,Witchwood s'attaque à du gros blues rock qui tâche avec "Crazy little lover" qui tient autant de Lucifer Friends que de Leaf Hound. En tout cas, çà envoie du pâté.
 Il y a aussi au milieu de cet album le vraiment très bon "Hesperus" qui se distingue autant par sa longueur (huit minutes trente) que par un pont central atmosphérique étonnant. Ah c'est aussi un morceau sur lequel il y a beaucoup de flûte (il y en a d'ailleurs sur d'autres titres de l'album). Mais çà ne ressemble pas à ce que fait Maitre Anderson. Je préfère préciser car quand je tombe sur une chro sur FB qui parle d'un morceau prog avec de la flûte, à chaque fois çà ressemble à du Ian Anderson. Alors oui Samuele Tesori est un excellent flûtiste mais non il ne joue pas comme Anderson. Ce n'est pas la même attaque ni la même manière de jouer. Il faut quand même savoir de quoi on parle quand on veut écrire sur la musique (désolé je suis un peu énervé à cause de mon réveillon du 31 décembre gâché par une saloperie de virus). Avec "Slow colours of shade" le groupe revient à un ton qu'on avait déjà entendu sur ses deux premiers albums : un long morceau de presque onze minutes qui prend son temps pour prendre son envol. Le tempo est lourd, les chœurs masculins sont dantesques, les riffs de guitare sont sommaires et heavy au point que l'on se demande comment la flûte arrive à se frayer un chemin dans cette atmosphère suffocante. La dernière partie du morceau est très explicite quant à l'origine de cette composition qui va bien sûr puiser son inspiration dans les bandes son des films et téléfilms italiens d'horreur des années soixante dix. 
Pour finir, nous avons en bonus sur le LP "Star Child" qui est une reprise de Tyrannosaurus Rex librement adaptée par le groupe. A mon modeste avis, cette version est supérieure à l'original que je n'ai jamais pu saquer. Mais je vais être honnête, la preuve que c'était une bonne compo puisque, plus de cinquante après (et oui, elle date de 1968 !), cela fait une bonne chanson.     
Après avoir bien écouté cet album, on peut sans aucune hésitation faire les trois constats suivants :
1 - Witchwood a un vrai-savoir en matière de hard prog épique
2 - les compositions sont vraiment bonnes et vous restent un bon moment en tête (écoutez la tuerie "No reason to cry", vous allez comprendre)
3 - il y a quarante cinq ans, le groupe aurait eu sa place dans les dix meilleures formations du genre.Yes Sir !  
 
La tracklist :
1. Anthem for a child
2. A taste of winter
3. Feelin
4. A Crimson moon
5. Hesperus
6. No reason to cry
7. Nasrid
8. Crazy little lover
9. Slow colours of shade
10. Child star ( bonus sur le LP)

Le groupe : Ricky dal Pane (chant, guitares, mandoline), Andrea Palli (batterie), Stefano Olivi (claviers), Luca Celotti (basse), Samuele Tesori (flûte et harmonica), Antonino Stella (guitare solo). 

Vous pouvez commander au choix le CD ou le double LP à cette adresse : Jolly Roger Records
 

mercredi 23 décembre 2020

Anandammide : Earthly Paradise (in italiano)

Ecco un gruppo ed un album che mi fa davvero piacere trovare in questa fine d’anno così particolare.

Prima di tutto il gruppo. Non è frequente nella cerchia del Prog italiano trovare dei musicisti francesi associati ad un progetto artistico. Figuratevi che non soltanto in questa formazione ci sono dei musicisti francesi, ma in più il gruppo ha come base Parigi! In realtà ne fanno parte tre strumentisti francesi, una violinista inglese (che declama un estratto del poema di William Morris “The Earthly Paradise”) ed un solo italiano. Nella fattispecie, si tratta di Michele Moschini, che abbiamo incontrato in altri tempi nel gruppo Floating State, autore di un solo album uscito nel 2003, già con Lizard Records (Thirteen tolls at noon). Piccolo aneddoto, quest’album conteneva un pezzo di ventidue minuti ed un altro di quarantaquattro minuti. Evidentemente questo genere di exploit non è appannaggio unico dei Flower Kings & co.
Michele ha dato vita a questo progetto musicale già nel 2007, poco tempo dopo il suo arrivo in Francia, ma c’è stato bisogno di attendere dieci anni e qualche concerto affinché Anandammide si concretizzasse discograficamente.

Ed ora la musica. Certo, sono più attratto dal buon vecchio rock progressivo, italiano se possibile, e qui abbiamo a che fare con un revival del folk britannico di fine anni sessanta/inizio anni settanta. Fantastico! Dal momento in cui si tratta di qualcosa di bello, mi interessa. Tanto più che c’è una moltitudine di particolarità e di sottigliezze da scoprire in questo album.

Tutta la musica ed i testi sono stati scritti da Michele, che è al contempo iniziatore di questo progetto e coordinatore artistico. Michele rivendica i Fairport Convention, i Pentangle e Donovan come sue principali fonti di ispirazione. Aggiungerei facilmente Steeleye Span e anche Nancy Elisabeth per il tono generale. Ritroviamo anche una esplicita tendenza alle ambientazioni medievaleggianti, per esempio sulla lamentazione medievale “Pilgrims of Hope” o sulla cantilena “Colette the Witch”, senza citare la cadenzata “Þórsmörk".  Il trovatore e poeta Walther von der Vogelweide è di fatto un’altra influenza principale di Michele. Forse la raffinatissima ballata medievale “Electric Troubadour”, che si conclude con un sublime canone cantato, è inconsciamente a lui dedicata.

Trovo che tutto regga in questo album. I pezzi si concatenano naturalmente in una forma di armonia che porta alla beatitudine e giustifica il nome del gruppo, Anandammide, la molecola del piacere (talvolta scritto con una sola m). Dovendo mettere in risalto qualche titolo, prenderei senza esitazione la dolce e pura “Lady of the Canyon”, oltre ad “Anandi” per le stesse ragioni ed in più per il suo lato pop psichedelico che mi piace tanto. Isolerei anche la sequenza Caravan con “Satori in Paris” e “Syd”, talmente in queste due canzoni il canto di Michele richiama le dolci intonazioni della voce di Richard Sinclair, con in più un flauto che accompagna e mette in rilievo la delicata linea melodica. Infine tengo per me “Iktsuarpok”, pezzo marcato dalla sonorità tanto superata quanto evocatrice di un’epoca ormai finita del vecchio organo Gem Jumbo. Una vera madeleine di Proust.
Ho parlato rapidamente della voce di Michele. Torno a parlarne perché questo ragazzo possiede un timbro vocale assolutamente strabiliante, assimilabile ad una tessitura di tenore leggero. Il suo modo di cantare, dolce e calmo, non attira l’attenzione immediatamente, ma gli ascolti ripetuti mettono in risalto la sua voce sino a creare un effetto magnetico. D’altronde lo stesso Loris Furlan afferma che la voce di Michele è senza dubbio una delle più belle che ha incontrato durante i suoi venticinque anni passati al timone della Lizard Records.
In questi tempi turbolenti che ci danno l’impressione di approssimarsi sempre più pericolosamente verso il caos, Earthly Paradise è un rifugio,  un’isola musicale dalla quale emanano pace e serenità. Ciò che si prova ascoltando questo album è più che un sentimento piacevole, è forza vitale!
 
 

La tracklist : (potete ascoltare su youtube i pezzi sottolineati)

  1. Singer of an empty day
  2. Earthly Paradise
  3. Lady of the Canyon
  4. Þórsmörk
  5. Anandi
  6. Electric Troubadour
  7. Pilgrims of Hope
  8. Satori in Paris
  9. Syd
  10. Iktsuarpok
  11. Colette the Witch

Il gruppo : Adrien Legendre (violoncello), Audrey Moreau (flauto), Michele Moschini (voce, chitarre, synth, organo, flauto dolce, tin whistle, batteria e percussioni), Stella Ramsden (violino, voce sulla traccia n. 1), Pascal Vernin (basso)  

Label : Lizard Records

Per ascoltare ed acquistare l’album cliccate su questo link bandcamp. Grazie da parte del gruppo.

Anandammide : Earthly Paradise


Voilà un groupe et un album qui me font bien plaisir en cette fin d'année si particulière.

Le groupe d'abord. Il n'est pas si fréquent dans le milieu du prog italien de trouver des musiciens français associés à des projets artistiques. Or figurez vous que non seulement dans cette formation, il y a des musiciens français, mais en plus elle est basée à Paris ! En fait, nous avons ici trois instrumentistes français, une violoniste anglaise (qui déclame un extrait du poème de William Morris sur "Singer of an empty day") et un seul représentant italien. En l’occurrence, il s'agit de Michele Moschini que nous avions rencontré en d'autres temps dans le groupe Floating State, auteur d'un unique album sorti en 2003, déjà chez Lizard Records (Thirteen tolls at noon). Pour la petite histoire cette galette comprenait un morceau de vingt deux minutes et un autre de quarante quatre minutes. Comme quoi, ce genre d'exploit n'est pas l'apanage unique des Flower Kings & co. Michele a démarré ce nouveau projet musical dès 2007, peu de temps après être arrivé en France. Mais il aura fallu attendre dix ans et quelques concerts pour qu'Anandammide passe à la concrétisation discographique. 

La musique ensuite. Certes, je suis plus attiré par ce bon vieux rock progressif, italien si possible, et là nous avons affaire à un resucée du folk briton de la fin des sixties/début des seventies. La belle affaire ! Du moment que c'est bon et beau, çà m'intéresse. D'autant plus qu'il y a une multitude de particularités et de subtilités à découvrir dans cet album.

Les morceaux ont été composés et écrits par Michele, qui est à la fois l'initiateur de ce projet et son coordinateur artistique. Michele revendique Fairport Convention, Pentangle et Donovan parmi ses principales sources d'inspiration. J'y ajouterais facilement Steeleye Span et même Nancy Elisabeth pour la tonalité générale. On retrouve aussi une franche inclinaison pour les ambiances moyenâgeuses, que ce soit, par exemple, tout au long de la complainte médiévale "Pilgrims of hope" ou encore avec la cantilène "Colette the Witch", sans parler du cadencé "Þ'orsmörk". Le trouvère et poète du Moyen-Age central, Walther von der Vogelweide est de fait une autre influence majeure de Michele. Peut-être que la très raffinée ballade médiévale "Electric Troubadour", qui se termine par une sublime partie de chant en canon, lui est inconsciemment dédiée. 

Je trouve que tout se tient sur cet album. Les morceaux s’enchaînent naturellement dans une forme d'harmonie qui porte à la béatitude justifiant ainsi le nom du groupe : Anandammide, la molécule du plaisir (avec un seul "m"). Si je dois ressortir quelques titres, je prends sans hésitation le doux et pur "Lady of the Canyon" ainsi que "Anandi" pour les mêmes raisons et en plus pour son côté pop psychédélique qui me ravit. J'isole aussi la séquence Caravan avec "Satori in Paris" et "Syd", tant le chant de Michel reprend à son compte, sur ces deux chansons, les douces intonations de la voix de Richard Sinclair. Avec aussi, sur ces deux titres, une flûte qui accompagne et rehausse à chaque fois la délicate ligne mélodique. Enfin je me garde juste pour moi "Iktsuarpok", morceau marqué par les sonorités surannées mais tellement évocatrices d'une époque révolue, d'un vieille orgue Gem Jumbo. Une vraie madeleine de Proust. J'ai parlé rapidement du chant de Michele. J'y reviens. Car ce garçon possède un timbre de voix tout à fait étonnant, assimilable à une tessiture de ténor léger. Sa manière de chanter douce et posée n'éveille pas immédiatement l'attention mais les écoutes répétées font ressortir sa voix jusqu'à créer un effet de magnétisme. C'est d’ailleurs Loris Furlan lui-même qui affirme que la voix de Michele est sans aucun doute une des plus belles qu'il ait rencontré au cours de ses vingt cinq années passées aux commandes de Lizard Records.   

En ces temps troublés qui nous donnent l'impression d'approcher de plus en plus dangereusement du chaos, Earthly Paradise est un refuge, un ilot musical duquel se dégage la paix et la sérénité. C'est plus qu'un sentiment agréable que l'on ressent à l'écoute de cet album, c'est du ressort du vital !

La tracklist : (vous pouvez écouter les titres surlignés)

  1. Singer of an empty day
  2. Earthly Paradise
  3. Lady of the Canyon
  4. Þ'orsmörk
  5. Anandi
  6. Electric Troubadour
  7. Pilgrims of Hope
  8. Satori in Paris
  9. Syd
  10. Iktsuarpok
  11. Colette the Witch

Le groupe : Adrien Legendre (violoncelle), Audrey Moreau (flûte), Michele Moschini (chant, guitares, synthé, recorder, tin whistle, batterie et percussions), Stella Ramsden (violon, chant sur 1), Pascal Vernin (basse)  

Label : Lizard Records

Pour écouter et acheter vous cliquez sur ce lien bandcamp du groupe. Merci pour eux.  



dimanche 20 décembre 2020

ma sélection des meilleurs albums de RPI pour 2020

 

Encore beaucoup de sorties cette année en prog italien avec une belle qualité d'ensemble, de beaux projets individuels et quelques franches réussites que l'on va bien sûr retrouver dans ma sélection 2020. J'en profite au passage pour remercier les artistes et les maisons de disques qui me font parvenir leurs copies avec une reconnaissance toute particulière pour ceux qui m'envoient une copie au format physique (CD ou vinyle). Ce sont ceux qui savent que j'ai vraiment du mal avec les supports dématérialisés. Encore merci à eux.
Ma sélection pour cette année 2020 est à la fois originale et surprenante dans la mesure où elle présente quatre évidences, qui sont aussi quatre valeurs sûres du prog italien, et cinq surprises que personne n'attendait.
S'il faut un vainqueur, alors la première place revient à LogoS et son album impeccable Sadako e le mille gru di Carta. Les véronais atteignent avec cette œuvre un point haut de leur déjà longue histoire. Un très grand Bravo à eux !
Juste après, nous avons trois groupes confirmés du prog italien avec :
- La Maschera di Cera avec S.E.I.
- Ubi Maior avec Bestie Uomini e Dèi  
- Sintonia Distorta avec A piedi Nudi Sull'Arcobaleno 
Ils forment une belle haie d'honneur et sont vraiment très proches de LogoS, mais Sadako e le mille gru di Carta est réellement mon coup de cœur de l’année. 
Derrière, ce sont bien des surprises que je vous propos dans la mesure ou les cinq noms qui apparaissent étaient absolument inconnus de tous il y encore quelques mois. Vous pouvez ainsi vous pencher sérieusement sur les albums suivants (sans ordre spécial) : 
- les revenants de  Corpo avec  Corpo III
- Jus Primae Noctis et leurs très prometteurs Istinto
- le projet solo de Gianni Nicola malicieusement appelé Oh No it's prog (Oh No it's prog !)
- I Giullari di Corte dont j'espère que l'album Presa di Coscienza pourra bientôt être édité en format physique (peut être que cette mise en lumière les aidera, en tout cas je l'espère vraiment)
- et enfin, Cut the Tongue, l'album de fin d'année que l'on n'attendait pas, que l'on doit à Julius Project, un collectif de musiciens confirmés réunis autour d'un homme et de sa fille pour écrire quelques pages musicales d'une très belle histoire de famille.
Cela fait donc neuf albums distingués pour cette année qui se termine dans l'incertitude et la précarité pour beaucoup d'artistes. Je pense ici avant tout à eux en espérant que nous verrons tous en 2021 le bout de ce cauchemar. 
Pour ceux qui ne sont pas dans cette sélection, qu'ils n'oublient pas qu'il s'agit uniquement de mes goûts personnels, pas d'un concours ! Je pense particulièrement à Mesmerising (The Clutters Storyteller), Ancient Veil (Unplugged Live), Daniele Solo (Order or DisOrder), Instant Curtain (Let us tear apart), Métronhomme (tutto il tempo del mondo), O.A.K. (Nine Witches under a Walnut tree), OTEME (Un Saluto alle Nuvole), Monjoie (Love Sell Poor Bliss for Proud Despair), Notturno Concertante (Let Them say). J'ai aussi pris pris beaucoup de plaisir à l’écoute de ces albums.
Voici donc la liste de cette sélection de neuf albums avec la possibilité de lire ou relire à chaque fois ma chronique si vous cliquez sur le titre.
 
LogoS : Sadako e le mille gru di Carta (Andromeda Relix) (bandcamp de LogoS ici)

La Maschera di CeraS.E.I. (label : BTF.IT, AMS)

Ubi Maior :  Bestie Uomini e Dèi (label : BTF.IT, AMS)

Sintonia Distorta : A piedi Nudi Sull'Arcobaleno (label Lizard Records, le site du groupe ici)

Corpo : Corpo III  (label : Lizard Records)

Jus Primae Noctis : Istinto (label : Nadir Music)

Oh No it's prog : Oh No it's prog ! (Autoproduction, pour contacter Gianni Nicola c'est ici)

I Giullari di Corte : Presa di Coscienza (autoproduction, le bandcamp du groupe ici)
 
Julius Project : Cut the Tongue (autoproduction, c'est distribué par G.T. Music à cette adresse)

lundi 14 décembre 2020

Elisa Montaldo : Dévoiler

 

En attendant Fistful of Planets part II, vous pouvez déjà commander Dévoiler, l'album solo d'Elisa qui regroupe une collection de compositions originales, d'improvisations piano bar, de titres extraits de collaborations discographiques et de diverses démos. Elisa vous propose ainsi de découvrir plusieurs autres facettes de sa personnalité artistique. Un album moins prog, plus éclectique mais avec toujours le talent unique d'Elisa comme point commun à tous ces morceaux. Vous remarquerez au passage que le titre de l’album est en français ! 
Pour vous mettre l'eau à la bouche, une petite écoute en ouvrant ce teaser

Voici la tracklist complète :

  1. Is that from Batman ?
  2. Except for himself
  3. Il giorno che non ti aspettavi
  4. So much more
  5. Wesak
  6. I'm still here
  7. Wine tastes better
  8. Lanterne
  9. Washing the clouds
  10. Comptine d'un autre été, l'après-midi
  11. Il giorno che non ti aspettavi (the shore version)
  12. Goldrake
  13. Dolce Madre (old demo)
  14. La magia è la realtà (japanese version)

Pour commander l'album en version digitale ou en format physqie CD, vous allez directement sur le site d'Elisa Montaldo en cliquant sur ce lien : Elisa Montaldo 

Vous pouvez aussi aller sur Spotify Elisa Montaldo's Mix

dimanche 13 décembre 2020

Qohelet : Qohelet

 Je préfère vous prévenir tout de suite, l'écoute de ce CD ne va pas être une partie de rigolade. On peut déjà ressentir l'ambiance générale en regardant la couverture de l’album (*) et en se remémorant que Qohelet n'est ni plus ni moins qu'un livre (L'Ecclesiaste) et un personnage de l'Ancien Testament - "celui qui s’adresse à la foule" avec des affirmations du style : "Vanités des vanités, tout est vanités". Le genre de truc qui fait que tu t'excuses d'avoir gagné un prix d'excellence alors que t'as bûché comme un malade pour çà (je vous rassure, çà ne m'est jamais arrivé !).

Qohelet pour nous (pauvres de nous !)  c'est Alessandro Seravalle (Garden Wall et plus récemment Officina F.lli Seravalle) et Gianni Venturi (membre historique d'Altare Thotemico). Le premier  prend en charge la partie instrumentale (piano, synthés, samples). Le second est à la fois le grand maître des mots et l'émetteur de la voix d'outre-tombe que l'on entend. Le premier crée un fond sonore terriblement anxiogène pour que le second puisse installer et développer un récitatif qui vous tombe dessus comme si vous entendiez, recroquevillé au fond d'un trou noir, les prêches d'un Savanarole accusateur vous exhortant au bûcher des vanités ! En arrière plan, un fond musical qui oscille en permanence entre bruitages et collages sonores pour un rendu à la fois glauque et marécageux.

Gianni Venturi considère que cet album tient plus de la pièce de théâtre que du simple disque. Je dirais pour ma part qu'il s'agit d'une expérience quasi sensorielle qui veut nous amener à une rupture totale par rapport  à notre vécu et à nos habitudes, et ainsi nous faire prendre conscience de l'absurdité de notre existence. Pour arriver à leurs fins Alessandro Seravalle et Gianni Venturi nous forcent à emprunter la voie menant à un monde désenchanté qu'ils noircissent à l’extrême de manière à nous faire sentir et comprendre que ce monde est en fait le paradigme de l'enfer des vivants et que si nous frayons dans ce cloaque sans espoir d'en sortir, c'est de notre seule faute !

Il y a de grandes chances que le sentiment de malaise qui va s’emparer de vous au début de l’écoute de cet album perdure jusqu’aux dernières secondes. Franchement, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Qohelet est une création expérimentale à la fois très torturée mais aussi très poétique qui nous oblige à réfléchir sur nous-mêmes et surtout sur ce qui est vraiment important et ce qui ne devrait pas l'être. En cela, elle est donc unique en son genre ! Prenez le comme tel. 

Label : Lizard Records

(*) La peinture ornant la pochette est signée Giovanni "Nino" Seravalle

vendredi 11 décembre 2020

Mesmerising : The clutters storyteller

Première écoute distraite (je dois le reconnaître) de cet album : une collection de chansons. C'est bon, c'est bien fait, c'est propre et c'est flatteur à l'oreille. Deuxième écoute : c'est pas mal fouillé finalement, avec des arrangements qui me plaisent vraiment beaucoup. Çà mérite une troisième écoute : il y a une musicalité globale qui me parle, des accents, notamment du côté du saxo et de la flûte mais aussi des sonorités de claviers, que j'ai impression de connaître. Et pour cause, au dos de la jaquette, la liste des musiciens qui jouent sur l'album : Fabio Zuffanti à la basse, Martin Grice aux instruments à vent, Giovanni Pastorino aux claviers, Simone Amodeo aux guitares et Paolo Tixi à la batterie. C'est en fait la squadra du Z-band qui est derrière Davide Moscato (créateur du projet Mesmerising). Les arrangements sont de Davide, Fabio et Giovanni. L'ingénieur du son est Robbo Vigo. Cet album est donc estampillé à 100% "prog génois". Voilà qui me met dans de bonnes dispositions pour écouter (très attentivement) une quatrième fois ce CD. Là, je dois dire que je suis subjugué : les compositions qui me semblaient relativement lambda au départ apparaissent tirées vers le haut grâce à l’interprétation tip top des instrumentistes, du fait d'arrangements réellement luxueux mais aussi grâce à la voix de Davide Moscato que je découvre au passage. Et ce n'est que justice que de s'arrêter un  moment sur lui car c'est son projet et ce sont ses compositions. Sa tonalité de voix est vraiment très agréable, puissante avec une tessiture vocale étendue qui fait régulièrement merveille jusqu'à flirter avec le lyrique ("False reality"). Ce garçon impose une réelle présence au chant et je n'ai que peu de doutes sur le fait qu'il a derrière lui une grosse expérience de performer. Musicalement, il faut aller chercher du coté d'une pop sophistiquée, de grande classe, baignant dans des ambiances de prog symphonique ce qui relativise d'autant le côté mainstream des lignes mélodiques au demeurant fort belles. Dans ce contexte, le chant en anglais est parfaitement raccord et je dirais même naturel. De manière surprenante, peut être aussi un peu troublante, j'ai quand même l'impression, pas désagréable du tout, d'entendre un album qui aurait pu être enregistré il y a très longtemps, une fois encore sans doute en grande partie à cause des arrangements. Mais pas que. Davide a dû écouter beaucoup de groupes pop/rock des années 70 qui l'ont marqué (Davide est né en 1977!). Ses nombreuses covers d'Alan Parson, Aerosmith, John Lennon, Elton John, Queen, Steppenwolf, Supertramp sont à cet égard autant de marqueurs très précis de ses influences auxquelles on peut rajouter sans problème Barclay James Harvest ou Procol Harum. Sa vision de ce que doit être une belle chanson pop, avec juste ce qu'il faut d'intensité rock, en est évidemment très imprégnée. Moi, çà me va bien car nous partageons la même culture musicale. Et quand Davide s'attaque au rock progressif en frontal, cela donne "Underground" qui est en fait une succession de séquences, formant une mini suite, reliées entre elles par une ligne de chant somptueuse. Tout y est : les variations de rythmes, les relances au piano,  les trilles à la flûte, le pont instrumental en tutti aventureux, les soli de guitare en décollage vertical. D'ailleurs puisqu'on parle de prog (quand même !), les oreilles les plus aguerries auront repéré quelques incursions, certes discrètes, dans l’univers musical de La Maschera di Cera, sur l'intro de "Feel..." par exemple ou encore à partir du break qui abouti à un changement de  tempo sur "The man who's sleeping". Preuve que la Zuffanti team n'a pas fait le voyage pour rien !
Le point fort de cet album réside incontestablement dans la force de ses mélodies animées d'une inspiration constante. Le summum en la matière, en terme d'intensité, se situant sûrement au niveau de deux morceaux qui se suivent : "The vortex" et " False reality", avec pour ce dernier une perfection formelle qui permet à Davide Moscato de se hisser sans problème au niveau de son modèle, Freddy Mercury.    
Il me reste à souhaiter le meilleur pour la suite à Davide avec pourquoi pas une nouvelle aventure musicale dans le rock progressif qu'il aura fait avancer à sa manière en empruntant une voie stylistique finalement plus originale qu'il n'y paraît au premier abord et qui demande surtout une grande justesse dans le ton et beaucoup de finesse dans la forme pour être parfaitement réussie. C'est le cas ici !  

  • 1 - Feel...
  • 2 - ...My dream
  • 3 - Ballad of a creepy night
  • 4 - Slave of your shell
  • 5 - Underground
  • 6 - The vortex
  • 7 - False reality
  • 8 - In a different dimension
  • 9 - The man who's sleeping
  • 10-The last time you called my name

Label : Lizard Records    

dimanche 6 décembre 2020

Julius Project : Cut The Tongue (recensione in italiano)

 

 

Senza il grande amore di una figlia per suo padre, questo album non avrebbe mai visto la luce. Alla fine degli anni ‘70, Giuseppe Chiriatti (Julius!) fa parte di un gruppo, i Forum, che conosce un certo successo dalle parti del Salento. Ma i brani che Julius compone tra il 1978 e il 1981 non trovano il gradimento degli altri membri del gruppo, che hanno cambiato nel frattempo il loro ambito per praticare un jazz rock più presentabile del prog ormai sorpassato. Julius mette quindi le sue composizioni in un cassetto. Ci riposeranno per 35 anni fino a che Bianca, la figlia maggiore [di Julius], le scopre e si rende conto che, invece di vecchi brani impolverati, suo padre aveva di fatto scritto una suite [di brani] che raccontava[no] una storia. Quella di un giovane ragazzo perso nella sua vita che ascolta dapprima la voce di un falso profeta che lo conduce verso la superficialità e le facili apparenze prima di sentire il bisogno di tagliare la lingua (Cut the Tongue) al suo uccello del malaugurio e di trovare un senso alla propria esistenza rifugiandosi nella solitudine e nella contemplazione di un cigno.
Se Bianca è stata la fata che ha dato il colpo di bacchetta magica per ridare vita a questo progetto, Paolo Dolfini è stato l’uomo della provvidenza. Accettando di fare di più che solo collaborare, Paolo ha fornito tutta la sua competenza e abilità musicale sia a livello delle tastiere che a quello della struttura (gli arrangiamenti). Paolo ha anche radunato una bella compagnia coinvolgendo altri membri dei Jumbo (Paolo Dolfini, Dario Guidotti, Daniele Bianchini) ma anche dei Maxophone (Marco Croci) e persino suo figlio Filippo alla batteria. Perché questo album è anche una storia familiare, con le figlie di Julius presenti nell’album: Bianca Berry, la maggiore (anche giornalista musicale) che assicura la voce solista e i cori su una gran parte di brani, e Martina (la più giovane) che impersona la voce del profeta in "Mask and Money".
L'inferno è lastricato di buone intenzioni, dice l’adagio. Era necessario che questa squadra improvvisata, giustamente piena di buone intenzioni, si mettesse al servizio di una creazione artistica che riuscisse bene per potere in seguito trasformarla in un’opera conclusa, presentabile della quale i genitori potessero essere fieri.
Tra opera rock e commedia musicale, particolarmente in "Mask and money", "Welcome to the meat grinder" "Wandering", Cut the tongue è prima di tutto un lavoro incantevole segnato dalla bellezza delle melodie semplici ma accattivanti sull’esempio dei Camel che restano un punto di riferimento in materia. Mi piace questo stile di pop progressivo che parla direttamente al vostro cuore ma che sa anche farvi drizzare le orecchie con dei passaggi più corposi (in "Welcome to the meat grinder", c’è davvero di che deliziarsi. Che grande brano!). Per quelli che amano i brani più tosti che danno energia, vi invito su "Speed kings" che ha tutto dell’hard prog epico e sul quale Marco Croci fa sentire la sua voce, molto bella secondo me. E siccome si parla del canto, Bianca Berry realizza una bella performance imponendosi con un timbro vocale pieno di candore che aderisce perfettamente al tono dell’insieme (ascoltate "We know were are two" o "Glimmers”, ogni volta è una pura delizia). L'altra sorpresa, per quanto riguarda il canto, è l’apparizione di una voce ben conosciuta da tutti i vecchi appassionati di prog, quella di Richard Sinclair in "Cut the tongue", una bellissima canzone, composta appositamente nel 2019 da Julius per uno dei nostri inglesi preferiti residente da tempo in Italia. Per tornare al lato prog, anche da questo lato c’è di che divertirsi, con in particolari gli strumentali "I see the sea" (con Julius all’Hammond e Paolo al Minimoog, prego) e "Wandering" che dovrebbero farvi alzare dalla [vostra] sedia.
Julius immaginava all’epoca in cui ha composto la sua saga che essa avrebbe un giorno avuto questa forma musicale? Sarebbe da porgli la domanda. In ogni caso, il risultato non può che essere come minimo all’altezza delle sue aspirazioni inconfessate. Tanto vale dirlo e affermarlo chiaro e forte: Cut the Tongue è un vero successo che bisogna gustare con tanto più piacere in quanto tutto ciò è giunto totalmente inatteso. (trad. Paolo Dolfini)

Tracklist :
1. The fog
2. In the room
3. You need a prophet
4. Mask and money
5. Welcome to the meat grinder
6. Speed kings
7. Clouds pt. 1
8. Clouds pt. 2
9. Cut the tongue
10.The swan
11.Island
12.We know we are two
13.I see the sea
14.Glimmers
15.Castaway
16.Wood on the sand
17.Wandering
18.Desert way

I musicisti: Bianca Berry (voce solista e cori in 1, 3, 6, 18), Filippo Dolfini (batteria e percussioni), Marco Croci (basso, voce solista e cori in 6), Dario Guidotti (flauto, voce solista in 3), Francesco Marra (chitarre), Mario Manfreda (chitarre), Paolo Dolfini (tastiere, cori, arrangiamenti), Julius (tastiere, voce solista in 1 e 16).
+ gli ospiti: Richard Sinclair (voce solista in 9), Martina Chiriatti (voce in 4), Egidio Presicce (sax tenore in 9), Daniele Bianchini (chitarra in 9), Flavio Scansani (chitarre in 14 e 17) 


Godetevi anche l'edizione, l'artwork e la confezione sono veramente curati.
In vendita presso GT Music

samedi 5 décembre 2020

Julius Project : Cut the Tongue (2020)

Sans le formidable amour d'une fille pour son père, cet album n'aurait jamais vu le jour. A la fin des années 70, Giuseppe Chiriatti (Julius !) fait partie d'un groupe, les Forum, qui connaît un certain succès du côté de Salente. Mais les morceaux que compose Julius entre 1978 et 1981 n'ont pas l'heure de plaire aux autres membres du groupe qui ont viré entre temps leur cuti pour pratiquer un jazz rock plus présentable que le prog désormais dépassé. Julius met donc ses compositions dans un tiroir. Elles vont y dormir pendant 35 ans jusqu'à ce que Bianca, la fille aînée de Julius tombe dessus et se rende compte qu'en fait de vieux titres poussiéreux, son père avait en fait écrit une suite de titres qui racontaient une histoire. Celle d'une jeune garçon perdu dans sa vie qui écoute d'abord la voix d'un faux prophète l'entrainant sur les chemins de la superficialité et des apparences faciles avant de ressentir le besoin de couper la langue (cut the tongue) à son oiseau de malheur et de trouver un sens à son existence en se réfugiant dans la solitude et la contemplation d'un cygne. 

Si Bianca aura été la fée donnant le coup de baguette magique pour redonner vie à ce projet, Paolo Dolfini en aura été l'homme providentiel. en acceptant de faire mieux que de collaborer, Paolo a  apporté tout sa science et son savoir-faire musical que ce soit au niveau des claviers ou de la mise en forme (les arrangements). Paolo a même rameuté du beau monde en faisant venir d'autres  membres de Jumbo (Paolo Dolfini, Dario Guidotti, Daniele Bianchini) mais aussi de Maxophone (Marco Croci) et même son fils Filippo à la  batterie. Car cet album est aussi une histoire de famille avec les filles de Julius présentes sur l'album : Bianca Berry, l'aînée (également journaliste musicale)  qui assure le chant lead et les chœurs sur une grande partie des titres et Martina (la cadette) qui fait la voix de prophète sur "Mask and Money".

L'enfer est pavé de bonnes intentions dit l'adage. Encore fallait-il que cette équipage de fortune, plein de bonnes intentions justement, se mette au service d'une création artistique qui tienne la route pour pouvoir ensuite la transformer en une œuvre aboutie, présentable dont ses géniteurs puissent être fiers.

Entre opéra rock et comédie musicale, tout particulièrement sur "Mask and money", "Welcome to the meat grinder" "Wandering", Cut the tongue est avant tout une œuvre enchanteresse marquée par la beauté de mélodies simples mais attachantes à l'instar d'un Camel qui reste une référence en la matière. J'aime ce style de pop progressive qui parle directement à votre cœur mais qui sait aussi vous faire dresser les oreilles par des passages plus corsés (sur "Welcome to the meat grinder", il y a vraiment de quoi se régaler. Quel grand titre !). Pour ceux qui aiment les morceaux plus enlevés qui dépotent bien, je vous donne rendez vous sur "Speed kings" qui a tout du hard prog épique et sur lequel Marco Croci fait entendre sa voix, fort belle ma foi. Et puisqu'on parle du chant, Bianca Berry réussit une jolie performance en s'imposant avec un timbre de voix qui colle parfaitement à la tonalité d'ensemble pleine de candeur (écoutez "We know were are two" ou "Glimmers", c'est à chaque fois un pur délice). L'autre surprise, question chant, est bien l'apparition d'une voix connue de tous les vieux amateurs de prog, celle de Richard Sinclair sur "Cut the tongue", une très belle chanson, composée spécialement en 2019 par Julius pour un de nos anglais préféré exilé en Italie. Pour revenir au côté prog, il y a là aussi de quoi se faire plaisir avec notamment les instrumentaux "I see the sea" (avec Julius au Hammond et Paolo au minimoog s'il vous plait) et "Wandering" qui devraient vous faire lever de votre chaise.

Julius imaginait-il à l’époque où il a composé sa saga qu'elle aurait un jour cette forme musicale. la question sera à lui poser. En tout cas, le résultat ne peut qu'être a minima à la hauteur de ses aspirations inavouées. Autant le dire et l'affirmer haut et fort : Cut the tongue est une vrai réussite qu'il faut savourer avec d’autant plus de plaisir que tout cela est totalement inattendu.

La tracklist :

  • 1. The fog
  • 2. In the room
  • 3. You need a prophet
  • 4. Mask and money
  • 5. Welcome to the meat grinder
  • 6. Speed kings
  • 7. Clouds pt. 1
  • 8. Clouds pt. 2
  • 9. Cut the tongue
  • 10.The swan
  • 11.Island
  • 12.We know we are two
  • 13.I see the sea
  • 14.Glimmers
  • 15.Castaway
  • 16.Wood on the sand
  • 17.Wandering
  • 18.Desert way

Les musiciens : Bianca Berry (chant lead et chœurs sur 1, 3, 6, 18), Filippo Dolfini (batterie et percussions), Marco Croci (basse, chant lead et chœurs sur 6), Dario Guidotti (flûte, chant lead sur 3), Francesco Marra (guitares), Mario Manfreda (guitares), Paolo Dolfini (claviers, chœurs, arrangements), Julius (claviers, chant lead sur 1 et 16).

+ les invités : Richard Sinclair (chant lead sur 9), Martina Chiriatti (voix sur 4), Egidio Presicce (sax tenor sur 9), Daniele Bianchini (guitare sur 9),  Flavio Scansani (guitares sur 14 et 17) 

Faites vous plaisir avec l'édition, l'artwork et le package sont vraiment soignés 

C'est en vente chez GT Music


mardi 1 décembre 2020

Elisa Montaldo's Fistful of Fans & Friends

Je vous invite tous à rejoindre Elisa sur son nouveau groupe FB "Elisa Montaldo's Fistful of Fans & Friends"
Invito tutti i miei amici ad unirsi a Elisa nella sua nuova group FB "Elisa Montaldo’s Fistful of Fans & Friends"
I invite all my friends to join Elisa on her new FB group "Elisa Montaldo’s Fistful of Fans & Friends"