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vendredi 23 août 2024

Fabio Frizzi : l'interview (FR/IT)

 

Interview en français
 
Rencontre avec Fabio Frizzi à Gênes le 2 août 2024 à l'occasion de sa prestation Frizzi 2 Fulci programmée le lendemain au Festival Prog Fest au Porto Antico. L'occasion de remercier une fois encore cet homme affable et disponible en toute circonstance, pour la préface écrite pour mon livre Giallo & Rosso mais aussi de faire une petite interview avec lui. Alors, je sais, les interviews de Fabio sont assez nombreuses mais je suis parti sur l'idée de lui proposer des questions décalées par rapport à celles qui lui sont habituellement posées. A vous de juger du résultat. En tout cas, Fabio s'est beaucoup amusé !
Je dois également préciser que le temps de discussion off a sans doute largement dépassé celui de l'interview proprement dite, mais enfin nous avons quand même réussi à travailler un peu !

Un grand merci à Fabio pour son enthousiasme et son envie de partager et à Francesca pour sa patience et sa gentillesse.

LdN : tout d'abord une question préliminaire Fabio, d'où vient que tu parles aussi bien le français ?

FF : Disons que dans ma famille, mes parents parlaient plus le français que l'anglais. Et puis j'allais en vacances à Riccione à côté de Rimini, quand j'avais 15/16 ans. Il y avait beaucoup de Français qui avaient des fils et des filles. Le soir on allait danser et alors tu sais j'ai eu une, non deux copines françaises (il rigole). Je dois dire aussi que c'est une histoire de destin. J'ai toujours eu beaucoup d'amis français et j'aime tellement parler avec eux. Mais tu sais, des fois, pour bien écrire le français, j'utilise aussi la traduction de Google ! 

LdN : On va remonter le temps Fabio et revenir à tes débuts en tant que compositeur. Quels souvenirs gardes-tu de ta collaboration avec Bixio et Tempera ?

FF : C'est une question intéressante. Si je parle d'abord des choses positives. Je me retrouvais avec Vincenzo Tempera qui avait une expérience incroyable comme musicien et déjà comme compositeur, et avec Franco Bixio qui était aussi compositeur mais surtout le fils de Cesare Andrea Bixio lui-même grand compositeur. Nous avons tout de suite divisé les tâches. Bixio était celui qui connaissait bien la production surtout au niveau des musiques de film justement pour les travaux préparatoires et les séquencements. Tempera était un homme qui était 365 jours sur 365 dans un studio d'enregistrement. C'était un grand pianiste et un bon chef d'orchestre. L'atmosphère était belle et ça fonctionnait bien entre nous. On pouvait faire trois B.O. à la fois.  Mais à un moment, j'étais celui qui poussait le plus et finalement, cela manquait de perspectives. Et aussi, Tempera avait beaucoup d'autres choses à faire. Alors, à un moment, on a dit "on laisse". C'était la période où j'ai eu ma première fille. Je me suis posé la question de savoir si je pouvais composer tout seul. Si j'étais vraiment capable. La première fois, c'était en 1977 pour un film de Maurizio Costanzo, un film qui est très peu connu en France, un film pas terrible qui s'appelle Melodrammore. Pour ce premier film que j'ai fait tout seul , je me souviens que j'étais dans le studio de Bixio pour enregistrer la musique car j'avais loué son studio. Je suis rentré dans le studio. J'ai pris la baguette et j'ai commencé à diriger l'orchestre. J'avais la bouche complètement sèche. Et il y avait Tempera qui était là pour m'aider car en fait Bixio l'avait appelé car il ne savait pas si je pourrais y arriver seul. Une autre chose que je dois dire, toujours dans le positif, c'est que, encore aujourd'hui, Franco Bixio est un de mes meilleurs amis. Lui maintenant il est un grand éditeur avec une grosse maison d'édition mais quand je lui parle des concerts que je fais, des musiques que je compose (j'ai encore fait trois musiques cette année), quand il voit aussi que je suis toujours dans la prima linea (NdA : en première ligne), il me demande comment je fais pour faire tout ça. 

LdN : Tu lui fais envie en quelque sorte.

FF : Oui, c'est exactement ça. Car, lui maintenant il est tranquille avec sa société très solide et il me voit qui fait toujours comme quand on était jeunes garçons. C'est quelque chose qui peut toujours te donner des frissons.

LdN : Peut-on dire que cette collaboration à trois était un passage obligé pour toi ?

FF : oui, je crois que c'était pour moi comme de "faire la gavetta" on dit en italien (NdT : le fait de partir de rien). Quand tu commences, tu dois apprendre. Si je dois faire le vrai bilan. Tu sais quand tu fais un bilan, la balance, tu dois toujours penser aux belles choses, pas aux petits trucs. Et sur les grandes choses, je suis absolument heureux de ce qui s'est passé.

LdN : Finalement, le fait de se séparer de Bixio et Tempera aura été une très bonne chose pour toi, aussi bien pour libérer ta création artistique que pour faire ta propre carrière ?

FF : Tu peux imaginer que j'avais 24 ans au début de cette histoire et 29 ans quand on s'est quitté. Il faut considérer qu'aujourd'hui l'adolescence est plus tôt qu'à l'époque. A 24 ans, J'étais vraiment très jeune et j'avais une certaine ingénuité. Alors, ça a été réellement des années de formation pour moi. L'expérience, on l'a fait tous les jours et j'ai passé  beaucoup de temps avec eux. C'est un peu comme mon acte de naissance de compositeur. J'ai appris beaucoup.

LdN : Après tu as travaillé pour Fulci pour de nombreux films. Je vais te poser une question par rapport à ça. Je ne sais pas si on te l'a déjà posée et comment tu vas la prendre. Voilà : tu crois que l'on peut comparer ta collaboration avec Fulci avec d'autres associations réalisateur/compositeur comme celles de Morricone avec Leone, de Rota avec Fellini ou encore de Goblin avec Argento ?

FF : Je te remercie Louis parce que c'est une très belle question. Alors, je crois que la communication qu'il faut entre un musicien et un réalisateur, c'est quelque chose de très important. Si çà fonctionne, çà fonctionne. Si ça fonctionne pas, ça fonctionne pas. Il n'y a pas de voie médiane. Tu sais, avant de travailler avec moi, Fulci a travaillé avec tous les grands musiciens italiens, Morricone, Ortolani etc... J'ai commencé à travailler pour Fulci avec Bixio et Tempera, ensuite j'ai composé tout seul pour ses films d'horreur. Il y a une dizaine d'années, quand j'ai parlé avec Antonella Fulci, la fille de Lucio, elle m'a dit des choses, j'espère qu'elles sont vraies. Elle m'a dit : "papa avait une estime incroyable pour toi. Il pensait que tu pouvais écrire des musiques uniques pour lui". On était éloigné en âge car il était né en 1927, il avait l'âge de ma mère, mais parfois il y a la possibilité que cela fonctionne entre vieux et jeunes.  

LdN : Le soundtrack de House of Forbidden secrets en 2013 a vraiment été un évènement pour beaucoup de tes fans.Tu leur as vraiment fait plaisir et tu vas comprendre pourquoi je te dis ça. : par moments, cette musique sonne vraiment comme une suite à l'Aldilà. Je ne sais pas si tu es d'accord avec ça ?  Ce qui me donne aussi envie de savoir dans quel état d'esprit tu as composé cette B.O. car vraiment je trouve qu'on est dans les mêmes ambiances que l'Aldilà.

FF : Ah bravo ! J'avais envie d'écrire un truc comme ça. Et quand il y a eu ce mec qui m'a contacté d'Amérique (NdT : Todd Sheets). Il m'a dit "je suis entre la vie et la mort. Je suis seul avec mon chien à l’hôpital. Si je survie, je veux faire un film avec ta musique". J'ai commencé à composer et à enregistrer. J'ai rencontré Todd à Chicago. Il avait avec lui un producteur très étrange, un architecte des jardins, complètement fou. Tu ne sais pas ce qu'il a fait ? Je vais te raconter une histoire bizarre. Ils m'ont payé, pas de problème. Mais j'avais besoin de l'autorisation pour déposer les morceaux en Italie pour éditer ma musique. Mais quand j'ai demandé le lien pour récupérer ma musique, d'abord je ne le recevais pas et ensuite, 6 mois après, quand je l'ai reçu, je me suis rendu compte que le producteur n'avait gardé que 10 % de ma musique et le reste c'était des bruitages faits par un autre mec. J'aurais dû prendre un avocat mais honnêtement c'était un petit film et dans ce cas là, je considère que ce que je reçois, c'est la possibilité d'écrire. Je vais te dire une chose car je crois que tu es la personne qui peut la comprendre. J'adore faire des expérimentations parfois et je voulais mettre dans le thème principal des parties de morceaux qui étaient à moi dans la période Fulci. Je les ai utilisées en jouant dessus pour que les gens puissent entendre comme çà quelque chose des originaux. En tout cas, j'adore cette musique. je la trouve vraiment mienne.

LdN : Un petit mot au sujet de Beware of Darkness, le court-métrage français que tu as musicalisé. Cela c'est fait comment et dans quelles conditions ?

FF : Cela c'est fait à un moment où je gagnais de l'argent car je travaillais pour la télé. En Italie, quand tu fais la télé, tu gagne. Quand tu fais les films, rien ! Ma femme sait très bien ça (il regarde Francesca et ils rient). Alors, j'étais à l'aise financièrement et je me suis dit on va aider quelqu'un. C'était des garçons de Montpellier, des fans. Guillaume Beylard et Nima Rafighi, des gens vraiment très bien. Ils m'ont contacté. Alors,  je leur ai dit de venir à Rome et nous les avons hébergés chez nous. On a parlé de leur projet. J'ai écrit la musique. On l'a éditée en disque. Je dois te dire que je joue le thème pour piano dans certains de mes concerts, mais pas demain. 

LdN : Si tu devais citer le soundtrack dont tu es le plus fier, ce serait lequel Fabio ?

FF : C'est impossible (il rie) mais je vais te répondre. Il y a un film de Lucio qui était un peu pauvre, c'est vrai, c'était Manhattan Baby. Mais tu sais, il se déroule en partie en Égypte et moi j'ai toujours adoré l’Égypte alors que j'y ai jamais été. Mais quand je regardais les images du film, j'ai adoré. Je dois dire que mes musiciens avec lesquels je joue en ce moment adorent cette musique, comme celle de Blastfighter d'ailleurs. 

LdN : Et maintenant, si tu devais citer une musique de toi moins connue à découvrir absolument ?

FF : Bellissima ! j'adore cette question. Il y a des côtés de ma vie de musicien que personne ne connaît. C'est normal. Tout le monde connaît mes travaux avec Fulci ou Fantozzi par exemple en Italie mais si tu considères que je travaille tous les jours depuis cinquante ans, j'ai fait beaucoup de musiques. Alors, je te propose deux réponses.
Je ne sais pas si tu au courant mais j'ai écrit plusieurs ballets. J'étais ami avec une danseuse étoile russe pour laquelle j'ai écrit six ballets sur des textes de Steinbech Puis, quelques années après, elle est devenue la directrice de l'Académie de danse de Rome et elle m'a demandé une chose impossible. Tu sais Tchaïkovsky a fait le "Capriccio italien", dans lequel il raconte l'Italie à sa façon avec les vieilles mélodies inoubliables (il chantonne plusieurs airs), alors elle voulait que je compose un nouveau capriccio italiano, mais comme si j'avais été en contact avec lui, comme si nous avions pu travailler ensemble. Alors, j'ai travaillé six mois là dessus. J'ai écrit quelque chose à la fois classique mais aussi moderne. Il y a la rythmique, le grand orchestre. La suite dure quarante minutes et elle a été déposée à la S.I.A.E. (NdT : l'équivalent de la S.A.C.E.M. en Italie) sous les noms de Frizzi et de Tchaïkovsky. Car il y a dans cette composition des allers-retours permanents entre des choses à lui et des choses à moi.
Ensuite, tu sais, je suis guitariste au départ et j'ai écrit sept préludes pour guitares et j'ai aussi composé sur des poèmes de Lovecraft, des thèmes pour 12 cordes et 6 cordes classiques. J’aimerais bien que les gens écoutent ça aussi.

LdN : Quelques questions sur le rock progressif que tu évoques comme une influence musicale de jeunesse. Tout d'abord, quelle est ta vision de ce style de musique aujourd'hui par rapport à ce qui se faisait dans les seventies ?

FF : Ma vie au début,  c'est Bach et les Beatles. Le baroque et la pop. Mais mon frère Fabrizio adorait des groupes comme Genesis. Il y avait aussi Fabio Pignatelli qui avant Goblin jouait dans un groupe qui faisait du Yes. Alors, j'ai écouté comme ça et puis peu à peu je suis tombé amoureux. Alors je suis heureux qu'il y ait aujourd'hui des gens qui veuillent aller de l'avant. Beaucoup de ces musiciens me contactent pour me faire écouter ce qu'ils font mais je ne peux pas être juge. Mais en fait je crois que l'on a eu tellement de belles choses à l'époque que, quand je peux, j'écoute ce qui s'est fait dans les seventies et que j'aimais vraiment.  

LdN : Quels sont les trois albums de rock progressif que tu mets dans top 3 ?

FF : In the court of the Crimson de King Crimson, The Yes Album de Yes et puis Pictures at an Exhibition d'Emerson, Lake and Palmer. J'ai réécouté cet album il y a une semaine pour une illustration musicale que je suis en train de faire en Italie pour laquelle le réalisateur voulait que la musique soit inspirée de Moussorgski. C’était des génies. Ils faisaient des trucs incroyables.  

LdN : Tu vas jouer demain ton spectacle complet audio/son et images vidéo projetées Frizzi 2 Fulci. As-tu l'impression de donner ainsi à tes compositions une vie différente avec une dimension nouvelle ? Peut-être que tu as fais des arrangements spéciaux pour ces performances live ?

FF : Je crois que la musique jouée est la vraie musique. Tu sais la renaissance de la musique, c'est chaque jour en fait. Alors disons que Frizzi 2 Fulci est une expérience incroyable car des jeunes musiciens - ils ont quarante ans - se sentent les interprètes officiels, authentiques, de ma musique. En plus, tu as raison, j'ai dû réécrire une partie des musiques déjà car je n'ai pas les partitions originales, ce qui fait que ces musiciens font vraiment leur cette musique qui est ma musique. Tu sais aussi, la crise des droits nous a obligé à revenir sur scène. Normalement un vieux musicien devrait vivre de ses droits. Pour nous musiciens, Internet nous apporté beaucoup mais nous a surtout enlevé beaucoup.

Intervista in Italiano

Abbiamo incontrato Fabio Frizzi a Genova il 2 agosto 2024 per il suo spettacolo Frizzi 2 Fulci, in programma il giorno successivo al Prog Fest Festival al Porto Antico. È stata l'occasione per ringraziare ancora una volta quest'uomo affabile e sempre disponibile in ogni circostanza, per la prefazione che ha scritto per il mio libro Giallo & Rosso, e anche per fare una breve intervista con lui. Lo so, di interviste a Fabio ce ne sono parecchie, ma ho deciso di fargli delle domande un po' diverse da quelle che gli vengono poste di solito. Giudicate voi. In ogni caso, Fabio si è divertito molto!
Devo anche sottolineare che il tempo trascorso a parlare fuori dalla registrazione ha probabilmente superato di gran lunga quello dell'intervista stessa, ma alla fine siamo comunque riusciti a fare un po' di lavoro!
Un grande ringraziamento a Fabio per l'entusiasmo e la voglia di condividere, e a Francesca per la pazienza e la gentilezza.

LdN: Innanzitutto una domanda preliminare Fabio, come sei arrivato a parlare così bene il francese?

FF: Diciamo che in famiglia i miei genitori parlavano più francese che inglese. E poi andavo in vacanza a Riccione, vicino a Rimini, quando avevo 15/16 anni. Lì c'erano molti francesi che avevano figli e figlie. La sera andavamo a ballare e poi, sai, avevo una, no, due fidanzate francesi (ride). Devo dire che è anche una questione di destino. Ho sempre avuto molti amici francesi e mi piace parlare con loro. Ma sa, a volte, per scrivere bene il francese, uso anche la traduzione di Google!  

LdN: Torniamo indietro nel tempo, Fabio, agli esordi come compositore. Che ricordi ha del lavoro con Bixio e Tempera?

FF: È una domanda interessante. Inizio parlando delle cose positive. Mi sono trovato con Vincenzo Tempera, che aveva un'esperienza incredibile come musicista e già come compositore, e con Franco Bixio, anch'egli compositore ma soprattutto figlio di Cesare Andrea Bixio, anch'egli grande compositore. Ci siamo subito divisi i compiti. Bixio era quello che conosceva a fondo la produzione, soprattutto quando si trattava di musica per film, proprio per il lavoro di preparazione e di sequenze. Tempera era un uomo che stava in studio di registrazione 365 giorni all'anno. Era un grande pianista e un buon direttore d'orchestra. C'era una grande atmosfera e le cose funzionavano bene tra di noi. Riuscivamo a fare tre colonne sonore alla volta.  Ma a un certo punto, ero io a spingere di più e alla fine mancava la prospettiva. Tempera aveva anche molte altre cose da fare. Così, a un certo punto, ci siamo detti "lasciamo perdere". È stato quando ho avuto la mia prima figlia. Mi sono chiesta se fossi in grado di comporre da sola. Se ne fossi davvero capace. La prima volta è stata nel 1977 per un film di Maurizio Costanzo, un film che non è molto conosciuto in Francia, un film non molto bello chiamato Melodrammore. Per quel primo film, che ho fatto da solo, ricordo che ero nello studio di Bixio per registrare la musica perché avevo affittato il suo studio. Entrai nello studio. Presi la bacchetta e iniziai a dirigere l'orchestra. Avevo la bocca completamente asciutta. E Tempera era lì ad aiutarmi perché in effetti Bixio lo aveva chiamato perché non sapeva se ce l'avrei fatta da solo. Un'altra cosa che devo dire, sempre in positivo, è che Franco Bixio è ancora uno dei miei migliori amici. Ora è un grande editore con una grande casa editrice, ma quando gli parlo dei concerti che faccio, della musica che compongo (quest'anno ho fatto altri tre pezzi), e quando vede che sono sempre in prima linea, mi chiede come faccio a fare tutto questo.

LdN: In un certo senso, lo invidi.

FF: Sì, è proprio così. Perché ora è tranquillo con la sua solidissima azienda e mi vede fare ancora quello che facevo quando eravamo ragazzi. È una cosa che può ancora far venire i brividi.

LdN: È corretto dire che questa collaborazione a tre è stata un passo fondamentale per lei?

FF: Sì, credo che per me sia stato come "fare la gavetta", come si dice in italiano. Quando si inizia, bisogna imparare. Se devo fare la valutazione vera e propria. Sa, quando si redige un bilancio, bisogna sempre pensare alle cose belle, non a quelle piccole. E quando si tratta di cose grandi, sono assolutamente contento di quello che è successo.

LdN: Alla fine, la separazione da Bixio e Tempera è stata una cosa molto positiva per lei, sia in termini di liberazione della sua creatività artistica che di sviluppo della sua carriera?

FF: Può immaginare che avevo 24 anni all'inizio di questa storia e 29 quando ci siamo separati. Bisogna tenere presente che l'adolescenza oggi è più precoce di allora. A 24 anni ero davvero molto giovane e avevo una certa ingenuità. Quindi quelli sono stati anni davvero formativi per me. Lo facevamo ogni giorno e passavo molto tempo con loro. È un po' come il mio certificato di nascita come compositore. Ho imparato molto.

LdN: In seguito ha lavorato per Fulci in diversi film. Le farò una domanda a questo proposito. Non so se qualcuno te l'abbia mai chiesto e come la prenderai. Pensi che si possa paragonare la tua collaborazione con Fulci ad altri sodalizi regista/compositore come quello di Morricone con Leone, di Rota con Fellini o di Goblin con Argento?

FF: Grazie Louis, perché è una domanda molto bella. Penso che la comunicazione tra un musicista e un regista sia molto importante. Se funziona, funziona. Se non funziona, non funziona. Non c'è una via di mezzo. Sa, prima di lavorare con me, Fulci ha lavorato con tutti i grandi musicisti italiani, Morricone, Ortolani ecc... Ho iniziato a lavorare per Fulci con Bixio e Tempera, poi ho composto da solo per i suoi film horror. Una decina di anni fa, parlando con Antonella Fulci, la figlia di Lucio, mi raccontò alcune cose, che spero siano vere. Mi disse: "Papà aveva una grande stima di te. Pensava che tu potessi scrivere musica unica per lui". Eravamo molto distanti per età, perché lui era nato nel 1927, aveva l'età di mia madre, ma a volte le cose tra vecchi e giovani possono funzionare.   

LdN: La colonna sonora di House of Forbidden Secrets nel 2013 è stata un vero e proprio evento per molti dei tuoi fan, e li hai davvero resi felici, quindi capirai perché te lo sto dicendo. Li avete davvero accontentati e capirete perché ve lo sto dicendo. Non so se sei d'accordo con questo?  Il che mi fa anche venire voglia di sapere in che stato d'animo hai composto questa colonna sonora, perché mi sembra proprio che siamo nello stesso mood di Aldilà.

FF: Ah, bravo! Volevo scrivere qualcosa del genere. Poi questo ragazzo mi ha contattato dall'America. Mi ha detto: "Sono tra la vita e la morte. Sono solo con il mio cane in ospedale. Se sopravvivo, voglio fare un film con la tua musica". Ho iniziato a comporre e registrare. Ho incontrato Todd a Chicago. Con lui c'era un produttore molto strano, un architetto di giardini, completamente pazzo. Non sapete cosa ha fatto? Vi racconto una storia strana. Mi hanno pagato, senza problemi. Ma avevo bisogno del permesso di depositare i brani in Italia per pubblicare la mia musica. Ma quando ho chiesto il link per riavere la mia musica, prima non l'ho ricevuto e poi, 6 mesi dopo, quando l'ho ricevuto, mi sono reso conto che il produttore aveva tenuto solo il 10% della mia musica e il resto erano effetti sonori fatti da un altro ragazzo. Avrei dovuto rivolgermi a un avvocato, ma onestamente si trattava di un piccolo film e in quel caso ritengo che ciò che sto ottenendo sia l'opportunità di scrivere. Le dirò una cosa perché penso che lei sia la persona che può capirla. A volte mi piace sperimentare e ho voluto inserire nel tema principale parti di brani che erano miei durante il periodo di Fulci. Li ho usati e ci ho suonato sopra in modo che la gente potesse sentire qualcosa degli originali. In ogni caso, amo questa musica e credo che sia davvero mia.

LdN: Una breve parola su Beware of Darkness, il cortometraggio francese di cui ha curato la colonna sonora. Come è nato e in quali condizioni?

FF: È successo in un periodo in cui guadagnavo soldi perché lavoravo per la televisione. In Italia, quando fai televisione, guadagni. Quando fai film, non guadagni nulla! Mia moglie lo sa bene (guarda Francesca e ridono). Quindi stavo bene economicamente e mi sono detto: aiutiamo qualcuno. C'erano questi ragazzi di Montpellier che erano dei fan. Guillaume Beylard e Nima Rafighi, persone davvero in gamba. Mi hanno contattato. Ho detto loro di venire a Roma e li abbiamo ospitati a casa nostra. Abbiamo parlato del loro progetto. Ho scritto la musica. L'abbiamo registrato. Devo dirvi che in alcuni concerti suono il tema del pianoforte, ma non domani. 

LdN: Se dovessi indicare la colonna sonora di cui sei più orgoglioso, quale sarebbe, Fabio?

FF: È impossibile (ride) ma ti rispondo. C'è un film di Lucio che era un po' povero, è vero, era Manhattan Baby. Ma sai, si svolge in parte in Egitto e io ho sempre amato l'Egitto anche se non ci sono mai stato. Ma quando ho visto le immagini del film, l'ho adorato. Devo dire che i musicisti con cui suono al momento amano questa musica, così come la musica di Blastfighter.

LdN: E ora, se dovesse nominare un brano meno conosciuto della sua musica da scoprire assolutamente?
FF: Bellissima! Adoro questa domanda. Ci sono aspetti della mia vita di musicista che nessuno conosce. È abbastanza normale. Tutti conoscono il mio lavoro con Fulci o Fantozzi in Italia, per esempio, ma se si considera che lavoro ogni giorno da cinquant'anni, ho fatto un sacco di musica. Quindi le darò due risposte.
Non so se lo sa, ma ho scritto diversi balletti. Ero amico di una prima ballerina russa per la quale ho scritto sei balletti su testi di Steinbech. Poi, qualche anno dopo, è diventata direttrice dell'Accademia di danza di Roma e mi ha chiesto di fare qualcosa di impossibile. Sapete che Tchaikovsky ha fatto il "Capriccio italiano", in cui racconta la storia dell'Italia a modo suo, con le indimenticabili melodie antiche (canta diverse arie), quindi lei voleva che componessi un nuovo capriccio italiano, ma come se foste in contatto con lui, come se poteste lavorare insieme. Così ci ho lavorato per sei mesi. Ho scritto qualcosa che fosse allo stesso tempo classico e moderno. C'è il ritmo, la grande orchestra. La suite dura quaranta minuti ed è stata registrata presso la S.I.A.E. con i nomi di Frizzi e Tchaikovsky. Perché in questa composizione c'è un continuo avanti e indietro tra cose sue e cose mie.
Poi, sai, ho iniziato come chitarrista e ho scritto sette preludi per chitarra e ho anche composto temi per strumenti classici a 12 e 6 corde basati su poesie di Lovecraft. Mi piacerebbe che la gente ascoltasse anche questo.

LdN: Qualche domanda sul progressive rock, che lei cita come prima influenza musicale. Innanzitutto, come vede questo stile musicale oggi rispetto a quello che si faceva negli anni Settanta?

FF: La mia prima vita è stata caratterizzata da Bach e dai Beatles. Barocco e pop. Ma mio fratello Fabrizio amava gruppi come i Genesis. C'era anche Fabio Pignatelli che, prima dei Goblin, suonava in un gruppo che faceva gli Yes. Quindi l'ho ascoltato così e poi a poco a poco me ne sono innamorato. Quindi sono felice che oggi ci siano persone che vogliono andare avanti. Molti di questi musicisti mi contattano per farmi ascoltare quello che fanno, ma non posso essere io a giudicare. Ma in realtà credo che all'epoca ci fossero così tante cose belle che, quando posso, ascolto ciò che è stato fatto negli anni Settanta e che mi è piaciuto molto.  

LdN: Quali sono i tre album di rock progressivo che metteresti nella tua top 3?

FF: In the court of the Crimson dei King Crimson, The Yes Album degli Yes e poi Pictures at an Exhibition di Emerson, Lake and Palmer. Ho riascoltato quell'album una settimana fa per un'illustrazione musicale che sto facendo in Italia e per la quale il regista voleva che la musica fosse ispirata a Mussorgsky. Erano dei geni. Hanno fatto cose incredibili.  

LdN: Domani eseguirai il tuo spettacolo completo Frizzi 2 Fulci audio/suono e video proiettato. Sente di aver dato alle sue composizioni una vita diversa e una nuova dimensione? Forse ha fatto degli arrangiamenti speciali per queste esibizioni dal vivo?

FF: Credo che la musica suonata sia la vera musica. Sai, la musica rinasce ogni giorno. Quindi diciamo che Frizzi 2 Fulci è un'esperienza incredibile perché i giovani musicisti, che hanno quarant'anni, si sentono gli interpreti ufficiali, autentici, della mia musica. Inoltre, hai ragione, ho già dovuto riscrivere alcune musiche perché non ho le partiture originali, quindi questi musicisti stanno davvero facendo propria questa musica, che è la mia musica. Sai, la crisi dei diritti ci ha costretto a tornare sul palco. Normalmente, un vecchio musicista dovrebbe vivere dei suoi diritti. Per noi musicisti, Internet ci ha portato molto, ma soprattutto ci ha tolto molto. 

 


lundi 11 septembre 2023

Julius Project : intervista e scoop ! (IT)

 

Incontro in occasione del festival al Veruno 2023 con il team di Julius Project (quasi al completo) per tornare all'incredibile avventura del primo album (Cut the Tongue) e per rievocare anche un nuovo album. Intervista con (da sinistra): Marco Croci, Paolo Dolfini, Dario Guidotti, Filippo Dolfini, Giuseppe Chiriatti. Salvo diversa indicazione, alle domande risponde Giuseppe Chiriatti (aka Julius Project). 

Iniziamo riprendendo la recensione pubblicata su “Le Petit Monde du Rock Progressive Italien” quando Cut the Tongue è stato pubblicato nell'agosto 2020. Cosa ne pensi?
È ancora sorprendente rileggere queste parole tre anni dopo l'uscita di Cut the Tongue. Provo una certa forma di incredulità e anche molta emozione. Tutto questo è ben oltre ciò che immaginavo, mi chiedo persino come sia stato possibile. È come un sogno diventato realtà. 

Con le tue due figlie alla voce (Bianca e Martina), con Paolo Dolfini alle tastiere e suo figlio Filippo alla batteria, alla fine Julius Project non sarebbe un po' una storia di famiglia?
È una storia di famiglia ma anche una storia di amicizie e ora, con gli amici musicisti che si sono aggiunti, è una grande famiglia. E anche se siamo fisicamente e geograficamente lontani, ci sentiamo davvero come se fossimo tutti connessi gli uni agli altri. Quindi sì, è una storia di famiglia allargata! 

Alla fine questo album, Cut the Tongue, è forse più compiuto e più riuscito che se fosse stato realizzato 45 anni fa come previsto!
Assolutamente, è sicuramente meglio di 45 anni fa per due motivi principali. Il primo motivo è che in quel periodo l'album sarebbe uscito intorno al 1981, quindi molto oltre rispetto al periodo d'oro del prog. C'erano già nuove tendenze musicali come la New Wave, quindi ci sarebbe stato il rischio che sarebbe stato un disco vecchio e superato. Poi, 45 anni fa non avrei avuto l'opportunità di avere i musicisti che sono nel disco e dal punto di vista tecnico non avrei avuto conoscenze sufficienti. 

Perché hai scelto di cantare in inglese e non in italiano?
Alla fine degli anni '70 ascoltavo principalmente musica cantata in inglese, mi piaceva il suono del canto in inglese. Inoltre ho sempre avuto difficoltà a trovare le parole giuste in italiano per scrivere i testi e abbinarli alle melodie e alla musica che avevo in mente. Per me è stato alla fine più facile e normale trasporre le emozioni e le idee che volevo esprimere in inglese. Naturalmente, i testi sono stati poi revisionati da persone che parlavano correntemente la lingua. 

Inoltre, non ci sono molti toni specifici del rock progressivo italiano in questo album, che suona molto anglosassone. Quali sono le influenze di Giuseppe Chiriatti?
All'epoca ascoltavo molto band inglesi come Genesis, Yes, Van der Graaf Generator, e anche le band italiane che ascoltavo come Banco del Mutuo Soccorso e soprattutto Premiata Forneria Marconi erano molto legate al rock progressivo inglese. Quindi l'impronta proveniva da lì. Ma sono anche sensibile alla tradizione melodica italiana, soprattutto nel canto. Quindi cerco di prendere queste radici italiane e la melodia italiana nel canto.
Paolo: In realtà è un prog ispirato al prog inglese con profonde radici nella melodia italiana. 

Ci sono un sacco di grandi brani in questo album, in realtà tutto è meraviglioso, ma ti dico che per me "I see the sea" è sopra gli altri, come se Rick Wakeman e Renaissance avessero fatto questa canzone insieme, un'impressione che è confermata con "Glimmers" (per Renaissance).
"I see the sea" è un brano che è stato composto di getto al pianoforte. Come spesso accade, all'inizio è un'idea che poi si è arricchita in seguito. Quindi il paragone con Rick Wakeman lo prendo volentieri ovviamente, grazie. Per i Renaissance, è lo stesso, è un'influenza che è passata nella composizione. "Glimmers" è stato un brano più difficile da comporre ed è nato in un momento di grande sofferenza emotiva. 

Il cast vocale è incredibile in questo album: le tue figlie e Richard Sinclair ovviamente, ma Dario Guidotti in "You need a prophet" e Marco Croci in "Speed kings" sono grandi sorprese perché ogni volta è esattamente la voce che serviva.
Per le scelte che abbiamo fatto, ha contato molto il modo di cantare. Per "Speed kings" serviva una voce rock e Marco poteva cantarla, mentre per "You need a prophet" serviva una voce più modulata.
Dario (ride): La mia voce assomiglia a quella di Jim Morrison!

A proposito, il brano "Cut the tongue" è stato composto con l'idea di far cantare Richard Sinclair o è venuta dopo?

Ho scritto questa canzone appositamente per Richard Sinclair e con l'idea che l’avrebbe cantata lui.

Il grande hard prog di "Speed kings" è solo per sfogarsi su una traccia o potresti fare un intero album di questo genere?
Ho sempre amato il rock ma non so se sarei in grado di fare un intero album del genere.
Paolo: come arrangiatore, posso dirti che questo è uno dei pezzi che abbiamo modificato di meno. Non abbiamo quasi toccato nulla, ma ovviamente abbiamo aggiunto una potente sezione ritmica suonata da Marco e Filippo.

Ho riascoltato l'album cinque o sei volte prima di venire a Veruno, tu sei consapevole che se un disco come questo fosse uscito 45 anni fa firmato da una band inglese, ne parleremmo ancora oggi?
È davvero un complimento molto bello, grazie Louis.
Paolo: molte persone, amici ma non solo, ci hanno detto che bisognava ascoltare l'album più volte per apprezzare bene tutto.

Una domanda per Filippo: come ci si sente a suonare su un album di vecchi?
(risate da tutta la squadra) Filippo: ho iniziato a lavorare sul materiale nel 2015, quindi avevo 24 anni. E la cosa che mi ha convinto è che la musica non suonava vecchia!

Veniamo ora allo scoop di questa intervista: c'è un secondo album dei Julius Project in preparazione?
Sì Louis, c'è un secondo album in arrivo con undici brani

Era previsto di fare un secondo album o è stato l'interesse per Cut the Tongue che ha innescato il numero 2?
Non era pianificato, ma l'appetito viene mangiando. Ho avuto voglia di finire la storia cercando di fare ancora meglio e di completare il percorso di Boy.

Quindi è ancora un concept album?
Senz’altro. E’ il concept del primo album che continua nel secondo album per raccontare il resto della storia. 

Questa volta non c'erano composizioni in un cassetto della casa?
No, è tutto nuovo. Beh, quasi. 

Vale a dire? Chi ha composto la musica e i testi? È un album più collettivo?
Paolo: Ci sono alcune collaborazioni su parti strumentali nate da idee che io e Marco avevamo sviluppato con il nostro gruppo tra il 1980 e il 1985, quindi sono elementi che non provengono dal prog degli anni '70. Alla fine, dovremo vedere come questo si inserirà nel tutto.
L'altro punto importante è che questo album lo abbiamo iniziato insieme dall'inizio, mentre il primo era di fatto già pronto. Per Cut the tongue, è stato più un lavoro in termini di arrangiamenti e di ricerca dei musicisti.
Ma senza dubbio l'80% delle musiche di questo nuovo album sono di Giuseppe, così come tutta la storia è interamente di Giuseppe. Pertanto non può essere considerato un lavoro collettivo.

Troveremo lo stile musicale del Julius Project (un pop rock progressivo ipermelodico con questo lato rock opera) o c'è qualcosa di nuovo?
Sarà un po' nuovo ma non così tanto. Siamo piuttosto in continuità. La matrice infatti rimane la stessa.

Chi suona e chi canta in questo album? È la stessa squadra di musicisti o ci sono nuovi relatori?
Sì, sono fondamentalmente gli stessi, ma non ti diremo tutto (risate). Quello che possiamo dirti è che ci sarà anche un nuovo musicista, un chitarrista di 35 anni con il quale avevamo già avuto contatti attraverso il nostro club italiano di appassionati di Hammond di cui facciamo parte io e Paolo, e il cui batterista ufficiale è Filippo! Ci è sembrato carino offrirgli di collaborare con noi. Inoltre, è un grande musicista che è stato entusiasta di unirsi a noi. Suonerà su due o tre pezzi. 

Ci sono sorprese?
Sì. Rimane un segreto ma quello che possiamo dirti è che si tratta di un pezzo che viene dal passato. 

Ultima domanda: qual è il futuro di Julius Project?
Speriamo che il nuovo album possa essere pubblicato per maggio/giugno del prossimo anno. Naturalmente, ci piacerebbe anche suonare dal vivo. Ne abbiamo fatto uno a gennaio a Lecce e la speranza sarebbe quella di fare un concerto altrove. 

Un'ultima parola?
Ci dispiace che Bianca non sia potuta venire in modo da essere al completo. Un grande grazie a te Louis per questa intervista che è una vera opportunità per noi.


Veruno, 2 settembre 2023

mercredi 17 août 2022

Jerry Cutillo (O.A.K.) : intervista (IT)

Per una volta, comincio con l'intervista in italiano. Domani sarà quella in francese. Attenzione, è un'intervista "verità" lunga e appassionante perché Jerry conosco il suo soggetto ma anche è molto franco su diversi argomenti legati al rock progressivo.

LdN : Hello Jerry
Prima di tutto, grazie per la costante qualità della tua produzione musicale. A partire dal 2015, tutti i tuoi album usciti con il nome O.A.K., sono stati highlights.

Jerry : Ti ringrazio Louis e devo ammettere che nonostante io abbia formato gli O.A.K. nel 1993 (a proposito, sei ufficialmente invitato a quello che sarà l’evento celebrativo per i 30 anni delle Oscillazioni Alchemico Kreative), è soltanto negli ultimi dieci anni che ho trovato la mia ragion d’essere nel panorama prog internazionale.

Volevo sapere, «The Lucid Dreaming... » è il primo capitolo di una nuova trilogia?

Spero di no (ride). Nei sei anni a partire dal 2014 sino al 2020, ho impiegato tutte le mie forze nel progetto relativo alla trilogia a cui ti riferisci. E nonostante sia successo di tutto, intendo dire false partenze, imprevisti, equivoci, incomprensioni, cambi di programma, cambi di formazione, astuzie, inganni, tracolli economici e problemi tecnici, sono riuscito a portare a casa il risultato. Avevo il 90% di probabilità di non realizzarne neanche uno dei capitoli della trilogia. Ma, evidentemente, i personaggi narrati nei solchi dei tre album spingevano per riemergere dagli abissi del tempo con la precisa volontà di tornare a gridare le loro idee rivendicando le ingiustizie di cui sono stati vittime nella loro vita. Tornando alla tua domanda, piuttosto che il primo capitolo di una nuova trilogia, preferisco pensare che “Lucid dreaming…” sia il quarto capitolo di una quadrilogia.

Perché sei così affascinato da Nikola Tesla?

Nikola Tesla è entrato a far parte della mia grande famiglia di geni sfighati (perdant) nei quali mi riconosco; non certamente nella loro genialità… piuttosto, nella loro sfortuna (ride).

In Tesla ho trovato più di un’analogia con altri personaggi da me precedentemente “investigati.” Una sorta di reincarnazione della stessa materia spirituale. A questo aspetto aggiungerei anche l’epilogo che accomuna i personaggi da me trattati; vale a dire la loro triste fine. E non trovo alcuna differenza tra una morte sul rogo, un annichilimento totale causato da tortura o un isolamento provocato da una deliberata e premeditata indifferenza. Tesla è stato un inventore rivoluzionario, indubbiamente uno tra i più importanti della storia della civiltà ma, curiosamente, anche il meno presente nei libri di Storia.

3)Cosa ne pensi del marchio Tesla oggi e del suo capo Elon Musk?

Elon Musk è un personaggio controverso.  Quando ingenti risorse economiche finiscono per essere capitalizzate da un pugno di magnati con un potere di acquisto illimitato, il pericolo per il resto del pianeta è evidente. A Musk gli attribuisco uno stile cognitivo   trasversale rispetto ai canoni e mi incuriosiscono le sue visioni futuriste (Neuralink, Space X) e le sue idee sull’ambiente (la produzione di automobili elettriche, appunto le Tesla).Ma nonostante Musk sia uno tra i maggiori protagonisti di questo secolo, non riesco a decifrarne la vera natura e le reali intenzioni. Temo piuttosto che si tratti di un megalomane in perenne contraddizione, pronto a giocare con tutti noi e con il mondo che ci appartiene. Ma non preoccuparti Louis, il mio prossimo album non sarà dedicato a lui (ride). 

Quanto ci hai messo a realizzare questo album?

Una volta terminato l’album “Nine witches under a walnut tree,” nel 2020, ho ripreso a scrivere il mio Rockbook “Come una volpe tesa a rubare nel cortile delle voci.” Dopo circa sei mesi la mia concentrazione ha però deviato verso qualcos’altro. Dopo un primo contatto con Nikola Tesla ho riacceso i motori del Time Generator e ho effettuato i consueti rituali di buon auspicio (ride). Ogni volta che inizio un nuovo lavoro faccio la stessa solenne promessa; quella di realizzare il mio progetto artistico con onestà intellettuale e spirito di abnegazione nel pieno assolvimento del mio dovere d’artista.Per realizzare “Lucid dreaming…?”Ci sono voluti circa 18 mesi di ininterrotto lavoro.

Jonathan Noyce (basso) e David Jackson ormai non li presentiamo più perché sono parte integrante della tua squadra. Com'è nata invece la scelta di Alex Elena alla batteria che ha suonato tra l'altro con Bruce Dickinson?

Hai ragione. Con Jonathan e David c’è ormai un’affinità e un’intesa che fanno di loro i miei compagni di viaggio privilegiati. Potrei scrivere dozzine di aneddoti che li hanno visti protagonisti nelle mie recording sessions e uscite live a partire dal 2011. Stiamo ovviamente parlando di due top session men al servizio della musica ma a me piace pensare che quando coinvolti in un mio progetto, loro due abbiano la sensazione di ripetere un viaggio guidati dallo stesso menestrello apolide/story player con nel cuore tante formule musicali.

Per quanto riguarda Alex Elena, devo invece essere grato al giornalista/dj Max Prog Polis che nel dicembre scorso mi invitò a seguirlo nello studio di Alex per un intervista. Fare la conoscenza di un batterista/musicista/produttore/fotografo di livello internazionale come lui in una città arida di iniziative artistiche (se si escludono quelle già predefinite dalle cosche) come Roma, è stata una vera sorpresa. Alex sarebbe rimasto “parcheggiato” nella Capitale per un breve periodo per fare poi ritorno a Los Angeles, dove vive e lavora. Un gran colpo di fortuna trovarmelo quindi a pochi chilometri di distanza. A differenza di quanto accaduto con David e Jonathan per i quali ero stato costretto a spostarmi in UK oppure a intraprendere una fitta corrispondenza via mail, potei trasferire tutto il lavoro da me precedentemente fatto sul suo computer. Insieme trascorremmo il periodo festivo del Natale 2021 tra strumenti vintage, compressori, riverberi, echi analogici, plugins e pelli di tamburo. Si, e furono proprio quest’ultime a rivelarsi il vero punto d’incontro della nostra collaborazione. Dopo un primo approccio in regia di produzione, Alex orientò infatti il suo talento nella registrazione delle parti ritmiche. I tempi dispari, gli accenti e le dinamiche presenti nelle composizioni che avevo scritto richiedevano una grande sensibilità ma Alex è riuscito a stupirmi creando un possente scheletro ritmico sui quattro brani in cui è stato coinvolto. Quella con lui è stata una esperienza breve ma intensa che spero si ripeta in futuro. Tra musicisti esperti si capisce subito quando il contributo di un membro ha dato tutto quello che poteva dare e continuare metterebbe a repentaglio l’identità del lavoro. Proseguii quindi il lavoro nel mio home studio portandolo a termine con l’aiuto al missaggio e alla masterizzazione da parte di Alex Cavallo e Andrea Cutillo.  

Hai scelto, ancora una volta, diverse cantanti (in realtà 3) tra cui Dorie, la figlia di David Jackson. Sono tutte eccellenti. Quali sono esattamente i tuoi criteri di scelta?

Se ho la sensazione che un artista possa fare la differenza e scatenare una cascata di stimoli creativi per arricchire un progetto, non indugio a perseguirne il contatto. Altre volte, invece, accetto volentieri “suggerimenti.” Anche in questo nuovo lavoro sono stato particolarmente fortunato. Le tre vocalist hanno tutte contribuito a provocare brividi di piacere a me e agli ascoltatori. Due di loro mi sono state “consigliate” mentre la restante è stata invece una mia intuizione che mi ha fatto crollare in lacrime di estasi emotiva quando ho inserito il suo file vocale nel progetto. Ma non chiedermi chi delle tre essa sia (ride).

Nella set list, il secondo brano si chiama «Oscillation  Alkemy  Kreativity». Questo significa che hai approfittato di questo album per inserire il nome del tuo gruppo O.A.K. (Oscillazioni  Alchemico  Kreative) o è stato dall'inizio della formazione, cioè dal 1993, che avevi previsto tutto questo?

Il bassista del primo line up, Giovanni Quarta, una sera entrò in sala prove e disse: “Ho trovato il nome per la band.” Io e gli altri due della formazione ci guardammo incuriositi e chiedemmo:
“E quale sarebbe?”
“OAK.”
Ci guardammo di nuovo e aggiungemmo:
“E che significa?”
“Significa QUERCIA” rispose lui.
Quel nome ci piacque, e per un amante degli alberi come me sembrava di buon auspicio.
Quando poi mi trasferii per un periodo in Inghilterra, guardandomi intorno notai un tripudio di OAK: Royal Oak, Golden Oak, Oak farm hotel, Oak lodge, Indian Oak etc…solo per citarne alcuni (ride). Al mio ritorno a Roma rivolsi i miei dubbi agli altri componenti (che nel frattempo erano cambiati tre volte) decidendo insieme che OAK sarebbe diventato l’acronimo: Oscillazioni Alchemico Kompresse. Ma l’avventura non potè dirsi conclusa. In occasione di una serie di nostri concerti con ospite il guru della psichedelia Italiana Claudio Rocchi, lui osservò come l’aggettivo “Kompresse” lo limitasse da un punto di vista “astrale”. E come non dare ascolto ad un filosofo della hippy generation? Trascorsi notti insonni in cerca di un’idea per completare la terza parte dell’acronimo, poi finalmente si presentó alla mente “Oscillazioni Alchemico Kreative” (con la “K” tanto per rafforzarne l’idea). Con gli anni questa scelta si è rivelata sicuramente migliore delle precedenti, anche se le tre parole sono impronunziabili per un non madre lingua italiano. Nella semplificazione del linguaggio del Web poi, OAK rimane un termine super inflazionato. Giunti nel 2022, con l’alum “Lucid Dreaming…” vi è stata la mia chiara intenzione di sciogliere l’equivoco titolando la suite Oscillation Alkemy Kreativity o, se preferisci, Oscillations Alchimiques Krèatives.

Tornando al secondo titolo, «Oscillation  Alkemy  Kreativity» è, fino ad oggi, il brano dalla durata più lunga scritto da te (13 minuti 30). Questo sequel in cinque parti fa appello ad altri in futuro?

Sto ricevendo numerosi apprezzamenti per questa suite. Si tratta in effetti di un concept nel concept. Un pò come giocare alle scatole cinesi creando più dimensioni all’interno di uno stesso disco. Riguardo invece ad eventuali altre composizioni future, devo ammettere di essere attratto sia da uno stile ricco di eventi sonori con più frammenti che si susseguono all’interno di uno stesso brano, sia da una modalità più sintetica che presuppone un messaggio più conciso e di impatto. La canzone che rappresenta l’estrema sintesi compositiva è, secondo il mio punto di vista, “God only knows” dei Beach Boys. Ascoltandone la progressione armonica e la sua conclusione, è indubbio come il brano si riveli esaustivo pur nella sua apparente semplicità tanto da potersi definire una suite compressa. Un ossimoro, ma non è forse più difficile esprimere qualcosa con poche note piuttosto che con due facciate d’LP collegate insieme?

A livello di stile sento una netta evoluzione con molti meno riferimenti a gruppi conosciuti (Jethro Tull per esempio) e una volontà di proporre una musica più sinfonica e con più enfasi (più l'album avanza, più è evidente).

Per quanto concerne lo stile di questo ultimo album posso sintetizzarne il percorso analizzando i sapori psichedelico acustici di “Viandanze”, gli incubi gotici di “Giordano Bruno” e le narrazioni prog/folk di “Nine Witches… “. Per concludere questo ciclo, accanto all’elemento sinfonico ho voluto dare un colore elettrico alla mia musica e quindi, a chi ispirarmi se non al mago della corrente alternata? Divagando sul tema della domanda, devo confessarti che ogni volta che sento nominare i Jethro Tull mi intristisco. Ian Anderson si è rivelato una grande delusione e continua a incrinare una lunga e brillante carriera con concerti patetici. Anche altre band di rock classico sembrano essere alle prese con crisi creative, cambi di organico radicali, cause legali e tiri mancini e tutto questo finisce per rendermi orfano di un sogno. Un sogno di cui starei provando a conservare i semi, sapendo bene che quanto avvenuto 50 anni fa non potrà mai più ripetersi. È  forse nostalgia? Non saprei, so soltanto che quando sono alla guida del mio Time Generator e navigo attraverso i secoli, sono sempre attratto anche da nuove rotte senza paura di perdermi oltre l’orizzonte degli eventi. Non è infatti da escludere che in un prossimo disco io possa tornare a  cavalcare onde più avanguardiste, lontane dai panorami Prog che conosciamo.Vorrei ora aggiungere qualcosa riguardo  all’aspetto sinfonico a cui ti riferivi nella domanda. Ebbene, la familiarità con parti orchestrali più o meno complesse potrebbe essermi congeniale in virtù della mia indole romantica. Nel mio background ha trovato posto il lavoro di Tony Banks (il maggior compositore del XX secolo), del maestro Ennio Morricone e di altri compositori provenienti dalla scuola classica del novecento. Contaminare però le radici mitteleuropee con i più disparati stili musicali, come per esempio le tradizioni russo asiatiche, è sempre stata una mia fissazione. Non dimenticare Louis, che in occasione della Prog Exhibition italiana del 2011, mi presentai ad un pubblico di die-hard-Progheads, vestito da siberiano con a tracolla una balalaika elettrificata (ride).

Alla fine, sono sorpreso: L’album è piuttosto breve in termini di tempo: 42 minuti.

La soglia dell’attenzione si è abbassata notevolmente e i rituali d’ascolto che si celebravano negli anni ’70 non hanno più storia. Questo sia tra le fila dei Millenium che nelle nostre sfere. Gli orologi atomici hanno registrato una variazione della rotazione terrestre e ciò significa che la terra gira più velocemente rispetto ad anni fa. Mi domando allora: E’ forse questa la causa per cui noi umani abbiamo raddoppiato il nostro ritmo di vita o è soltanto una questione legata al  progresso tecnologico? Con quanta concentrazione e con quale stato di rilassamento ci abbandoniamo oggi ai suoni? Aspiriamo ad essere tutti dei protagonisti, gridiamo per attirare l’attenzione, compiamo azioni sempre più rapidamente per arrivare primi. Ma allora, quale sarà il bacino di utenza se la capacita di ascolto è diminuita proporzionalmente all’incremento della morbosa esigenza di essere sempre e comunque ascoltati? Scusami, dopo questa premessa tornerei sulla durata dell’album. E’ evidente come una suite dalle caratteristiche come quelle della seconda traccia avrebbe potuto avere un’estensione maggiore. Ripetendo le parti principali e dilatando maggiormente i soundscapes si sarebbero potute riempire entrambe le facciate. Ma c’è un aspetto di questo album che rivela la sua indiscutibile appartenenza al XXI secolo: L’avvicendamento convulso di parte dei suoi eventi musicali. Con rapidità e senza interruzioni o rallentamenti, questi episodi temo che lascino l’ascoltatore disorientato ai primi ascolti. Ma dopo averne metabolizzato i contenuti, se ne possono cogliere gli aspetti inediti e coinvolgenti, almeno spero (ride).

Prevedi di eseguire questa opera rock dal vivo?

Con l’aumentare della mia produzione discografica, l’asticella delle condizioni relative alla messa su strada di eventuali spettacoli si sta alzando sensibilmente. Ma non mi riferisco all’aspetto economico quanto all’allestimento del palcoscenico per presentare gli ultimi album decorosamente. Chi risponderà al richiamo? Noi siamo pronti e per fortuna c’è del sano interesse oltralpe e oltreoceano.

Cosa ne pensi del movimento prog oggi? Pensi di farne parte?

Ci sono delle interessanti realtà sparse in tutto il mondo e grazie ad internet si può entrare in contatto e c

reare nuove reti di collaborazione professionale. Quello che apprezzo in un musicista è l’originalità, l’etica professionale e la sua determinazione nel conseguire un obiettivo dopo che lo si è annunciato. È così che si ottiene credibilità. Per il resto, ho visto tanti, troppi progetti di gruppi nostrani, resi noti anticipatamente, che sono svaniti nel nulla. Al contrario, artisti che sono fuoriusciti dal magma e hanno infilato una serie di risultati utili, sono finiti con l’attirare meschine ostilità. Personalmente ho una lunga lista di musicisti, miei connazionali e non, che stimo profondamente e con i quali ho un ottimo rapporto d’amicizia. Pongo sempre in prima linea il lato umano ma il cattivo esempio proviene non dai musicisti ma dagli addetti ai lavori. E’ triste dover constatare il fatto di doversi muovere dai confini regionali per trovare maggiore visibilità e considerazione. Sono da sempre un artista fuori da logiche settarie e il mio imperativo categorico è quello di preservare l’ integrità artistica. 

Può forse questo rappresentare un handicap? Non penso tuttavia di perdermi chissà quale straordinaria occasione. In Italia, e in particolare in specifiche realtà locali, si procede al rallentatore, in maniera univoca e clientelare. E questi aspetti non riguardano soltanto le poche dozzine di proposte mainstream le quali, in virtù dei miei trascorsi discografici conosco bene, ma anche realtà più esclusive come il prog. Anche quest’ultima è figlia di una rete di connivenze e ben lontana dal partorire personaggi con gli “attributi” come Tony Stratton Smith, fondatore della Charisma label, tanto per citarne uno. Riassumendo e concludendo, la fotografia della situazione, salvo rare eccezioni, è quella di una realtà affollata da dilettanti o da ipocriti pavidi ma boriosi che si credono furbi promoter ed attuano ai danni dei musicisti dei veri e propri ladrocini mascherati da business strategies. Sono loro che al grido di “conflitto di interessi non ti temo” lucrano sugli sforzi di chi fa musica, attribuendosi risultati che non gli appartengono. Ma per fortuna c’è il resto del mondo !

Fai sempre musica con caratteristiche più commerciali accanto al tuo progetto O.A.K. (per la televisione per esempio), oppure oggi O.A.K. è il tuo progetto esclusivo?

Diritti d’autore e royalties maturate in passato mi aiutano a programmare obiettivi sia discografici che di spettacolo. È curioso come un successo commerciale come quello da me sperimentato alla fine degli anni ’80 possa rivelarsi utile alla mia scelta di suonare oggi soltanto ciò che voglio. Ultimamente gli impegni O.A.K. sono aumentati in maniera esponenziale e ciò nonostante il rallentamento delle attività live. Sono attualmente concentrato su nuove alchimie di espressione artistica e le attuali formule di comunicazione allargano notevolmente il raggio d’azione. E come la mia vita artistica è stata stravolta positivamente dall’avvento di internet, dei social e del software LogicX, così il miracolo potrebbe ripetersi con ulteriori scoperte tecnologiche che permetterebbero ai creativi di realizzare grandi opere in piena autonomia e con pochi risparmi. 

Qual è il tuo desiderio più grande per gli anni a venire?

Contribuire a compiere una transizione ecologica che possa salvare noi e il pianeta ponendo le basi per secoli di prosperità.

E ricorda Louis: UNA canzone non può cambiare il mondo; ma DUE forse, si !

Merci mon ami et félicitations pour ton nouveau livre sur Patrick Djivas (in francese !).


vendredi 5 mars 2021

Ciro Perrino (Celeste) : l'intervista in italiano

Qual è il tuo background musicale ?

Come molti musicisti della mia generazione sono partito dalla musica beat. Quindi dall’inizio del fenomeno musicale più importante del dopoguerra. Ho formato il mio  gusto con l’ascolto di Beatles, Rolling Stones, The Who, Small Faces, Kinks, e poi subito dopo Jimi Hendrix, Cream, e poi il Blues, The Nice e via via sino alla nascita di quel movimento musicale che oggi chiamiamo Progressive Rock ma che a quei tempi si chiamava semplicemente Rock. Ma non posso citarli tutti perchè sono davvero tanti e sono tutti musicisti e band che ho posseduto in Vinile. Già negli anni 60, verso la fine, avevo una collezione di oltre 4000 Vinili. Praticamente tutta la produzione di musica di quegli anni. Acquistavo tutto ciò che veniva prodotto. E non ho mai tralasciato l’ascolto della Musica Classica che ho sempre seguito con grande attenzione sia su disco che andando ai concerti. E da lì sono partito come batterista nel 1966.

Puoi spiegare il tuo percorso tra Il Sistema e Celeste ?

Il Sistema è stata la mia esperienza più importante. Lì ho sperimentato la disciplina, la concentrazione, ho affinato il mio gusto, ho imparato tutto ciò che oggi è il mio bagaglio. Ho scoperto la mia vocazione, il mio desiderio di essere musicista e diventarlo completamente nella vita abbracciando la Passione e trasformarla nella mia stessa Vita. Per cui passare da Il Sistema, una volta che quell’esperienza era giunta fatalmente alla sua fine (tutto ciò che ha un inizio ha anche una fine), alla nuova realtà di Celeste non fu poi così difficile. Dopo un periodo di “sbandamento” – pochi mesi - dove avevo addirittura pensato di smettere di suonare a livello professionale ritornò dentro di me prepotente il desiderio di rimettermi in gioco e abbandonati i cupi pensieri di fare altro che non fosse Musica rientrai in contatto con Leonardo Lagorio, che era rimasto l’unico superstite de Il Sistema, a parte me, ad essere disponibile a continuare e a trovare e tentare nuove strade. E fu così che, dopo telefonate ed interminabili incontri dove teorizzavamo formazioni, strumentazioni e stili musicali da seguire per inventarne di nuovi, finimmo per trovare la giusta formula da adottare e cominciai a cercare i musicisti adatti al progetto. L’idea era questa: chitarra acustica e violino, basso elettrico, flauti, pianoforte eletrrico e sassofoni, percussioni (non batteria), Mellotron e secondo flauto, violoncello, secondo violino e una voce femminile. Poi andò diversamente. Ma questa è un’altra storia.

Perché Celeste è scomparso ?

Le ragioni che portarono allo scioglimento di Celeste sono quelle fra le più  banali e che sono comuni a quasi tutte le band che prima o poi finiscono per interrompere il loro sodalizio musicale. Per quanto riguardò noi di Celeste fu il non avere accolto una grande occasione che ci fu offerta nella prima metà dell’anno 1977. Ci fu chiesto di aprire i concerti di una nota star italiana di quel periodo. Avremmo dovuto stare on the road per sei mesi. A me personalmente l’idea era sembrata fantastica. Del resto io avevo creato quel contatto in quanto mi occupavo da sempre delle pubbliche relazioni della band. Già con Il Sistema quella era una delle mie mansioni al di fuori del palco. Ma gli altri elementi della band non si trovarorono d’accordo poichè quasi tutti avevano già un lavoro fisso che non volevano lasciare. Io ero l’unico che si dedicava alla musica a tempo pieno. Così fui io a chiedere a tutti gli altri membri del gruppo di decidere. Non ebbero dubbi. Meglio il  lavoro sicuro. A quel punto mi ritrovai da solo e venni alla conclusione che, seppur a malincuore, era venuto il momento di cambiare strada e trovare nuove soluzioni e nuovi stimoli. Peccato perchè avevamo già pronto il materiale per un nuovo album. Quelle composizioni che tredici anni più tardi avrebbero fatto parte prima di quel Vinile con il titolo di Celeste II e poi in CD con il titolo Second plus. Quindi ognuno per il proprio nuovo percorso. Io avevo già delle idee e mi misi subito all’opera con nuovi musicisti. Quando si chiude una porta si apre un portone!

Dopo Celeste, le altre tue bands sono state musicalmente molto diverse (St. Tropez, La Compagnia Digitale e SNC). Puoi spiegare questi nuovi orientamenti musicali che sono stati così diversi da Celeste). Puoi spiegare questi diversi orientamenti ?

La mia costante in tutte le esperienze musicali è sempre stato l’impegno e la grande molla la curiosità. Il desiderio di cambiare ma restare comunque fedele a me stesso è sempre anche stato il mio “credo” Non per niente poi dal 1979 sino ad ora, soprattutto per i miei progetti solisti, ho scelto la solitudine per aprirmi alle collaborazioni quando si è reso necessario. Conoscevo da tempo i due musicisti con i quali ho iniziato l’esperimento di SNC. Una persona era la prima moglie e l’altro un mio caro amico. L’intenzione era quella di creare un tipo di musica molto estetizzante con forti connotazioni di effetti elettronici e non (oggi si chiamerebbe Ambient o qualche cosa di simile). Io non ho mai dato nessuna definizione alla musica. La musica è solo musica. Se proprio vogliamo distinguere allora ok: Classica, Operistica, Jazz, Rock. Ma le sottocategorie…….. Deprimenti. Non avevamo punti di riferimento solo tante idee. L’impianto era costituito da un chitarrista con tantissima effettistica, una pianista (Fender Rhodes con Mini Moog) ed io con il mio Eminent un secondo Mini Moog e l’amatissimo Synthi EMS/AKS. Tutti alle voci. Poche settimane di prove ed eravamo pronti per suonare dal vivo. Ma dopo poche esibizioni ci trovammo tutti e tre d’accordo che qualche cosa andava cambiato. Pensammo subito che l’organico andava allargato ad un batterista e ad un bassista. Giorgio di Celeste era alla ricerca di qualche nuovo stimolo ed esperienza, Francesco “Bat” Dimasi, batterista, aveva già lavorato con me ad un progetto. Quindi conoscevo molto bene tutti e due. Li convocammo e dopo pochissime prove fu chiaro che quello sarebbe stato l’organico definitivo. Prima avevo fatto delle registrazioni con altri musicisti, prevalentemente emergenti e che si stavano distinguendo sulla scena di Sanremo e dintorni. Uno era un giovanissimo ragazzino che si chiamava Enzo Cioffi e che suonò in un brano che avevo scritto proprio in quei giorni (“Il Laghetto del Cigno”). Per lui era la primissima volta in una sala di registrazione. E lo volli accanto a me, ormai talentuoso professionista della batteria quando decisi di rimettere su la band di Celeste per registrare Il Risveglio del Principe e poi più recentemente Il Principe del Regno Perduto. Una sicurezza. Materiale musicale accumulato tantissimo. Solo l’imbarazzo della scelta. Occorreva soltanto provare molto per dare il giusto assetto alla band. Quindi temi su temi e tanta improvvisazione sino a che ci accorgemmo che avevamo finalmente il nostro sound. Anche qui nessuna definizione. Però ritmo, soluzioni stravaganti, cambi di tempo e di atmosfera improvvisi, titoli dei pezzi – molto strumentali – curiosi ed al limite dell’assurdo.  Il  nome del gruppo ….. St. Tropez. Anche qui nessun motivo riguardo alla scelta. Suonava bene. Tutto lì. Però nonostante le tante prove, l’ottima qualità delle registrazioni, l’interesse della allora Phonogram a realizzare un album purtroppo l’assenza di concerti e poi nuovamente l’abbandono del bassista e del batterista per motivi economici costrinsero me e gli altri a ripensare a tutto il progetto. Ingaggiammo un altro batterista e un altro bassista con caratteristiche differenti da quelli che li avevano preceduti, ma che diedero alle nuove composizioni un taglio musicale di tutto rispetto. Andammo avanti per alcuni mesi, peraltro pochi, e nuovamente una battuta di arresto. I motivi …… sempre i soliti. E qui vorrei ricordare che fra poco (aprile/maggio 2021) verrà ristampato tutto il materiale dell’unica raccolta delle composizioni della band di St. Tropez uscita un’unica volta in CD nel 1992 e mai riproposta nonostante le tante richieste. Ma sarà su doppio vinile opportunamente rimasterizzato (100 copie trasparenti numerate e 200 copie di colore giallo e verde) con l’aggiunta di due inediti. Allora nuovo batterista e nuovo bassista però …… nuovo nome. La Compagnia Digitale. Tutti fan di Tolkien. Per cui da La Compagnia dell’Anello a La Compagnia Digitale ……. Il passo è stato davvero breve. Altre settimane e mesi di prove. Tutte composizioni nuove di zecca create ad hoc proprio ed anche perchè a me era arrivato l’ARP 2600 con tre sequencers e volevo inserirlo assolutamente e poi avevo deciso di riportare dal vivo il Mellotron che avevo suonato in Principe di un Giorno. Materiale sufficiente per un concerto. E concerto fu. Ma fu il primo e l’unico della band. Meno male che ebbi l’idea di registrarlo. Mellow Records lo propose nel 1993 ed anche questa testimonianza verrà presto ristampata in Vinile e forse anche in CD. Il concerto fu un ottimo concerto ma anche qui qualche cosa doveva succedere e che portò al prematuro scioglimento della neonata band. Fu lì che presi la decisione definitiva. Basta bands. Vado avanti da solo. Non volevo che la mia vita dipendesse dalle esigenze personali degli altri. Avevo già Solare quasi pronto e ad ottobre di quello stesso anno ero già in sala di registrazione ad iniziare il mio percorso da solista.

Quale era lo scopo nel creare Mellow Records ? Alcune parole riguardo a questa avventura? Sei ancora nella Mellow Records ?

La creazione dell’etichetta che ha segnato un’epoca nel mondo del Rock Progressive è nata come molte altre realtà quasi casualmente, come una specie di scommessa. Ricordo che Mauro Moroni mi aveva chiesto se avessi del materiale inedito di Celeste dopo lo scioglimento della band. Io gli dissi che avevo dei provini realizzati molto bene nel mio studio con quelle composizioni che poi sarebbero andate a far parte di quel Celeste II, erroneamente considerato per anni il secondo album della band, e lui le ascoltò e dopo avermi chiesto il permesso alla pubblicazione di un Vinile con una parte di quelle composizioni sembrò che tutto fosse finito lì. Ma passato un lasso di tempo piuttosto breve tornò alla carica chiedendomi se avevo altro materiale. E fu così che dal mio grande archivio di registrazioni tirai fuori quelle de Il Sistema. Ne avevo, ed ancora ne ho da ascoltare, (anticipo qui che in un prossimo futuro ho intenzione di curare la pubblicazione di altri inediti proprio di questa band) tante ore e quasi me ne ero dimenticato. Per me si trattava di un’esperienza conclusa. Però Mauro ascoltò e fu così che mi chiese di realizzare un altro album ma questa volta in doppio Vinile e CD. E “Una Notte sul Monte Calvo” + altri brani che a malapena ricordavo ritornarono alla luce. Da lì a chiedermi se potevo collaborare con lui a cercare altre registrazioni non solo di band che avevo creato nel tempo o delle quali avevo fatto parte, fu un tutt’uno. Ma soprattutto e perchè, avendo appena iniziato il mio nuovo secondo percorso solista registrando per la multinazionale Polygram Far East  - il mio primo album solista dopo lo stop di nove anni da Solare -, avevo facile accesso agli archivi dei nastri della mia nuova casa discografica dove avrei trovato titoli importantissimi che poi, con la licenza, avremmo stampato con quel marchio che sarebbe diventata la Mellow Records. In seguito grazie ad amici e conoscenti dell’ambiente, ad esempio musicisti che avevo incontrato nel tempo, soprattutto ai tempi de Il Sistema, nelle agenzie di spettacolo e concerti o durante I festival pop, potevo sapere se avevano nastri di inediti oppure licenze e copyrights dei loro lavori. Raccolsi una quantità enorme di materiale che poi diventò l’immenso catalogo della Mellow Records. Furono anni fantastici! Scoprimmo e pubblicammo gioielli nascosti. Però lasciai all’inizio degli anni 2000 tutto in mano a Mauro Moroni perchè avevo l’esigenza di dedicarmi soltanto alla mia carriera solista. Non potevo più conciliare il mio impegno con la scrittura della musica e quello sempre più gravoso di un ruolo in una etichetta discografica così come era diventata la Mellow Records. Oggi sono orgoglioso di poter pubblicare tutto ciò che produco con Celeste e non solo per questa etichetta così prestigiosa che è rimasta comunque nel mio cuore e sono grato all’Amico Mauro Moroni che mi concede di usare il marchio dell’etichetta.

Sul tuo Bandcamp, troviamo altri dischi dopo Celeste, St. Tropez e La Compagnia Digitale . Com'è stata la tua vita per tutto questo tempo ?

Da Il Sistema passando per Celeste per arrivare a St. Tropez e La Compagnia Digitale, attraverso quella breve ed infruttuosa parentesi con SNC, arrivai nel 1979 a realizzare il mio primo episodio di progetto solista. Era già dal 1977 che pensavo di realizzare un album in completa solitudine e avevo ben in mente che doveva essere assolutamente in elettronica, realizzato cioè con soli sintetizzatori, Mellotron e le prime macchine ritmiche. Solare pubblicato nel 1980 ebbe un buon successo di critica e di pubblico, ma ebbi la sventura di finire nel fallimento dell’etichetta che, pur avendo investito su di me tante energie e denaro, fu costretta chiudere e mi ritrovai con un album appena uscito e l’idea per il successivo ma impossibilitato a proseguire. Fu per questo che decisi di prendermi una lunga pausa, potenziare il mio studio di registrazione, studiare, affittare lo studio per produzioni esterne, creare una mia casa editrice musicale e acquistare nuovi sintetizzatori e tastiere. Il periodo di pausa durò oltre 7 anni quando un giorno ebbi l’idea di scrivere un nuovo tema che finì a fare da sottofondo durante una sfilata di moda a Barcelona in Spagna. Tale fu il successo di quello che a me pareva solo un esperimento, che iniziai a scrivere del materiale simile. Di lì ad un anno avevo pronto Far East che proposi alla Phonogram che decise subito di farmi firmare un contratto che mi impegnava per altri tre album. Far East, pubblicato nel 1990, catturò subito l’attenzione della stampa e del pubblico più raffinato pronto a quelle sonorità  che erano in fondo innovative ma ricche di melodie e arrangiamenti sofisticati. (Non lo dico io). Da lì in poi The Inner Garden del 1992, Moon In The Water del 1994, nel 1997 cambio di etichetta , passai alla Warner e pubblicai prima De Rerum Natura e poi la prima versione orchestrale de L’Isola nel 2001. Poi un’altra pausa durata un paio di anni per arrivare a pubblicare per il mercato inglese L’Isola e poi tornato in Italia curai la versione per Piccolo Ensemble sempre de L’Isola per una piccola etichetta che era stata creata apposta per quel progetto e per tenere dei concerti, nei quali non suonavo ma dirigevo i musicisti (esperienza esaltante che mi ha arricchito tantissimo) ma durò poco per dissapori insorti con i propietari dell‘etichetta che stavano gestendo male tutto, tradendo così lo Spirito del progetto. Quindi altro stop e la decisione di dedicarmi ad un altro aspetto della mia visione della Musica. Volevo sentirmi libero dal collaborare con altri musicisti. Volevo essere l’unico a decidere e a suonare. E così prese forma il progetto di pianoforte solo che diede vita ai primi due album di quella che nella mia mente è stata sempre una trilogia. Piccole Ali Nel vento del 2011 e Back Home del 2016. I brani del terzo capitolo della trilogia sono quasi ultimati e presto li registrerò ma Celeste nel 2017 sino ad oggi ha occupato tutto il mio tempo per cui non ho potuto dedicare Tiny Hearts (questo sarà il titolo del terzo capitolo pianistico) tutte le attenzioni che merita.

Perché hai fatto rivivere Celeste dopo tutti questi anni ?

Come dicevo Celeste è stato sempre nel mio Cuore. Ma sono stati gli incoraggiamenti che venivano da fuori a convincermi sempre di più che occorreva rimettere mano alla continuazione di quel magico periodo. Da quando esistono i social networks hanno iniziato a scrivermi e a seguirmi tantissime persone che conoscevano Celeste dai tempi di Principe di un Giorno e la richiesta e le domande erano sempre le stesse: “Quando vi sarà un altro album della band?”.  Ho impiegato molti anni per riorganizzarmi ma, prima i continui rifiuti da parte dei vecchi elementi della band originale a rimetterci insieme, e poi i miei impegni nel portare avanti i miei progetti personali hanno allontanato il momento del rientro. Ma ogni cosa accade quando è il momento e mai prima.

Hai provato a riunire i membri del vecchio gruppo per questo nuovo progetto ?

Certo ho provato svariate volte di ricostituire Celeste, interpellando i miei vecchi compagni di avventure musicali ma ne ho sempre trovato dei rifiuti. A nessuno di loro interessava più riprendere quel discorso che consideravano concluso e privo di un possibile futuro. Li ho ricontattati prima di Il Risveglio del Principe ma le idee divergevano – a parte la mancanza di una sincera Passione e di un entusiasmo che sono indispensabili in progetti del genere – poichè l’idea era quella di fare un Celeste completamente diverso da Principe di un Giorno lontano da quelle atmosfere, cosa che ci avrebbe fatto allontanare dal vero Spirito della band. Io vi ho sempre creduto e non ho mai smesso di pensare che avrebbe potuto essere molto bello rimettere mano a quelle tematiche.

Sei d'accordo con me quando dico che la musica di Celeste oggi è molto diversa, più personale ?

Direi che in parte posso darti ragione perchè è chiaro che c’è del mio in quello che ho scritto per Celeste, considerando soprattutto che in Principe di un Giorno non mi fu concesso di scrivere nulla all’infuori delle liriche. Avevo delle idee che gli altri membri della band non trovavano interessanti e che poi hanno trovato spazio, qualche anno più tardi, nei miei progetti solisti o, come nel caso di “Nora”, hanno avuto il loro degno riconoscimento soltanto dopo quasi 50 anni! Come per esempio il finale del brano presente in Il Principe del Regno Perduto e che si intitola “(Il) Ceruleo Sogno”: anche quello con il finale di Mellotron, lo avevo proposto per Principe di un Giorno ma furono preferiti altri spunti che non erano i miei. E’ tornato buono adesso. Vi sono delle composizioni che hanno una vita più complicata ma poi riescono a farsi strada ed escono alla luce! La lezione di Celeste, ed anche quella de Il Sistema, – non lo dico io (lo disse un giornalista diversi anni fa sentendo i miei primi albums da Solare a L’Isola) – è costantemente presente in tutti i miei progetti solisti. Invito tutti ad ascoltare appunto i miei lavori realizzati in piena solitudine e a trovare l’aria di Celeste. Quello che ho fatto con il rientro di Celeste é stato un lavoro improntato al massimo rispetto dello Spirito degli esordi della band. Sono certo che se avessimo continuato con lo stesso organico Principe di un Giorno sarebbe rimasto l’unico esempio di musica con quelle caratteristiche. Infatti la leadership musicale, che non era più completamente nelle mani di Mariano Schiavolini, avrebbe portato Celeste verso altre spiagge che non sarebbero più state quelle del Rock Prog ma di un Rock molto più “Jazz influenced”. E oggi forse non avremmo due album nuovi di Celeste così “fedeli alla linea”.

Per te, ci sono comunque delle connessioni con il primo disco di Celeste ?

Come dicevo nella risposta precedente, secondo me quello che sento, ma mi baso molto su quello che mi viene riportato da Amici e Sostenitori ma anche da giornalisti, è che lo Spirito di Celeste è rimasto in tutti questi anni intatto e aleggia molto chiaro nei due ultimi album Il Risveglio del Principe e Il Principe del Regno Perduto. Ho usato, per quanto mi riguarda, solo tastiere tipiche degli anni 70 per mantenere a livello di sound le stesse caratteristiche. Niente tastiere digitali di nuova generazione. E poi c’è il mio Mellotron ! Gli altri musicisti che costituiscono ormai la spina dorsale della band usano solo strumenti che provengono da quegli anni. Il batterista ha trovato una coppia di hihats degli anni 70 così come il rullante. Ed il bassista usa un Fender Precision sempre risalente a quegli anni. La Musica certo è stata scritta dopo quasi 50 anni dopo Principe di un Giorno ma , ripeto, se fossimo rimasti tutti insieme come formazione originale, oggi saremmo qui a rimpiangere Principe di un Giorno.

Quali sono le tue principali fonti di ispirazione per questo album ?

La maggior fonte di ispirazione di questo nuovo album di Celeste è Celeste !

Perché i musicisti ospiti non sono gli stessi che ne Il Risveglio del Principe ?

I musicisti che mi hanno accompagnato ne Il Risveglio del Principe sono gli stessi che sono presenti ne Il Principe del Regno Perduto. Quelli che sono presenti in questo progetto in più sono segnati come ospiti. Nel precedente avevo messo tutti insieme ma alcuni non sono mai stati considerati membri ufficiali della band. Qui vorrei ricordare quelli che per me sono da ritenersi insostituibili e credo mi accompagneranno nei futuri capitoli di Celeste e cioè: Enzo Cioffi alla batteria e percussioni, Francesco Bertone al basso, Mauro Vero alle chitarre, Marco Moro ai flauti, recorders e saxofoni e Sergio Caputo al violino. Gli altri sono ospiti e possono essere riconfermati o se ne possono aggiungere dei nuovi a seconda delle esigenze o delle sonorità che vado ricercando.

Sembra essere la fine di un ciclo, è vero ?

Il Principe del Regno Perduto rappresenta certamente la fine di un ciclo.  Però si tratta solo, diciamo, di una temporanea sospensione della Storia del Principe. Può darsi che in futuri progetti torni a farci visita. Per ora Celeste rimane con tutte le sue caratteristiche della band classica che in così tanti Amici e Sostenitori dimostrano di amare. Quindi la fine riguarda la narrazione ma non la band stessa. Troveremo nuovi spunti letterari da mettere insieme alle atmosfere del prossimo album.

Hai nuovi progetti per Celeste ?

Assolutamente sì. Per abitudine, che ho consolidato negli anni, quando pubblico un nuovo progetto ho già in mente come realizzare il successivo. Quindi anche questa volta posso dire che ho già ben chiaro come vorrei proporre al pubblico di Celeste, che si sta ampliando sempre più con nuovi sostenitori, sia in quello che sarà l’organico sia nella forma. I contenuti saranno sempre quelli tipici di Celeste. Nessuna intenzione di tradirne lo Spirito. Quello che posso anticipare è che la trilogia del Principe ha concluso un ciclo. Il Principe si prende una pausa. Ritornerà ? Forse ……forse. Nuovi temi e tematiche verranno trattate nel prossimo progetto. Ciò che non potrà mancare saranno il Mellotron e tutti gli altri strumenti che hanno caratterizzato da sempre la sonorità della band. Sono già al lavoro e sono molto contento delle atmosfere che si vanno delineando!

Hai altri progetti per il futuro oltre Celeste ?

Anche su questo fronte, quello dei miei progetti solisti, sono in fase di diverse realizzazioni. In questi ultimi anni mi sono dedicato molto a Celeste lasciando da parte concerti con il solo pianoforte per approfondire e preparare il ritorno della band dopo più di 40 anni da Principe di un Giorno. Per questo non ho pubblicato il terzo album della mia trilogia di pianoforte solo. Ho tutti i brani pronti e devo solo trovare il tempo e la concentrazione necessaria per registrarlo. Ed il luogo adatto. Io amo molto uno studio dove ho registrato Piccole Ali nel Vento e che è situato nel Sud Est della Francia in cima ad una montagna immerso nel più totale silenzio e dove vi è un meraviglioso Bechstein a coda che rende al meglio quanto desidero da un pianoforte. Ho poi in “cantiere” il  seguito di Solare, il mio primissimo album da solista che fu pubblicato nel 1979, che sarà un lavoro realizzato solo con sintetizzatori per ricreare le atmosfere che hanno fatto amare a molti appunto Solare. Anche qui sono a buon punto con la scrittura ed ho ben chiaro come vorrei realizzarlo. E poi ancora un progetto che realizzerò sempre in elettronica utilizzando l’accordatura a 432 Hz. Qui è tutto più complesso ma già avanti con le idee e qualche cosa di registrato. E poi altro. Sto scrivendo tantissimo. Ho anche altre idee per altri progetti.   

Quale musica ti ispira per creare musica ?

Devo essere sincero. A parte alcuni ascolti che faccio e mi concedo sono anni che non ascolto più nulla proprio per non farmi influenzare. Se metto qualche cosa nello slot del lettore cd è quasi sempre qualche cosa di musica classica. Corelli, Vivaldi, Bach, Beethoven, i grandi compositori russi come Mussorgskji, Rimskij Korsakov e Prokofiev. Eric Satie che adoro. O il poco conosciuto pianista catalano, contemporaneo di Satie, Frederic Mompou.

Sei : rock, pop, jazz o classico ?

Su questo non dubbi. Sento di essere una giusta miscela di Rock e Classica. Ma sempre pronto ad accettare ed accogliere nuovi stimoli e suggerimenti.

Sei interessato a gruppi di RPI ?

Anche qui voglio essere sincero. Non ascoltavo prima e tanto meno ascolto adesso. Non conosco la scena musicale italiana. Come dicevo è per preservare la mia ispirazione, per non essere influenzato che preferisco non ascoltare nulla. Desidero mantenere nel caso di Celeste la massima autonomia per rispettarne lo Spirito degli inizi.