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vendredi 1 mai 2026

Gianmaria Zanier : Diario di bordo



Il y a quelques mois, Gianmaria Zanier nous a fait une surprise en sortant son propre album. Nous avons ainsi découvert une autre facette du personnage sympathique qu'il est en toute circonstance et de l'homme de média portant haut les couleurs du rock progressif, que ce soit avec son émission sur Radio Vertigo One ou encore avec sa page Prog & Dintorni.
Les notes du booklet sont très explicites sur son projet musical. On comprend ainsi qu'il a lentement muri et alimenté ce journal de bord, comme il l'appelle, sur une durée de vingt cinq ans. Il y a eu incontestablement une montée en puissance au cours des dernières années, résultant en grande partie de ses collaborations avec les groupes Phoenix Again et Osanna avec lesquels il a d'ailleurs enregistré des performances live présentées sur ce disque.
Même si la liste des musiciens jouant sur cet album est assez étoffée (avec au passage quelques noms prestigieux), il est facile de remarquer que Gianmaria s'est réellement impliqué dans cet album puisqu'il est l'unique compositeur de la musique mais aussi qu'il en est le principal interprète multi-instrumentiste. Il ne s'agit donc pas d'une lubie musicale d'un amateur qui a voulu se faire plaisir mais bien du travail artistique sérieux d'un musicien confirmé qui est passé de l'autre côté de la barrière.

L'album est bien rempli avec pas moins de vingt deux morceaux composés par notre ami. La première partie du CD est constituée de titres au format chanson dont on retiendra avant tout "Energia nuova da bruciare" que Gianmaria nous avait proposé en avant-première. La version live enregistrée avec le groupe Osanna est évidemment plus aguicheuse. Mais la version instrumentale me paraît encore supérieure ! De manière générale, il s'agit plutôt de chansons entraînantes avec du rythme. On se régalera aussi avec les très rock "Nel bene e nel male" et surtout "Amare... Soffrire... Gioire." jouée live avec Phoenix Again.
Le très bel interlude, proche d'une illustration musicale pour le cinéma italien des années cinquante, sert de césure avant d'entamer la deuxième partie de l'album, qui est plus orientée rock progressif. Les morceaux sont variés, instrumentaux et prioritairement basés sur des structures jouées à la guitare électrique ou acoustique. Mais il y a aussi des compositions pensées pour les claviers comme "Tentativo di fuga" ou "Virus". 
Même si ma préférence va au triptyque "Outsider"  ainsi qu'à "Uscita di sicurezza - Catarsi (Parte 2)" et à "Virus", il fut aussi apprécier des superbes pièces comme " Il prezzo da pagare", "A.P.S.", " In continuo movimento" ainsi que la deuxième partie de "Stile libero".
De manière générale, tous ces morceaux dégagent une grande sensibilité et beaucoup de délicatesse. Nous sommes bien au delà du travail réalisé par un simple amateur. Gianmaria a un style qu'il sait parfaitement mettre en forme pour un résultat tout à fait convcaincant.
En tout cas, avec ce CD, Gianmaria démontre tout le bon sens de l'adage "On est jamais mieux servi que par soi-même".

Les musiciens : 

Gianmaria Zanier: voix, guitare acoustique, guitare classique, guitare 12 cordes, piano, piano électrique Fender Rhodes et Wurlitzer, synthétiseurs, orgue, clavinet, basse (20).

Gigi Venegoni: guitare acoustique, guitare électrique.
Piero Mortara: piano électrique et synthé (2), accordéon (8)
Sergio Lorandi: basse électrique (2), guitare électrique (15, 17)
Silvano Silva: batterie (2)
Phoenix Again band (6)
Osanna band (7)

Fabio Del Torchio: basse électrique
Egidio Perduca: guitare électrique guitare acoustique, basse, claviers pour les pistes 1, 4 et 5, guitare électrique pour les pistes 9, 12, 19 e 20
Alfredo Ponissi: saxophone et flûte (8)
Stefano Pastor: violon (8)
Fabrizio Ugas: guitare classique (8)
Stefano Nozzoli: Piano (8), piano électrique Wurlitzer (9), piano et orgue (13, 14), orgue et synthé (22)
Noemi Mazzoni: violon (13, 14)

La tracklist :

01. Il punto della situazione
02. Energia nuova da bruciare
03. Amare... Soffrire... Gioire...
04. Nel bene e nel male
05. Rinascendo ora per ora
06. Amare... Soffrire... Gioire... (feat. Phoenix Again)
07. Energia nuova da bruciare (feat. Osanna)
08. Interludio
09. Il prezzo da pagare
10. A.P.S.
11. Tutto sommato, va bene così...
12. In continuo movimento
13. Stile libero (parte 1)
14. Stile libero (parte 2)
15. Outsider (Prologo)
16. Tentativo di fuga
17. Outsider (Epilogo)
18. Ombre cinesi
19. Catarsi (Parte 1)
20. Uscita di sicurezza - Catarsi (Parte 2)
21. Virus
22. Energia nuova da bruciare (ripresa strumentale)

Sortie : 2025
Label: G.T. Music

jeudi 21 avril 2022

Prog Fest 2022

 

Le programme concocté par Massimo Gasperini pour le festival Prog Fest Porto Antico à Gênes le 16 juillet 2022 est une fois de plus exceptionnel avec les vétérans incontournables du prog italien Osanna et Delirium, les révélations G.A.S. (pour Gruppo Autonomo Suonatori) et Melting Clock mais aussi  deux noms à découvrir avec G.O.L.E.M. et son hard prog psychédélique ainsi que le groupe de métal prog pour le moins intrigant,  Cyrax. Gênes n'est pas la porte à côté surtout pour les bretons mais l'affiche le mérite et l'Italie est si vivante l'été ! Rendez-vous à Gênes le 16 juillet 2022.

samedi 4 décembre 2021

Osanna : Il Diedro del Mediterraneo

Ce nouvel album d'Osanna arrive en même temps que le film Osannaples (Réal. Deborah Farina) et le livre sur Lino Vairetti (L'Uomo, sulle note di un veliero par Franco Vassia), deux , tous deux présentés au forum du Veruno cette année.

Après une courte intro énigmatique au didgeridoo, Lino Vairetti entre en scène pour déclamer "Il Diedro del Mediterraneo" l'instrument principal d’accompagnement étant ici la harpe de Vincenzo Zitello ce qui donne une couleur inusitée à cette ode à la Méditerranée." Ti Ritroverò" reste sur la tonalité très laid back de ce début d'album. Mais avec Osanna, les ballades réservent toujours quelques surprises, et celle là ne déroge pas à la règle, avec un pont central très festif avant de s'échapper doucement vers une digression jazz rock remarquablement fluide. Avec "L'Uomo del Prog", c'est cette fois le violon qui entre en scène. La lente montée en intensité de ce titre est un véritable tour de force. Lino semble d'ailleurs s'effacer pour laisser le plus de place possible aux différentes parties instrumentales qui se succèdent à toute vitesse, un vrai régal ! Je veux bien entendre ce morceau sur scène. "Tu" est un hommage direct à Danilo Rustici, le guitariste historique du groupe disparu au début de cette année. Lino chante avec son cœur. Vous me direz, c'est toujours le cas mais là l'émotion est palpable et l'intervention de David Jackson au saxo vous mets au bord des larmes. Quelle belle chanson, quel solo final de guitare électrique. "Signori della Terra" est une simple complainte mais quand c'est Lino qui s'y colle, seulement accompagné de Pako Capobianco à la guitare électrique, cela prend vraiment du relief et il est vraiment difficile de se détacher du chant de Lino. Il y a ensuite "Tempo" qui vous propose un retour dans le temps pour atterrir à Woodstock. On s'y croirait presque. Inutile de préciser que Pako se surpasse une fois encore. Ce garçon est vraiment un guitariste hors pair d'une efficacité incroyable.  Nous voilà arrivé au grand moment de l'album. Le poème d'Antonio De Curtis récité par Francesco Paolantoni ouvre pour ce magnifique chant de tradition napolitaine "Zuoccole e Tammorre " qui virevolte et danse sur une tarentelle rock dont seul Osanna a le secret. La voix féminine que vous entendez n’appartient pas à n’importe qui. Fiorenza Calogero réalise un travail remarquable depuis de nombreuses sur la recherche et la mise en valeur des chants traditionnels du sud de l'Italie, et tout particulièrement de la région napolitaine. "Mare nostrum" arrive à point nommé pour secouer l'album. Il s'agit d'un rock très typé Osanna. Lino Vairetti ressort son harmonica, sa voix filtrée reprend en partie les paroles de "Il Diedro del Mediterraneo". Je vous recommande tout particulièrement le pont instrumental avec un solo de malade de Pako et un chorus de saxo de Saverio Giugliano qui se fond parfaitement dans l'ensemble.  "Caracalla '71" évoque évidemment le festival rock prog du même nom qui s''était déroulé à Rome en 1971.Voilà un titre qui devrait vous permette de bien finir l'album car son accès est immédiat et le riff principal s'impose de lui-même. Voilà qui rappelle aussi qu'il y a cinquante ans exactement sortait L'uomo, le premier album d'Osanna.

Sans atteindre à mon avis la magnificence de Palepolitana, Il Diedro del Mediterraneo dévoile une facette plus nostalgique d'Osanna mais fait honneur au groupe. Plutôt rock, folk ou pop, moi de toute façon, je suis fan absolu d'Osanna. En bref, Osanna sera toujours Osanna !

Le groupe : Lino Vairetti (chant, guitare acoustique, claviers), Irvin Vairetti (synthés, programmation, chant), Pako Capobianco (guitares), Enzo Cascella (basse), Gennaro Barba (batterie et percussion), Sasà Priore (claviers).

La tracklist  (vous pouvez écouter chaque titre en client sur son lien) :

1. Spirit
2. Il Diedro del Mediterraneo
3. Ti Ritroverò
4. L'Uomo del Prog
5. Tu
6. Signori della Terra
7. Tempo
8. Zuoccole, Tammorre e Femmene
9. Zuoccole e Tammorre
10. Mare Nostrum
11. Caracalla '71

le lien bandcamp du groupe Osanna


 

 

vendredi 22 décembre 2017

Retour sur 2016




Petit rappel. En attendant mon top 9 pour 2017, je remets ma sélection des meilleurs albums de RPI sortis en 2016 (par ordre alphabétique) :
 
La Bocca della Verità Avenoth
Il Castello di Atlante ArX AtLantis
Deus Ex Machina Devoto
Consorzio Acqua Potabile + Alvaro Fella Coraggio e misterio
Höstsonaten Symphony N.1 Cupid & Psyche
Ingranaggi Della Valle Warm spaced blue
Osanna Pape Satàn Aleppe 
Promenade Noi al dir di noi
Universal Totem Orchestra Mathematical mother TOP "1" 2016

dimanche 10 décembre 2017

Osanna

Osanna, live in Japan. Ce triple CD (fac-similé 3 mini LP bleus) n'existe pour l'instant que sur le marché japonais. Lino Vairetti est en train de se démener pour qu'il y ait enfin une édition et une distribution "reste du monde". On croise les doigts.