jeudi 28 mai 2026
Delirium : Sesta strada lungo il tempo
samedi 4 avril 2026
L'Ombra della Sera : Segreti nel nero (album)
La Tracklist :
1. Albert e L'Uomo Nero2. Gamma
3. Ritratto di Donna Velata
4. Fantastic Fly (Racconti Fantastici)
5. A Come Andromeda
6. La Traccia Verde
7. La Ballata Di Carini (L'Amaro Caso della Baronessa di Carini)
8. Le Venti Giornate di Torino
- I - introduzione
- II - titoli di testa
- III - insonia collettiva
- IV - segreti nel nero
- V - tema di Clotilde
- VI - statue in movimento
- VII - segreti nel nero (ripresa)
- VIII - titoli di coda
10. A Blue Shadow (Ho Incontrato un'Ombra)
Sortie : 29 mars 2026
Label : Black Widow Records
Formats CD et vinyle double LP
mercredi 1 avril 2026
ExpiatoriA & Il Segno del Comando : Voci Notturne
Notons au passage que tout ce petit monde a pris son temps pour élaborer ce disque, les enregistrements s'étant déroulés sur une période de deux ans, entre 2023 et 2025.
Les musiciens :
ll Segno del Comando : Diego Banchero (basse), Riccardo Morello (chant), Davide Bruzzi (guitares et claviers), Roberto Lucanato (guitares), Beppi Menozzi (claviers), Paolo Serboli (batterie)
Arrangements: Il Segno del Comando
Orchestrations: Davide Bruzzi
La tracklist :
- Emily (ExpiatoriA)
- Sublicius (ExpiatoriA)
- La canzone di Lady Valover (ExpiatoriA)
- Le due vie (Il Segno del Comando)
- Il crittogramma (Il Segno del Comando)
- Litania per Emily e Giacomo (Il Segno del Comando)
- Egregoro (Il Segno del Comando)
Label : Black Widow Records
Sortie : mars 2026
Disponible en formats digital et physique
Formats physiques : CD, vinyle et vinyle édition limitée incluant le livre "Voci notturne - Il magico mondo di Pupi Avati" écrit par Andrea Scarabelli.
Lien bandcamp pour écoute : https://expiatoria-official.bandcamp.com/album/voci-notturne
vendredi 21 novembre 2025
Exit : Dove va la tua strada ?
Cette fois, c'est au tour d'un groupe de Trieste, Exit, de bénéficier du coup de baguette magique. Les morceaux proposés datent de 1973 et ont été enregistrés dans des conditions à l'évidence spartiates, mais les moyen techniques actuels permettent de réaliser un excellent travail de nettoyage et de remise en ordre, heureusement, pour un résultat probant en terme de qualité d'écoute.
Voilà qui permet de profiter de six titres qui tiennent autant du hard blues que du rock progressif, un peu à la manière d'Il Rovescio della Medaglia ou de I Teorimi avec parfois une pointe de New Trolls. En tout cas, en 1973, avec Exit, ça jouait vite et plutôt gras.
Le groupe : Euro Cristiani (batterie), Tavčar (guitares), Paolo Bassi (basse), Ilario Sfecci (chant).
La tracklist :
- Dove va la tua strada ?
- Lassu dove vai
- La sfera
- Corri e fuggi
- Ti risvegli
- Grandi regni
Label : Black Widow Records
Sortie : 15 novembre 2025
Disponible en formats physiques CD et LP vinyle
samedi 15 novembre 2025
LeoNero : Monitor
Le pseudonyme de LeoNero ne vous dit sans doute rien, le nom de Gianni Leone, déjà un peu plus. Mais si je vous dis Balletto di Bronzo, alors là oui, vous y êtes ! C'est d'ailleurs bien à ce même Gianni Leone, leader éphémère d'il Balletto di Bronzo, que l'on doit l'album culte Ys. Considéré comme un des chefs d’œuvre du prog italien, il portait pourtant en lui les germes de la mort du groupe. Car Gianni Leone, artiste fantasque s'il en est, après deux petites années (1971/1973) passées au sein de cette formation, allait entamer, juste après, une longue carrière solo chaotique parfois difficile à suivre sur la durée, le napolitain ayant pas mal bougé, passant d'un pays à un autre, tout en cultivant l'art de la transformation aussi bien pour ce qui concerne son aspect physique que pour son nom. Après avoir enregistré son premier disque solo (Vero, 1977) dans l'ambiance no-wave de New-York, il part sur la côte ouest des Etats-Unis. Trois ans plus tard, son second album est le fruit de sessions d'enregistrements dans des studios californiens. Il en résulte Monitor, qui sort en 1980, un disque plutôt bizarre comprenant une première face de cinq titres avec The Optical Band, en fait le groupe de power punk Plugz rebaptisé pour l'occasion, et une deuxième face de six titres du seul LeoNero aux prises avec ses machines (claviers et boîtes à rythmes).
Témoin et acteur d'une d'une époque où les avancées technologiques appliquées aux nouveaux instruments faisaient souffler un grand vent de modernité sur le monde de le musique, Gianni Leone en épouse totalement les modes musicales et... part dans tous les sens : new wave, synth pop, disco, délires électroniques, beats technoïdes, tout y passe !
Comme le propos de Monitor n'est absolument pas prog, je ne vais pas m'étaler sur la partie analyse musicale. Mais je vous incite par contre à jeter une oreille attentive à cet album car au milieu de quelques bizarreries et autres moments bien barrés qui ont quand même plutôt mal vieillis ("Volpe Orbot", "No, no, no, no" par exemple"), le génie de Gianni Leone transparaît à de nombreuses reprises. L'homme fait tout sauf n'importe quoi. De manière générale la face A (pistes 1 à 6 pour le CD) est assez impressionnante, et même si l'on est le plus souvent loin du rock progressif d'Il Balletto di Bronzo, certains titres comme "Strada" ne nous étonnent pas tant que cela quand on connaît bien Gianni Leone et sa furiosa légendaire. Il y a également une reprise d'un morceau des Grass Roots, "Piangi con me",
une chanson qui avait été interprétée en Italie, à la fin des années 60,
par The Rokes (un groupe anglais qui a fait toute sa carrière en
Italie). Savourez aussi la sucrerie acide "Il nuovo mondo", c'est assez addictif dans le genre ! Détendez-vous même avec "Abat-jour" et son rythme chaloupé de bossa-nova. Enfin écoutez la version dance de "Tell me why", replacez-vous dans le contexte de l'époque, et dites moi si cela n'aurait pas dû faire un bon petit tube !
A noter que la réédition Black Widow propose un titre en plus avec The Optical Band, "LeoNero Mesa Beat", qui n'était pas sur la face A du vinyle ainsi que quatre titres en bonus.
Côté formats, Black Widow Records fait bien les choses comme toujours. Vous avez donc le choix entre le CD avec un livret de 20 pages, le LP vinyle en édition standard ou le LP vinyle en édition limitée (100 copies) acompagné d'un 2ème disque avec quatre titres en plus, du CD et illustré d'une couverture différente signée Nik Guerra.
Bien sûr, à quarante cinq années d'écart, Monitor peut être légitimement pris comme une curiosité mais si vous voulez mieux connaître cet artiste protéiforme qu'est Gianni Leone, alors cet album constitue une clé de compréhension indispensable.
La tracklist (édition CD) :
| 1 | Strada | ||||||||
| 2 | Segmento | ||||||||
| 3 | Piangi con me | ||||||||
| 4 | Optical Surf Beat | ||||||||
| 5 | Anaconda | ||||||||
| 6 | LeoNero messa Beat | ||||||||
| 7 | Volpe Robot | ||||||||
| 8 | Il nuovo mondo | ||||||||
| 9 | No, no, no, no | ||||||||
| 10 | Tell me why | ||||||||
| 11 | Abat-jour | ||||||||
| 12 | Ne' ieri ne' domani | ||||||||
| 13 | Tell me why (bonus- second version) | ||||||||
| 14 | Il nuovo mondo (bonus- re-edit) | ||||||||
| 15 | Stanchiamoci insieme (bonus) | ||||||||
| 16 | Un'eccitazione nuova (bonus) |
lundi 10 novembre 2025
Runaway Totem (Feat. AndromacA) Metamorph Tetraphirm (trad. IT)
Runaway Totem
Roberto Gottardi (Cahal de Betel) : guitares, synth guitar, synth Stellar, claviers, percussions, theremin, vocaux.
Antonella Suella : chant lead
Stefano Bertoli : Ableton Push 3, Waldorf Iridium, Synclavier Regen, taiko, gong, bols tibétains
+ Clara Luna : chorégraphie et danse.
- In den garten Pharaos
- Future days
- Father cannot yell
- On the run
- Stratosfear
- Deutsch Nepal
- Ritual thanz
- Indian dream
- Heliocentric energy
- Mekanik ritual
- Tat l'albero cosmico
mercredi 5 novembre 2025
Runaway Totem (Feat. AndromacA) Metamorph Tetraphirm
Mais soyez rassurés, Gottardi a toujours su très bien s'entourer et une fois encore l'équipage, réuni sous le nom d'AndromacA, est de qualité pour l'accompagner dans cette nouvelle aventure. Sans aucune doute, une des plus ambitieuses portant le nom de Runaway Totem qui, je le rappelle, signifie dans l'esprit de son créateur la fuite du totem, c'est-à-dire le refus de toute idole et de toute barrière.
Runaway Totem
Roberto Gottardi (Cahal de Betel) : guitares, synth guitar, synth Stellar, claviers, percussions, theremin, vocaux.
AndromacA
Antonella Suella : chant lead
Stefano Bertoli : Ableton Push 3, Waldorf Iridium, Synclavier Regen, taiko, gong, bols tibétains
+ Clara Luna : chorégraphie et danse.
- In den garten Pharaos
- Future days
- Father cannot yell
- On the run
- Stratosfear
- Deutsch Nepal
- Ritual thanz
- Indian dream
- Heliocentric energy
- Mekanik ritual
- Tat l'albero cosmico
jeudi 23 octobre 2025
Sigmund Freud : Risveglio
Régulièrement, le label Black Widow réussit à sortir du néant un vieux groupe de rock progressif italien sans aucun antécédent notable, le plus souvent inconnu même des fans les plus affutés.
Même si cela ne fait pas vraiment avancer la cause, on est bien d accord, il y a quand même un vrai plaisir à retrouver l'esprit et le savoir-faire de ces précurseurs.
Voilà qui va être une nouvelle fois le cas avec Sigmund Freud, un groupe né en 1972 dans le magnifique secteur des Castelli Romani, près de Rome. Entre 1972 et 1975, ses membres ont composé et enregistrés plusieurs morceaux pour deux labels connus (EMI ou RCA) mais au final aucun album n'a jamais vu le jour. Jusqu'en 1978, année de la dissolution du groupe, Sigmund Freud a malgré tout continué a fonctionner et a participer à de nombreux concerts et rassemblements rock qui se sont principalement déroulés dans la région du Latium et dans la capitale italienne (notamment à à Villa Pamphili).
Cinquante plus tard, sollicité par Black Widow, le fondateur du groupe, Claudio Ciuffa a remis sur pied une nouvelle formation avec de nouveaux musiciens. Puis en janvier 2025, ils sont entrés en studio pour enregistrer les morceaux composés il y a cinquante ans, avec la volonté de retrouver les sensations qui avaient motivé les anciens membres de Sigmund Freud au moment de la création du groupe.
De ce côté, le pari est assez réussi car il est évident que la musique sonne assez datée avec une profusion de tonalités vintage, le résultat d'un recours limité des effets sur les instruments (guitares électriques) et d'un apport conséquent des couleurs de claviers old school (Moog, Mellotron et orgue Hammond) ce qui donne un son assez organique à l'ensemble.
Côté compositions, le progueux nostalgique du vieux RPI sera comblé avec cinq morceaux de durées respectables (entre 8 et 12 minutes). Le premier titre, "Fiori di polvere bianca", navigue dans un registre pop prog pouvant rappeler Gleemen avec un pont central plus rock qui apporte du nerf à l'ensemble. Avec "Giochi d'ombre", le groupe s'approche cette fois plus d'un prog plus candide, avec quelques accents pastoraux, à la Errata Corrige, avec là aussi un passage final plus rock. A partir du troisième morceau, le niveau semble monter d'un cran. Pas que les deux premiers titres soient mauvais, bien au contraire, mais ils pâtissent tous les deux d'un léger déficit d'originalité. Ainsi "Palla di neve" démontre dès les premières mesures une qualité d'écriture beaucoup plus affirmée. La suite du morceau ne fait que confirmer cette bonne impression de départ avec une succession de très belles séquences tant dans les variations rythmiques que dans les modulations harmoniques. Et oui, la fin du morceau fait bien penser à Eneide ! "La quiete dopo la tempesta " est un long titre de 11 minutes avec cette fois une construction en rebondissements qui nous vaut quelques belles envolées et autant de moments jouissifs. "Epilogo" est certes une composition prog de facture classique mais avec une très belle musicalité et un long pont instrumental psyché très original. Avec ce dernier morceau très apaisant, l'album 2025 (*) se termine sur cette bonne note finale. De là à penser que ce réveil de Sigmund Freud est une forme de catharsis prog.
(*) avertissement : le label Black Widow a tenu à ajouter un medley de 17 minutes intitulé "Freud 70' medley". Il s'agit du seul enregistrement ancien conservé par le groupe. C'est donc un véritable témoignage d'époque qu'il faut appréhender avec beaucoup de mansuétude compte-tenu des imperfections inhérentes à ce type d'archives sonores.
Le groupe : Claudio Ciuffa (guitares, flûte, saxo soprano), Marco Cavaterra (basse), Claudio Carbonetti (piano, synthés, Moog, Mellotron, voix), Evandro Gabiati (batterie, percussions), Dino Pacini (guitares), Luca Allori (chant lead, guitare acoustique).
La tracklist :
- Fiori di polvere bianca
- Giochi d'ombre
- Palla di neve
- La quiete dopo la tempesta
- Epilogo
- Freud 70' medley (bonus track)
Date de sortie : 28 septembre 2025
Label : Black Widow Records
mardi 7 octobre 2025
Bambi Fossati : il castello tira sassi
Derrière Garybaldi (et Gleemen), il y avait le guitariste Pier Niccolo Fossati aka Bambi Fossati trop tôt décédé en juin 2014, qui après la dissolution de son groupe en 1974 avait poursuivi sa carrière en solo ainsi qu'au sein d'une formation dont le nom rappelait son diminutif : Bambibanda. Étaient bien sûr venues s'ajouter des reformations ponctuelles de Garybaldi, la dernière en 2010, Bambi Fossati ayant ensuite dû faire face à la maladie qui allait l'amener à sa disparition. Bien que peu connu du grand public, son nom apparaissait de temps en temps quand on évoquait les légendes du vieux prog italien des 70.
Il y a environ deux ans, je suis sur la place Giacomo Matteotti à Gênes à discuter avec deux vendeurs de disques. L'un d'entre eux me raconte alors une histoire incroyable. En déménageant la cave de la maison de Fossati, quelqu'un de la famille a retrouvé des bandes enregistrées par le guitariste. La (double) question se pose évidemment de savoir si elles sont exploitables et si quelqu'un serait intéressé pour les publier. J'avoue ne plus avoir pensé à cette anecdote ensuite. Des histoires comme ça, on en entend régulièrement sans qu'il n'y ait jamais de suite.
Les bonus tracks viennent encore ajouter un surcroît de bonnes surprises, surtout avec "Toledo" qui permet d'entendre un nouveau solo d'anthologie de Fossati. Car pour ceux qui ne le connaissaient peu ou pas, ils pourront se rendre compte que Bambi Fossati n'avait vraiment pas usurpé son sobriquet d'Hendrix du sud. Tout y était : une attaque de cordes brute et anguleuse, un son de guitare acide et des décollages psychédéliques amplifiés et renforcés par les effets (dis)tordus qu'il réussissait à faire sortir de ses pédales. Il avait aussi pour lui une voix pas toujours exceptionnelle mais caractérisée par des inflexions très typées et par une chaleur bluesy.
- Intro
- Reprimanda mores
- Qualcosa non va
- Trattoria Celeste
- In una stanza
- Mona
- Palazzo pazzo
- Mille città
- Schizzo metropolitano
- Madre di cose perdute
- Toledo (bonus track - studio live)
- 26 Febbraio 1700 (bonus track - live)
Label : Black Widow Records
vendredi 19 septembre 2025
G.O.L.E.M. : Still Life (EP)
Nous avions eu un avant goût de ce nouveau travail avec la sortie en mai 2025 d'un 45 tours vinyle comprenant uniquement le morceau "Born erased". Cette fois l'EP propose la suite intégrale Still life en trois parties pour une durée totale de 14 mn 40.
Alors, vous allez me dire que le titre Still life vous rappelle quelque chose. Et pour cause, Van der Graaf Generator est bien une des sources d'inspirations du groupe à défaut d'être une influence musicale directe, quoique ! Nous allons en reparler justement.
Le groupe : Paolo Apollo Negri (orgue et synthétiseurs), Marco Vincini (chant), Emil Quattrini (pianos électriques, mellotron), Marco Zammati (bassse), Francesco Lupi (batterie).
La tracklist :
1. Still life (Part 1) : Born erased
2. Still life (Part 2) : Sons of death
3. Still life (Part 3) : Still dreaming
Label : Black Widow Records
jeudi 14 novembre 2024
G.O.L.E.M. : Gathering Of the Legendary Elephant Monsters
En tout cas, avec ce deuxième album à mettre aux crédits de G.O.L.E.M.; il apparaît que Paolo Apollo Negri est bien décidé à vivre une nouvelle aventure avec ce groupe, plus de dix ans après la fin de Wicked Minds qui avait quand mêle laissé un paquet de bons souvenirs aux adorateurs du hard prog à l'ancienne. Mais voilà, l'histoire semble vouloir éternellement se renouveler, Apollo Negri a remis les fourneaux en chauffe et G.O.L.E.M. déboule avec cette deuxième coulée d'orgues vintage en état incandescents qui sont quand même le cœur du réacteur.
Le groupe : Paolo Apollo Negri (orgues et synthés), Marco Zammati (basse et Moog Taurus), Francesco Lupi (batterie), Emil Quattrini (piano, piano électrique, Mellotron, String Machine), Marco Vincini (chant)
La tracklist :
01. Gravitational Objects of Lights, Energy and Mysticism
02. Mechanical evolution
03. The endless night of reason
04. Life between the lines
05. Tale of the oblivion dance
06. Keeper of the ocean's gate
Écoute possible sur bandcamp : Gathering Of The Legendary Elephant Monsters
Label : Black Widow Records
mardi 1 octobre 2024
Il Segno del Comando : ... Al passato, al presente, al futuro...Live in studio
En 2017, alors même qu'Il Segno del Comando avait déjà trois albums à son actif, ses musiciens s'étaient retrouvés en studio pour enregistrer, en condition live, six des morceaux les plus emblématiques de la formation génoise.
Loin d'être une décision anodine, ces prises 'in vivo" étaient l'occasion de réunir la nouvelle formation enfin stabilisée autour de l'inamovible Diego Banchero, le gardien du temple, il segno del comando personnalisé ! Plusieurs fois remanié depuis sa création en 1995, le groupe avait accueilli en 2013 ses deux nouveaux guitaristes (Davide Bruzzi et Roberto Lucanato) ainsi que le batteur Fernando Cherchi pour l'album Il volto verde. Puis le nouveau chanteur Riccardo Morello était arrivé peu après.
De fait, ce Live in Studio avait tenu toutes ses promesses et réjoui tous les fans du groupe, qu'il s'agisse de constater l'extraordinaire cohésion dont faisaient preuve les musiciens du groupe, d'apprécier la voix puissante du nouveau chanteur ou encore de découvrir la complicité miraculeuse des deux guitaristes, Roberto Lucanato et Davide Bruzzi.
Le CD avait été publié à l'époque en auto-production, ce qui fait que, bien sûr, il était épuisé depuis longtemps. Black Widow Records a donc eu la bonne idée de sortir une nouvelle édition de l'album en 2024. Non seulement, cet enregistrement n'a pas pris une ride mais il reste parfaitement d'actualité. Il confirme également qu'Il Segno del Comando avait très tôt fixé son style tenant dans une formule faite d'un alliage inoxydable entre un heavy rock gothique et un dark progressif mais avec un truc en plus. Et ce truc, c'est cette formidable capacité d'accélération dont est capable le groupe. "Golem" et "Il segno del comando" sont d'ailleurs deux exemples parfaits de la vélocité dont savent faire preuve les musiciens (les deux guitaristes en l’occurrence) pour s'extraire des marécages doomesques et emballer définitivement l'affaire. Pour ce qui concerne les morceaux sélectionnés pour ce Live in Studio, il apparaît une fois de plus que " La taverna dell'angelo" (incluant le solo de basse de Diego) et "Il segno del comando" (avec son ouverture démentielle à l'orgue liturgique) constituent bien les deux piliers inamovibles de la set-list du groupe en concert.
Vous aurez bien sûr remarqué au passage l'artwork toujours aussi dantesque de Danilo Capua qui illustre toutes les pochettes des disques d'Il Segno del Comando et de Universal Totem Orchestra, autrement dit, deux poids lourds du prog italien .
Au passé, au présent et encore au futur Il Segno del Comando, demeure, dans sa formule actuelle, un des tous meilleurs groupes œuvrant du côté obscur du rock progressif italien.
Le groupe : Diego Banchero (basse, chœurs), Riccardo Morello (chant, claviers), Davide Bruzzi (guitares, claviers, chœurs), Roberto Lucanato (guitares), Fernando Cherchi (batterie).
La tracklist :
1. Komplott Charousek
2. Golem
3. Usibepu
4. Retrospettiva di un amore
5. La taverna dell'angelo
6. Il segno del comando
Artwork : Danilo Capua
A écouter sur ce lien bandcamp Live in Studio
et à commander chez Black Widow Records
jeudi 29 août 2024
Black Pie : Angels
Même si quelques mesures impaires traînent par-ci par-là (cf. le passage sautillant de "Little lady bright"), vous l'avez déjà compris, ce n'est pas trop la peine de chercher du prog dans cet album qui n'en a d'ailleurs pas la prétention, et encore moins du RPI. Le chant en anglais conforte plutôt en l'occurrence une inclinaison nettement anglo-saxonne, que ce soit pour les styles abordés, beaucoup plus variés qu'il ne peut y paraître au premier abord, comme pour ce qui relève de la résonance générale. L'album se termine par un morceau particulier, "Follow", qui s'articule en deux parties bien distinctes, d'abord un court instrumental atmosphérique et éthéré, joué à la guitare acoustique, puis une étonnante partie chantée (la ghost track) qui correspond à celle qui était sur le flexi-disc promo. C'est une composition d'essence très différente du reste de l'album qui annonce quelque chose du prochain album. Déjà !
En attendant, dansez sur "From the ashes" et savourez cet album qui devrait vous mettre de bonne humeur jusqu'au retour des jours pluvieux.
Le groupe : Elena "Hellen" Villa (chant, basse, guitare, mandoline), Claudio "Clod" Cinquegrana (guitares, claviers, chœurs), Silvano "Syl" Bottari (batterie, percussions).
+ Stefano Genti (claviers, chœurs)
La tracklist :
- Off the radar
- Kaos night
- Little lady bright
- Borderline
- Your fault
- Welcome toxic
- People from the sky
- From the ashes
- Blanket tide
- Lift it
- Follow
Label : Black Widow Records
Sortie : le 20 septembre 2024
mardi 13 août 2024
Melting Clock : Altrove
Juste avant leur concert prévu au Festival Crescendo le vendredi 16 août, il est temps de vous présenter Altrove, le deuxième album de Melting Clock qui, j'en profite pour le rappeler, succède à l'excellent double LP Destinazioni sorti en 2019. Ce qui me permet aussi de préciser que le groupe comprend toujours les six mêmes membres depuis maintenant de nombreuses années.
Dès les premières mesures de "Vernice", l'immersion dans le prog italien le plus pur est flagrant. La mélodie chatoyante vous saisit et ne vous lâche plus. L'accompagnement instrumental rappelle beaucoup ce qu'a fait récemment Caravaggio. En clair, çà fleure bon le bassin méditerranéen. "Altrove" est articulé en deux parties avec un premier mouvement présenté sur un ton romantique mettant en avant la merveilleuse voix d'Emanuela Vedana puis un second mouvement instrumental (Emanuela se contente cette fois de vocalises) construit comme une lente montée en puissance, le tempo s’accélérant progressivement, les musiciens appuyant de plus en plus sur leurs instruments. "Il mondo al suo risveglio" est une chanson lumineuse qui fait honneur à son titre car on ressent effectivement cette impression d'assister au réveil du monde ou plus simplement, au lever du soleil à l'aube. On ne s'étonnera pas que l'ambiance soit légèrement onirique tout juste traversée par quelques coups de boutoir métal délivrés par la guitare électrique. "Città spenta" est sûrement la chanson la plus expressive de l'album, celle aussi qui alterne le mieux les climats calmes avec ceux plus nerveux. Une réussite assurément. Pour la dernière partie de l'album, Melting Clock a décidé de frapper très fort. Dès l'entame de "Tramonte di Cenere", il est clair que la tonalité générale, jusque là contenue et presque sage, semble soudainement changer. "Tramonte di Cenere" est LE morceau prog du disque avec ses huit minutes de montagnes russes et de bonheur absolu. La piste finale, "Endurance", est également très progressive, plus axée toutefois sur un mode symphonique. Preuve de sa qualité et de l'intérêt de son contenu, les neuf minutes de ce morceau passent à toute vitesse.
Altrove est un album plus ramassé et qui part moins dans différentes directions que son prédécesseur. Ce constat est sans doute lié au fait que le groupe semble avoir beaucoup misé sur sa chanteuse, optant majoritairement pour un format chansons, ce qui est loin d'être synonyme de facilité dans le cas de Melting Clock, délaissant ainsi volontairement l'option des longues séquences instrumentales. Compte-tenu de la beauté de la voix d'Emanuela, personne ne s'en plaindra. Compte-tenu du haut niveau irréprochable et sans faille des sept compositions proposées par le groupe, ce choix prend tout son sens, pour notre plus grand bonheur. Avec cet album, Melting Clock confirme, avec une sérénité parfaite, sa place dans le paysage ensoleillé et rayonnant du rock progressif italien actuel. L'ailleurs est beau parfois aussi.
Vous pourrez profiter de la prestation du groupe au Crescendo pour leur acheter ce CD (et l'ancien si vous ne l'avez pas par la même occasion) à leur stand merchandising. Vous ne serez pas déçu.
Le groupe : Sandro Amadei (claviers, chant), Stefano Amadei (guitares, bouzouki irlandais), Alessandro Bosca (basse), Simone Caffè (guitares), Francesco Fiorito (batterie), Emanuela Vedana (chant).
La tracklist :
- Vernice
- Altrove parte I
- Altrove parte II
- Il Mondo al suo Risveglio
- Città spenta
- Tramonti di Cenere
- Endurance
Label : Black Widow Records
vendredi 9 août 2024
Presence : Them
Huit ans après Masters and Following, Presence revient dans sa formule originale, un trio resserré autour de Sophya Baccini qui assure les vocaux, Enrico Iglio qui est aux claviers et aux percussions et Sergio Casamassima qui prend les parties de guitare et de basse.
Avec une durée totale de 71 minutes, deux morceaux de 11 minutes et une suite de plus de 23 minutes, les musiciens napolitains semblent avoir été touchés par une inspiration débordante pour leur septième effort studio. D'emblée "The undead" annonce la couleur. Elle sera sombre, très sombre, dark pour tout dire. L'orgue qui ouvre "Aftermath" ainsi que la suite du morceau, confirment également le positionnement stylistique sur un heavy prog gothique duquel émerge la voix unique de Sophya Baccini. Une voix capable de transcender n'importe quelle chanson. Avec ses arrangements de cordes superbes, l'instrumental orchestré "Dance macabre", une marche funèbre l'ambiance crépusculaire, porte bien son nom et sert d'interlude. Car la suite de l'album a de quoi surprendre par son énergie et sa puissance. "To each other" est une longue cavalcade hard incroyable, arrêtée dans son élan par deux longs ponts symphoniques qui sentent quand même pas mal le souffre, et un final lyrique à couper le souffle. Cela faisait longtemps que je n'avais pas senti le groupe capable de se lâcher comme çà. Mais le grand rendez-vous c'est évidemment "Them", ce morceau de 23 minutes 23, soit la plus longue pièce jamais proposée par le groupe. Cette fois le métal symphonique est bien de retour mais à la sauce Presence, c'est à dire dosé et utilisé quasiment en arrière-plan, uniquement quand cela s'avère nécessaire. Les parties vocales sont incroyablement complexes et travaillées. Les séquences opératiques apparaissent le plus naturellement du monde entre des déferlements de percussions, des passages plus heurtées, parfois même martiaux, et des envolées de prog symphonique. La conception du morceau est très inspirée de l'écriture en musique classique. Le résultat est évidemment exigeant en terme d'écoute, mais c'est du grand art, à des années lumières de certaines créations de métal symphonique scandinaves et teutonnes qui relèvent plus de la crème au beurre industrielle. "Drawbridge 1501" est un deuxième intermède qui poursuit quelque part dans la voie de "Them". Un atterrissage en douceur en quelque sorte. Avec "Stige", le groupe délivre une longue séquence instrumentale de prog métal absolument ahurissante. Les claviers sont somptueux, les chorus de guitares décollent les uns après les autres comme autant de fusées de feu d'artifice. Je n'avais pas souvenir d'avoir entendu Presence aussi convaincant dans ce registre très démonstratif, il faut le reconnaître. Le contraste est évidemment saisissant (mais voulu) avec la voix de Sophya qui entame seule cette dernière chanson qui a des scintillements métalliques du plus bel effet et des allures d'hymne de fin de concert.
Vous l'avez sans doute compris à travers ces lignes, Them est sans aucun doute le meilleur album produit à ce jour par Presence qui a trouvé ici le juste équilibre entre ses différents styles de prédilections, parfois antinomiques au départ, l'inspiration en plus.
La Tracklist :
- The undead
- Aftermath
- Dance macabre
- To each other
- Them
- Drawbridge 1501
- Stige
- If you dare
Label : Black Widow Records
.
vendredi 17 mai 2024
Prog Fest 2024 - Porto Antico Genova
Amateurs du meilleur rock progressif italien mais aussi des musiques du cinéma italien des '70, le rendez-vous incontournable de l'année 2024, c'est à Gênes, les 3 et 4 août 2024, pour assister à une série de concerts tous plus attirants les uns que les autres avec La Maschera di Cera, La Grazia Obliqua, Universal Totem Orchestra (+ Sophya Baccini), L'Ombra della Sera, Il Segno del Comando ET Fabio Frizzi avec son programme unique "Frizzi 2 Fulci" ! Mais aussi Horror Bach, Gotho et Delirio and The Phantoms. Cela se passe comme d'habitude au Porto Antico et c'est organisé par Black Widow Records (Massimo Gasperini et Pino Pintabona).
mardi 30 janvier 2024
Runaway Totem : Creators
Creators a été intégralement composé et arrangé par Roberto “Cahal” Gottardi sauf le titre bonus CD, "L’Alchimista" composé par Richie Castellan.
1ère partie : Creator
Le premier morceau "Viators" fait allusion aux races extraterrestres qui entreprennent un voyage intergalactique pour arriver sur la planète Terre.
"Advent Deus" raconte l’arrivée de ces formes extraterrestres. Ces êtres qui ne sont pas fait de la matière terrestre mais qui vibrent à des fréquences plus élevées sont vues comme étant des Dieux.
"Bételgeuse" est tout simplement la musique extraterrestre portée par l’étoile de Bételgeuse.
"Lemuria" peut se définir comme à la fois un lieu et un temps que notre mémoire a perdu. Les populations de la Lémurie sont anciennes et technologiquement avancées. Cette musique rappelle ces jours anciens complètement oubliés.
2ème partie : Red Star
"The Gate of Orion" évoque la venue prochaine d’autres voyageurs extraterrestres qui partent d’Orion. En ouvrant des portes, ils entrent dans notre monde.
"Remémorer Bételgeuse" est le souvenir extraterrestre de la musique portée par l’étoile de Bételgeuse.
"The Spiral" raconte la volonté de la manipulation génétique des extraterrestres sur la population terrestre, pour créer un esclave. Mais une autre race extraterrestre, pro-vie, s’oppose aux visées des méchants aliens et parvient à créer l’Homme Divin, réduisant ainsi à néant le plan néfaste.
"Universal Union" est l'histoire de l’Homme Nouveau représentant l’essence primordiale. Cet homme nouveau entre dans la dimension d’où il était parti.
Une fois encore, mais on n'est pas étonné avec Runaway Totem, il s'agit d'un album OVNI inclassable qui peut quand même être rattaché à une forme de krautrock avec des influences de Magma, Hawkwind, Gong et Van der Graaf Generator.
Le Intergalactic Totem Arkestra est composé de : Roberto “Cahal” Gottardi,Simone Caruso, Andrea Facchini, Maurizio Poli, Sophya Baccini, Martin Grice, David Jackson, Nik Turner, Emanuela Vedana.
La tracklist :
Creators
1.Viators
2.Advent Deus
3.Betelgeuse
4.Lemuria
Red Star
1.The Gate of Orion
2.Remembering Betelgeuse
3.The Spiral
4.Universal Union
Bonus track CD
L’alchimista
Label : Black Widow Records (https://blackwidow.it/)
samedi 18 novembre 2023
Mater a Clivis Imperat : Carmina Occulta
Alors que Atrox Locus avait été le fruit tardif d'une longue gestation commencée en 2008 à la création du groupe (vous avez le détail de l'histoire ici), Samael von Martin avait enchaîné très vite ensuite sur un deuxième album et très tôt des démos avaient été enregistrées dont j'avais pu écouter quelques extraits prometteurs.
Les musiciens :
Samuel von Martin : voix, guitares, basse, flûte, luth, percussions et chaînes
Simon Ferètro : guitare, voix sur (7 et 12)
Flavio Porrati : chant (1, 11, 18)
Wally Ache : basse
Danial : basse (1)
Elisa Montaldo : invocations, chant (2, 7, 9, 10, 12, 14, 16, 17), koto électrique, hulusi, flûte bawu en bambou, piano (9)
Vittorio Sabelli : clarinette et clarinette basse
Alessio Saglia : orgue d'église, orgue Hammond, Moog, claviers et orchestrations
Aleister Ventrenero : batterie
Elisa Di Marte : soprano (4, 5, 8, 13)
Nequam : voix narrative masculine
The Nun : chœurs féminins
Natalija Brankoviç : claviers, piano (14), orgue (1), violon (14, 17)
Domenico Lotito : solo de guitare (12)
La tracklist :
1 - Ago e filo
2 - Sub insidiosam ruinam genero
3 - Liturgica (…Itaque sit)
4 - Carmina occulta
5 - Strigarum Dominus
6 - Edoardo II - (S.D. recuperatio)
7 - Chori tragici
8 - Codex Diabolicus
9 - Tragica operetta
10 - Peste 1347/ 2019
11 - Sabba
12 - Animi errantes
13 - Noctes ad nendum
14 - Nero segreto (Funestum Drama)
15 - Diaboli malleus
16 - Praesagia pontificia
17 - Melicum Brevius (Fanfara funebre)
18 - Funebris
19 - Movimento Dadaista Padovano (bonus)
Label : Black Widow Records




















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