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jeudi 23 août 2018

Edito : madre mia

Toutes mes excuses pour cette interruption estivale plus longue que prévue. Le destin en a décidé  autrement. Je n'ai pas l'habitude de m'étendre et de me répandre sur ma vie privée. Chacun a ses épreuves auxquelles il doit faire face et ses souffrances qu'il doit gérer comme il peut. La vie est à la fois belle et cruelle. Mon maître Frédéric Dard m'avait pourtant prévenu mais on n'est en fait jamais préparé à l'indicible douleur de la perte d'un être cher. Madre mia.
 
On se retrouve bientôt car de belles choses se prépare sur le front du prog italien. Le nouvel album de La Coscienza di Zeno est prêt. Celeste est en train de terminer le sien. Les membres d'Alphataurus m'ont promis un nouvel album maintenant qu'ils ont trouvé leur nouveau bassiste. Disequazione se prépare à enregistrer un deuxième album avec je l'espère une meilleure distribution que pour le premier. Enfin Maurizio Venegoni nous prépare une sacrée surprise mais ce sera pour 2019.
 
Merci à tous de votre fidélité.  Louis

mercredi 22 août 2018

Aretha était la plus grande

Dans cette vidéo de 1970, tirée d’une émission de télé américaine, Aretha Franklin chante en direct bien sûr et non en play back “I say a little prayer”, ce magnifique titre composé en 1966 par Burt Bacharach pour Dionne Warwick. Quand l’intro du morceau démarre, Aretha arrive par la gauche de l’écran, magnifique, la tête coiffée d’un bonnet blanc tressé qui met en valeur son visage encore poupin (Aretha a alors 28 ans). Elle semble sereine et détendue. Pourtant çà commence mal. Trop loin du micro, Aretha rate le début du titre. Les premières paroles sont quasiment inaudibles. Elle s’en rend évidemment compte. Pourtant, elle ne laisse rien paraître et assure comme prévu la gestuelle répétée pour la mise en scène de la chanson : d’abord un salut large de la main droite puis la prise à deux mains jointes du micro comme une forme de prière en relation bien sûr avec le titre de la chanson. Puis soudainement, à la 26ème seconde, elle lève rapidement les yeux, elle cherche la caméra. C’est fugace mais il suffit de voir son regard pour comprendre qu’il va se passer quelque chose de grand. Car Aretha a décidé de mettre le paquet. Réaction de star. Aretha ne va plus rien lâcher. Elle en rajoute même comme cette vocalise inattendue à 1 mn 30. Aretha continue à accroître progressivement la densité de son interprétation jusqu’à la poussée orgasmique qui arrive à partir de 2 mn 30. Aretha est à cet instant la vraie, la seule reine de la soul. Observez les expressions de son visage, l’intensité de son regard quasi hypnotique. Aretha domine son sujet. Elle sait qu'elle a gagné. Il existe beaucoup de vidéos d’Aretha  Franklin interprétant ce morceau en public, certaines d’ailleurs de la même année,  mais aucune de ses prestations n’a ni cette puissance ni ce caractère décisif qui font de cette captation un moment d'exception.
Voilà c'était mon hommage à Aretha Franklin dont la voix m'a fait si longtemps rêver et décoller. Merci Lady Soul.

samedi 27 janvier 2018

Hommage à Joe Vescovi (suite)




 Ces photos de Joe Vescovi (The Trip) sont totalement inédites. Elles n'ont jamais été publiées avant. Je n'ai  hélas pas pu les mettre dans mon livre qui vient de sortir Plongée au cœur du Rock Progressif Italien. Alors je les poste ici et je vous en fait profiter. Pour, une fois encore, se rappeler de ce claviériste italien respecté par tous. Grazie Mirella