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mercredi 1 novembre 2023

Andrea Orlando : La Scienza delle Stagioni

En 2017, Andrea Orlando nous avait gratifié avec dalla vita autentica d'un premier disque aussi inattendu que remarquable, le musicien génois étant jusque là essentiellement connu pour ses performances de batteur dans divers groupes dont nous allons reparler dans cette chronique. Après une telle réussite, il ne pouvait pas faire moins que remettre le couvert. Cinq ans ont passé, cinq années pendant lesquelles Andrea a travaillé comme un damné sur son album, quasiment jour et nuit. Seul maître d’œuvre de sa création, il aura lui aussi payé le prix de la folie de se lancer dans une telle aventure pour un musicien qui n'a d'autre choix que de devenir un artisan indépendant, obligé de se gérer en totale auto-production, le marché de la musique (y compris progressive) étant devenu une impitoyable machine désincarnée, déshumanisée, acceptant en outre les nouvelles règles malhonnêtes imposées par les plateformes d'écoute (s'il vous plaît boycottez les spotify et consorts).

Je reviens à ce deuxième album d'Andrea Orlando. Est-il nécessaire de rappeler qu'Andrea est un batteur incontournable de la scène génoise qui joue avec des groupes du calibre de Finisterre, La Maschera di Cera ou encore La Coscienza di Zeno.Il est d'ailleurs ici accompagné par une pléiade de musiciens dont beaucoup viennent de Gênes. Il a également fait des choix artistiques tranchées en optant par exemple pour un chant exclusivement féminin incarné par la magnifique Meghe Moschino (Quanah Parker), preuve que le garçon sait exactement ce qu'il veut et où il va.
Avec La Scienza delle Stagioni Andrea évoque ces différentes saisons qui constituent les différents âges de la vie. La photo de couverture présente cette jeune femme, que l'on a du mal à situer dans une époque contemporaine ou ancienne, l'effet noir et blanc rajoutant encore à cette incertitude. Mais, ce qui est sûr c'est que cette fille nous regarde alors qu'elle tient un vieux livre ouvert qu'elle lisait juste avant de lever les yeux vers l'objectif. Nous participons ainsi à cette allégorie du temps qui nous échappe. Cette pochette réalisée et la photo intérieure du livret ainsi que les premières notes égrenées dès "Ancora Luce" nous font imaginer que l'album va être placé sous le signe d'un romantisme extrême. La suite des évènements va rapidement confirmer cette orientation stylistique mais il y a romantisme et romantisme. Celui qu'exprime Andrea est incroyablement dense et vivant, je dois même écrire vibrant pour être au plus près de la réalité. Comment comprendre et apprécier autrement "Il Sogno di Anastasia, pt 1" dont l'introduction enjouée, rythmée en 7/8, laisse place à un univers apaisé dans lequel flotte la voix mélancolique de Meghe Moschino.
Alors bien sûr, à l'écoute de ces morceaux, et ce dès "Ancore Luce", il m'est arrivé à plusieurs reprises de penser à La Coscienza di Zeno et à Il Tempio delle Clessidre mais il n'y a pourtant aucune confusion possible car Andrea a sa propre manière de développer ses thèmes avec toujours beaucoup de délicatesse et avec une manière de prendre son temps qui n'appartient qu'à lui. Les parties instrumentales s'étirent ainsi sans précipitation, apportant même une forme de plénitude auditive. Que la vie semble belle à l'écoute de "Tracce" ! Puisque je vous parle de parties instrumentales, il y a justement deux instrumentaux dans cet album, deux morceaux qui tiennent sacrément bien la route à commencer par "City 40" dont la superbe montée en puissance se révèle d'autant plus irrésistible que cette cavalcade symphonique se poursuit pendant plusieurs minutes à la manière de ...La Maschera di Cera ! On jurerait d'ailleurs que Fabio Zuffanti est à la basse ce qui n'est pas le cas puisque c'est l'efficace Pietro Martinelli qui assure aussi sur ce morceau, le même Pietro Martinelli qui officiait sur Autumnsymphony d'Höstsonaten ! Plus surprenant encore est  "Il Sogno di Anastasia, pt 2" dont l'entame classique est loin de laisser entrevoir la suite qui va rapidement se muer en un prog symphonique de haut vol avec des changements de rythmes et de couleurs condensés sur à peine sept minutes. Je vous promet que ce titre a une classe folle.
Je reprends les mots de romantisme et de symphonisme, j'y ajoute celui de nostalgie et vous avez ainsi tous les ingrédients puissants qui qualifient la très belle "Stagione Lontana". Les cordes modélisées du Mellotron y déploient une ambiance feutrée entre ombre et lumière, le piano de Boris Valle indique la direction mélodique, Meghe Moschino pose sa voix envoutante d'humanité et l'on reconnaît le toucher unique et délicat de Laura Marsano à la guitare électrique. Laura fait partie de ses guitaristes dont toutes les notes jouées dans un chorus sont autant de syllabes d'un phasé qui sonne comme incroyablement humain. Elle est ici à son zenith en la matière.Il flotte en outre sur ce titre un parfum indéfinissable de "The court of the Crimson King" sans doute à cause de la manière d'utiliser le Mellotron mais aussi du fait de la lointaine parenté d'une partie de la ligne mélodique jouée par Laura Marsano lors de ses différentes interventions à la guitare lead. Mais cela cela suffit à créer le mirage.
L'album termine par "La Strada di Ritorno"qui prend la forme d'une suite construite sur un même thème interprété sur plusieurs modes et habillé avec différents arrangements. Nous avons ainsi une première et une troisième parties qui sont présentées sur un mode adagio alors que la deuxième est portée par un beat rock soutenu. Quant à son final il est aussi majestueux que somptueux avec cette magnifique pavane entre la guitare électrique de Laura Marsano et le cor anglais. 

Écrire, pour finir cette chronique, qu'Andrea Orlando confirme avec ce deuxième album l'excellence constatée avec dalla vita autentica est un euphémisme. La vérité est qu'Andrea s'affirme comme un compositeur et créateur à part entière de l'école du prog génois. Ce n'est pas un mince compliment quand on connaît la richesse et la vitalité du rock progressif provenant de la grande cité ligurienne, Genova la Superbe ! En tout cas, ce disque m'a donné beaucoup de bonheur. Je vous en souhaite autant.

Les Musiciens : Andrea Orlando (batterie, glockenspiel, orgue, piano électrique, synthés, Mellotron, Harpsichord), Meghe Moschino (chant sur 1 à 3, 5, 7), Stefano Marelli (guitares électrique et acoustique sur 1 à 4, 6, 7), Laura Marsano (guitare sur 2, 4, 5, 7), Matteo Nahum (guitare électrique sur 3), Pierenzo Alessandria (guitare électrique sur 6), Pietro Martinelli (basse et contrebasse sauf 5), Fabio Zuffanti (basse sur 5), Luca Scherani (piano sur 1, 3, 4, 7), Agostino Macor (Moog sur 1, 4, 7), Boris Valle (piano sur 5), Valeria Trofa (cor anglais sur 2, 7), Marco Mascia (violon sur 4, 7), Kim Schiffo (violoncelle sur 7), Christian Budeanu (violon alto sur 7), Carlo Oneto (cor français sur 7)


La tracklist :

  1. Ancora Luce
  2. Tracce
  3. Il Sogno di Anastasia (parte prima)
  4. City 40
  5. Stagione Lontana
  6. Il Sogno di Anastasia (parte seconda)
  7. La Strada del Ritorno
     

Le bandcamp d'Andrea (vous avez juste à cliquer sur le lien surligné)


mardi 10 janvier 2023

La Maschera Di Cera : tournée 2023

Très belle nouvelle avec cette annonce de la tournée des vingt ans + 1 (!) de La Maschera Di Cera. On parle ici d'une formation qui a marqué le prog italien de son empreinte en produisant six albums importants dont les sorties se sont étalées entre 2002 et 2020 avec au passage un point haut en 2013 (déjà !) avec Le Porte del Domani s'inspirant (au moins pour la pochette) de Felona e Sorona, l'album mythique de Le Orme. Le noyau dur de cette formation est constitué de Fabio Zuffanti, d'Agostino Macor et d'Alessandro Corvaglia. Plusieurs autres musiciens ont fait partie du groupe à commencer par le flûtiste Andrea Monetti qui était encore là en 2014 pour le concert en mai à Gênes avec Maurizio Di Tollo à la batterie et Laura Marsano à la guitare électrique mais ... sans Fabio Zuffanti remplacé pour l'occasion par Gugliemo Mariotti. La raison étant que Fabio devait prendre l'avion le même jour pour le Quebec où il devait jouer avec son ZBand (La Quarta Vittima). J’avais parlé longuement avec Fabio qui m'avait indiqué que La Maschera Di Cera c'était probablement fini. La suite a montré qu'il avait changé d'avis. Tant mieux ! L'album S.E.I. est arrivé en 2020 et son contenu a démontré qu'il fallait toujours compté avec La Maschera Di Cera

Les dates ne sont pas encore toutes fixées, mais il s'agit d'une tournée solide avec des concerts programmés en Italie (un pour l'instant, d'autres vont être annoncés bientôt), en Angleterre, au Québec. Mais surtout, nous aurons la chance de voir le groupe en Belgique (au Spirit of 66) et en France (çà c'est plus inattendu). Pour avoir vu plusieurs fois ce groupe sur scène, dans différentes configurations, je dois avouer qu'il se passe quelque chose à chaque concert au niveau de l’ambiance. En live, la musique de La Maschera Di Cera dégage un je ne sais quoi d'intense créant ainsi un univers envoûtant. Si vous pouvez attraper au moins un concert, faites le, vous ne seras pas déçu !

dimanche 20 décembre 2020

ma sélection des meilleurs albums de RPI pour 2020

 

Encore beaucoup de sorties cette année en prog italien avec une belle qualité d'ensemble, de beaux projets individuels et quelques franches réussites que l'on va bien sûr retrouver dans ma sélection 2020. J'en profite au passage pour remercier les artistes et les maisons de disques qui me font parvenir leurs copies avec une reconnaissance toute particulière pour ceux qui m'envoient une copie au format physique (CD ou vinyle). Ce sont ceux qui savent que j'ai vraiment du mal avec les supports dématérialisés. Encore merci à eux.
Ma sélection pour cette année 2020 est à la fois originale et surprenante dans la mesure où elle présente quatre évidences, qui sont aussi quatre valeurs sûres du prog italien, et cinq surprises que personne n'attendait.
TOP "1" 2020 S'il faut un vainqueur, alors la première place revient à LogoS et son album impeccable Sadako e le mille gru di Carta. Les Véronais atteignent avec cette œuvre un point haut de leur déjà longue histoire. Un très grand Bravo à eux !
Juste après, nous avons trois groupes confirmés du prog italien avec :
- La Maschera di Cera avec S.E.I.
- Ubi Maior avec Bestie Uomini e Dèi  
- Sintonia Distorta avec A piedi Nudi Sull'Arcobaleno 
Ils forment une belle haie d'honneur et sont vraiment très proches de LogoS, mais Sadako e le mille gru di Carta est réellement mon coup de cœur de l’année. 
Derrière, ce sont bien des surprises que je vous propos dans la mesure ou les cinq noms qui apparaissent étaient absolument inconnus de tous il y encore quelques mois. Vous pouvez ainsi vous pencher sérieusement sur les albums suivants (sans ordre spécial) : 
- les revenants de  Corpo avec  Corpo III
- Jus Primae Noctis et leurs très prometteurs Istinto
- le projet solo de Gianni Nicola malicieusement appelé Oh No it's prog (Oh No it's prog !)
- I Giullari di Corte dont j'espère que l'album Presa di Coscienza pourra bientôt être édité en format physique (peut être que cette mise en lumière les aidera, en tout cas je l'espère vraiment)
- et enfin, Cut the Tongue, l'album de fin d'année que l'on n'attendait pas, que l'on doit à Julius Project, un collectif de musiciens confirmés réunis autour d'un homme et de sa fille pour écrire quelques pages musicales d'une très belle histoire de famille.
Cela fait donc neuf albums distingués pour cette année qui se termine dans l'incertitude et la précarité pour beaucoup d'artistes. Je pense ici avant tout à eux en espérant que nous verrons tous en 2021 le bout de ce cauchemar. 
Pour ceux qui ne sont pas dans cette sélection, qu'ils n'oublient pas qu'il s'agit uniquement de mes goûts personnels, pas d'un concours ! Je pense particulièrement à Mesmerising (The Clutters Storyteller), Ancient Veil (Unplugged Live), Daniele Solo (Order or DisOrder), Instant Curtain (Let us tear apart), Métronhomme (tutto il tempo del mondo), O.A.K. (Nine Witches under a Walnut tree), OTEME (Un Saluto alle Nuvole), Monjoie (Love Sell Poor Bliss for Proud Despair), Notturno Concertante (Let Them say). J'ai aussi pris pris beaucoup de plaisir à l’écoute de ces albums.
Voici donc la liste de cette sélection de neuf albums avec la possibilité de lire ou relire à chaque fois ma chronique si vous cliquez sur le titre.
 
LogoS : Sadako e le mille gru di Carta (Andromeda Relix) (bandcamp de LogoS ici)

La Maschera di Cera : S.E.I. (label : BTF.IT, AMS)

Ubi Maior :  Bestie Uomini e Dèi (label : BTF.IT, AMS)

Sintonia Distorta : A piedi Nudi Sull'Arcobaleno (label Lizard Records, le site du groupe ici)

Corpo : Corpo III  (label : Lizard Records)

Jus Primae Noctis : Istinto (label : Nadir Music)

Oh No it's prog : Oh No it's prog ! (Autoproduction, pour contacter Gianni Nicola c'est ici)

I Giullari di Corte : Presa di Coscienza (autoproduction, le bandcamp du groupe ici)
 
Julius Project : Cut the Tongue (autoproduction, c'est distribué par G.T. Music à cette adresse)

jeudi 17 septembre 2020

La Maschera di Cera : S.E.I.

Le 18 septembre 2020, jour de mon anniversaire, La Maschera di Cera sort son nouvel album. Quel beau cadeau ! Merci Fabio !
A la manœuvre on retrouve le trio de base (Fabio Zuffanti, Agostino Macor et Alessandro Corvaglia) augmenté de Martin Grice et Paolo Tixi qui étaient également de la partie pour un autre projet de Fabio (le Z band).
S.E.I. pour Separazione, Egolatria, Inganno (séparation, égoïsme, tromperie) ne comprend que trois morceaux. : "Il Tempo Millenario" (qui occupe toute la face A de la version LP pendant plus de vingt et une minutes), "Il cerchio del comando" et "Vacuo senso" (face B sur le LP qui font respectivement dix et onze minutes). La Maschera di Cera abandonne ainsi le format court, de type chansons, qui était la norme pour ses deux derniers disques (Petali di Fuoco et Le Porte del domani).
Vous voulez bien spur savoir ce que vaut ce sixième album d'un groupe qui va doucement mais sûrement vers ses vingt ans d'existence ?
Pour moi, la vraie question n'est pas de savoir si cet album est bon, car il l'est, oh combien ! mais bien si j'arrive à rester objectif tant ces musiciens ne m'ont jamais déçus individuellement ou en collectif. Si la très longue suite Il Tempo Millenario reste dans la continuité de ce que sait faire le groupe, c'est à dire pratiquer un rétro prog italien revendiqué, joué par les meilleurs connaisseurs du genre, c'est sans doute avec Il Cerchio del Comando et surtout Vacuo Senso que La Maschera di Cera réussit le mieux à apporter de la nouveauté. Attention, pas de révolution  de palais en vue, mais plutôt des digressions stylistiques apportées par touches savamment dosées concentrées sur des parties bien ciblées de chacun de ces deux morceaux, le tout s'emboîtant parfaitement avec le style habituel du groupe.
Pour Il Cerchio del Comando il s'agit surtout d'une inclinaison vers un prog plus international qui pourrait aussi bien rappeler Jethro Tull, Yes ou même de manière plus surprenante (quoique) Herba d'Hameli. En tout cas, que cette chanson est belle et réussie avec cette tonalité d’ensemble qui nous ramène tout droit au meilleur de Le Porte del domani .   
C'est avec Vacuo Senso le groupe s'aventure encore plus loin et ose une juxtaposition étonnante mais réussie entre trois parties ("prologo", "Nella Rete dell'Inganno" et "Ascensione") estampillées 100 % La Maschera di Cera et deux autres qui flirtent ouvertement avec le Canterbury jazz sound ("Dialogo" et "Il risveglio di S") permettant à Agostino Macor et Martin Grice de se distinguer sur les sections instrumentales (le claviériste italien et le souffleur anglais sont de toute façon les grands bonhommes de ce disque). On  sent surtout qu'un soin tout particulier a été apporté à la composition de ce morceau avec un enchainement réellement fluide des parties et un final qui porte bien son nom, ("Ascensione"), absolument magnifique, comme seule La Maschera di Cera en est capable. Car je l'ai souvent dit et écrit mais il se dégage de la musique de ce groupe une ambiance particulière faite à la fois de puissance retenue, de grandeur désintéressée et de mystère planant en permanence. C'est prégnant en écoute sur disque, c'est évident si vous avez eu la chance d’assister à un concert du groupe. En cela, la suite à rebondissements Il Tempo Millenario, répond parfaitement à ces caractéristiques qui font de La Maschera di Cera un groupe à part qui a pour moi depuis longtemps sa propre identité et sa propre signature sonore, ce qui rend inutiles à mon avis les références aux anciennes et glorieuses formations de prog, principalement italiennes, mises systématiquement en avant par le groupe.
La Maschera di Cera est un grande formation qui domine majestueusement le prog italien de ce début de vingt et unième siècle.

La tracklist détaillée :
1. Il Tempo Millenario
- a) L'anima in Rovina
- b) Nuvole Gonfie
- c) La Mia Condanna
- d) Scparazione
- e) Del Tempo Sprecato
2. Il Cerchio del Comando
3. Vacuo Senso
- a) Prologo
- b) Dialogo
- c) Nella Rete dell'Inganno
- d) Il Risveglio di S
- e) Ascensione


Le groupe : Alessandro Corvaglia (chant, guitare acoustique), Agostino Macor (claviers),Fabio Zuffanti (guitare basse), Martin Grice (sax et flute), Paolo “Paolo Tixi (batterie, percussions).

Les liens
Le bandcamp du groupe :
https://lamascheradicera.bandcamp.com/ 
pour commander :
https://www.btf.it/la-maschera-di-cera-sei-lp-green-coloured-vinyl.html








samedi 9 mars 2019

Le coin des vinyles : La Maschera di Cera (La Maschera di Cera)


  





Il s'agit d'une édition vinyle récente de 2015, l'album n'étant sorti à l'origine (2002) qu'en CD. La Maschera di Cera est un des groupes créé par Fabio Zuffanti. Celui là était délibérément orienté rétro prog. En outre, Fabio avait imaginé une formation sans guitare pour produire une musique très centrée sur les claviers, de préférence analogiques et vintage. Sur ce premier disque éponyme, Fabio Zuffanti est à la basse, Agostino Macor aux claviers, Marco Cavani à la batterie, Andrea Monetti à la flûte et le chant est assuré par Alessandro Corvaglia. Quatre autres albums vont suivre jusqu'au magnifique Le Porte del Domani (2012).
La dernière prestation scénique de La Maschera di Cera aura été pour la FIM, le 22 mai 2014, à Gênes, avec Maurizio di Tollo (batterie), Agostini Macor (claviers), Alessandro Corvaglia (chant), Laura Marsano (guitares), Andrea Monetti (flûte) et ...Guglielmo Mariotti à la basse. Fabio ayant annoncé le jour même qu'il se retirait du groupe. Ecoutez ce premier album, il a un côté envoutant qui m'a toujours subjugué.

mardi 7 novembre 2017

Andrea Orlando

Encore une sortie très récente : dalla vita autentica par Andrea Orlando. On pourrait se dire : "un album de batteur, oui bof". Mais il se trouve que c'est du très beau prog Italien fait par un membre de La Coscienza di Zeno (et ex Finisterre) accompagné de musiciens qui viennent des groupes frères (La Coscienza di Zeno, Ubi Maior, Höstsonaten, La Maschera di Cera, Finisterre).En écoute sur Progstreaming (http://progstreaming.nl/pages/play-album.php?activeAlbum=2017-11-04-06 - Andrea Orlando - Dalla Vita Autentica)