lundi 31 décembre 2018

Edito du Nouvel An 2019 (en français et en italien)


Cet édito devrait être optimiste, il ne le sera pas vraiment. L’Homme sait créer les plus belles choses, il est aussi malheureusement capable du pire. Pour paraphraser Coluche, l’Homme est capable du meilleur comme du pire mais c’est dans le pire qu’il est le meilleur. Je n’ai pas ici à m’étendre sur un personnel politique déficient et sur un système politique à bout de souffle. Je n’ai pas à commenter les errements d’une humanité en pleine décadence qui court inéluctablement à sa propre perte. Je laisse de côté le climat et le bio qui sont devenus aujourd’hui des prétextes faciles pour les donneurs de leçon et les multi nationales mercantiles.
Moi ce qui m’intéresse, c’est le beau et tout particulièrement la musique. Mais dans ce domaine également le niveau d’exigence baisse à toute vitesse. Là aussi, la dégénérescence programmée est en marche. Le son est numérisé, compressé, artificiellement modifié. Le résultat (je devrais dire le résidu) est écouté dans des conditions abjectes, le téléphone portable servant de lecteur, les oreillettes servant d’écouteurs. 95% de ce qui est écouté dans ces conditions n’est pas de la musique au sens noble du terme. Vous me direz : compte-tenu de ce qui est écouté, cela ne vaut pas mieux ! C’est un fait. Mais cela induit un autre phénomène à moyen terme, plus grave et irréversible celui là. C’est ce son qui va devenir la norme dans les années à venir ! Vos enfants, petits enfants ne distingueront plus aucune subtilité, plus aucune profondeur de son. Leurs références en matière de dynamique et d’harmonique seront irrémédiablement tronquées. Comment dans ces conditions continuer à produire de la belle musique (classique, jazz, art rock, prog mais aussi rock, hard rock, etc…, il n’y a pas de style plus ou moins supérieur) ? Car pour que çà fonctionne, il faut un public pour écouter et apprécier mais aussi pour rémunérer les artisans artistes. Je vous rassure (ou pas), je n’ai pas d’autre réponse à apporter que de continuer à écouter la musique que j’aime et à soutenir les vrais musiciens avec mes modestes moyens.
Allez, je souhaite une bonne année 2019 - et de bonnes oreilles – à tous les résistants du beau son et à tous ceux qui défendent la belle musique. Si vous lisez ces lignes, c’est que vous en faites partie ! Que la force soit avec nous !

Questo édito del nuovo anno dovrebbe essere ottimista, non lo sarà veramente. L'uomo sa creare le più belle cose, è tanto purtroppo capace del peggio. Per parafrasare Coluche, l'uomo è capace del migliore come il peggio ma è nel peggio che è il migliore. Non ho qui a stendermi su un personale politico deficiente e su un sistema politico ad estremità di soffio. Non ho a commentare gli errori di un'umanità in piena decadenza che corre ineluttabilmente alla sua propria perdita. Lascio da parte il clima ed il « bio » che sono diventati oggi dei pretesti facili per i datori di lezione ed i multi nazionali mercantili.
Io ciò che mi interessa, è il bello ed in modo particolare la musica. Ma in questo campo il livello di esigenza abbassa anche a tutta velocità. La degenerazione programmata è là anche, in marcia. Il suono è digitalizzato, compressé, artificialmente modificato. Il risultato, dovrei dire il residuo, è ascoltato nelle condizioni abiette, il telefono portabile servente di lettore, le orecchiette che servono di ricevitori. il 95% di ciò che è ascoltato in queste condizioni non sono della musica al senso nobile del termine. Mi direte: conto-tenuto di ciò che è ascoltato, ciò non è meglio! È un fatto. Ma ciò induce un altro fenomeno a medio termine, più grave ed irreversibile quello là. È questo suono che va a diventare la norma negli anni futuri! I vostri bambini, piccoli bambini non distingueranno più nessuna finezza, più nessuna profondità di suono. I loro riferimenti in materia di dinamica e di armonico sarà troncato irrimediabilmente. Come in queste condizioni continuare a produrre della bella musica (classico, jazz, arte rock, prog ma tanto rock, hard rock ….). Perché affinché çà funziona, occorre un pubblico per ascoltare ed apprezzare ma anche per rimunerare gli artigiani artisti. Vi rassicuro, o non, non ho altra risposta a portare che continuare ad ascoltare la musica che amo ed a sostenere i veri musicisti coi miei modesti mezzi.
Andate, auguro un buono anno 2019 - e dei domestiche orecchi - a tutti i resistenti del bel suono ed a tutti quelli che difende la bella musica. Se leggete queste linee, questo è che ne fate parte! Che la forza sia con noi ! (afflitto per il cattivo italiano !!!)

dimanche 30 décembre 2018

Ma sélection RPI 2018

Voici donc mon top des sorties de l'année 2018 pour le rock progressif italien. Hollowscene rate de peu la première marche (il faudra revoir le chant la prochaine fois ou le confier à Demetra). C'est donc Lavianticà qui décroche la timbale avec un second album tout instrumental superbe, vous pouvez me faire confiance. Comme d'habitude, présentation par ordre alphabétique pour ne pas faire de jaloux :

Ancient Veil : Rings of earthly...Live
F.E.M. : Mutazione
Hollowscene : Hollowscene
Il Segno del Comando : L'incanto dello zero
Lavianticà : The experience TOP "1" 2018
La Coscienza di Zeno : Una vita migliore
Tacita Intesa : FARO
Una Stagione All'inferno : Il Mostro di Firenze

J'ajoute une distinction spéciale de "meilleur jeune espoir" pour Opera Oscura avec Disincanto.qui se révèle être un premier essai très prometteur.  

Cette sélection a été réalisée parmi tous ces albums écoutés que j'ai diversement apprécié mais que je cite afin de n'oublier personne et qu'ainsi chacun puisse se faire son opinion en piochant dans cette liste (il se peut que j'en oublie certains) :
Alchem (Viaggio al centro della Terra), Ancient Veil : Rings of earthly...Live, Antilabé (Domus Venetkens), Baba Yoga (L'uomo progressivo), PierPaolo Bibbo' (Via Lattea), DAAL (Decalogue of Darkness et Navels falling into a living origami), Ellesmere (From sea and beyond), F.E.M. : Mutazione, Giardino di Miro (Different Times), Hollowscene : Hollowscene, Il Bacio della Medusa (Seme), Il Segno del Comando : L'incanto dello zero, Il Sentiero di taus (Macroscomosi), Karmamoi (The day is gone), Karmablue (ne apparenze, ne comete), Lavianticà : The experience, La Bottega del Tempo a Vapore (Viaggi inversi), La Coscienza di Zeno : Una vita migliore, La Teoria delle Nuvole : Versus Serendipità,Marchesi Scarmorza (Gemini),Moongarden (Align myself to universe), Nathan (Era), Not A Good Sign (Icebound), O.A.K. (Giordano Bruno), Officina F. Ili Seravalle (Brevi apparizioni), Marco Ragni (The wandering caravan), RanestRane (Starchild), Alberto Rigoni (EvoRevolution), Reale Accademia di Musica (Angeli Mutanti), Syndone (Mysoginia), Tacita Intesa (FARO), Una Stagione All'inferno (Il Mostro di Firenze)


lundi 17 décembre 2018

Fabio Gremo en solo

Je suis évidemment très heureux de relayer l'annonce du premier album solo de Fabio Gremo, le très sympathique et attachant bassiste d'Il Tempio delle Clessidre. La sortie est imminente (Noël 2018). Sur Don't Be Scared Of Trying, Fabio est accompagné de : Sandro Amadei (piano), Giulio Canepa (guitares),  Steve Collins (choeurs), Marco Fabbri (batterie), Antoine Fantinuoli (violoncelle), Emmanuel Freesia (saxo) e Giuseppe Spanò (claviers). 
Le petit teaser ne dit pas grand chose (le meilleur est à venir) : 
https://www.youtube.com/watch?v=papi4o1IXW4

dimanche 16 décembre 2018

Premiata Forniera Marconi / Uriah Heep : même combat !

çà fait longtemps que je n'ai pas proposé une petite rareté, alors en voilà une de taille : Nous sommes à Bologne, le 25 juillet 1971 en plein concert de  Premiata Forniera Marconi et les milanais se lancent dans une reprise de Uriah Heep, l'incandescent "Gispy".  Let's rock !
https://www.youtube.com/watch?v=iGCdhSWDhV0&feature=share

mercredi 12 décembre 2018

Mad Fellaz, troisième album en vue

Le troisième album de Mad Fellaz ne devrait pas tarder. Enregistrement et mixage terminés. Voici déjà les titres des morceaux et une partie de l'artwork. La suite bientôt.
Tracklist:
 
1. “Es”/ Frozen Side (6:05)
2. Leaf (6:03)
3. Liquid Bliss (8:27)
4. Fumes From The Ruins (1:59)
5. Under These Clouds (3:19)
6. Frost (7:37)
7. Sweet Silent Oblivion (10:01)

Avec un petit teaser en avant première :
https://www.youtube.com/watch?v=JM2mY8xEj2Y&feature=share

dimanche 2 décembre 2018

La Teoria delle Nuvole : Versus Serendipità

La Teoria delle Nuvole est un nouveau groupe de prog italien qui sort ce mois ci son premier album : Versus Serendipità comprenant 7 titres :
  1. Tetris
  2. Etera
  3. Repetita
  4. Jeffrey
  5. Jezus
  6. Fat Boy
  7. Indole
Le groupe définit sa musique ainsi :  un album riche à plusieurs facettes avec des parfums des années 60/70, des passages psychédéliques, des moments jazzy, des rythmiques syncopées et des changements soudain d'ambiances.
En écoute YT "indole", morceau déjà prêt depuis 2016 :
https://www.youtube.com/watch?v=1u-wQTvcb_I

samedi 1 décembre 2018

Le coin des vinyles : Come in un' ultima cena (Banco del Mutuo Soccorso)







Banco del Mutuo Soccorso : Banco (LP, Manticore, MAL 2015, 1976)

Pour ce mois de décembre 2018, je vous présente Come in un' ultima cena, le LP sorti en 1976 par Banco del Mutuo Soccorso avec sa pochette une fois de plus si particulière qui justifie de posséder l'édition vinyle. En effet les milanais ont choisi un thème religieux pour l'iconographie de leur album, en l’occurrence  la Cène. Vous pourrez même vous amuser à identifier les membres du groupe parmi les apôtres entourant le Christ pour son dernier repas.
Musicalement, il est clair que Banco a encore évolué depuis Io sono nato libero qui remonte quand même à trois ans. Désormais, les puissantes envolées aux claviers ont disparu. De même, les grandes phases épiques et symphoniques se font rares. Il faudra attendre le dernier titre de l’album, « Fino alla mia porta » pour retrouver le Banco des premières années. Come in un’ultima cena est un album étonnamment posé et aéré. Autre différence marquante : les titres sont tous d’un format ramassé, le plus long restant largement sous les huit minutes. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, Come in un’ultima cena n’est pas d’un accès si facile. Le groupe joue beaucoup sur les ambiances et les nuances. Les titres sont très fouillés et un gros travail est réalisé sur l’instrumentation notamment acoustique (flûte, violon, clavecin,  cor français, guitare classique, trompette, clarinette). Autant d’éléments caractéristiques qui font que l’on peut rapprocher cet album dans sa démarche de celle de Gryphon et surtout de Gentle Giant. Enfin des titres comme « ...a cena, per esempio » ou encore les parties introductives de « Si dice che i delfini parlino », « Slogan » et « Voilà Mida » dégagent une intensité dramatique très marquée. Tout cela fait que Come in un’ultima cena n’est sans doute pas l’album de Banco qu’il faut écouter en premier. Il est plutôt à conseiller à ceux qui connaissent déjà bien le groupe.
(chronique extraite du livre  Le Petit Monde du Rock Progressif Italien, éditions Camion Blanc)