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dimanche 3 janvier 2021

Indra : Ceneri - Requiem per il Sogno Americano


C'est reparti pour une nouvelle année de découvertes en espérant que la cuvée 2021 sera autant porteuse de bonnes surprises pour le prog italien que la précédente. 

A la base, Indra est un trio de musiciens (Gianluca Vergalito, Mattia Strazzullo, Antonio Armanetti) qui porte un projet ayant à la fois des ambitions multiculturelles et pluri-artistiques. Comme souvent en Italie, le groupe élabore des œuvres "totales" qui outre la musique, comportent une part importante de textes (avec des récitants), ainsi qu'une chorégraphie scénique qui s'appuie sur des danseuses et la mise en avant de costumes. Le groupe a ainsi proposé en 2017 un premier spectacle (Fossili) qui fonctionnait déjà sur ce principe. En 2020, un nouveau projet a vu le jour avec un synopsis basé sur une histoire assez pessimiste et désespérée, celle d'un homme parti de rien qui tente de s'élever dans la société contemporaine et qui, malgré ses efforts finit par tomber dans la marginalisation, d'où le titre "Requiem pour le rêve américain". Le groupe a tout juste eu le temps de présenter Ceneri sur scène à deux reprises en août 2020 avant que la fenêtre de tir se referme pour cause de lockdown. 

Musicalement, écouter Ceneri, c'est accepter de faire un très joli voyage dépaysant durant lequel vous évoluerez dans une ambiance générale très soft jazz parfois swingante, avec un mélange d'apports ethniques assez diffus rarement typés, avec même une volonté délibérée de brouiller les pistes, ainsi l'utilisation parcimonieuse du sitar sur "Illusione" n'en fait pas un morceau connoté indien pour cela (l'intro indiquerait d'ailleurs plutôt une influence de Weather Report). On peut même parler de déstructuration au profit d'une World Music qui a le dos large. Le plus intéressant étant pour moi le travail réalisé sur les tempi et les étranges articulations polyrythmiques que se permettent (avec bonheur) les musiciens ("Taranta stomp" en est vraiment un bon exemple). Les lignes mélodiques restent très discrètes, pour ne pas dire passe-partout, et l'on comprend que la plupart des morceaux sont avant tout autant de séquences musicales servant de supports au déroulement de la partie scénique (vous en avez deux bonnes illustrations ici et là  !). Ce qui fait qu'à mon niveau, je retiens principalement "Taranta stomp" et "Erzezù ", deux pistes où il se passe vraiment quelque chose.

Il est rare que je m'arrête sur la couverture. Mais là je dois reconnaître que l'artwork - signé Gabriele Tullo - en jette. D'ailleurs toute la partie design est soignée que ce soit le livret ou même les petits stickers offerts avec le CD.

La Tracklist (vous pouvez écouter les titres en cliquant directement dessus) :

  1. Fenice
  2. La variante ascari
  3. Fuochi d'artificio
  4. Taranta stomp
  5. Erzezù
  6. Cuore
  7. Illusione
  8. Il viandante
  9. Caronte
  10. Manifesto  
La formation : Gianluca Vergalito (guitare, sitar, basse), Mattia Strazzullo (piano, claviers, synthé basse), Antonio Armanetti (batterie), Giuseppe Bianchi (récitation), Laura Esposito et Sara Ferrigno (danse)

LE CD autoproduit est distribué par Lizard Records

dimanche 11 octobre 2020

Lizard Records : sorties

 Plusieurs sorties chez Lizard Records pour le dernier trimestre de l'année 2020

Tout d'abord Ceneri, le second album du groupe Indra.  Au programme : modern jazz et folk au service d'une World music qui puise son inspiration aussi bien dans les Balkans, que le pourtour méditerranéen ou encore l'Inde (par l'utilisation d'instruments aussi typiques que le sitar et le tabla) avec au passage une magnifique pochette. En suivant ce lien, je vous fait écouter "Fuocchi d'artificio"


Unplugged Live par Ancient Veil qui comme son nom l'indique est une compilation de titres joués en concerts en Italie autour de Gênes soit en trio acoustique (Edmondo Romano, Alessandro Serri, Fabio Serri) ou augmenté de la section rythmique du groupe (Massimo Palermo, Marco Fuliano). Dans tous les cas, le rendu est très fidèle au style Ancient Veil et Eris Pluvia. En écoute en suivant ce lien Rings of eartly lights (suite)

Homo Habilis (Zaal) concocté par Agostino Macor (Finisterre et La Maschera di Cera). Tout ce que je peux vous dire c'est que vous allez être très étonné du résultat, très éloigné du genre de musique que pratique habituellement Agostino avec ses groupes de référence. Une petite idée en écoutant le teaser   

Planetarium, le deuxième album des Sardes d'Ozone Park qui suit l'excellent Fusion Rebirth sorti en 2018 dont voici le teaser en écoute (je n'ai rien de concret pour l'instant concernant le trop récent Planetarium) .


Et encore, le sixième album de Mezz Gacano : OzocovonobovO MMXX,. C'est toujours aussi barré et définitivement pas ma tasse de thé. Le (très court) teaser en écoute en cliquant sur ce lien

 

Pour finir, une surprise avec le retour de Fiaba qui n'avait pas donné de nouvelles depuis 2012 (La pelle nella luna).  Le nouvel album s’appellera Di gatti di rane di folleti e d'altre storie et sera assorti d'une couverture à l'artwork très différent de ce à quoi le groupe nous avait jusque là habitué. Est-ce à dire que la musique aurait également évoluée de manière radicale ? Nous le saurons bientôt.