Cinq livres au compteur sur le rock progressif italien et ses sujets connexes, çà commence à ressembler à quelque chose ! Encore merci à ceux qui me suivent, qui me lisent et qui me font confiance dans cette aventure qui prend, les années passant, de plus en plus des airs d'épopée !
dimanche 26 juin 2022
Louis de Ny : 5 sur 5 !
Giallo & Rosso : quand le rock progressif italien faisait son cinéma
Présentation du livre
Quand la rencontre entre le rock progressif italien et le cinéma de son pays a-t-elle eu lieu ? Pourquoi un compositeur aussi réputé que Luis Enriquez Bacalov a-t-il collaboré avec les New Trolls et Osanna ? Comment Goblin est-il devenu le groupe incontournable des musiques du giallo italien ? Quel est le rapport entre Attila et le groupe Premiata Forneria Marconi ? Qui avait remarqué que la bande-son illustrant La Cerimonia dei sensi était un vrai chef-d'oeuvre signé Le Groupe X ? Le film Shock aurait-il eu le même intérêt sans l'étonnante musique de Libra ? Quel compositeur italien de musiques de films d'horreur a-t-il repris un morceau de King Crimson en concert ? Pourquoi Ennio Morricone est-il dans ce livre ? Qui se cachait derrière The Braen's Machine ? Quelle est la véritable histoire de l'album Distorsions du groupe Blue Phantom ? Toutes les réponses à ces questions, avec encore bien d'autres révélations et autant de sujets d'étonnement, sont dans ce livre. Les fans de rock progressif transalpin comme les amateurs du cinéma italien trouveront leur bonheur dans cet ouvrage qui propose également une mise en perspective originale entre chaque film évoqué et sa bande-son grâce aux précieux éclairages de Stéphane Lacombe. Giallo & Rosso est donc un nouvel épisode de la saga de ce rock progressif italien qui n'a décidément pas fini de surprendre plus de cinquante ans après sa naissance.
Et le lien Camion Blanc, bien sûr ! : Giallo & Rosso
lundi 20 juin 2022
samedi 18 juin 2022
Patrick Djivas, Via Lumière : enfin la version en italien !
FR : pour moi, chaque nouveau livre que j'écris et que je publie ensuite est comme un nouveau bébé. J'ai du bonheur et de la fierté. Et celui là est un grand bonheur. Car ce livre est différent. Il est en italien! Merci à Patrick Djivas bien sûr et à Fabio Rossi, Marco Porsia, Claudio Pozzani, Francesca d'Ancona pour m'avoir accompagné dans cette fantastique aventure. Et maintenant il faut lire ce livre, cette belle histoire d'une vie extraordinaire
IT : Per me, ogni nuovo libro che scrivo e pubblicho è come un nuovo bambino. Sono felice e orgoglioso. E questo è una grande felicità. Perché questo libro è diverso. È in italiano! Grazie a Patrick Djivas e a Fabio Rossi, Marco Porsia, Claudio Pozzani, Francesca d'Ancona per avermi accompagnato in questa fantastica avventura. E ora devi leggere questo libro, questa bella storia di una vita straordinaria
samedi 11 juin 2022
Gazzara : Progression
Regarder cette pochette de disque rappellera fatalement un vieux et bon souvenir aux fans de prog italien qui se remémoreront alors l’énigmatique Planetarium et l'album Infinity. Là s'arrêtera toutefois l'essentiel de la comparaison, les deux œuvres n'ayant rien en commun musicalement. Mais une fois cette remarque formulée, la question du jour est bien sûr : qui est Gazzara ? Francesco Gazzara est un musicien (claviers, guitares) et compositeur italien. Fan de musique progressive en général et de Genesis en particulier (il a écrit un livre sur le groupe anglais en 2021), Francesco a déjà enregistré trois albums publiés en format numérique (Play me my song en 2014), Here it comes again en 2020 et Foxtrot en 2021) qui ne s’éloignent jamais bien loin de l'univers de la Genèse, ce qui va encore être le cas du présent Progression même si Francesco revendique aussi d'autres influences dans le monde du rock progressif (ELP, Gentle Giant, King Crimson, Yes) mais aussi en dehors (musique classique, musique de films, musique folk).
Le
thème du disque s’inspire de la plus ancienne carte de Grande-Bretagne (la
Gough Map, dessinée en 1360 et retrouvée au début du XIXème siècle par
un antiquaire), ce qui explique les titres en anglais évoquant pour l'essentiel des noms de villes de la vieille Angleterre. Pour en revenir à ce que contient l’album Progression, il est effectivement difficile de ne pas penser à Genesis. Un peu à l'instar du groupe anglais Yak, on baigne complètement dans l'univers genesien (à part sur le liturgique "Misericordiae"). Mais là où les anglais de Yak restent très généralistes dans leurs évocations de Genesis, Francesco Gazzara réalise un travail d'une finesse et et d 'une précision absolues, recréant ainsi les ambiances genesiennes mais en évitant le côté casse-gueule de l'hommage servile ou de la vaine caricature. Bien sûr, difficile de le nier, les
atmosphères oniriques et entrainantes semblent émaner d'un album enregistré par des musiciens ayant directement partie liée avec Genesis. Pourtant, en dépit des nombreuses références que l’on peut trouver dans cet album, la valeur ajoutée amenée par Francesco Gazzara est phénoménale. L’album est un enchantement d'un bout à l'autre. Le langage propre à Genesis est bien là mais l'appropriation est telle que le rendu ressort à la fois original dans sa conception et nouveau dans son expression. A ce niveau c'est une vraie performance. Vous pourrez vous amusez à aller rechercher toutes les références à des morceaux ou à des parties de titres de Genesis, cela devrait vous occuper un bon moment ! Mais il est plus intéressant pour moi d’apprécier cette œuvre pour ce qu'elle est vraiment : une création totale musicalement parlant et une vraie réussite artistique. Je devrais détacher un morceau plus qu'un autre (peut être "Bramber" ou encore "Boreham street") mais honnêtement l'exercice est difficile et je préfère vous laisser faire votre choix vous même. Dans tous les cas, il sera bon.
Sur cet album Francesco Gazzara joue de toute une panoplie de claviers analogiques. Il assure aussi les parties de basse, de guitare acoustique et de guitare électrique. Les autres musiciens présents sont : Giuliano Ferrari à la batterie, Dario Cecchini (flûte, saxo, clarinette), Carmine Capozzucco (hautbois), Fabrizio Paoletti (violon), Giulia Nuti (violon), Giorgia Pancaldi (violoncelle). The Old Way Choir assure les voix sur "Misericordiae".
La tracklist :
- Misericordiae
- Southampton
- Havant
- Chichester
- Arundel
- Bramber
- Winchelsea
- Lewes
- Boreham street
- Appledore
- Rye
- Canterbury
dimanche 5 juin 2022
Elisa Montaldo "Sarah's theme" feat. Barbara Rubin
La collaboration entre ces deux grandes musiciennes italiennes que sont Elisa Montaldo et Barbara est donc désormais devenue une réalité (donc un rêve devenu réalité pour moi) depuis la publication de la magnifique pièce instrumentale : "Sarah's theme" écrite par Elisa pour une bande sonore de film sur laquelle elle a récemment travaillé.
Il s'agit d'un thème instrumental composé à l’origine pour piano seul. Mais Elisa a souhaité ajouter quelques embellissements notamment une partie de violon alto dont elle a confié l'exécution à Barbara Rubin qui est de fait la musicienne et la personne parfaite pour donner une touche unique à ce titre ! Bien lui en a pris car le résultat est exceptionnel de beauté et de délicatesse. Il faut aussi préciser que les deux artistes avaient envie depuis déjà un bon moment de travailler ensemble. Barbara a enregistré un superbe solo de violon et a participé à la production du morceau en s'investissant dans le mix et le master. Elisa a encore ajouté des sons ambiants bizarres (certains d’entre eux fournis par l'indispensable Mattias Olsson). Pour la vidéo, Elisa a été chercher Dollezh, un artiste qui a un site sur TikTok. Le résultat visuel a quelque chose des vieux films d'horreur italiens des années soixante dix. Cherchez du côté de Mario Bava, Dario Argento et Lucio Fulci si vous voyez ce que je veux dire. La vidéo est à la fois originale et effrayante, un cauchemar doux-amer à l’intrigue psychédélique selon les propres mots d'Elisa.
Cette première collaboration en appelle d'autres et cela me semble très bien parti pour aboutir à un projet musical de plus grande envergure encore.
En attendant vous pouvez déjà écouter et visionner "Sarah's Theme" sur YT en cliquant sur ce lien
Voici également les pages bandcamp d'Elisa et de Barbara :
mardi 31 mai 2022
Break / Pausa
FR : Vous l'avez peut-être remarqué mais l'activité du blog a ralenti depuis un moment. Je suis en effet dans la dernière ligne droite pour la sortie de, non pas un, mais deux livres qui me demandent beaucoup de temps pour mettre les dernières touches et affiner les détails. Je vous promets deux belles surprises dont une plus spécifiquement pour mes amis italiens. A très bientôt pour les communications officielles. Merci à tous pour l'intérêt porté à mes travaux.
IT :Forse l'hai notato, ma l'attività del blog è rallentata da un po'. Sono davvero in dirittura d'arrivo per l'uscita di, non uno, ma due libri che richiedono molto tempo per mettere gli ultimi tocchi e perfezionare i dettagli. Vi prometto due belle sorprese di cui una più specificatamente per i miei amici italiani. A presto per le comunicazioni ufficiali. Grazie a tutti per l'interesse nei miei lavori.
lundi 23 mai 2022
DAAL : Daedalus
Le thème principal de l'album reprend bien sûr à son compte le mythe d’Icare avec ce comportement propre à l'Homme qui le pousse à dépasser ses propres limites, défiant ainsi les lois de la nature en se projetant dans l'inconnu. La recherche et l’expérimentation sans fin, caractéristiques fondamentales de la musique de Daal, trouvent un terrain fertile dans ce contexte. Avec Daedalus, les musiciens de Daal poursuivent leur voyage d’exploration en matière de composition avec en particulier un travail sur les contrastes et l'élaboration de fresques symphoniques sombres et mélancoliques. « Journey through the spiral mind, part 1 & 2 » est une suite divisée en deux parties qui ouvre et ferme l’album comme un cadre d’exploration sonore. Il s'agit d'un voyage musical à l’intérieur d’une spirale mentale avec l’idée qu'il doit sortir quelque chose de formel du chaos apparent entre matière, couleur et son. « Icarus Dream » est une réflexion sur le vol d’Icare, une métaphore de la volonté humaine qui dépasse les limites imposées par la nature ou, dans le cas de Daal, de sortir des frontières imposées par les schémas musicaux. « Labyrinth 66 » est une autre petite suite en deux parties, inspirée du labyrinthe de Cnossus. C’est une expérience de recherche sur le son informel et « fluide » dans la première partie, qui trouve sa propre forme dans la deuxième partie. « Painting Wings » est une vision de la musique exprimée en termes de couleurs, de lumières et d'ombres : "peindre ses ailes pour être ce qu’on veut être et se montrer comme on est vraiment, avant de voler ». « In my time of shadow » est une réflexion mélancolique toute simple sur notre existence et sur le sens de la vie : se regarder nu et être conscient de ses côtés sombres. « Minotaur » décrit par la musique le résultat de l’union monstrueuse entre Pasiphae et un taureau offert par Poséidon. « « Sunrise » et « Moonrise » représentent les deux éléments opposés de lumière, et de manière allégorique les contrastes et les similitudes de notre vie.
Daedalus est incontestablement un bon cru, un album empli de belles mélodies, d'ambiances prenantes et de soli enchanteurs, un album duquel semble sortir une forme de sagesse et de sérénité. Comme si les musiciens avaient trouvé la paix intérieur et s'étaient allégés au point de pouvoir enfin prendre leur envol.
La tracklist :
- Journey through the spiral mind, part 1
- Icarus dreams
- Painting wings
- Labyrinth 66, part 1 & 2
- In my time of shadow
- Journey through the spiral mind, part 2
- Minotaur (bonus track ltd. edition)
- Sunrise (bonus track ltd. edition)
- Moonrise (bonus track ltd. edition)
dimanche 1 mai 2022
La Vittima Designata (version restaurée) : les bonus
La "Vittima Designata", version restaurée et augmentée (éditeur Frenezy). Pour ma partie, voilà ce qui est proposé en bonus sur le DVD et le Blu-ray : entretien (évocation des New Trolls et de Bacalov, histoire de la bande-son) puis analyse musicale des troid mouvements (adagio, allegro, cadenza andante con moto).
jeudi 28 avril 2022
La VIttima Designata
Vous pouvez acheter votre exemplaire dans les magasins suivants : à Paris (Metaluna Store et la librairie Hors-circuits), à Lyon (librairie du Premier film), à Toulouse (Ombres Blanches) et en commande directe sur le site Frenezy ou sur la page FB.
dimanche 24 avril 2022
Mater a Clivis Imperat : Atrox Locus
Le rock progressif italien a aussi son côté obscur et ses penchants occultes et ce depuis ses premiers balbutiements puisque dès 1969, Antonio Bartoccetti avait ouvert la voie avec son groupe Jacula en proposant In cauda semper stat venenum, un album se voulant avant tout inspiré par les flashs ésotériques de son créateur aboutissant ainsi à une matière musicale, mélangeant allègrement le dark, le heavy, l'ambient, le doom et se faisant remarquer par son odeur de souffre mais aussi par son caractère décousue. Le genre s'est ensuite structuré, établissant ses propres codes, et a ainsi réussi a perdurer avec quelques noms emblématiques, Jacula bien sur, mais aussi Antoniux Rex (autre formation menée par Bartocceti) ainsi que l'incontournable Devil Doll pour ne citer que les plus connus sans oublier Malleus bien évidemment. Le label Black Widow records a fait beaucoup pour promouvoir ce style de musique, son patron Massimo Gasperini étant un fan absolu de tout ce qui se rapporte au dark heavy prog. Les albums de Jacula et d'Antonius Rex ont ainsi été publiés ou réédités, pour les plus anciens, chez Black Widow records qui a également produit un bon nombre d'autres groupes œuvrant dans la même veine (récemment La Janara). Le dernier en date, Mater a Clivis Imperat, n'est pas, loin de là, le moins intéressant d'une longue série. Son album Altrox Locus qui est sorti le 22 mars 2022 est même une divine surprise.
Côté visuel, il est difficile, dès le premier coup d’œil, de ne pas être attiré par la couverture qui en jette et qui évoque des souvenirs confus pour les fans de giallo et de films d'horreur italiens de la grande période des années 70. Et pour cause, elle est signée du regretté Enzo Sciotti (disparu l'année dernière) à qui l'on doit des affiches cultes pour les films eux aussi cultes de Mario Bava, Lucio Fulci et Dario Argento entre autres.
Côté équipage, la formation comprend des musiciens expérimentés : Samael Von Martin vient de Death Dies et Tomas Contarato (alias Demian De Saba) de chez Evol, des groupes de Black métal à tendance satanique ! On est prévenu ! Avec l'énigmatique pianiste gothique Natalija Branko, le claviériste milanais Alessio Saglia et la chanteuse soprano Elisa de Marte de Padoue, le groupe est complété avec trois musiciens de talent de formation classique.
Il est d'ailleurs bon de savoir que Mater a Clivis Imperat est une formation qui existe depuis 2008 et que cet Atrox locus est en fait la concrétisation de plusieurs projets précédents qui n'avaient pas abouti en leur temps. Il aura fallu de nombreuses années pour que ce concept musical arrive à maturité en trouvant enfin la bonne inspiration, les bons réglages mais aussi les musiciens idoines. Le résultat de ces années de tâtonnements est enfin là. Un monstre sonore de heavy rock occulte et de hard prog des seventies, fait d'un magma organisé d'orgues liturgiques, de riffs lourds de guitares électriques, de rythmes meurtriers, d'éclairs aveuglants giclant du noir absolu, de chœurs grégoriens, de chant lyrique et enfin de mises en scène théâtrales gothiques et dérangeantes. Une bande originale d’un film d'horreur, jamais réalisé, de laquelle émerge le mystère, l'angoisse, les passions, le sang, la désespérance, la mort.
Bien évidemment, côté contenu, pas de surprise, il y a du lourd. Les ambiances alternent entre l'univers musical de Fabio Frizzi période Paura nella città dei morti viventi / L'Aldilà / Manhattan Baby ("Coemeterium" et sa reprise, "1974 Sorgi o Creatura", "Oblivium") et celui de Goblin (comprenant aussi Goblin Rebirth, 4Goblin et le Daemonia de Claudio Simonetti) pour le titre éponyme "Atrox Locus". "Padova occulta (Nero Barocco)" plus orchestré et aux chorus de guitare acide, évoque Devil Doll mais aussi Lacrimosa, alors que "Homo intime pauper est" et "Dominae oculi" nous ramènent à Jacula et à Antonius Rex . La surprise vient plutôt de l'instrumental "Witchcraft " qui tombe à point nommé pour détendre l’atmosphère plutôt lourde et austère de l'ensemble. Le morceau se présente comme une longue cavalcade heavy menée par une énorme performance d'Alessio Saglia à l'orgue Hammond, soutenue par une rythmique funky. Niacin aurait pu faire ce genre de titre. Puisque l'on est du côté hard prog, "Idalo tribus" est en plein dedans. Rien de très original pour ce court instrumental avec ses allers retours de riffs en trois accords, mais un bon moment pendant lequel le groupe se lâche sans se poser de questions. Je reste plus sceptique sur le simili symphonique "Vagaris" intégralement centré sur un tutti de cordes frottées dont l'exécution aux synthés donne dans un ton un peu daté (çà me rappelle les sons des Roland du début des années 80) et surtout la composition reste très sommaire sans jamais décoller et sans jamais accoucher d'un développement digne de ce nom. La reprise, en toute fin d'album, de "Coemeterium" dans une version alternative prenante et horrifiante, clôt magnifiquement ce disque qui aurait sans doute gagné à être un peu plus court. Mais, il ne s'agit pas de bouder son plaisir car nous avons ici un opus qui soutient la comparaison avec ses illustres références citées à plusieurs reprises tout au long de cette chronique. Sachez aussi que le prochain album est déjà en route et là il faudra vous attendre à une autre surprise de taille au générique !
Les musiciens : Isabella (chant, chœurs), Samael Von Martin (guitare, basse, claviers, chœurs), Tomas Contarato (batterie), Natalija Branko (piano), Alessio Saglia (orgue,Hammond, Moog) + la participation d'Elisa Di Marte (chant soprano)
Black Widow Records propose l'album en trois déclinaisons : Compact Disc, LP avec un livret de 20 pages, LP édition limitée (66 exemplaires) avec couverture “raw cardboard” et vinyle couleur + 2 posters + le livret de 20 pages + le téléchargement mp3
La tracklist :
jeudi 21 avril 2022
Prog Fest 2022
vendredi 15 avril 2022
The Old Castle : Wistful
Nous n'avons pas été beaucoup à couvrir la sortie en 2001 de Storie Nascoste le premier album disponible du groupe de prog italien The Old Castle. Mais vous trouverez quand même une chronique complète détaillée et documentée. Devinez où ? Dans ce livre Plongée au Cœur du Rock Progressif Italien ! C'est peut-être la raison pour laquelle, à vingt années d'écart, Gabriele Kiss s'est rappelé des quelques personnes qui avaient soutenues son groupe et qu'il les a contacté pour leur annoncer la bonne nouvelle : la sortie d'un nouvel album de The Old Castle.
Alors, je suis sympa, je vous fais une petite séance de rattrapage. Formé en 1995, dans les Marches à Tolentino, The Old Castle enregistre très rapidement un tout premier album auto-produit quasiment impossible à trouver déjà à l'époque (je ne vous parle même pas d'aujourd'hui !) intitulé Working travellers et sous-titré (good and progressive rock music). Le groupe se produit ensuite sur scène et connaît même son heure de gloire en assurant la première partie du concert d’Emerson Lake & Palmer en Sardaigne pendant l’été 1997. Un deuxième album est assez vite mis en chantier et sort en 2001, toujours en auto-production. Avec une volonté d’aller vers quelque chose de plus calme et de plus introspectif, The Old Castle fait évoluer son propos musical tout en restant dans un environnement progressif. Pour une partie, Storie nascoste penche nettement vers le Pink Floyd post Waters, celui de A momentary lapse of reason et surtout de The Division Bell avec parfois un mimétisme frisant la perfection. Pour le reste, les références sont aussi de qualité tout en ne s'éloignant jamais d'un registre pop prog FM. En résumé, c'est bon, très bon même sur les vingt premières minutes de cet album qui aurait mérité plus de considération.
Vingt ans plus tard, Gabriele Kiss, la tête pensante de The Old Castle, décide de faire revivre son groupe en repartant des idées laissées en plan, la formation n'ayant pas continué l'aventure, vous l'aviez compris. Même si des membres de l'époque apparaissent aux crédits, il a fallu que quelques nouveaux musiciens viennent apporter leur contribution. Wistful, le nouvel album est court, 36 minutes et les paroles sont cette fois en anglais. Si l'on met à part, les deux instrumentaux (on y reviendra), il apparaît vite évident que Gabriele Kiss va à l'essentiel, en donnant même l'impression par moments d'être pressé. La voix a un peu changé, et pour tout dire s'est pas mal patinée, mais l'énergie est toujours bien présente. "Return from fantasy" est une entame pied au plancher, tempo rapide, orgue en furie, guitare babilleuse. On est dans le registre d'un Deep Purple en roue libre. Pas très original mais bien pour se mettre dans l'ambiance. "Mario" permet d’entendre fugacement le chanteur lyrique Massimiliano Luciano. Il s'agit cette fois d'une longue épopée quasiment instrumentale que l'on qualifiera d'épic rock d'inspiration médiévale à la Jerry Cutillo (O.A.K.) survolée par la flûte d'un Stefano Conforti que l'on sent aussi à l'aise qu'un poisson dan l'eau. "Angel Fall" se présente comme le titre le plus direct et le plus facilement accessible. Entre néo-prog typé IQ et AOR des années 80 , le morceau vaut surtout par le solo final de guitare électrique qui évoque furieusement le Ritchie Blackmore de Rainbow en mode baladin. Avec "Hurt my heart", The Old Castle renoue avec ses vieux penchants rock FM, une fois encore on pense à GTR et Asia. C'est bien foutu et agréable à écouter avec une mélodie accrocheuse et des sonorités de synthés typées eighties. "Black sunday" est en fait une composition qui existait sur Storie Nascoste ("Giornate"). Elle est cette fois présentée avec un chant en anglais. Pour le reste, le morceau a été retravaillé avec une longue partie centrale, très réussie, basée sur une performance de Stefano Conforti à la flûte. Le seul bémol est lié à la partie de batterie de Jean-Luc Delmonac qui comme pour les pistes 1 et 2, utilise des samplers au rendu sec et dépourvu de chair. On préférera de loin le drumming d'Alberto Quacquarini présent sur tout le reste de l'album. "The camel" démarre sur un mode jazzy avec une succession de mesures aux tempos syncopés, Gabriele Kiss réussissant même à insérer plusieurs citations, dont une assez évidente, tirées de Six Wives of Henri VIII du sieur Wakeman (je vous laisse chercher,). Pour sa dernière partie, le morceau bascule soudainement dans un univers fantasmagorique et impressionniste. Pour finir, revenons aux deux instrumentaux. Si "Interlude for Jacky" reste un (court) moment sympathique mais anecdotique malgré sa progression très classique rappelant de loin une toccata bancale, "il mare" est d'un tout autre niveau. Ils 'agit de la véritable pièce de bravoure de cet album dont elle
justifie à elle seule l'acquisition. En un peu plus de six minutes,
Gabriele se charge de donner sa vision ou plutôt ses visions de la mer, est grandement secondé par Stefano Conforti, aussi convaincant à la flûte qu'au saxo, qui a pour mission de donner des couleurs merveilleuses à ce morceau qui est en fait une succession de petites pièces imbriquées les unes dans les autres. Pas vraiment une suite, plutôt une succession de tableaux dont certains évoquent EL&P pendant que d'autres rappellent furieusement certains passages du Hamburger Concerto de Focus ("Delitae Musicae").
J'ai été content de retrouver The Old Castle à deux décennies d'écart. La musique de Gabriele Kiss est sincère et sans prétention, loin très loin de l’esbroufe pathétique et du démonstratif fatiguant. Elle n'en est que plus attachante. Le prog c'est çà aussi !
Les musiciens : Gabriele Kiss (claviers, chant, basse), Stefano Conforti (saxophone, flûte), Jean-Luc Delmonac (batterie sur 1, 2 et 7), Roberto Gatta (guitare sur 7), Massimiliano Luciani (chant sur 2), Tonino Manochesi (guitare sur 1 et 2), Paolo Pagliari (guitare et basse sur 3 et 5), Alberto Quacquarini (batterie sur 3, 5, 6 et 8).
vendredi 8 avril 2022
Sintesi del viaggio di Es : Gli alberti di Stravopol
Le groupe : Marco Giovannini (chant), Sauro Musi (guitares), Valerio Roda (basse, pédale-basse), Maurizio Pezzoli (claviers), Eleonora Montenegro (flute), Nicola Alberghini (batterie)
+ Barbara Rubin (violon sur 5) et Maria Grazia Ponziani (accordéon diatonique sur 9)
La tracklist :
1. Come le foglie (Parte 1)
2. Gli alberi di Stavropol
3. Regina in lacrime
4. L'eta d'oro
5. Adria
6. Una nuova passeggiata
7. Come le foglie (Parte 2)
8. Strade di fango
9. Grazie per gli anni e per i giorni
10. Il viaggio di Es
Label : Locanda del Vento, distribution : Lizard records
samedi 2 avril 2022
Nodo Gordiano : H.E.X.
Totalisant déjà vingt huit années d'existence au compteur, Nodo Gordiano n'est pas la formation de prog italien la plus facile d'accès. Il est vrai que si le groupe produit toujours une musique de qualité, elle n'en a pas moins un côté parfois hermétique et nécessite toujours une grande concentration de la part de l'auditeur. Le fait que Nodo Gordiano ait connu de multiples changement de personnel autour de l'inamovible Andrea De Luca a également influé sur son style, chacun des six albums du groupe ayant une couleur particulière, mais avec toujours un haut degré d'exigence dans le rendu.
De fait, chaque plongée dans l'univers musical de Nodo Gordiano me fait toujours le même effet qu'une écoute d'un album de Van der Graaf Generator, pas forcément pour la proximité musicale avec la formation anglaise, qui existe bel et bien, on en reparlera un peu plus loin, mais tout simplement car j'ai l'impression à chaque fois de rentrer dans un monde totalement à part, de faire un transfert dans une autre dimension en quelque sorte. Une fois arrivé sur place, les trois italiens ne perdent pas de temps à vous accueillir et vous embarquent directement dans leurs voyages sonores. C'est d'autant plus évident avec H.E.X. que l'album ne comporte que deux longs titres d'exactement vingt six minutes chacun. Bien que le langage des trois italiens soit très personnel, difficile, dès le premier morceau "Heng", de ne pas se référer alternativement à Van der Graaf Generator, Tangerine Dream King Crimson (dans son côté le plus martial) et à Pïnk Floyd période "Shine on your crazy diamond". Franchement, rien là dedans de gênant ou de dévalorisant. Ils ont suffisamment d'expérience et de savoir-faire (Davide Guidoni est également membre de Daal) pour proposer une relecture à la fois solide et passionnante de moments choisis de leurs éminents devanciers en apportant leur propre contribution créatrice. A cet égard, "Kou" est sans aucun doute la pièce la plus originale mais aussi expérimentale avec ses percussions tribales et ses couleurs modales, et cette fois c'est bien Van der Graaf Generator qui ressort en arrière-plan. Il est d'ailleurs évident que Filippo Brilli avec sa panoplie de saxophones (tenor, bariton, alto et soprano) joue le même rôle que de David Jackson dans VDGG avec toutefois un jeu aux antipodes de celui du sympathique anglais. Très différente du reste, la dernière partie atmosphérique, et pour tout dire cosmique, du morceau ressemble beaucoup à un long trip hallucinogène qui peut également évoquer certaines ambiances de Porcupine Tree sur Metanoia. C'est à mon avis, la séquence la plus passionnante et la plus réussie de cet album surtout grâce à son bouquet final en apothéose. Évidemment, on ne rigole pas beaucoup à l'écoute de cet album qui développe des atmosphères prenantes et parfois même oppressantes mais les deux longues pistes présentent suffisamment de variations et de rebondissements pour que l'on soit totalement happé par ce que l'on entend, un peu comme si l'on était hors du temps.
Vous aurez bien sûr noté la similitude avec la pochette de A grounding in numbers de Van der Graaf Generator (décidément on parle beaucoup de ce groupe dans cette revue) avec la même couleur de fond pour la couverture et la présentation d'un authentique hexagramme cette fois (heng) en lieu et place du pentagramme stylisé ornant A grounding in numbers. Les deux titres de l'album reprennent d'ailleurs chacun le nom d'un hexagramme, le numéro 32 pour "Heng", le numéro 44 pour "Kou".
J'aime les musiciens qui prennent des risques et qui sortent des sentiers battus d'un prog trop souvent convenu. J'ai aussi le plus grand respect pour les groupes qui produisent une musique non conventionnel en se souciant peu de plaire ou non au plus grand nombre. J'aime enfin ces longues plages musicales qui ont la capacité de vous surprendre toutes les cinq minutes tout en gardant une fluidité dans le déroulé. Nodo Gordiano réunit toutes ces qualités sur cet album qui peut être considéré comme l'accomplissement de sa longue carrière, accomplissement ne signifiant nullement que H.E.X. doit être le point final de sa discographie, bien au contraire!
Les musiciens : Davide Guidoni (claviers, percussions, samplers), Andrea De Luca (claviers, samplers, basse, guitares), Filippo Brilli (saxophones)
La tracklist :
1. Heng
2. Kou
Label : Lizard records
lundi 28 mars 2022
Riccardo Romano Land : Spectrum
mercredi 23 mars 2022
Ezra Winston : Tertium non datur
Trente et un ans après Ancient Afternoons, Ezra Winston a fait un retour tardif mais attendu pour son troisième album Tertium non datur publié, dans un premier temps en juillet 2021, uniquement en vinyle associé au numéro 99 de la collection Prog Rock Italiano par De Agostini. La face A présente trois morceaux et la face B en compte deux. Nous attendons maintenant la version CD prévue pour une sortie ultérieure (fin 2022 ?), avec d’autres titres ajoutés. En effet la version 33 tours d'une durée de quarante deux minutes ne permettait pas d'en mettre plus !. Le recto et le verso de la couverture (pochette ouvrante avec enveloppe interne couleur et vinyle 180g) ont été réalisés par la dessinatrice Lorenza Pigliamosche Ricci née en 1997, grande amatrice de rock progressif et collaboratrice du magazine Prog Italia. Elle a d'ailleurs également réalisé l'artwork pour l'album Frazz Live de Semiramis.
lundi 21 mars 2022
The Old Castle : Wistful
Je vous annonce de l’exclusif pour très bientôt. Restez branchés sur Le Petit Monde du Rock Progressif Italien !
samedi 5 mars 2022
Odessa : L'alba della civiltà
- La stanza vuota
- Invocazione
- Di buio e luce parte seconda
- L'alba della civiltà
- L'organista del bosco
- L'anno, il posto, l'ora 1972
- Rasoi
- Nell'etere
Vous pouvez écouter les cinq morceaux suivants en entier : "L'alba della civiltà", "Di buio et di Luce, part 2" "Invocazione" "L'anno, il posto, l'ora 1972" et "Rasoi".
Label, distribution et commande : Lizard records
dimanche 27 février 2022
De Rossi e Bordini
Petit rappel pour les néophytes du genre : Carlo Bordini est le batteur historique de trois groupes qui comptent dans l'hsitoire du prog italien : Goblin, Cherry Five et Rustichelli e Bordini. Gianluca De Rossi est, quant à lui, depuis le début des années deux mille le leader et maître à penser du groupe Taproban.
Cela fait déjà plusieurs années que Carlo Bordini et Gianluca De Rossi collaborent ensemble, puisque dès 2008 ils avaient présenté un long épique "il pozzo dei giganti" sur la méga compilation Dante's inferno, The Divine Comedy Part 1. En 2010 ils proposaient "Dentro la Cerchia Antica (Paradiso XVI)" pour le dernier volet du projet Dante's inferno. En 2015, les mêmes ressuscitaient Cherry Five pour un album qui reprenait le titre "il pozzo dei giganti"dans une version rallongée et plus travaillée mais aussi "Dentro la Cerchia Antica" et en complément "Manfredi (Purgatorio III)" leur permettant ainsi de présenter leur propre interprétation conceptuelle de la Divine Comédie. Ils sortent donc enfin un album sous leurs deux seuls noms évoquant bien sûr l'antique mais mythique Rustichelli e Bordini.
Carlo Bordini : batterie, percussions, récitatif
La tracklist :
lundi 14 février 2022
Nathan : Uomini di sabbia
Sortie du troisième album des liguriens de Nathan, après Nebulosa en 2016 et Era en 2018. Huit morceaux pour Uomini di Sabbia dont une longue suite de 15 minutes, "Eros". En cliquant sur les liens vous pouvez écouter deux morceaux : "Fatti non foste" et "Nel giardino di Maria".
Quelques explications (en italien) par le groupe lui-même :
La tracklist :
1 Fatti non foste 4:41
2 Monoliti 7:05
3 Delirio onirico 7:55
4 Il pianto del cielo 3:56
5 Madre dei sortilegi 9:19
6 Nel giardino di Maria 6:28
7 L’acrobata 5:32
8 Egos 14:54
ZoneM : Sono dentro di me
Il faut un certain courage et une certaine dose d'inconscience pour se lancer en 2022 dans un projet conceptuel qui revendique une franche inclinaison pour l'horrifique aussi bien que pour le gothique et en tout état de cause pour le non conventionnel. C'est le challenge que relève pourtant Beppi Menozzi le claviériste d'Il Segno del Comando. Les autres membres de son groupe principal font d 'ailleurs partie de l'aventure (Diego Banchero à la basse, Fernando Cherchi à la batterie, Davide Bruzzi et Roberto Lucanato aux guitares) au même titre que ceux de son autre formation, Jus Primae Noctis (Marco Fehmer au chant, Pietro Balbi à la guitare). Tout ce petit monde, augmenté d'encore quelques autres musiciens, participe à ce projet très personnel, imaginé par Beppi, basé sur une réflexion conceptuelle qui mérite réellement une recherche approfondie (qui se trouve être un sujet sur lequel je travaille en ce moment !) : l’idée que les sons que l'on perçoit ont le pouvoir d'activer des sensations primaires, notamment la peur. Ainsi, c'est l’amygdale, connu comme le noyau le plus ancien du cerveau humain, qui déclenche l’anxiété et la tension sans que la partie rationnelle de l’esprit puisse en avoir le contrôle. Les sons et la musique sont des vecteurs directs pour atteindre les couches les plus profondes du cerveau. Les sons le font à travers des bruits inattendus, des bruits non identifiables mais aussi des bruits naturels reconnaissables. La musique le fait en influençant le métabolisme et la fréquence cardiaque à travers le rythme et les dissonances qui entraînent l’auditeur hors de la zone de confort des sons familiers et attendus.
A partir de ce constat, Beppi Menozzi se lance dans un incroyable périple introspectif qui incite fortement l'auditeur à faire ce voyage sonore les yeux fermés à l'écoute de ses réactions intimes en essayant de visualiser ce qu'il ressent,, ce que le titre de cet album indique clairement "sono dentro di me"("je suis en moi" ). Il va alors se trouver balloter entre des ambiances musicales évocatrices d'un certain type de films (on va y revenir) et un style de musique plus communément prog. D'un côté les atmosphères cinématographiques évoquent les
bandes son des gialli et des films d'horreur de la grande époque des années soixante dix (l'énorme "Cospirazione" est un modèle du genre !). Il
y a des évocations incroyables dans cet album avec des ambiances aussi
bien à la John Carpenter ("Vulnerabile, bestia pt 3") qu'à la David
Lynch ("Merrick") ou encore à la Fabio Frizzi ("Amigdala"). De l'autre côté, les références au rock progressif émergent régulièrement évoquant Emerson Lake & Palmer ("Peshtigo") et
même Peter Gabriel. On n'est pas complètement coupé non plus des styles, dark et torturés, habituellement développés par les deux groupes de Beppi Menozzi, Il Segno del Comando et Jus Primae Noctis avec des titres comme "Arkham" ou encore "Cthulhu". Enfin, si vous voulez juste vous faire plaisir, écoutez le technoïde et funky "Nessuna uscita", le genre de morceau après lequel moult musiciens permanentés des années quatre vingt ont couru sans jamais l'atteindre.
Le foisonnement de thèmes et l'alternance de titres, soit raisonnablement longs soit très courts, semblent résulter de la volonté délibérée de Beppi Menozzi qui veut privilégier la spontanéité de ses idées en faisant passer au second plan la forme. Tout cela afin de solliciter la mémoire la plus ancienne et la plus instinctive de l'auditeur, par des détails inaudibles rationnellement. En cela, le sentiment d’avoir affaire à un montage décousu prédomine, mais çà fait tellement plaisir d’être face à une œuvre ambitieuse et réellement originale. Car au final ce qui est le plus remarquable dans cet album, c'est bien ce sentiment d'avoir affaire à une succession de climats dérangeants et d'ambiances déstabilisantes qui obligent se réajuster en permanence avec la réalité. Expérience réussie pour moi donc !
Musiciens et participants : Beppi Menozzi (chant, claviers, arrangements, composition, textes, production) Pietro Balbi (guitare), Diego Banchero (basse, texte) Alessandro Bezante (basse), Davide Bruzzi (guitare), Fernando Cherchi (batterie), Marco Fehmer (chant, guitare, composition, textes), Graziella Gemignani (quadri), Mauro Isetti (basse), Roberto Lucanato (guitare), Renzo Luise (guitare), Tommaso Maestri (guitare),Pietro Menozzi (guitare), Rita Menozzi (chant), Riccardo Morello (chant), Silvia Palazzini (chant), Paolo Puppo (graphisme, guitare), Mario Riggio (batterie).
La tracklist :
- Nessuna uscita
- Arkham
- Cospirazione
- Eurimaco, il mentitore (bestia pt 1)
- Cthulhu
- Polifemo (incubo pt 1)
- Amigdala
- Incubo pt 2
- Peshtigo
- Sono qui (bestia pt 2)
- Vulnerabile (bestia pt 3)
- Bestia pt 4
- Merrick
- Proci (bestia pt 5)
- Sono dentro di me
- Saigon
Distribué par Black Widow Records










