Le groupe : Andrea Chendi, Ambra Bianchi, Antonello Giovannelli, Luca Trabanelli, Paolo Bolognesi, Francesco Franz Gigante.
dimanche 26 janvier 2025
Limite acque sicure : Un'altra mano di carte (IT)
vendredi 23 août 2024
Fabio Frizzi : l'interview (FR/IT)
Je dois également préciser que le temps de discussion off a sans doute largement dépassé celui de l'interview proprement dite, mais enfin nous avons quand même réussi à travailler un peu !
Un grand merci à Fabio pour son enthousiasme et son envie de partager et à Francesca pour sa patience et sa gentillesse.
LdN : tout d'abord une question préliminaire Fabio, d'où vient que tu parles aussi bien le français ?
FF : Disons que dans ma famille, mes parents parlaient plus le français que l'anglais. Et puis j'allais en vacances à Riccione à côté de Rimini, quand j'avais 15/16 ans. Il y avait beaucoup de Français qui avaient des fils et des filles. Le soir on allait danser et alors tu sais j'ai eu une, non deux copines françaises (il rigole). Je dois dire aussi que c'est une histoire de destin. J'ai toujours eu beaucoup d'amis français et j'aime tellement parler avec eux. Mais tu sais, des fois, pour bien écrire le français, j'utilise aussi la traduction de Google !
LdN : On va remonter le temps Fabio et revenir à tes débuts en tant que compositeur. Quels souvenirs gardes-tu de ta collaboration avec Bixio et Tempera ?
FF : C'est une question intéressante. Si je parle d'abord des choses positives. Je me retrouvais avec Vincenzo Tempera qui avait une expérience incroyable comme musicien et déjà comme compositeur, et avec Franco Bixio qui était aussi compositeur mais surtout le fils de Cesare Andrea Bixio lui-même grand compositeur. Nous avons tout de suite divisé les tâches. Bixio était celui qui connaissait bien la production surtout au niveau des musiques de film justement pour les travaux préparatoires et les séquencements. Tempera était un homme qui était 365 jours sur 365 dans un studio d'enregistrement. C'était un grand pianiste et un bon chef d'orchestre. L'atmosphère était belle et ça fonctionnait bien entre nous. On pouvait faire trois B.O. à la fois. Mais à un moment, j'étais celui qui poussait le plus et finalement, cela manquait de perspectives. Et aussi, Tempera avait beaucoup d'autres choses à faire. Alors, à un moment, on a dit "on laisse". C'était la période où j'ai eu ma première fille. Je me suis posé la question de savoir si je pouvais composer tout seul. Si j'étais vraiment capable. La première fois, c'était en 1977 pour un film de Maurizio Costanzo, un film qui est très peu connu en France, un film pas terrible qui s'appelle Melodrammore. Pour ce premier film que j'ai fait tout seul , je me souviens que j'étais dans le studio de Bixio pour enregistrer la musique car j'avais loué son studio. Je suis rentré dans le studio. J'ai pris la baguette et j'ai commencé à diriger l'orchestre. J'avais la bouche complètement sèche. Et il y avait Tempera qui était là pour m'aider car en fait Bixio l'avait appelé car il ne savait pas si je pourrais y arriver seul. Une autre chose que je dois dire, toujours dans le positif, c'est que, encore aujourd'hui, Franco Bixio est un de mes meilleurs amis. Lui maintenant il est un grand éditeur avec une grosse maison d'édition mais quand je lui parle des concerts que je fais, des musiques que je compose (j'ai encore fait trois musiques cette année), quand il voit aussi que je suis toujours dans la prima linea (NdA : en première ligne), il me demande comment je fais pour faire tout ça.
LdN : Tu lui fais envie en quelque sorte.
FF : Oui, c'est exactement ça. Car, lui maintenant il est tranquille avec sa société très solide et il me voit qui fait toujours comme quand on était jeunes garçons. C'est quelque chose qui peut toujours te donner des frissons.
LdN : Peut-on dire que cette collaboration à trois était un passage obligé pour toi ?
FF : oui, je crois que c'était pour moi comme de "faire la gavetta" on dit en italien (NdT : le fait de partir de rien). Quand tu commences, tu dois apprendre. Si je dois faire le vrai bilan. Tu sais quand tu fais un bilan, la balance, tu dois toujours penser aux belles choses, pas aux petits trucs. Et sur les grandes choses, je suis absolument heureux de ce qui s'est passé.
LdN : Finalement, le fait de se séparer de Bixio et Tempera aura été une très bonne chose pour toi, aussi bien pour libérer ta création artistique que pour faire ta propre carrière ?
FF : Tu peux imaginer que j'avais 24 ans au début de cette histoire et 29 ans quand on s'est quitté. Il faut considérer qu'aujourd'hui l'adolescence est plus tôt qu'à l'époque. A 24 ans, J'étais vraiment très jeune et j'avais une certaine ingénuité. Alors, ça a été réellement des années de formation pour moi. L'expérience, on l'a fait tous les jours et j'ai passé beaucoup de temps avec eux. C'est un peu comme mon acte de naissance de compositeur. J'ai appris beaucoup.
LdN : Après tu as travaillé pour Fulci pour de nombreux films. Je vais te poser une question par rapport à ça. Je ne sais pas si on te l'a déjà posée et comment tu vas la prendre. Voilà : tu crois que l'on peut comparer ta collaboration avec Fulci avec d'autres associations réalisateur/compositeur comme celles de Morricone avec Leone, de Rota avec Fellini ou encore de Goblin avec Argento ?
FF : Je te remercie Louis parce que c'est une très belle question. Alors, je crois que la communication qu'il faut entre un musicien et un réalisateur, c'est quelque chose de très important. Si çà fonctionne, çà fonctionne. Si ça fonctionne pas, ça fonctionne pas. Il n'y a pas de voie médiane. Tu sais, avant de travailler avec moi, Fulci a travaillé avec tous les grands musiciens italiens, Morricone, Ortolani etc... J'ai commencé à travailler pour Fulci avec Bixio et Tempera, ensuite j'ai composé tout seul pour ses films d'horreur. Il y a une dizaine d'années, quand j'ai parlé avec Antonella Fulci, la fille de Lucio, elle m'a dit des choses, j'espère qu'elles sont vraies. Elle m'a dit : "papa avait une estime incroyable pour toi. Il pensait que tu pouvais écrire des musiques uniques pour lui". On était éloigné en âge car il était né en 1927, il avait l'âge de ma mère, mais parfois il y a la possibilité que cela fonctionne entre vieux et jeunes.
LdN : Le soundtrack de House of Forbidden secrets en 2013 a vraiment été un évènement pour beaucoup de tes fans.Tu leur as vraiment fait plaisir et tu vas comprendre pourquoi je te dis ça. : par moments, cette musique sonne vraiment comme une suite à l'Aldilà. Je ne sais pas si tu es d'accord avec ça ? Ce qui me donne aussi envie de savoir dans quel état d'esprit tu as composé cette B.O. car vraiment je trouve qu'on est dans les mêmes ambiances que l'Aldilà.
FF : Ah bravo ! J'avais envie d'écrire un truc comme ça. Et quand il y a eu ce mec qui m'a contacté d'Amérique (NdT : Todd Sheets). Il m'a dit "je suis entre la vie et la mort. Je suis seul avec mon chien à l’hôpital. Si je survie, je veux faire un film avec ta musique". J'ai commencé à composer et à enregistrer. J'ai rencontré Todd à Chicago. Il avait avec lui un producteur très étrange, un architecte des jardins, complètement fou. Tu ne sais pas ce qu'il a fait ? Je vais te raconter une histoire bizarre. Ils m'ont payé, pas de problème. Mais j'avais besoin de l'autorisation pour déposer les morceaux en Italie pour éditer ma musique. Mais quand j'ai demandé le lien pour récupérer ma musique, d'abord je ne le recevais pas et ensuite, 6 mois après, quand je l'ai reçu, je me suis rendu compte que le producteur n'avait gardé que 10 % de ma musique et le reste c'était des bruitages faits par un autre mec. J'aurais dû prendre un avocat mais honnêtement c'était un petit film et dans ce cas là, je considère que ce que je reçois, c'est la possibilité d'écrire. Je vais te dire une chose car je crois que tu es la personne qui peut la comprendre. J'adore faire des expérimentations parfois et je voulais mettre dans le thème principal des parties de morceaux qui étaient à moi dans la période Fulci. Je les ai utilisées en jouant dessus pour que les gens puissent entendre comme çà quelque chose des originaux. En tout cas, j'adore cette musique. je la trouve vraiment mienne.
LdN : Un petit mot au sujet de Beware of Darkness, le court-métrage français que tu as musicalisé. Cela c'est fait comment et dans quelles conditions ?
FF : Cela c'est fait à un moment où je gagnais de l'argent car je travaillais pour la télé. En Italie, quand tu fais la télé, tu gagne. Quand tu fais les films, rien ! Ma femme sait très bien ça (il regarde Francesca et ils rient). Alors, j'étais à l'aise financièrement et je me suis dit on va aider quelqu'un. C'était des garçons de Montpellier, des fans. Guillaume Beylard et Nima Rafighi, des gens vraiment très bien. Ils m'ont contacté. Alors, je leur ai dit de venir à Rome et nous les avons hébergés chez nous. On a parlé de leur projet. J'ai écrit la musique. On l'a éditée en disque. Je dois te dire que je joue le thème pour piano dans certains de mes concerts, mais pas demain.
LdN : Si tu devais citer le soundtrack dont tu es le plus fier, ce serait lequel Fabio ?
FF : C'est impossible (il rie) mais je vais te répondre. Il y a un film de Lucio qui était un peu pauvre, c'est vrai, c'était Manhattan Baby. Mais tu sais, il se déroule en partie en Égypte et moi j'ai toujours adoré l’Égypte alors que j'y ai jamais été. Mais quand je regardais les images du film, j'ai adoré. Je dois dire que mes musiciens avec lesquels je joue en ce moment adorent cette musique, comme celle de Blastfighter d'ailleurs.
LdN : Et maintenant, si tu devais citer une musique de toi moins connue à découvrir absolument ?
Je ne sais pas si tu au courant mais j'ai écrit plusieurs ballets. J'étais ami avec une danseuse étoile russe pour laquelle j'ai écrit six ballets sur des textes de Steinbech Puis, quelques années après, elle est devenue la directrice de l'Académie de danse de Rome et elle m'a demandé une chose impossible. Tu sais Tchaïkovsky a fait le "Capriccio italien", dans lequel il raconte l'Italie à sa façon avec les vieilles mélodies inoubliables (il chantonne plusieurs airs), alors elle voulait que je compose un nouveau capriccio italiano, mais comme si j'avais été en contact avec lui, comme si nous avions pu travailler ensemble. Alors, j'ai travaillé six mois là dessus. J'ai écrit quelque chose à la fois classique mais aussi moderne. Il y a la rythmique, le grand orchestre. La suite dure quarante minutes et elle a été déposée à la S.I.A.E. (NdT : l'équivalent de la S.A.C.E.M. en Italie) sous les noms de Frizzi et de Tchaïkovsky. Car il y a dans cette composition des allers-retours permanents entre des choses à lui et des choses à moi.
Ensuite, tu sais, je suis guitariste au départ et j'ai écrit sept préludes pour guitares et j'ai aussi composé sur des poèmes de Lovecraft, des thèmes pour 12 cordes et 6 cordes classiques. J’aimerais bien que les gens écoutent ça aussi.
LdN : Quelques questions sur le rock progressif que tu évoques comme une influence musicale de jeunesse. Tout d'abord, quelle est ta vision de ce style de musique aujourd'hui par rapport à ce qui se faisait dans les seventies ?
FF : Ma vie au début, c'est Bach et les Beatles. Le baroque et la pop. Mais mon frère Fabrizio adorait des groupes comme Genesis. Il y avait aussi Fabio Pignatelli qui avant Goblin jouait dans un groupe qui faisait du Yes. Alors, j'ai écouté comme ça et puis peu à peu je suis tombé amoureux. Alors je suis heureux qu'il y ait aujourd'hui des gens qui veuillent aller de l'avant. Beaucoup de ces musiciens me contactent pour me faire écouter ce qu'ils font mais je ne peux pas être juge. Mais en fait je crois que l'on a eu tellement de belles choses à l'époque que, quand je peux, j'écoute ce qui s'est fait dans les seventies et que j'aimais vraiment.
LdN : Quels sont les trois albums de rock progressif que tu mets dans top 3 ?
FF : In the court of the Crimson de King Crimson, The Yes Album de Yes et puis Pictures at an Exhibition d'Emerson, Lake and Palmer. J'ai réécouté cet album il y a une semaine pour une illustration musicale que je suis en train de faire en Italie pour laquelle le réalisateur voulait que la musique soit inspirée de Moussorgski. C’était des génies. Ils faisaient des trucs incroyables.
LdN : Tu vas jouer demain ton spectacle complet audio/son et images vidéo projetées Frizzi 2 Fulci. As-tu l'impression de donner ainsi à tes compositions une vie différente avec une dimension nouvelle ? Peut-être que tu as fais des arrangements spéciaux pour ces performances live ?
FF : Je crois que la musique jouée est la vraie musique. Tu sais la renaissance de la musique, c'est chaque jour en fait. Alors disons que Frizzi 2 Fulci est une expérience incroyable car
des jeunes musiciens - ils ont quarante ans - se sentent les interprètes
officiels, authentiques, de ma musique. En plus, tu as raison, j'ai dû
réécrire une partie des musiques déjà car je n'ai pas les partitions
originales, ce qui fait que ces musiciens font vraiment leur cette
musique qui est ma musique. Tu sais aussi, la crise des droits nous a obligé à revenir sur scène. Normalement un vieux musicien devrait vivre de ses droits. Pour nous musiciens, Internet nous apporté beaucoup mais nous a surtout enlevé beaucoup.
Intervista in Italiano
Abbiamo incontrato Fabio Frizzi a Genova il 2 agosto 2024 per il suo spettacolo Frizzi 2 Fulci, in programma il giorno successivo al Prog Fest Festival al Porto Antico. È stata l'occasione per ringraziare ancora una volta quest'uomo affabile e sempre disponibile in ogni circostanza, per la prefazione che ha scritto per il mio libro Giallo & Rosso, e anche per fare una breve intervista con lui. Lo so, di interviste a Fabio ce ne sono parecchie, ma ho deciso di fargli delle domande un po' diverse da quelle che gli vengono poste di solito. Giudicate voi. In ogni caso, Fabio si è divertito molto!
Devo anche sottolineare che il tempo trascorso a parlare fuori dalla registrazione ha probabilmente superato di gran lunga quello dell'intervista stessa, ma alla fine siamo comunque riusciti a fare un po' di lavoro!
Un grande ringraziamento a Fabio per l'entusiasmo e la voglia di condividere, e a Francesca per la pazienza e la gentilezza.
LdN: Innanzitutto una domanda preliminare Fabio, come sei arrivato a parlare così bene il francese?
FF: Diciamo che in famiglia i miei genitori parlavano più francese che inglese. E poi andavo in vacanza a Riccione, vicino a Rimini, quando avevo 15/16 anni. Lì c'erano molti francesi che avevano figli e figlie. La sera andavamo a ballare e poi, sai, avevo una, no, due fidanzate francesi (ride). Devo dire che è anche una questione di destino. Ho sempre avuto molti amici francesi e mi piace parlare con loro. Ma sa, a volte, per scrivere bene il francese, uso anche la traduzione di Google!
LdN: Torniamo indietro nel tempo, Fabio, agli esordi come compositore. Che ricordi ha del lavoro con Bixio e Tempera?
FF: È una domanda interessante. Inizio parlando delle cose positive. Mi sono trovato con Vincenzo Tempera, che aveva un'esperienza incredibile come musicista e già come compositore, e con Franco Bixio, anch'egli compositore ma soprattutto figlio di Cesare Andrea Bixio, anch'egli grande compositore. Ci siamo subito divisi i compiti. Bixio era quello che conosceva a fondo la produzione, soprattutto quando si trattava di musica per film, proprio per il lavoro di preparazione e di sequenze. Tempera era un uomo che stava in studio di registrazione 365 giorni all'anno. Era un grande pianista e un buon direttore d'orchestra. C'era una grande atmosfera e le cose funzionavano bene tra di noi. Riuscivamo a fare tre colonne sonore alla volta. Ma a un certo punto, ero io a spingere di più e alla fine mancava la prospettiva. Tempera aveva anche molte altre cose da fare. Così, a un certo punto, ci siamo detti "lasciamo perdere". È stato quando ho avuto la mia prima figlia. Mi sono chiesta se fossi in grado di comporre da sola. Se ne fossi davvero capace. La prima volta è stata nel 1977 per un film di Maurizio Costanzo, un film che non è molto conosciuto in Francia, un film non molto bello chiamato Melodrammore. Per quel primo film, che ho fatto da solo, ricordo che ero nello studio di Bixio per registrare la musica perché avevo affittato il suo studio. Entrai nello studio. Presi la bacchetta e iniziai a dirigere l'orchestra. Avevo la bocca completamente asciutta. E Tempera era lì ad aiutarmi perché in effetti Bixio lo aveva chiamato perché non sapeva se ce l'avrei fatta da solo. Un'altra cosa che devo dire, sempre in positivo, è che Franco Bixio è ancora uno dei miei migliori amici. Ora è un grande editore con una grande casa editrice, ma quando gli parlo dei concerti che faccio, della musica che compongo (quest'anno ho fatto altri tre pezzi), e quando vede che sono sempre in prima linea, mi chiede come faccio a fare tutto questo.
LdN: In un certo senso, lo invidi.
FF: Sì, è proprio così. Perché ora è tranquillo con la sua solidissima azienda e mi vede fare ancora quello che facevo quando eravamo ragazzi. È una cosa che può ancora far venire i brividi.
LdN: È corretto dire che questa collaborazione a tre è stata un passo fondamentale per lei?
FF: Sì, credo che per me sia stato come "fare la gavetta", come si dice in italiano. Quando si inizia, bisogna imparare. Se devo fare la valutazione vera e propria. Sa, quando si redige un bilancio, bisogna sempre pensare alle cose belle, non a quelle piccole. E quando si tratta di cose grandi, sono assolutamente contento di quello che è successo.
LdN: Alla fine, la separazione da Bixio e Tempera è stata una cosa molto positiva per lei, sia in termini di liberazione della sua creatività artistica che di sviluppo della sua carriera?
FF: Può immaginare che avevo 24 anni all'inizio di questa storia e 29 quando ci siamo separati. Bisogna tenere presente che l'adolescenza oggi è più precoce di allora. A 24 anni ero davvero molto giovane e avevo una certa ingenuità. Quindi quelli sono stati anni davvero formativi per me. Lo facevamo ogni giorno e passavo molto tempo con loro. È un po' come il mio certificato di nascita come compositore. Ho imparato molto.
LdN: In seguito ha lavorato per Fulci in diversi film. Le farò una domanda a questo proposito. Non so se qualcuno te l'abbia mai chiesto e come la prenderai. Pensi che si possa paragonare la tua collaborazione con Fulci ad altri sodalizi regista/compositore come quello di Morricone con Leone, di Rota con Fellini o di Goblin con Argento?
FF: Grazie Louis, perché è una domanda molto bella. Penso che la comunicazione tra un musicista e un regista sia molto importante. Se funziona, funziona. Se non funziona, non funziona. Non c'è una via di mezzo. Sa, prima di lavorare con me, Fulci ha lavorato con tutti i grandi musicisti italiani, Morricone, Ortolani ecc... Ho iniziato a lavorare per Fulci con Bixio e Tempera, poi ho composto da solo per i suoi film horror. Una decina di anni fa, parlando con Antonella Fulci, la figlia di Lucio, mi raccontò alcune cose, che spero siano vere. Mi disse: "Papà aveva una grande stima di te. Pensava che tu potessi scrivere musica unica per lui". Eravamo molto distanti per età, perché lui era nato nel 1927, aveva l'età di mia madre, ma a volte le cose tra vecchi e giovani possono funzionare.
LdN: La colonna sonora di House of Forbidden Secrets nel 2013 è stata un vero e proprio evento per molti dei tuoi fan, e li hai davvero resi felici, quindi capirai perché te lo sto dicendo. Li avete davvero accontentati e capirete perché ve lo sto dicendo. Non so se sei d'accordo con questo? Il che mi fa anche venire voglia di sapere in che stato d'animo hai composto questa colonna sonora, perché mi sembra proprio che siamo nello stesso mood di Aldilà.
FF: Ah, bravo! Volevo scrivere qualcosa del genere. Poi questo ragazzo mi ha contattato dall'America. Mi ha detto: "Sono tra la vita e la morte. Sono solo con il mio cane in ospedale. Se sopravvivo, voglio fare un film con la tua musica". Ho iniziato a comporre e registrare. Ho incontrato Todd a Chicago. Con lui c'era un produttore molto strano, un architetto di giardini, completamente pazzo. Non sapete cosa ha fatto? Vi racconto una storia strana. Mi hanno pagato, senza problemi. Ma avevo bisogno del permesso di depositare i brani in Italia per pubblicare la mia musica. Ma quando ho chiesto il link per riavere la mia musica, prima non l'ho ricevuto e poi, 6 mesi dopo, quando l'ho ricevuto, mi sono reso conto che il produttore aveva tenuto solo il 10% della mia musica e il resto erano effetti sonori fatti da un altro ragazzo. Avrei dovuto rivolgermi a un avvocato, ma onestamente si trattava di un piccolo film e in quel caso ritengo che ciò che sto ottenendo sia l'opportunità di scrivere. Le dirò una cosa perché penso che lei sia la persona che può capirla. A volte mi piace sperimentare e ho voluto inserire nel tema principale parti di brani che erano miei durante il periodo di Fulci. Li ho usati e ci ho suonato sopra in modo che la gente potesse sentire qualcosa degli originali. In ogni caso, amo questa musica e credo che sia davvero mia.
LdN: Una breve parola su Beware of Darkness, il cortometraggio francese di cui ha curato la colonna sonora. Come è nato e in quali condizioni?
FF: È successo in un periodo in cui guadagnavo soldi perché lavoravo per la televisione. In Italia, quando fai televisione, guadagni. Quando fai film, non guadagni nulla! Mia moglie lo sa bene (guarda Francesca e ridono). Quindi stavo bene economicamente e mi sono detto: aiutiamo qualcuno. C'erano questi ragazzi di Montpellier che erano dei fan. Guillaume Beylard e Nima Rafighi, persone davvero in gamba. Mi hanno contattato. Ho detto loro di venire a Roma e li abbiamo ospitati a casa nostra. Abbiamo parlato del loro progetto. Ho scritto la musica. L'abbiamo registrato. Devo dirvi che in alcuni concerti suono il tema del pianoforte, ma non domani.
LdN: Se dovessi indicare la colonna sonora di cui sei più orgoglioso, quale sarebbe, Fabio?
FF: È impossibile (ride) ma ti rispondo. C'è un film di Lucio che era un po' povero, è vero, era Manhattan Baby. Ma sai, si svolge in parte in Egitto e io ho sempre amato l'Egitto anche se non ci sono mai stato. Ma quando ho visto le immagini del film, l'ho adorato. Devo dire che i musicisti con cui suono al momento amano questa musica, così come la musica di Blastfighter.
LdN: E ora, se dovesse nominare un brano meno conosciuto della sua musica da scoprire assolutamente?
FF: Bellissima! Adoro questa domanda. Ci sono aspetti della mia vita di musicista che nessuno conosce. È abbastanza normale. Tutti conoscono il mio lavoro con Fulci o Fantozzi in Italia, per esempio, ma se si considera che lavoro ogni giorno da cinquant'anni, ho fatto un sacco di musica. Quindi le darò due risposte.
Non so se lo sa, ma ho scritto diversi balletti. Ero amico di una prima ballerina russa per la quale ho scritto sei balletti su testi di Steinbech. Poi, qualche anno dopo, è diventata direttrice dell'Accademia di danza di Roma e mi ha chiesto di fare qualcosa di impossibile. Sapete che Tchaikovsky ha fatto il "Capriccio italiano", in cui racconta la storia dell'Italia a modo suo, con le indimenticabili melodie antiche (canta diverse arie), quindi lei voleva che componessi un nuovo capriccio italiano, ma come se foste in contatto con lui, come se poteste lavorare insieme. Così ci ho lavorato per sei mesi. Ho scritto qualcosa che fosse allo stesso tempo classico e moderno. C'è il ritmo, la grande orchestra. La suite dura quaranta minuti ed è stata registrata presso la S.I.A.E. con i nomi di Frizzi e Tchaikovsky. Perché in questa composizione c'è un continuo avanti e indietro tra cose sue e cose mie.
Poi, sai, ho iniziato come chitarrista e ho scritto sette preludi per chitarra e ho anche composto temi per strumenti classici a 12 e 6 corde basati su poesie di Lovecraft. Mi piacerebbe che la gente ascoltasse anche questo.
LdN: Qualche domanda sul progressive rock, che lei cita come prima influenza musicale. Innanzitutto, come vede questo stile musicale oggi rispetto a quello che si faceva negli anni Settanta?
FF: La mia prima vita è stata caratterizzata da Bach e dai Beatles. Barocco e pop. Ma mio fratello Fabrizio amava gruppi come i Genesis. C'era anche Fabio Pignatelli che, prima dei Goblin, suonava in un gruppo che faceva gli Yes. Quindi l'ho ascoltato così e poi a poco a poco me ne sono innamorato. Quindi sono felice che oggi ci siano persone che vogliono andare avanti. Molti di questi musicisti mi contattano per farmi ascoltare quello che fanno, ma non posso essere io a giudicare. Ma in realtà credo che all'epoca ci fossero così tante cose belle che, quando posso, ascolto ciò che è stato fatto negli anni Settanta e che mi è piaciuto molto.
LdN: Quali sono i tre album di rock progressivo che metteresti nella tua top 3?
FF: In the court of the Crimson dei King Crimson, The Yes Album degli Yes e poi Pictures at an Exhibition di Emerson, Lake and Palmer. Ho riascoltato quell'album una settimana fa per un'illustrazione musicale che sto facendo in Italia e per la quale il regista voleva che la musica fosse ispirata a Mussorgsky. Erano dei geni. Hanno fatto cose incredibili.
LdN: Domani eseguirai il tuo spettacolo completo Frizzi 2 Fulci audio/suono e video proiettato. Sente di aver dato alle sue composizioni una vita diversa e una nuova dimensione? Forse ha fatto degli arrangiamenti speciali per queste esibizioni dal vivo?
FF: Credo che la musica suonata sia la vera musica. Sai, la musica rinasce ogni giorno. Quindi diciamo che Frizzi 2 Fulci è un'esperienza incredibile perché i giovani musicisti, che hanno quarant'anni, si sentono gli interpreti ufficiali, autentici, della mia musica. Inoltre, hai ragione, ho già dovuto riscrivere alcune musiche perché non ho le partiture originali, quindi questi musicisti stanno davvero facendo propria questa musica, che è la mia musica. Sai, la crisi dei diritti ci ha costretto a tornare sul palco. Normalmente, un vecchio musicista dovrebbe vivere dei suoi diritti. Per noi musicisti, Internet ci ha portato molto, ma soprattutto ci ha tolto molto.
vendredi 12 juillet 2024
Ciro Perrino : L'isola
La tracklist:
| 1 | Ascolta Il Silenzio | 2:55 | |
| 2 | Ascolta L'Acqua, Il Vento , I Tuoi Passi | 3:08 | |
| 3 | Nel Silenzio Accetti E Comprendi | 2:32 | |
| 4 | Nel Silenzio Accogli Tutto | 2:27 | |
| 5 | Il Silenzio E' Il Linguaggio Dell'Amore | 2:58 | |
| 6 | Il Silenzio E' La Pace Dell'Io | 2:10 | |
| 7 | Il Silenzio E' Musica E Armonia | 2:34 | |
| 8 | Il Silenzio E' Verità E Preghiera | 2:24 | |
| 9 | Nel Silenzio Incontri Il Maestro | 2:39 | |
| 10 | Nel Silenzio Respiri Dio | 3:12 | |
| 11 | Ogni Viaggio Comincia Da Vicino | 3:04 | |
| 12 | I Muri Sono Nella Mente | 3:02 | |
| 13 | Apri il Tuo essere | 2:15 | |
| 14 | Il Momento E' Ora, Qui, Adesso | 3:07 | |
| 15 | Abbandoma L'Io E Il Mio | 2:34 | |
| 16 | Accettati, Cresci, Matura | 2:40 | |
| 17 | Sii Semplice, Sii Te Stesso | 2:04 | |
| 18 | Il Saggio Sbaglia E Sorride | 2:14 | |
| 19 | Se Arrivi A Essere Ciò Che Sei, Sei Tutto | 2:37 | |
| 20 | Quando Sei Consapevole Il Viaggio E' Finito | 3:23 |
Violons: Paolo Andreoli, Ilaria Bruzzone, Andrea Cardinale, Damiano Cottalasso, Sara Diano, Daniele Guerci, Chiara Noera, Roberto Piga, Alessandro Sacco, Susanna Traverso
Violoncelles: Marianna Carli, Federica Vallebona
Basse: Giovanni Chiaramonte
Flûte: Maura Bruzzone
Hautbois et cor anglais: Davide Fiorentini
Clarinettes et clarinette basse: Maura Gandolfo
Basson: Claudio Matteo Severi
Cor: Roberto Spanu
Trompette: Salvatore Lavena
Guitare acoustique: Mauro Bonelli
Percussions: Dado Sezzi
Chant: Valeria Bruzzone, Claudia Sanguineti
Piano: Marco Canepa
Je ne résiste pas au plaisir de mettre ici le commentaire de Ciro Perrino, avec toute mon admiration : "Cher Louis, tu m'as vraiment fait une merveilleuse surprise en me souvenant de mon projet solo qui date maintenant de plus de 20 ans. En fait, c'est en 1998, après un de mes concerts où je présentais mon album solo "De Rerum Natura" interprété avec un petit orchestre symphonique, que lors d'une visite sur l'île, je suis tombé amoureux de ces vingt pensées qui dessinaient le chemin autour des murs du monastère. Pour ceux qui souhaitent l'écouter, je signale ce lien : https://ciroperrino.bandcamp.com/.../ciro-perrino-lisola... Mais aussi cette version : https://ciroperrino. bandcamp.com/album/ciroperrino-lisola-small-ensemble-version que j'ai édité au bout de 5 ans mais pour un petit ensemble beaucoup plus rythmé et sans cordes. Et que j'ai présenté, dirigeant moi-même les ensembles musicaux, à l'occasion de différents concerts sur l'île et au bord du lac, aussi bien en version orchestrale qu'avec un petit ensemble. Une partie de ma famille d'origine, outre la France, vient de cette région si fascinante et regorgeant de lacs magnifiques. MERCI vraiment Louis ! C'est vraiment un beau cadeau !"
jeudi 20 juin 2024
Prowlers : Orchidea
Orchidea se présente comme un voyage sonore qui alterne les moments d'exaltation avec d'autres nettement plus sereins. Ainsi les chansons rock ("Universi paralleli", "Il bao della luna") sont entourés par des compositions acoustiques ("Clorofilla", "Non sei mai andato via"), avec pour équilibrer le tout des mi-tempos de haute volée comme " "Bocche d'ambra".
Arrêtons-nous sur deux morceaux particuliers.
Tout d'abord ,"Non sei mai andato via" qui est une très belle chanson nostalgique écrite en hommage à Marco Premoli, le premier bassiste du groupe, décédé prématurément. La chanson est un hommage émouvant de ses amis, qui mêle mélancolie et espoir, représentant un moment de réflexion et de célébration de la vie de Marco à travers la puissance évocatrice de la musique.
L'autre piste incontournable est la longue suite "Ultimo Viaggio". Il s'agit d'une œuvre complexe organisée, comme il se doit, en plusieurs mouvements. La tradition prog est ici respectée et l'on peut savourer vingt minutes d'un rock progressif amené à son meilleur niveau, avec des changements réguliers de tempo, des passages oniriques quasi irréels et une profusions de mélodies complexes et envoutantes. Chaque mouvement de la suite est un chapitre d’une histoire musicale qui transporte l’auditeur à travers des paysages émotionnels et sonores uniques. Le tout est porté par ces entrelacs de voix de femmes, cette "partie féminine" qui reste une caractéristique forte du groupe dont la musique est incontestablement marquée par la forte personnalité artistique de Laura Mombrini.
Avec ce septième album, le groupe impose à nouveau sa sérénité et une forme de force tranquille qui lui est propre. Orchidea est un album qui confirme non seulement la maîtrise technique et créative des membres de Prowlers, mais aussi leur capacité à toucher le cœur des auditeurs avec des thèmes profonds et sensibles. Chaque piste est une partie indispensable et indissociable d’une plus grande mosaïque, qui combine l’énergie du rock électrique avec la délicatesse des ballades acoustiques, offrant un voyage musical, mais aussi une expérience introspective, qui ne peut que charmer et ensorceler l'auditeur qui veut bien prendre le temps d'écouter tranquillement cette œuvre.
Le groupe : Alfio Costa (claviers), Laura Mombrini (chant et chœurs), Fulvio Rizzoli (guitares et Bouzouki), Roberto "Bobo" Aiolfi (basse), Marco Freddi (batterie et percussions), Cristina Lucchini (chant et chœurs).
La tracklist :
- Orchidea
- Universi Paralleli
- Clorofilla
- Il bao della luna
- Bocche d'ambra
- Ultimo viaggio
- Non sei mai andato via
mercredi 12 juin 2024
Barock Project : Time Voyager (trad. IT)
Luca Zabbini è uno dei musicisti italiani più dotati della sua generazione. Da tempo (oltre quindici anni) lo ha ampiamente dimostrato con il suo gruppo Barock Project e ora da solista. La partecipazione alla PFM, per quanto gratificante, gli ha permesso soprattutto di aumentare il suo profilo collaborando con un gruppo di fama internazionale, perché per quanto riguarda il suo talento, il ragazzo aveva già dato prova di sé in precedenza. Va detto che da Misteriose voci del 2007 la discografia dei Barock Project, composta da sei album in studio, è impeccabile, con una preferenza, per quanto mi riguarda, per Coffee in Neuköllhn.
Time Voyager
Fin da "Carry on", i Barock Project fissano l'asticella con questo brano che mescola abilmente un ritornello medievale con un suono rock molto simile a quello del suo tempo, alla maniera di Ian Anderson, ma dove i Barock Project fanno subito la differenza è con questa dimensione sinfonica che porta il brano a vette insospettabili, per non parlare di un'incredibile sequenza strumentale che fa a pezzi tutto ciò che incontra sul suo cammino. L'ascoltatore è pronto per quello che verrà. E quello che segue è "Summer set you free", un rock FM ad alta quota che ti mette con le spalle al muro ed è un vero e proprio richiamo per la folla. Ma non aspettatevi un monolite in stile americano, perché i Barock Project sono sempre molto più sottili. L'atmosfera cambia con la più cupa e pesante "An ordinary day's odyssey", con i suoi due bellissimi passaggi malinconici, il primo guidato dal pianoforte, come dovrebbe essere, e il secondo orchestrato, che è l'outro. Con la sua perfezione formale, questo brano è una vera e propria lezione per tutti quei gruppi che da trent'anni si sono fatti strada in un bagno di neo prog senza trovare una via d'uscita (mi farò dei nuovi amici!).
Con "The lost ship tavern", il violino non c'è, ma restate sintonizzati perché ancora una volta le parti strumentali riservano delle belle sorprese. "Voyager" è uno dei due brani che abbiamo potuto ascoltare in anteprima. È piuttosto vicino nella forma a quello che Luca ha prodotto all'inizio di quest'anno con il suo album solista (Cinematic Stories). Ma con la voce e alcune parti più rock, il brano di otto minuti assume una dimensione completamente nuova. "Morning Train" è una canzone che scorre. Semplice all'apparenza, è in realtà sorprendentemente vivace, raggiungendo il suo apice con la lunga sequenza strumentale che rivela una delle evidenti influenze di Luca: il rock barocco dei Queen. Cosa dire della jazzata FM "Propaganda", con il sassofono in evidenza per l'occasione, se non che ancora una volta Luca Zabbini (ed Eric Ombelli, che ha co-scritto il brano) non fanno come tutti gli altri. Potrebbe suonare come molte band statunitensi, a partire dai Toto, ho scritto "potrebbe", ma no, questo è il Barock Project che si diverte a fare swing con un grande suono. "Shybuia 3 A.M." presenta per la prima volta nell'album la voce solista di Luca Zabbini. Il brano ricorda un po' l'assolo di Sting. "Lonely girl" è senza dubbio il brano meno memorabile dell'album, forse un po' troppo polivalente, ma è comunque piacevole da ascoltare, perché Luca riesce a evitare ogni sdolcinatezza, anche quando la canzone è piena di romanticismo. Luca ha insistito per eseguire lui stesso "Mediterraneo", e posso capire perché. C'è qualcosa di molto personale in questa canzone che, con un arrangiamento leggermente diverso, suonerebbe come... PFM. In ogni caso, consiglio l'ultima parte del brano perché è lì che la band fa la differenza e lascia tutti in sospeso. "Kyanite jewel" è una composizione del solo Ombelli (per la cronaca, Zabbini ha scritto tutte le altre musiche) e in effetti c'è una netta differenza di stile, con un accompagnamento di chitarra più folk, ma questo non toglie nulla all'album nel suo complesso, anzi, perché questo brano aggiunge un tono diverso, con l'aggiunta di un sorprendente passaggio di danza ellenica che vede protagonista il bouzouki.
L'atmosfera cambia drasticamente nella traccia finale, "Voyager's homecoming", che riporta l'ispirato e brillante rock barocco che è proprio della band, confermando che non stanno usurpando il loro nome. Va detto che per "Voyager's homecoming" la band ha tirato fuori tutte le carte in regola. Anche se il brano suona come prog metal, diventa presto chiaro che il pezzo sarà molto più approfondito e complesso di quanto non sembri, con diverse biforcazioni in stili diversi. In effetti, questo brano è incredibilmente ricco. Le idee contenute in questo brano basterebbero da sole a creare un intero album (mi vengono in mente alcuni nomi, ma non li svelo!). Luca Zabbini dimostra una vera e propria abilità nel mescolare generi musicali diversi con sconcertante facilità, per poi concludere con una pepita perfettamente omogenea. E qui lo dimostra ampiamente ancora una volta.
Come ho accennato all'inizio di questa recensione, i Barock Project hanno realizzato finora solo ottimi album, e ognuno può avere una preferenza per una registrazione o un'altra (Coffee in Neukölln per me), ma ciò che è certo è che con Time Voyager la band sta rasentando l'eccellenza, che posso riassumere nella seguente formula: "Time Voyager, Luca Zabbini & Barock Project at their best in 2024".
Band : Luca Zabbini, Eric Ombelli,
Marco Mazzuoccolo, Alex Mari, Francesco
Caliendo
Ospiti : Alessandro Bonetti, Manuel Caliumi
Tracklist :
1. Carry On 2. Summer Set You Free 3. An Ordinary Day's Odyssey 4. The Lost Ship Tavern 5. Voyager 6. Morning Train 7. Propaganda 8. Shibuya 3 A.M. 9. Lonely Girl 10. Mediterranean 11. Kyanite Jewel 12. Voyager's Homecoming
Time Voyager è stato pubblicato il 3 giugno 2024. Ecco alcuni link che potrebbero interessarvi: il sito web del Barock Project e la piattaforma CDCLICK per ordinare il CD.
lundi 23 octobre 2023
Le Orme ...and friends !
Bien, évacuons tout de suite l'histoire du coffret 3 CD. Le 2ème CD appelé "friends" (qui correspond au 2ème vinyle) présente une partie de titres (5) composés par Tony Pagliuca et une autre avec des versions plus ou moins anciennes de chansons (5) sur lesquelles on trouve des membres qui ont joué dans Le Orme (Tony Pagliuca, Tolo Marton, Francesco Sartori, Jimmy Spilateri) avec des exécutants variés. Bon à la rigueur pourquoi pas, il y a plusieurs titres sympas comme "Partire", "La mia Musica" (une chute de la via della seta ?), "The waiting" et surtout "Al mito orme", mais franchement l'intérêt de certains morceaux dans un coffret estampillé Le Orme me paraît limité ("Prologo", "Valzette") voire hors sujet ("L'indeciso", "Adamo dove sei", "Fly fly my friends", "If I could go back"). Le 3ème CD (pas d'équivalent en vinyle cette fois) contient des titres de formations "amies". A part le fait que pour une bonne partie, ce sont des musiciens que j'apprécie, je ne vois carrément pas le rapport puisqu'il ne s'agit pas de chansons de Le Orme interprétées par ces groupes mais bien de morceaux apportés par eux et déjà connus de surcroît. Ah si, il y a un rapport ! Ce sont tous des groupes de l'écurie Ma.Ra.Cash. J'espère que vous suivez toujours car moi je m'y perds un peu. Nous en arrivons donc au CD 1 (ou au 1er vinyle) qui s'intitule Il Leone e la Bandiera. De là à en conclure qu'il s'agit de l'album principal, il n'y a pas de doute ! De là à supputer que le coffret 3 CD ou sa version double vinyle édition limitée ne sont que les deux facettes d'une opération marketing destinée à vendre le produit plus cher (28 euros pour le coffret 3 CD, 60 euros pour le double vinyle), il n' y a qu'un pas. A vous de juger. Moi je vais me concentrer sur l'histoire du drapeau de Venise qui arbore fièrement le Lion de la place Saint Marc symbole de la puissance et du rayonnement de la république vénitienne.
L'écoute d'Il Leone e la Bandiera. démarre par une ouverture qui rassure sur la direction prise. C'est bien le son Le Orme que l'on entend et je dois avouer que cette introduction est plutôt dynamique. "Acqua di luna" permet de faire connaissance avec Luca Sparagna, le nouveau frontman du groupe. Sa voix est effectivement très proche de celle d'Aldo avec par contre moins de puissance. Mais la ressemblance reste troublante. Le morceau est beau et n'a clairement rien à envier aux chansons pop écrites par Aldo. "Ferro e fuoco" démarre sur un intrigant chorus d'orgue Hammond, la section rythmique entre rapidement en action et le groupe déroule ensuite jusqu'au chant de Luca qui passe en mode rocker. Étonnant mais très réussi. Les arabesques jouées au synthé par Michele Bon sont du pur Le Orme. Le Orme dans un exercice de hard swinguant, c'est pour le moins réjouissant. "Lucciole di Vetro" est une très belle chanson enlevée, sûrement une des perles de cet album qui peut sans honte rejoindre les grandes compositions romantiques d'Aldo. "L'alba della Partenza" est un croisement réussi entre le style Le Orme et celui d'E.L.P.. Il semble que Michele Bon se soit vraiment fait plaisir sur ce morceau. Imperceptiblement, au fil des pistes, la voix de Luca Sparagna affirme sa personnalité ce qu'il confirme d'ailleurs également sur "Rosa dei Venti" avec sa ligne mélodique sublime reprise en fin de morceau par un chœur mixte le transformant en hymne. L'album se termine par l'énorme instrumental "Caigo" construit en forme de happening, titre dans lequel on distingue facilement la patte de Michele Bon qui rappelle ce qu'il avait apporté au groupe pour les albums Elementi et L'infinito. J'en profite pour décerner une mention spéciale à Luca Sparagna qui assure comme un chef et pas seulement sur cet album car pour l'avoir entendu en concert il fait vraiment le job avec classe. Et Dieu sait que remplacer dignement Aldo Tagliapietra à la fois à la guitare, à la basse et surtout au chant n'est pas un rôle facile. Luca Sparagna, lui, se hisse au niveau de son illustre prédécesseur sans problème !
Ce nouvel album de Le Orme est en fait excellent. Le meilleur pour moi depuis le départ d'Aldo en 2008, çà ne fait aucun doute car si La Via della seta (2011) était également très bon, il ne présentait pas le même niveau d’homogénéité que ce Il Leone e la Bandiera qui, en outre, n'a pas de moments faibles. Je ressens même une forme de régénération avec le sang neuf apporté par Luca Sparagna qui est, désolé de me répéter, la très belle surprise de ce disque. L'homme du match en quelque sorte ! Cet album se suffisait donc à lui-même. Alors quel besoin y avait-il de rajouter ces autres titres, franchement ?
CD 1 : Il Leone e la Bandiera
1. Ouverture
2. Acqua di Luna
3. Ferro e Fuoco
4. Lucciole di Vetro
5. L'alba della Partenza
6. Rosa dei Venti
7. Caigo
CD 2 : Friends
(feat. Tony Pagliuca)
1. L'Indeciso
2. Partire
3. Adamo Dove Sei
4. Prologo
5. Fly Fly My Friends
(feat. Tolo Marton, Jimmy Spilateri, Francesco Sartori)
6. The Waiting
7. If I Could Go Back
8. Valzette
9. La mia Musica
10. Al Mito Orme
CD 3 : Ma.Ra.Cash team
1. Il Mio Capitano (The Trip)
2. Prog Garden Medley (Osanna)
3. The Mask (Mangala Vallis)
4. 21.12.12 (Mangala Vallis)
5. Tango Zoppo (Divae Project)
6. La Città Sotile (Divae Project + Gianni Nocenzi)
7. Just You and Me (Moongarden)
8. Lava Bollente
9. E Nata Una Stella (Sezione Frenante)
10. Sleeping Sand, Silent Cloud (Monkey Diet)
11. Salto nel Buio (Le folli arie)
12. Sirima (Tal Neunder)
lundi 11 septembre 2023
Julius Project : intervista e scoop ! (IT)
Incontro in occasione del festival al Veruno 2023 con il team di Julius Project (quasi al completo) per tornare all'incredibile avventura del primo album (Cut the Tongue) e per rievocare anche un nuovo album. Intervista con (da sinistra): Marco Croci, Paolo Dolfini, Dario Guidotti, Filippo Dolfini, Giuseppe Chiriatti. Salvo diversa indicazione, alle domande risponde Giuseppe Chiriatti (aka Julius Project).
Iniziamo riprendendo la recensione pubblicata su “Le Petit Monde du Rock Progressive Italien” quando Cut the Tongue è stato pubblicato nell'agosto 2020. Cosa ne pensi?
È ancora sorprendente rileggere queste parole tre anni dopo l'uscita di Cut the Tongue. Provo una certa forma di incredulità e anche molta emozione. Tutto questo è ben oltre ciò che immaginavo, mi chiedo persino come sia stato possibile. È come un sogno diventato realtà.
Con le tue due figlie alla voce (Bianca e Martina), con Paolo Dolfini alle tastiere e suo figlio Filippo alla batteria, alla fine Julius Project non sarebbe un po' una storia di famiglia?
È una storia di famiglia ma anche una storia di amicizie e ora, con gli amici musicisti che si sono aggiunti, è una grande famiglia. E anche se siamo fisicamente e geograficamente lontani, ci sentiamo davvero come se fossimo tutti connessi gli uni agli altri. Quindi sì, è una storia di famiglia allargata!
Alla fine questo album, Cut the Tongue, è forse più compiuto e più riuscito che se fosse stato realizzato 45 anni fa come previsto!
Assolutamente, è sicuramente meglio di 45 anni fa per due motivi principali. Il primo motivo è che in quel periodo l'album sarebbe uscito intorno al 1981, quindi molto oltre rispetto al periodo d'oro del prog. C'erano già nuove tendenze musicali come la New Wave, quindi ci sarebbe stato il rischio che sarebbe stato un disco vecchio e superato. Poi, 45 anni fa non avrei avuto l'opportunità di avere i musicisti che sono nel disco e dal punto di vista tecnico non avrei avuto conoscenze sufficienti.
Perché hai scelto di cantare in inglese e non in italiano?
Alla fine degli anni '70 ascoltavo principalmente musica cantata in inglese, mi piaceva il suono del canto in inglese. Inoltre ho sempre avuto difficoltà a trovare le parole giuste in italiano per scrivere i testi e abbinarli alle melodie e alla musica che avevo in mente. Per me è stato alla fine più facile e normale trasporre le emozioni e le idee che volevo esprimere in inglese. Naturalmente, i testi sono stati poi revisionati da persone che parlavano correntemente la lingua.
Inoltre, non ci sono molti toni specifici del rock progressivo italiano in questo album, che suona molto anglosassone. Quali sono le influenze di Giuseppe Chiriatti?
All'epoca ascoltavo molto band inglesi come Genesis, Yes, Van der Graaf Generator, e anche le band italiane che ascoltavo come Banco del Mutuo Soccorso e soprattutto Premiata Forneria Marconi erano molto legate al rock progressivo inglese. Quindi l'impronta proveniva da lì. Ma sono anche sensibile alla tradizione melodica italiana, soprattutto nel canto. Quindi cerco di prendere queste radici italiane e la melodia italiana nel canto.
Paolo: In realtà è un prog ispirato al prog inglese con profonde radici nella melodia italiana.
Ci sono un sacco di grandi brani in questo album, in realtà tutto è meraviglioso, ma ti dico che per me "I see the sea" è sopra gli altri, come se Rick Wakeman e Renaissance avessero fatto questa canzone insieme, un'impressione che è confermata con "Glimmers" (per Renaissance).
"I see the sea" è un brano che è stato composto di getto al pianoforte. Come spesso accade, all'inizio è un'idea che poi si è arricchita in seguito. Quindi il paragone con Rick Wakeman lo prendo volentieri ovviamente, grazie. Per i Renaissance, è lo stesso, è un'influenza che è passata nella composizione. "Glimmers" è stato un brano più difficile da comporre ed è nato in un momento di grande sofferenza emotiva.
Per le scelte che abbiamo fatto, ha contato molto il modo di cantare. Per "Speed kings" serviva una voce rock e Marco poteva cantarla, mentre per "You need a prophet" serviva una voce più modulata.
Dario (ride): La mia voce assomiglia a quella di Jim Morrison!
A proposito, il brano "Cut the tongue" è stato composto con l'idea di far cantare Richard Sinclair o è venuta dopo?
Ho scritto questa canzone appositamente per Richard Sinclair e con l'idea che l’avrebbe cantata lui.
Ho sempre amato il rock ma non so se sarei in grado di fare un intero album del genere.
Paolo: come arrangiatore, posso dirti che questo è uno dei pezzi che abbiamo modificato di meno. Non abbiamo quasi toccato nulla, ma ovviamente abbiamo aggiunto una potente sezione ritmica suonata da Marco e Filippo.
Paolo: molte persone, amici ma non solo, ci hanno detto che bisognava ascoltare l'album più volte per apprezzare bene tutto.
Una domanda per Filippo: come ci si sente a suonare su un album di vecchi?
(risate da tutta la squadra) Filippo: ho iniziato a lavorare sul materiale nel 2015, quindi avevo 24 anni. E la cosa che mi ha convinto è che la musica non suonava vecchia!
Era previsto di fare un secondo album o è stato l'interesse per Cut the Tongue che ha innescato il numero 2?
Quindi è ancora un concept album?
Senz’altro. E’ il concept del primo album che continua nel secondo album per raccontare il resto della storia.
Questa volta non c'erano composizioni in un cassetto della casa?
No, è tutto nuovo. Beh, quasi.
Vale a dire? Chi ha composto la musica e i testi? È un album più collettivo?
Paolo: Ci sono alcune collaborazioni su parti strumentali nate da idee che io e Marco avevamo sviluppato con il nostro gruppo tra il 1980 e il 1985, quindi sono elementi che non provengono dal prog degli anni '70. Alla fine, dovremo vedere come questo si inserirà nel tutto.
L'altro punto importante è che questo album lo abbiamo iniziato insieme dall'inizio, mentre il primo era di fatto già pronto. Per Cut the tongue, è stato più un lavoro in termini di arrangiamenti e di ricerca dei musicisti.
Ma senza dubbio l'80% delle musiche di questo nuovo album sono di Giuseppe, così come tutta la storia è interamente di Giuseppe. Pertanto non può essere considerato un lavoro collettivo.
Troveremo lo stile musicale del Julius Project (un pop rock progressivo ipermelodico con questo lato rock opera) o c'è qualcosa di nuovo?
Sarà un po' nuovo ma non così tanto. Siamo piuttosto in continuità. La matrice infatti rimane la stessa.
Chi suona e chi canta in questo album? È la stessa squadra di musicisti o ci sono nuovi relatori?
Sì, sono fondamentalmente gli stessi, ma non ti diremo tutto (risate). Quello che possiamo dirti è che ci sarà anche un nuovo musicista, un chitarrista di 35 anni con il quale avevamo già avuto contatti attraverso il nostro club italiano di appassionati di Hammond di cui facciamo parte io e Paolo, e il cui batterista ufficiale è Filippo! Ci è sembrato carino offrirgli di collaborare con noi. Inoltre, è un grande musicista che è stato entusiasta di unirsi a noi. Suonerà su due o tre pezzi.
Ci sono sorprese?
Sì. Rimane un segreto ma quello che possiamo dirti è che si tratta di un pezzo che viene dal passato.
Ultima domanda: qual è il futuro di Julius Project?
Speriamo che il nuovo album possa essere pubblicato per maggio/giugno del prossimo anno. Naturalmente, ci piacerebbe anche suonare dal vivo. Ne abbiamo fatto uno a gennaio a Lecce e la speranza sarebbe quella di fare un concerto altrove.
Un'ultima parola?
Ci dispiace che Bianca non sia potuta venire in modo da essere al completo. Un grande grazie a te Louis per questa intervista che è una vera opportunità per noi.
Veruno, 2 settembre 2023
mardi 10 janvier 2023
La Maschera Di Cera : tournée 2023
Très belle nouvelle avec cette annonce de la tournée des vingt ans + 1 (!) de La Maschera Di Cera. On parle ici d'une formation qui a marqué le prog italien de son empreinte en produisant six albums importants dont les sorties se sont étalées entre 2002 et 2020 avec au passage un point haut en 2013 (déjà !) avec Le Porte del Domani s'inspirant (au moins pour la pochette) de Felona e Sorona, l'album mythique de Le Orme. Le noyau dur de cette formation est constitué de Fabio Zuffanti, d'Agostino Macor et d'Alessandro Corvaglia. Plusieurs autres musiciens ont fait partie du groupe à commencer par le flûtiste Andrea Monetti qui était encore là en 2014 pour le concert en mai à Gênes avec Maurizio Di Tollo à la batterie et Laura Marsano à la guitare électrique mais ... sans Fabio Zuffanti remplacé pour l'occasion par Gugliemo Mariotti. La raison étant que Fabio devait prendre l'avion le même jour pour le Quebec où il devait jouer avec son ZBand (La Quarta Vittima). J’avais parlé longuement avec Fabio qui m'avait indiqué que La Maschera Di Cera c'était probablement fini. La suite a montré qu'il avait changé d'avis. Tant mieux ! L'album S.E.I. est arrivé en 2020 et son contenu a démontré qu'il fallait toujours compté avec La Maschera Di Cera
Les dates ne sont pas encore toutes fixées, mais il s'agit d'une tournée solide avec des concerts programmés en Italie (un pour l'instant, d'autres vont être annoncés bientôt), en Angleterre, au Québec. Mais surtout, nous aurons la chance de voir le groupe en Belgique (au Spirit of 66) et en France (çà c'est plus inattendu). Pour avoir vu plusieurs fois ce groupe sur scène, dans différentes configurations, je dois avouer qu'il se passe quelque chose à chaque concert au niveau de l’ambiance. En live, la musique de La Maschera Di Cera dégage un je ne sais quoi d'intense créant ainsi un univers envoûtant. Si vous pouvez attraper au moins un concert, faites le, vous ne seras pas déçu !
vendredi 16 septembre 2022
Banco del Mutuo Soccorso : Orlando, le forme dell'amore
La tracklist :
1. Proemio
2. La pianura rossa
3. Serve Orlando adesso
4. Non mi spaventa più l'amore
5. Non serve tremare
6. Le Anime deserte del mondo
7. L'isola felice
8. La Maldicenza
9. Cadere O Volare
10. Il paladino
11. L'amore accade
12. Non credere alla luna
13. Moon suite
14. Come e successo che sei qui
15. Cosa vuol dire per sempre
Le groupe : Vittorio Nocenzi (piano, synthés, chant), Filippo Marcheggiani (guitares, chœurs),Nicola Di Già (guitares), Marco Capozi (basse), Fabio Moresco (batterie), Tony D'Alessio (chant)
Viola Nocenzi, la fille de Vittorio, chante sur "L'amore accade" et l'album a été écrit (musique et paroles) avec Michelangelo, le fils de Vittorio. Ce qui fait que cet album ressemble quand même pas mal à une affaire de famille !
mercredi 17 août 2022
Jerry Cutillo (O.A.K.) : intervista (IT)
LdN : Hello Jerry
Prima di tutto, grazie per la costante qualità della tua produzione musicale. A
partire dal 2015, tutti i tuoi album usciti con il nome O.A.K., sono stati
highlights.
Jerry : Ti
ringrazio Louis e devo ammettere che nonostante io abbia formato gli O.A.K. nel
1993 (a proposito, sei ufficialmente invitato a quello che sarà l’evento
celebrativo per i 30 anni delle Oscillazioni Alchemico Kreative), è soltanto
negli ultimi dieci anni che ho trovato la mia ragion d’essere nel panorama prog
internazionale.
Volevo sapere, «The Lucid Dreaming... » è il primo capitolo di una nuova
trilogia?
Spero
di no (ride). Nei
sei anni a partire dal 2014 sino al 2020, ho impiegato tutte le mie forze nel
progetto relativo alla trilogia a cui ti riferisci. E nonostante sia successo
di tutto, intendo dire false partenze, imprevisti, equivoci, incomprensioni,
cambi di programma, cambi di formazione, astuzie, inganni, tracolli economici e
problemi tecnici, sono riuscito a portare a casa il risultato. Avevo il 90% di
probabilità di non realizzarne neanche uno dei capitoli della trilogia. Ma,
evidentemente, i personaggi narrati nei solchi dei tre album spingevano per
riemergere dagli abissi del tempo con la precisa volontà di tornare a gridare
le loro idee rivendicando le ingiustizie di cui sono stati vittime nella loro
vita. Tornando
alla tua domanda, piuttosto che il primo capitolo di una nuova trilogia,
preferisco pensare che “Lucid dreaming…” sia il quarto capitolo di una
quadrilogia.
Perché sei così affascinato da Nikola Tesla?
Nikola Tesla è entrato a far parte della mia grande famiglia di geni sfighati (perdant) nei quali mi riconosco; non certamente nella loro genialità… piuttosto, nella loro sfortuna (ride).
In
Tesla ho trovato più di un’analogia con altri personaggi da me precedentemente
“investigati.” Una sorta di
reincarnazione della stessa materia spirituale. A questo aspetto aggiungerei
anche l’epilogo che accomuna i personaggi da me trattati; vale a dire la loro
triste fine. E non trovo alcuna differenza tra una morte sul rogo, un
annichilimento totale causato da tortura o un isolamento provocato da una
deliberata e premeditata indifferenza. Tesla è stato un inventore
rivoluzionario, indubbiamente uno tra i più importanti della storia della
civiltà ma, curiosamente, anche il meno presente nei libri di Storia.
3)Cosa ne pensi del marchio Tesla oggi e del suo capo Elon Musk?
Elon
Musk è un personaggio controverso.
Quando ingenti risorse economiche finiscono per essere capitalizzate da
un pugno di magnati con un potere di acquisto illimitato, il pericolo per il
resto del pianeta è evidente. A Musk gli attribuisco uno stile cognitivo trasversale rispetto ai canoni e mi
incuriosiscono le sue visioni futuriste (Neuralink, Space X) e le sue idee
sull’ambiente (la produzione di automobili elettriche, appunto le Tesla).Ma
nonostante Musk sia uno tra i maggiori protagonisti di questo secolo, non
riesco a decifrarne la vera natura e le reali intenzioni. Temo piuttosto che si
tratti di un megalomane in perenne contraddizione, pronto a giocare con tutti
noi e con il mondo che ci appartiene. Ma non preoccuparti Louis, il mio
prossimo album non sarà dedicato a lui (ride).
Quanto ci hai messo a realizzare questo album?
Una
volta terminato l’album “Nine witches under a walnut tree,” nel 2020, ho
ripreso a scrivere il mio Rockbook “Come una volpe tesa a rubare nel cortile
delle voci.” Dopo circa sei mesi la mia concentrazione ha però deviato verso
qualcos’altro. Dopo
un primo contatto con Nikola Tesla ho riacceso i motori del Time Generator e ho effettuato
i consueti rituali di buon auspicio (ride). Ogni volta che inizio un nuovo
lavoro faccio la stessa solenne promessa; quella di realizzare il mio progetto
artistico con onestà intellettuale e spirito di abnegazione nel pieno
assolvimento del mio dovere d’artista.Per
realizzare “Lucid dreaming…?”Ci
sono voluti circa 18 mesi di ininterrotto lavoro.
Jonathan Noyce (basso) e David Jackson ormai non li presentiamo più perché sono parte integrante della tua squadra. Com'è nata invece la scelta di Alex Elena alla batteria che ha suonato tra l'altro con Bruce Dickinson?
Hai ragione. Con Jonathan e David c’è ormai un’affinità e un’intesa che fanno di loro i miei compagni di viaggio privilegiati. Potrei scrivere dozzine di aneddoti che li hanno visti protagonisti nelle mie recording sessions e uscite live a partire dal 2011. Stiamo ovviamente parlando di due top session men al servizio della musica ma a me piace pensare che quando coinvolti in un mio progetto, loro due abbiano la sensazione di ripetere un viaggio guidati dallo stesso menestrello apolide/story player con nel cuore tante formule musicali.
Per
quanto riguarda Alex Elena, devo invece essere grato al giornalista/dj Max Prog
Polis che nel dicembre scorso mi invitò a seguirlo nello studio di Alex per un
intervista. Fare la conoscenza di un batterista/musicista/produttore/fotografo
di livello internazionale come lui in una città arida di iniziative artistiche
(se si escludono quelle già predefinite dalle cosche) come Roma, è stata una
vera sorpresa. Alex sarebbe rimasto “parcheggiato” nella Capitale per un breve
periodo per fare poi ritorno a Los Angeles, dove vive e lavora. Un gran colpo
di fortuna trovarmelo quindi a pochi chilometri di distanza. A differenza di quanto
accaduto con David e Jonathan per i quali ero stato costretto a spostarmi in UK
oppure a intraprendere una fitta corrispondenza via mail, potei trasferire
tutto il lavoro da me precedentemente fatto sul suo computer. Insieme
trascorremmo il periodo festivo del Natale 2021 tra strumenti vintage,
compressori, riverberi, echi analogici, plugins e pelli di tamburo. Si, e
furono proprio quest’ultime a rivelarsi il vero punto d’incontro della nostra
collaborazione. Dopo un primo
approccio in regia di produzione, Alex orientò infatti il suo talento nella
registrazione delle parti ritmiche. I tempi dispari, gli accenti
e le dinamiche presenti nelle composizioni che avevo scritto richiedevano una
grande sensibilità ma Alex è riuscito a stupirmi creando un possente scheletro
ritmico sui quattro brani in cui è stato coinvolto. Quella con lui è stata una esperienza breve
ma intensa che spero si ripeta in futuro. Tra musicisti esperti si capisce
subito quando il contributo di un membro ha dato tutto quello che poteva dare e
continuare metterebbe a repentaglio l’identità del lavoro. Proseguii quindi il
lavoro nel mio home studio portandolo a termine con l’aiuto al missaggio e alla
masterizzazione da parte di Alex Cavallo e Andrea Cutillo.
Hai scelto, ancora una volta, diverse
cantanti (in realtà 3) tra cui Dorie, la figlia di David Jackson. Sono tutte
eccellenti. Quali sono esattamente i tuoi criteri di scelta?
Se ho la sensazione che un artista possa fare la differenza e scatenare una cascata di stimoli creativi per arricchire un progetto, non indugio a perseguirne il contatto. Altre volte, invece, accetto volentieri “suggerimenti.” Anche in questo nuovo lavoro sono stato particolarmente fortunato. Le tre vocalist hanno tutte contribuito a provocare brividi di piacere a me e agli ascoltatori. Due di loro mi sono state “consigliate” mentre la restante è stata invece una mia intuizione che mi ha fatto crollare in lacrime di estasi emotiva quando ho inserito il suo file vocale nel progetto. Ma non chiedermi chi delle tre essa sia (ride).
Nella set list, il secondo brano si chiama «Oscillation Alkemy Kreativity». Questo significa che hai approfittato di questo album per inserire il nome del tuo gruppo O.A.K. (Oscillazioni Alchemico Kreative) o è stato dall'inizio della formazione, cioè dal 1993, che avevi previsto tutto questo?
Il bassista del primo line up, Giovanni Quarta, una sera entrò in sala prove e disse: “Ho trovato il nome per la band.” Io e gli altri due della formazione ci guardammo incuriositi e chiedemmo:
“E quale sarebbe?”
“OAK.”
Ci guardammo di nuovo e aggiungemmo:
“E che significa?”
“Significa QUERCIA” rispose lui.
Quel nome ci piacque, e per un amante degli alberi come me sembrava di buon auspicio.
Quando poi mi trasferii per un periodo in Inghilterra, guardandomi intorno notai un tripudio di OAK: Royal Oak, Golden Oak, Oak farm hotel, Oak lodge, Indian Oak etc…solo per citarne alcuni (ride). Al mio ritorno a Roma rivolsi i miei dubbi agli altri componenti (che nel frattempo erano cambiati tre volte) decidendo insieme che OAK sarebbe diventato l’acronimo: Oscillazioni Alchemico Kompresse. Ma l’avventura non potè dirsi conclusa. In occasione di una serie di nostri concerti con ospite il guru della psichedelia Italiana Claudio Rocchi, lui osservò come l’aggettivo “Kompresse” lo limitasse da un punto di vista “astrale”. E come non dare ascolto ad un filosofo della hippy generation? Trascorsi notti insonni in cerca di un’idea per completare la terza parte dell’acronimo, poi finalmente si presentó alla mente “Oscillazioni Alchemico Kreative” (con la “K” tanto per rafforzarne l’idea). Con gli anni questa scelta si è rivelata sicuramente migliore delle precedenti, anche se le tre parole sono impronunziabili per un non madre lingua italiano. Nella semplificazione del linguaggio del Web poi, OAK rimane un termine super inflazionato. Giunti nel 2022, con l’alum “Lucid Dreaming…” vi è stata la mia chiara intenzione di sciogliere l’equivoco titolando la suite Oscillation Alkemy Kreativity o, se preferisci, Oscillations Alchimiques Krèatives.
Tornando al secondo titolo, «Oscillation
Alkemy Kreativity» è, fino ad
oggi, il brano dalla durata più lunga scritto da te (13 minuti 30). Questo
sequel in cinque parti fa appello ad altri in futuro?
Sto ricevendo numerosi apprezzamenti per
questa suite. Si
tratta in effetti di un concept nel concept. Un pò come giocare alle scatole
cinesi creando più dimensioni all’interno di uno stesso disco. Riguardo
invece ad eventuali altre composizioni future, devo ammettere di essere
attratto sia da uno stile ricco di eventi sonori con più frammenti che si
susseguono all’interno di uno stesso brano, sia da una modalità più sintetica
che presuppone un messaggio più conciso e di impatto. La canzone che rappresenta
l’estrema sintesi compositiva è, secondo il mio punto di vista, “God only
knows” dei Beach Boys. Ascoltandone la progressione armonica e la sua
conclusione, è indubbio come il brano si riveli esaustivo pur nella sua
apparente semplicità tanto da potersi definire una suite compressa. Un
ossimoro, ma non è forse più difficile esprimere qualcosa con poche note
piuttosto che con due facciate d’LP collegate insieme?
A livello di stile sento una netta evoluzione con molti meno riferimenti a gruppi conosciuti (Jethro Tull per esempio) e una volontà di proporre una musica più sinfonica e con più enfasi (più l'album avanza, più è evidente).
Per quanto concerne lo stile
di questo ultimo album posso sintetizzarne il percorso analizzando i sapori
psichedelico acustici di “Viandanze”, gli incubi gotici di “Giordano Bruno” e
le narrazioni prog/folk di “Nine Witches… “. Per concludere questo ciclo,
accanto all’elemento sinfonico ho voluto dare un colore elettrico alla mia
musica e quindi, a chi ispirarmi se non al mago della corrente alternata? Divagando
sul tema della domanda, devo confessarti che ogni volta che sento nominare i
Jethro Tull mi intristisco. Ian Anderson si è rivelato una grande delusione e
continua a incrinare una lunga e brillante carriera con concerti patetici.
Anche altre band di rock classico sembrano essere alle prese con crisi
creative, cambi di organico radicali, cause legali e tiri mancini e tutto
questo finisce per rendermi orfano di un sogno. Un sogno di cui starei provando
a conservare i semi, sapendo bene che quanto avvenuto 50 anni fa non potrà mai
più ripetersi. È forse nostalgia? Non
saprei, so soltanto che quando sono alla guida del mio Time Generator e navigo
attraverso i secoli, sono sempre attratto anche da nuove rotte senza paura di
perdermi oltre l’orizzonte degli eventi. Non è infatti da escludere che in un
prossimo disco io possa tornare a
cavalcare onde più avanguardiste, lontane dai panorami Prog che
conosciamo.Vorrei
ora aggiungere qualcosa riguardo
all’aspetto sinfonico a cui ti riferivi nella domanda. Ebbene, la
familiarità con parti orchestrali più o meno complesse potrebbe essermi
congeniale in virtù della mia indole romantica. Nel mio background ha trovato
posto il lavoro di Tony Banks (il maggior compositore del XX secolo), del
maestro Ennio Morricone e di altri compositori provenienti dalla scuola
classica del novecento. Contaminare però le radici mitteleuropee con i più
disparati stili musicali, come per esempio le tradizioni russo asiatiche, è
sempre stata una mia fissazione. Non dimenticare Louis, che in occasione della
Prog Exhibition italiana del 2011, mi presentai ad un pubblico di
die-hard-Progheads, vestito da siberiano con a tracolla una balalaika
elettrificata (ride).
Alla fine, sono sorpreso: L’album è piuttosto breve in termini di tempo: 42
minuti.
La soglia dell’attenzione si è abbassata notevolmente e i rituali d’ascolto che si celebravano negli anni ’70 non hanno più storia. Questo sia tra le fila dei Millenium che nelle nostre sfere. Gli orologi atomici hanno registrato una variazione della rotazione terrestre e ciò significa che la terra gira più velocemente rispetto ad anni fa. Mi domando allora: E’ forse questa la causa per cui noi umani abbiamo raddoppiato il nostro ritmo di vita o è soltanto una questione legata al progresso tecnologico? Con quanta concentrazione e con quale stato di rilassamento ci abbandoniamo oggi ai suoni? Aspiriamo ad essere tutti dei protagonisti, gridiamo per attirare l’attenzione, compiamo azioni sempre più rapidamente per arrivare primi. Ma allora, quale sarà il bacino di utenza se la capacita di ascolto è diminuita proporzionalmente all’incremento della morbosa esigenza di essere sempre e comunque ascoltati? Scusami, dopo questa premessa tornerei sulla durata dell’album. E’ evidente come una suite dalle caratteristiche come quelle della seconda traccia avrebbe potuto avere un’estensione maggiore. Ripetendo le parti principali e dilatando maggiormente i soundscapes si sarebbero potute riempire entrambe le facciate. Ma c’è un aspetto di questo album che rivela la sua indiscutibile appartenenza al XXI secolo: L’avvicendamento convulso di parte dei suoi eventi musicali. Con rapidità e senza interruzioni o rallentamenti, questi episodi temo che lascino l’ascoltatore disorientato ai primi ascolti. Ma dopo averne metabolizzato i contenuti, se ne possono cogliere gli aspetti inediti e coinvolgenti, almeno spero (ride).
Prevedi di eseguire questa opera rock dal vivo?
Con l’aumentare della mia produzione discografica, l’asticella delle condizioni relative alla messa su strada di eventuali spettacoli si sta alzando sensibilmente. Ma non mi riferisco all’aspetto economico quanto all’allestimento del palcoscenico per presentare gli ultimi album decorosamente. Chi risponderà al richiamo? Noi siamo pronti e per fortuna c’è del sano interesse oltralpe e oltreoceano.
Cosa ne pensi del movimento prog oggi? Pensi di farne parte?
Ci
sono delle interessanti realtà sparse in tutto il mondo e grazie ad internet si
può entrare in contatto e c
reare nuove reti di collaborazione professionale. Quello che apprezzo in un musicista è l’originalità, l’etica professionale e la sua determinazione nel conseguire un obiettivo dopo che lo si è annunciato. È così che si ottiene credibilità. Per il resto, ho visto tanti, troppi progetti di gruppi nostrani, resi noti anticipatamente, che sono svaniti nel nulla. Al contrario, artisti che sono fuoriusciti dal magma e hanno infilato una serie di risultati utili, sono finiti con l’attirare meschine ostilità. Personalmente ho una lunga lista di musicisti, miei connazionali e non, che stimo profondamente e con i quali ho un ottimo rapporto d’amicizia. Pongo sempre in prima linea il lato umano ma il cattivo esempio proviene non dai musicisti ma dagli addetti ai lavori. E’ triste dover constatare il fatto di doversi muovere dai confini regionali per trovare maggiore visibilità e considerazione. Sono da sempre un artista fuori da logiche settarie e il mio imperativo categorico è quello di preservare l’ integrità artistica.
Può forse questo rappresentare un handicap? Non penso tuttavia di perdermi chissà quale straordinaria occasione. In Italia, e in particolare in specifiche realtà locali, si procede al rallentatore, in maniera univoca e clientelare. E questi aspetti non riguardano soltanto le poche dozzine di proposte mainstream le quali, in virtù dei miei trascorsi discografici conosco bene, ma anche realtà più esclusive come il prog. Anche quest’ultima è figlia di una rete di connivenze e ben lontana dal partorire personaggi con gli “attributi” come Tony Stratton Smith, fondatore della Charisma label, tanto per citarne uno. Riassumendo e concludendo, la fotografia della situazione, salvo rare eccezioni, è quella di una realtà affollata da dilettanti o da ipocriti pavidi ma boriosi che si credono furbi promoter ed attuano ai danni dei musicisti dei veri e propri ladrocini mascherati da business strategies. Sono loro che al grido di “conflitto di interessi non ti temo” lucrano sugli sforzi di chi fa musica, attribuendosi risultati che non gli appartengono. Ma per fortuna c’è il resto del mondo !
Fai sempre musica con caratteristiche più commerciali accanto al tuo progetto O.A.K. (per la televisione per esempio), oppure oggi O.A.K. è il tuo progetto esclusivo?
Diritti d’autore e royalties maturate in passato mi aiutano a programmare obiettivi sia discografici che di spettacolo. È curioso come un successo commerciale come quello da me sperimentato alla fine degli anni ’80 possa rivelarsi utile alla mia scelta di suonare oggi soltanto ciò che voglio. Ultimamente gli impegni O.A.K. sono aumentati in maniera esponenziale e ciò nonostante il rallentamento delle attività live. Sono attualmente concentrato su nuove alchimie di espressione artistica e le attuali formule di comunicazione allargano notevolmente il raggio d’azione. E come la mia vita artistica è stata stravolta positivamente dall’avvento di internet, dei social e del software LogicX, così il miracolo potrebbe ripetersi con ulteriori scoperte tecnologiche che permetterebbero ai creativi di realizzare grandi opere in piena autonomia e con pochi risparmi.
Qual è il tuo desiderio più grande per gli anni a venire?
Contribuire a compiere una transizione ecologica che possa salvare noi e il pianeta ponendo le basi per secoli di prosperità.
E ricorda Louis: UNA canzone non può cambiare il mondo; ma DUE forse, si !
Merci mon ami et félicitations pour ton nouveau livre sur Patrick Djivas (in francese !).






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