mardi 22 octobre 2019

Michele Conta : Endless Nights

On avait plus beaucoup entendu parler de Michele Conta, l'ancien claviériste de la Locanda delle Fate, depuis la première dissolution du groupe en 1980. Et franchement, ce n'est pas sa contribution (piano) à l'album de rap de Dr Dree (Compton) ayant gagné le Grammy Award en 2015, qui avait réussi à m'épater,  plutôt même à me faire fuir. 
Mais voilà que tout à coup, alors que la Locanda delle Fate a tiré définitivement sa révérence, il y a déjà deux ans, Michele Conta refait surface, via un premier album solo, en revendiquant ouvertement une légitime filiation avec son groupe d'antan. Ce qui quelque part est bien normal quand on sait qu'il avait composé ou co-signé quatre des sept titres du merveilleux forse le lucciole non si amano più. Alors simple opportunisme de circonstance ou retour de nostalgie sur le tard ? Le juge de paix sera l'album lui-même et la musique qu'il contient. 
Inutile de faire durer le suspens, ce disque est beau, très beau même et dès les premières notes de piano distillées par Michele, la magie opère à nouveau. La manière de jouer de Michele est reconnaissable entre mille et l'on se rend compte soudainement qu'elle nous a beaucoup manquée pendant toutes ces années. Bien sûr, ce n'est pas exactement la Locanda mais le style est parfois proche. A cet égard l'opener "è nell'aria" donnerait presque envie de pleurer tant les accents de la Locanda sont présents à chaque coin de mesure avec toutefois une tonalité nettement plus moderne incarnée d'abord par Ermanno Brignolo, guitariste peu avare de riffs bien tranchants, mais aussi par la présence derrière les fûts d'un Gavin Harrison qu'on ne présente plus et qui délivre ici une prestation nickel en survolant son sujet comme d'habitude (écoutez ce qu'il fait sur "With you on the walk of my life"). Comment ce mec fait-il pour que chacun de ses coups de baguettes semble à la fois aussi anodin et pourtant indispensable au tout ? "Growin' up" devrait également combler les amoureux de la Locanda delle Fate malgré un chant en anglais auquel on s'habitue assez vite. A ce sujet, pour que notre bonheur soit complet, il manque bien sûr quelque chose, ou plutôt quelqu'un : Leonardo Sasso et sa voix caractéristique. On fera sans en pensant  quand même très fort à lui. Car "Growin' up" n'est ni plus ni moins que la reprise du titre "Crescendo" déjà entendu sur l'album de la Locanda sorti en 2012,  The Missing Fireflies
Quant à Michele Conta, il a réussi son coup en se rappelant, un peu tard il est vrai, au bon souvenir des vieux fans de prog italien. Si vous n'êtes pas encore convaincus, écoutez la sublime "notte infinita" à la charge émotionnelle puissante et irrésistible ainsi que "Fiori Nascosti", la superbe mini suite symphonique qui clôt l'album.
Toute l'année, tu écoutes des flopées de nouveautés en espérant tomber sur une perle mais le phénomène se fait rare, de plus en plus rare même ! Et puis, au moment où tu t'y attends le moins, le frisson arrive. Et là tu sais que ce que tu entends sort enfin du lot. "Endless nights" est mieux qu'une belle surprise, c'est un miracle !

Tracklist :

1.È nell'aria
2.With you on the walk of my life
3.Notte infinita
4.Growin' up
5.In riva al mondo
6.Fiori nascosti
 
Label : AMS 
Sortie : 25/10/2019


En écoute sur YT  "è nell'aria" :
https://www.youtube.com/watch?v=fphNq1DG9wY
et "notte infinita" ("endless nights" en english !)
https://www.youtube.com/watch?v=DWBR0B7J7tg

samedi 12 octobre 2019

Melting Clock : Destinazioni



Mise à jour du 13/10/2019 : çà se précise :
dès le 15 octobre le nouvel album, Destinazioni, pourra être acheté sur Itunes et Amazon Music en version numérique en attendant le format physique (chez Black Widow Records)

06/09/2019 : et où l'on reparle bientôt de Melting Clock et de son premier album Destinazioni qui doit sortir le 31 octobre chez Black Widow Records. En attendant, voilà le titre "Caleidoscopio" en écoute sur YT, çà promet du bon :
https://www.youtube.com/watch?v=h7m8aDGyCNg&feature=youtu.be&fbclid=IwAR3w45uksI2jtHc65bIcj8ppyO44sDEWEQntaXx1dVsiQtu0bw67auPcrgA









Gran Turismo Veloce : di Carne, di anima (2011)

Pour ceux qui croient encore que le prog italien c'est gentillet et mou du genou (si si il y en a, j'en ai rencontré !), je leur conseille de s'intéresser à cet album des biens nommés Gran Turismo Veloce. Certes ce rock progressif est symphonique et mélodique mais il est aussi résolument ancré dans son époque. Les puissantes accélérations pied au plancher et les décharges métalliques ne font pas peur aux équipiers de GTV. Voilà pourquoi ce disque dégage aussi bien, les italiens ayant trouvé l'équilibre parfait entre tradition et modernité. A l'évidence ces quatre toscans ont la classe et maîtrisent leur sujet en toute circonstance. Ils font également preuve d'un sens aigu du propos concis. Pas de longs développement inutiles ou de digressions bavardes, ils vont toujours à l'essentiel. A l'arrivée, on a un album ramassé, qui tient en trois quarts d'heure, avec des morceaux d'une durée de quatre à huit minutes. Du nerf et du muscle, pas un soupçon de gras.
Une fois encore, il faudrait s'arrêter longuement sur les performances vocales du chanteur, Claudio Filippeschi, mais c'est devenu tellement une habitude chez nos amis transalpins que c'est quasiment un lieu-commun de le souligner.  
Cela fait maintenant plusieurs années que j'attends un second miracle, il se pourrait que nous n'en soyons plus très loin. 

La set list : "Anec Retrorsum", "Sorgente Sonora", "Misera Venere", "Quantocamia", "L'artista", "L'estremo viaggiatore", "La paura", "Misera Venere" (reprise),  "L'indice e l'occhio"

Les musiciens : Claudio Filippeschi (chant, piano, claviers), Massimo Dolce (guitares, choeurs), Flavio Timpanaro (basse, choeurs), Stefano Magini (batterie) + Aldo Milani (flute)

Label : Lizard record (2011)

Un aperçu du savoir-faire de ces mecs avec d'abord l’impressionnant  instrumental "Quantocamia" https://www.youtube.com/watch?v=YLyaJvjn1QMù
et ensuite "l'estremo viaggiotore"pour entendre quand même la voix de Claudio Filippeschi
https://www.youtube.com/watch?v=N0g2P4-OnIU
De toute façon, il n' y a rien à jeter dans cet album.
Faites vous plaisir avec Gran Turismo Veloce, vous me ferez plaisir.

mercredi 9 octobre 2019

Runaway Totem : Multiversal Matter

Revoilà (déjà) Runaway Totem avec un nouvel album qui s’appellera Multiversal Matter. En avant-première, un premier titre ("Deorum Matter") joué en concert il y a déjà deux ans. Je vous laisse juge ! Pour ma part, j'ai connu ce groupe beaucoup plus aventureux. 

samedi 5 octobre 2019

Chiave di Volta : Rittrato Libero (2004)

Il y a des groupes, on se demande toujours pourquoi ils sont restés dans l'anonymat le plus total. On écoute l'album. Ce que l'on entend est vraiment bon, accroche même l'oreille. Il y a des idées, de l'originalité et une technique sans reproche. Pourtant, rien, nada, personne n'a entendu parlé de ce groupe.  Chiave di Volta fait parti de ces oubliés. Les florentins ont sorti en 2004 un seul et unique album qui est un modèle du genre. Pour se faire une idée de ce que le groupe propose, il suffit de jeter un coup d’œil à la set list des deux CD live auto-produits (en 2001) pour comprendre. Chiave di Volta y reprend du King Crimson (période Belew), du Yes, du Genesis, du Area et du Premiata Forneria Marconi. Et de fait Rittrato di Libero s'inspire de tout çà (peu de Genesis quand même, sauf le petit clin d’œil en forme de gimmick sur le dernier morceau) mais en ajoutant une touche bien personnelle qui passe beaucoup par la voix assez unique du chanteur (et flûtiste) Vieri Villi. Il flotte aussi en permanence une ambiance très jazzy mais un jazz cool, aéré qui s'insinue un peu partout sans jamais prendre le dessus. Pourquoi je pense souvent à Quella Vecchia Locanda en écoutant cet album ? Sans doute car il y a la même finesse, le même sens des détails et une réelle capacité à sortir de beaux phrasés bien sentis sans jamais bourriner, l'utilisation de l’électricité semblant même assez souvent superflue. Ne croyez surtout pas que c'est  pour autant simple et easy listening. Allez directement sur "Ritratto Libero" (le titre), vous comprendrez. Voilà du prog de haut vol qui ne cède jamais à la facilité et qui en plus est vraiment beau. 
Ecouter Chiave di Volta c'est comme manger une tournedos de bœuf parfaitement cuit : c'est à la fois tendre et fondant mais avec du caractère et de la tenue.      

La set list : "Il Viaggio", "OniricaMente", "Dietro le Mura", "Ritratto Libero", "Involuzioni Rapide", "Ballo al Molino".
Les musiciens : Vieri Villi (chant et flûte), Nicola Torpei (guitares), Gabriele Pasquali (claviers), Donato Masci (basse), Mattia Garofoli (batterie).
 Label : Lizard Records (2004)

dimanche 29 septembre 2019

Sintesi del Viaggio di Es : l'intervista in italiano (domane in inglese)


Can you summarize the story of this new band and the connection with Sithonia ?
L’idea di questo gruppo è cominciata dopo il definitivo scioglimento dei Sithonia nel 2013. Volevo creare un gruppo che suonasse musica rock progressive in acustico. Canzoni originali e non adattamenti da canzoni famose.
L’ho chiesto a Sauro (chitarrista dei Sintesi ed ex-chitarrista dei Sithonia nell’album Hotel Brun negli anni 1997-1999) e così partì questo gruppo che si chiamava “Sintesi quartet” (eravamo basso, chitarra, voce e viola). Poi questo gruppo si sciolse e io e Sauro abbiamo chiesto a Marco Giovannini (ex-cantante dei Sithonia) di suonare con noi in un nuovo gruppo rock progressive. Nicola lo conoscevo perché suonava con me in un gruppo bretone/irlandese alcuni anni fa, Maurizio Pezzoli era un nostro amico che anni prima suonava con me e Sauro in un gruppo chiamato “Sipario”. Infine, ho conosciuto Eleonora perché suonava il flauto in un gruppo celtico di un mio amico e le ho chiesto di suonare con noi. Il collegamento con i Sithonia, oltre alla nostra amicizia (tra me, Marco e Sauro) era che io avevo scritto alcune canzoni dei Sithonia e tutti insieme volevamo raccogliere la loro eredità musicale

About the name of the band, where does it come ?
Abbiamo rubato il concetto dalla psicologia: Io, Super Io e Es. Non sono uno psicologo, ma da quello che so, l’ES è quello che ci guida inconsciamente nelle nostre scelte emotive e che ci condiziona in tanti comportamenti. Quindi è lui che ci porta in giro nelle nostre scelte musicali e che ci ha spinto a suonare uno strumento. Il viaggio di Es dura quindi tutta la vita e noi proponiamo a chi ci ascolta, nei nostri testi, una sintesi di quello che accade in questo viaggio

Do you think Il Sole alle spalle is a prog album ? Personally, I think it's so much progressive music than a very worked and almost sophisticated soft rock songs with very delicate parts and some folks touches. So how would you define your music ? 
Penso che sia un tipo di progressive, ispirato allo stile britannico degli anni 70e 80 con un’anima italiana.

Is it just me, or does that sing a lot on your album?
Sì, ci sono molte parti vocali in questo album, di più che in altri gruppi prog-rock. Non c’è una ragione particolare, forse è perché mi piace scrivere dei testi!

Which influences you claim in your music ?
A noi tutti piacciono Pink Floyd, Led Zeppelin, Deep Purple, King Crimson e in particolare a me piacciono Marillion, Twelfth Night, Iron Maiden , Metallica, e un po’ di gothic rock come i Within Temptation,Evanescence, etc Da tutti questi gruppi abbiamo preso qualcosa.

Do you think your music with Sintesi del viaggio di Es is very different from Sithonia or it is a continuation ?
I Sithonia ci hanno dato tanto, loro sono la strada principale dalla quale noi abbiamo girato in un’altra strada per cui penso che i SVE siano una continuazione. Una continuazione in un’altra direzione.

There is the presence of Eleonora and her flutes on the album. On “Ritornano Stanotte” and on “L’illusione” there is a tiny whistle which play beautiful celtic tunes, it refer to something particular ?
No, era solo un’immagine. Pensavamo di essere sulla brughiera irlandese in un giorno nebbioso. Eleonora ha suonato musica irlandese per  anni e volevamo utilizzare la sua esperienza.

Valerio, on several tracks, your bass sound very original. What sort of bass have you used for this album ? (on”altra idea” and “Ritornano Stanotte » for example)
Solitamente uso un basso a 6 corde con qualche effetto, prevalentemete il chorus, ma qualche volta uso anche un 4 corde fretless come ad esempio in “L’illusione”. Qualche volta uso il plettro.

A question for Nicola : on “intro - noi”, what is that sort of  particular beat he plays at 3’43 ?
Nicola: Ho tradotto in musica una sensazione come il cadere da un qualche luogo lontano, qualcosa che il testo mi suggeriva.

“Il Sole Alle Spalle, Coda : Lei » » is a very long track (almost 16 minutes). It’s a will to do a prog suite or something else ?
No, come dicevo prima, all’inizio questa era una canzone acustica. Poi ho aggiunto una parte, poi un’altra poi un’altra e alla fine è diventata una suite di 15 minuti!

What is the track (s) on your album that make you proud and why ?
Secondo me, ma posso dire che tutto il gruppo sia d’accordo, “L’illusione” e “Il sole alle spalle” specialmente la parte central di questa suite “Può tornare il vento” questo perché la sentiamo molto forte e profonda allo stesso momento. “L’illusione” invece è molto dolce e ci piace come esce, con il flauto e la chitarra acustica e la batteria in fondo.

There is a particular signification about the photo of the jacket ?
Or is it just Art (and  beautifuls lights !) ?
Sì! Eravamo nel posto dove abbiamo fatto la foto della copertina dell’album, una stradina del centro di Bologna, dove c’è un’osteria. Così abbiamo fatto questa foto. E’ al naturale, non ritoccata.

What is your next projects ?
Stiamo lavorando per il nuovo album che penso che sarà pronto all’inizio del 2020.

Something new near Sithonia ?
Al momento non ci sono piani per ciò che riguarda i Sithonia, ma penso , con dispiacere, che siano giunti alla loro fine naturale.



Giant The Vine : l'intervista in italiano !


Chi siete ?
Non eravamo a scuola insieme o amici d’infanzia, come avviene di solito nelle band ; ci siamo conosciuti grazie a un sito di annunci ed abbiamo cominciato subito a lavorare a Music for Empty Places. Siamo 4 persone comuni, musicisti, accomunati, oltre che dai gusti musicali, da un carattere decisamente mite. Siamo nati in 4 decadi diverse: Fabio Vrenna negli anni 60, Fulvio Solari negli anni 70, Daniele Riotti negli anni 80 e Antonio Lo Piparo negli anni 90 !

Fate rock progressivo ?
Thom Yorke ha detto: « non so cosa sia il rock progressive. Quando Peter Gabriel si metteva un fiore intorno alla testa e suonava la grancassa col piede, quello era prog ? ». I brani che compongono Music for Empty Places sono strumentali, hanno strutture diverse da quelle della canzone tradizionale e ci sono mellotron o arpeggi, ma questo non basta per definirlo un disco prog. Nel prog c’era l’intenzione di fondere la musica classica con il rock, c’era il virtuosismo, c’erano visioni epiche e fiabesche…

Di quale brano o di quale album siete più orgogliosi e perché ?
67 Ruins è un brano molto equilibrato. Le dinamiche variano continuamente e portano gradualmente a un finale abbastanza energico. Ci sono brani, come Gregorius, che suoniamo sapendo che possano risultare un po’ ostici al primo ascolto e che richiedono una maggiore attenzione nell’esecuzione. Quando suoniamo 67 Ruins, siamo tranquilli e il risultato finale è più soddisfacente. Anche il finale di Past is Over ci trasmette questa leggera esaltazione.

Se doveste invitare un musicista a suonare con voi, chi sceglereste ?
Richard Barbieri senza dubbio! Le tastiere hanno un ruolo essenziale nei nostri brani e, non avendo ancora un tastierista, abbiamo faticato molto per registrare questo album dovendoci far aiutare per le parti di piano, da musicisti esterni. I lavori di Barbieri con i Japan, con Mick Karn o con i Porcupine Tree, sono semplicemente perfetti.

Qual è il vostro prossimo progetto 
Stiamo lavorando ad alcuni brani nuovi. Sono un po’ più complessi rispetto a quelli che compongono Music for Empty Places ma forse più emozionanti. Speriamo possano costituire il nostro “secondo capitolo” e magari di poterli registrare in maniera più omogenea. Music for Empty Places è stato registrato in parte in studio e in parte nel mio garage con tempi lunghissimi e un sacco di difficoltà tecniche dato che nessuno di noi è un tecnico del suono.

Trama : l'intervista in italiano !


Chi siete, la storia ?

SIAMO NATI A META' DEGLI ANNI 90 COME COVER BAND FINCHE' UN GIORNO CI SIAMO DECISI A VOLER FARE LA NOSTRA MUSICA SCEGLIENDO IL GENERE PROG MELODICO ISPIRATI DA BAND FAMOSE COME MARILLION, ELP, YES E GENESIS. IL PRIMO ALBUM, "PRODROMI DI FINZIONI SOVRAPPOSTE", è STATO IL NOSTRO TUFFO NEL MONDO PROG. NEGLI ANNI SUCCESSIVI ABBIAMO LATITATO PER MOTIVI FAMIGLIARI E DDI LAVORO FINCHè NON CI SIAMO RITROVATI PER FARE IL SECONDO ALBUM "OSCURE MOVENZE" USCITO NEL 2018.

 

Perché state insieme ?

PRIMA DI TUTTO PERCHè SIAMO AFFEZIONATI AL NOME TRAMA CHE PER TUTTI è STATA LA PRIMA BAND CHE CI HA PERMESSO DI FARE LA NOSTRA MUSICA. E TRA DI NOI SIAMO LEGATI ANCHE DA FORTE AMICIZIA. OLTRE CHE DALL'AMORE PER IL NOSTRO GENERE MUSICALE. NON A CASO SONO 20 ANNI CHE IN UN MODO O NELL'ALTRO QUALCOSA INSIEME FACCIAMO SEMPRE.



A quali influenze si rifà la vostra musica ?

COME ACCENNATO PRIMA LA PRINCIPALE INFLUENZA SONO I SUONI MELODICI DEL PROG ANNI 80/90, PRINCIPALMENTE MARILLION E YES.

Come definireste la vostra musica ?
DIFFICILE DEFINIRLA ... ABBIAMO PROVATO A FARE UN GENERE RICERCATO MA ALLO STESSO TEMPO MELODICO ... PROG MELODICO PUò ESSERE LA GIUSTA DEFINIZIONE?



Fate rock progressivo ?

CERCHIAMO DI FARLO A MODO NOSTRO ... SIAMO SEMPRE ALLA RICERCA DI NUOVI SUONI E DI NUOVE SPERIMENTAZIONI.  SENZA ESSERE BANALI.



Date la vostra definizione di rock progressivo.

NON ESISTE UNA DEFINIZIONE. PER NOI è ROCK CON INFLUENZE DA TUTTI I GENERI, COINVOLGIMENTO DI STRUMENTI DIFFERENTI E SUONI PARTICOLARI, TEMPI E RITMI MUSICALI NON SCONTATI E NON BANALI, CONTINUA RICERCA DI COSE DIVERSE DAGLI STANDARD. PRENDIAMO SPUNTO DA TUTTI I GENERI MUSICALI PER LE NOSTRE IDEE CERCANDO DI METTERLE INSIEME IN NUOVE MELODIE.



Qual è il vostro brano più progressivo e perché ?
SINCERAMENTE NON SAPPIAMO ... FORSE "FUOCO NEL BUIO" DEL PRIMO ALBUM

Di quale brano o di quale album siete più orgogliosi e perché ?

ASSOLUTAMENTE SIAMO ORGOGLIOSI DI OGNI BRANO CHE ABBIAMO SCRITTO PERCHè IN TUTTI ABBIAMO MESSO IL 150% DI PASSIONE E AMORE. PERò OSCURE MOVENZE HA QUALCOSA DI MAGICO ANCHE PERCHè è IL BRANO CHE CI HA FATTO DECIDERE DI FARE IL SECONDO ALBUM.

 

Se doveste invitare un musicista a suonare con voi, chi sceglereste 

IMPOSSIBILE RISPONDERE ... TROPPI!!!



Qual è il vostro prossimo progetto 
PROBABILMENTE FAREMO UN NUOVO ALBUM CHE SARA' DIVERSO DAI PRECEDENTI ... COME DETTO PRIMA A NOI PIACE SEMPRE SPERIMENTARE COSE NUOVE. POI ABBIAMO UN SOGNO NEL CASSETTO MOLTO DIFFICILE DA REALIZZARE ... UN BEL CONCERTO LIVE IN UN BEL TEATRO DOVE PROPORRE TUTTI I NOSTRI BRANI MIGLIORI.

GRAZIE LOUIS !
TRAMA


dimanche 22 septembre 2019

Il Giardino Onirico : Apofenia

Quelques news en attendant la fin de l'été. Après s'être fait attendre pendant plus de cinq ans, le nouveau Il Giardino Onirico est en phase de finalisation. Il s’appellera Apofenia et la pochette que vous pouvez déjà admirer est superbe. J'ai même un scoop pour vous : il y aura un chanteur bien connu de la sphère prog génoise qui viendra poser sa voix.  
Autrement Emanuele Tarasconi travaille sur le nouvel album d'Unreal City et il semble plus motivé que jamais.
Suite au prochain numéro.
Màj 22/09/2019 : je complète mon précédent post du 05/08 avec le lien YT du très impressionnant teaser du nouvel album d'Il Giardino Onirico. Le chanteur dont je vous parlais est donc Alessandro Corvaglia mais l'album accueille une autre invitée de marque en la personne de Jenny Sorrenti (Saint Just).
Je sens que cet album va être excellent.
https://www.youtube.com/watch?v=DESnpZqOndg&feature=youtu.be&fbclid=IwAR03OD8I_Giv80mdFWtqxixPq_Xkn2_DS9ee09h_FgDix3wrOs_k7bHLBsA

Le coin des vinyles : The Arid land (Venetian Power)


Venetian Power : The Arid Land  (LP, CBS S 64796, 1971)

Ce disque est dans tous les cas une rareté car figurez-vous qu’à ma connaissance il n’existe qu’en vinyle, soit dans son édition d’origine de 1971 publiée par CBS soit dans sa version rééditée en 2014 par BTF. De ce fait, évidemment, l’édition originale (celle que je possède) atteint une cote respectable qui va de 250 à 500 euros selon l’état de la pochette et de la galette.
Bien que référencé dans le prog italien, cet album serait plutôt du « prog related » comme on dit aujourd’hui. Nous avons là en fait la musique d’une comédie musicale (The Arid Land) qui avait été écrite par Claudio Ambrosini et qui était interprétée par une troupe de théâtre de la Vénétie. Voilà qui explique beaucoup de choses : le nombre de chanteurs présents sur l’album (sept !), les paroles alternativement en anglais et en italien, le nom même du simili groupe Venetian Power (il n’y a en fait jamais réellement eu une formation pop/rock de ce nom et la troupe. Venetian Power n’a fait en tout et pour tout qu’une seule apparition médiatique à la télé dont je vous mets le lien YT en fin de post, je suis bon prince), et surtout la musique que l’on entend. Car, il faut bien le reconnaître, il ne s’agit pas d’un énième trésor caché mais d’une honnête production musicale bien de l’époque. La matière de la face A me semble supérieure à celle de la face B. Rien de transcendant mais les chansons sont belles et même prenantes (« quando dio invento il mondo »). Par moments on a l’impression d’être plongé dans un univers musical proche de celui de Godspell et Hair, sentiment prégnant encore renforcé lorsque le chant est en anglais (« april », « arid land », « I’m burning »). Personnellement, je préfère, et de loin, les parties chantées en italien comme sur « cosi il mondo finisce ».
Quelques musiciens plus ou moins connus ont joué The Arid Land.
Claes Cornelius, un guitariste danois qui faisait le session-man en Italie à l’époque, également membre du groupe The Blues Right Off. Il sort un très bon solo sur « Il sacrificio dell’acqua ».
Nello Marini, le claviériste du groupe Le Stelle di Mario Schifano (album Dedicato a …, 1967).
Sergio de Nardi, également claviériste. Il est le père d’Andrea de Nardi (Former Life) qui accompagne Aldo Tagliapietra dans sa carrière solo. Sergio de Nardi fait d’ailleurs une apparition sur l’album L’angelo Rinchiuso (titre « Magnificat ») d’Aldo Tagliapietra.

Venetian Power à la RAI : https://www.youtube.com/watch?v=tGO63eRlKL0










dimanche 15 septembre 2019

Barock Project : Sevens Seas

En attendant la sortie officielle du 6ème album de Barock Project, prévue pour le 27 septembre, voici un premier titre complet écoutable sur YT qui annonce la couleur et notamment la volonté de Luca Zabbini de frapper encore plus fort (oui çà ressemble à du Yes au tout début du titre, on est d'accord).
Seven Seas sera distribué par Aereostella/Immaginifica et Belle Antique pour le Japon. Listen and enjoy !
https://www.youtube.com/watch?v=Qdx0VOPwMO0

vendredi 13 septembre 2019

Lethean

La petite chronique que je viens de faire sur Bededeum m'incite à vous parler d'un autre groupe peu connu, Lethean. Cette formation, qui a sorti un seul et unique album en 2001, comprenait trois futurs membres de Bededeum justement ! Il y avait déjà Antonio Pincione aux guitares, Martino Salvetti au violon et Jacopo Bisagni à la flûte.
Certes le style est très différent de celui de Bededeum, beaucoup plus classique dirons-nous si l'on s'en tient aux canons du rock progressif italien. Mais ce qui est sûr c'est que leur album mérite un bon coup d'oreille avec de très belles surprises à la clé. Je pense notamment à "Alchimista" (https://www.youtube.com/watch?v=r5tz6aG4RqA&t=6s) mais aussi à "Lethe" (https://www.youtube.com/watch?v=2ObE7bWKZ5A) et "Pensieri di Paglia (https://www.youtube.com/watch?v=LlY5yiECvXY ) qui sont vraiment trois titres de très haute volée et pour tout dire très prenants avec à chaque fois une lente montée en puissance qui finit par un véritable déluge sonore déferlant.
C'est peut-être pour cette raison que leur label Mellow Record les avait présenté comme les alter egos d'Anekdoten, ce qui est un rapprochement totalement artificiel à mon avis. Par contre je partage l'affirmation selon laquelle la musique - totalement instrumentale - est d'une grande intensité et ne peut laisser l'auditeur indifférent. Petite particularité, vous remarquerez qu'il n'y a pas de claviers.
En attendant, une petite remise en avant de ce groupe me paraît à la fois juste et fort intéressante pour tous les complétistes es rock progressif italien et il y en a beaucoup je le sais non seulement en France et en Italie mais aussi en Amérique du Sud, au Japon ou au Québec. Bonjour à tous au passage !   

mercredi 11 septembre 2019

Claudio Simonetti's Goblin : The Devil is back

C'est sorti cette semaine. Il s'agit d 'un album de compositions originales de Claudio Simonetti himself  avec son groupe actuel qui ne compte donc aucun autre membre de l'antique Goblin même si Bruno Previtali, Federico Amorosi et Titta Tani sont de vieux habitués de la sphère Goblin.
Il n'y a rien de neuf sous le soleil mais c'est quand même sacrément bon à entendre et la magie opère encore très régulièrement. Il faut dire que le maestro Claudio Simonetti a un vrai savoir-faire en la matière et toute une panoplie de gimmicks en réserve derrière les touches de ses claviers pour titiller nos oreilles.
Son groupe est également très intéressant à voir (et entendre !) sur scène et là il faut reconnaître que çà envoie du lourd. Et comme Claudio Simonetti tourne beaucoup avec sa formation, il faut en profiter même si les concerts en France restent très rares.En entendant, listen it !

En écoute, je vous ai mis tous les liens des titres dans l'ordre de l'album (merci qui , merci Louis !).
1 - Brain zero one
https://www.youtube.com/watch?v=rFhpuDcU50E&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=1
2 - Revenge
https://www.youtube.com/watch?v=d4JJhZwnyAc&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=2
3 - Drug's theme
https://www.youtube.com/watch?v=mFkvUeXD4Ks&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=3
4 - Agus Dei
https://www.youtube.com/watch?v=Xsw2o5fCSdo&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=4
5 - The devil is back
https://www.youtube.com/watch?v=EiD1G2ibDk8&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=5
6 - Neverland
https://www.youtube.com/watch?v=Yin4SAngnlg&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=6
7 - Solitude
https://www.youtube.com/watch?v=f0ZbDF2zW44&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=7
8 - Chi ?
https://www.youtube.com/watch?v=7up75UDfzr0&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=8
9 - Chi ? part 2
https://www.youtube.com/watch?v=Rtkwb1t8kho&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=9
10- Saint Ange
https://www.youtube.com/watch?v=Cf5-97O6Nlw&list=OLAK5uy_mGl4vNDQ6M5oZeHFws5R9zDS3erD5Cc0I&index=10

lundi 9 septembre 2019

Bededeum : Oltre il sipario

Il est temps pour moi de vous parler de cet étonnant groupe italien qu'est Bededeum. Bien qu'ayant vu le jour en 1997, un peu par hasard d'ailleurs, Bededeum a une maigre discographie à son actif et actuellement un seul album est disponible, Oltre il sipario qui date déjà de 2008 (label Locanda del Vento). 
Pourquoi n'avoir pas référencé ce groupe dans un de mes livres ? Tout simplement parce que Bededeum ne fait pas à proprement du prog italien. C'est bien là que çà se complique car ce groupe, qui fonctionne comme un laboratoire de recherche musicale, propose un large panel de musiques provenant de différents horizons. La base est indéniablement folklorique mais à partir de là les musiciens de Bededeum font voyager leurs auditeurs et les entraînent dans des contrées inattendues. Ainsi à l'écoute de cet album, vous reconnaitrez sans peine des airs irlandais, des scansions bretonnes, des mélodies traditionnelles de Toscane, des rythmiques médiévales, et même du tango argentin endiablé, tout cela avec force harpe celtique, cornemuse, bombarde, viole, flûtes et flutiaux auxquels vous pouvez ajouter une multitude d'instruments en tout genre. Les bretons seront particulièrement surpris d'entendre un An Dro inspiré d'Alan Stivell. 
Enfin ne ratez pas le morceau caché, une étonnante litanie ( ".....bededeum bededeum mena la m'nata...") qui était chantée par les revenants réapparaissant chaque nuit dans le petit village de Miseglia (c'est en tout cas ce que raconte la fable du pays). Cette anecdote explique en tout cas d'où vient le nom du groupe.
Je vais vous faire un aveu : ce disque est un de mes trésors musicaux cachés. Ces musiciens qui réussissent à fusionner quasi parfaitement leur culture méditerranéenne et latine avec des influences marquées de musique celtique , c'est presque trop beau !  Tout est magnifique dans cet album mais j'ai un faible tout particulier pour "Gérard Duval, Tipografo" aussi bien pour sa mélodie imparable que pour sa construction tout à fait remarquable incluant notamment ces envolées soudaines de tourbillons dansants.
Voici déjà trois morceaux disponibles sur YT pour vous permettre de faire mieux connaissance avec Bededeum. Le reste est sur l'album en vente chez Lizard Records

dimanche 1 septembre 2019

Giorgio Fico Piazza : Autumn Shades

Cela faisait un moment que cela démangeait Giorgio Piazza. On l'avait d'abord vu, il y a quelques années monter sur scène, en invité (notamment avec Il Cerchio d'Oro) avec sa vieille basse Fender. Puis, il y a trois ans, Giorgio a monté son propre groupe avec de très jeunes musiciens. Sa formation a pas mal tourné en Italie (et en France au ProgSud). Celui, qui va désormais sur ses soixante quinze ans, a donc décidé de franchir un pas supplémentaire en sortant cet album live de reprises de son groupe historique, Premiata Forneria Marconi. Rappelons au passage qu'il a été un membre fondateur et le bassiste de ce groupe légendaire sur les deux premiers albums sortis en 1972, Storia di un minuto et Per un Amico
Sur ce disque (Autumn Shades), il est accompagné, outre son groupe habituel, par deux artistes exceptionnels, le guitariste Marco Colombo (qui à joué avec Gianna Nannini) et une chanteuse qui commence à pas mal faire parler d'elle, Annie Barbazza découverte il y a quelques années par Greg Lake. Ils sont tous les deux présents sur "impressioni di settembre" et "E festa". J'ajoute que la batterie est tenue par l’incontournable Marco Fabbri.

La tracklist est évidemment très "classique" et ressemble à un best of de la PFM :
01 - Appena un po’
02 - Dove... Quando
03 - La carrozza di Hans
04 - Geranio
05 - Generale
06 - Per un amico
07 - Il Banchetto
08 - Impressioni di settembre
09 - E’ festa
10 - Grazie davvero

Musiciens : Giorgio Fico Piazza (basse), Eric Zanoni (guitares et chant), Riccardo Campagno, Giuseppe Perna (claviers et chant), Marco Fabbri (batterie). Invités : Marco Colombo (lead guitare sur 8, 9) Annie Barbazza (chant sur 8, 9).

Voici un extrait du concert du 2 août 2018 à Estate Al Farnese Piacenza, çà devrait donc logiquement donné quelque chose très proche de çà ("impressioni di settembre" avec Annie Barbazza au chant), c'est à dire quelque chose d'assez sublime :
https://www.youtube.com/watch?v=Z95f-hVOMxY&fbclid=IwAR3SxauOdux0kYpYv5m_oSMgEEN_jhvX5MqYJKkN_rILXs0ZiYNQvBEKh60

Autumn Shades, Sortie le 6 septembre 2019 

Aliante : Sul Confine

Revoilà Aliante pour son, déjà, deuxième album après le très réussi Forme Libere en 2017. Les ex Egoband Alfonso Capasso et Jacopo Giusti passent désormais en rythme de croisière avec leur nouvelle formation. Sul Confine est à nouveau un album tout instrumental qui va enchanter vos oreilles. Même si la première piste "Viaggio nel vento" semble un peu longuette, dès "Metzada", les toscans  montent le niveau de plusieurs crans pour aller chercher et égaler le meilleur Le Orme. Et là soudainement le temps se met à passer très vite avec des moments vraiment jouissifs comme sur "La rana",  les italien gardant la séquence "émotion" pour la fin avec " nel cielo". En résumé, vous l'avez compris, c'est du tout bon. Avec Sul Confine, les musiciens d'Aliante gagnent à l'évidence encore en maturité là où sur Forme Libere ils faisaient preuve de beaucoup de fraicheur et de spontanéité. Et puis il y a ces sonorités de claviers (orgue, Moog, synthés, piano) parfaitement dosées qui incontestablement donnent un relief tout particulier à cet album ("Metzada" encore).
Le lien pour écouter le teaser de l'album : https://www.youtube.com/watch?v=ALuI7_SslRo&t=3s
C'est sorti chez MP & Records, c'est distribué par GT Music.

La tracklist :
1 - Viaggio nel vento
2 - Metzada
3 - Ai confini del mondo (avec Marianna Vuocolo au violon)
4 - La rana
5 - Il cigno nero
6 - Il quadrato
7 - Tenente Drogo
8 - Nel cielo

samedi 31 août 2019

LatteMiele 2.0 : Paganini Experience

Voilà que sort chez Black Widow Records Paganini Experience, un album proposé par un nouvelle incarnation de Latte e Miele. C'est en fait les deux musiciens apparus en 1976 sur Aquile E Scoiattoli qui sont aux commandes : Massimo Gori à la basse et Luciano Poltini aux claviers donc sans les trois membres historiques : Alfia Vitanza, Oliviero Lacagnina et Marcello Giancarlo Dellacasa. Rappelons que le groupe avait déjà célébré deux autres grands compositeurs classiques : J.S. Bach sur le premier album Passio Secundum Mattheum et Beethoven sur le second, Papillon. Alors évidemment cette fois, il faut un violoniste et par n'importe lequel, en l’occurrence d'une violoniste, Elena Aiello qui a aussi joué pour Aldo De Scalzi. 
Pour l'occasion et fin d'éviter de trop froisser leurs trois anciens compères,  Gori et Poltini reprennent le nom de LatteMiele apparu à la fin des années soixante dix en y ajoutant 2.0 pour faire plus dans le coup.
L'album a été présenté le 18 juillet au ProgFest de Gênes sur la scène du  Porto Antico.  C'est d'ailleurs un extrait de ce concert que vous pouvez écouter et regarder à partir de ce lien YT : https://www.youtube.com/watch?v=99HPzPGmlTk
Vous remarquerez qu'il s'agit plus d'un hommage à Keith Emerson qu'autre chose, normal le morceau a été composé au moment de sa disparition. 
Petite précision : Paganini Experience est sorti en édition limitée à 50 vinyles. Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde !  

dimanche 25 août 2019

Le coin des vinyles : New Trolls (New Trolls)



New Trolls : New Trolls
Arabella Eurodisc 913 010 WEA Filipacchi (1976)

Encore un LP des New Trolls pour le vinyle du mois ! Vous allez dire que pour quelqu’un qui prétend ne pas être très emballé par ce groupe, trois vinyles présentés dans cette rubrique, çà fait beaucoup. Exact . Mais j’ai également toujours dit que j’avais adoré le New Trolls Atomic System, émanation éphémère des New Trolls après le split de fin 1972.
Et bien figurez-vous qu’à l’intérieur de cette pochette anodine, pour ne pas dire quelconque, se trouve la version pressée pour la France de leur seul album éponyme qui a également connu deux autres variantes : une version pour le marché allemand en 1974 appelée Night On The Bare Mountain ( LP PAN ‎- 88 278 IT) ainsi qu’une nouvelle édition en 1976 pour l’Italie, Una Notte Sul Monte Calvo (LP Magma ‎- mal 05) avec à chaque fois un titre bonus en l’occurrence « Night On The Bare Mountain », morceau sorti à l’origine en 45 tours seulement.
La version pour le marché français comprend elle six titres dont « Night On The Bare Mountain » et pas de chance une chanson de l’album original en fait les frais (exit « Butterfly »). Mais pas question de faire la fine bouche car finalement avec « Night On The Bare Mountain », on gagnerait presque au change, tant l’adaptation de la composition de Modest Moussorgski (« Une nuit sur le Mont Chauve » ) par les Italiens est une réussite.
A noter que les titres sont nommés en anglais (et même en français pour « Une nuit sur le Mont Chauve ») mais le chant est bien en italien. Donc pas de version hasardeuse chantée en anglais comme les diverses tentatives peu convaincantes de le Orme ou Banco par exemple. 
 
Inutile de préciser que cette version inattendue de l’album New Trolls Atomic System est une rareté en soi sans pour cela atteindre des sommets en terme de prix. Disons que c’est une curiosité, ce sera plus proche de la réalité.
Pour une analyse plus détaillée de l’album je vous donne rendez-vous à la page 404 de mon premier livre sur le prog italien : Le petit monde du Rock Progressif Italien (http://www.camionblanc.com/detail-livre-le-petit-monde-du-rock-progressif-italien-une-discographie-amoureuse-556.php)

jeudi 22 août 2019

Cellar Noise : Nautilus

Le deuxième album de Cellar Noise arrive le 20 septembre. Le groupe revendique une identité internationale pour un disque enregistré en Italie (RecLab Studios à Milan), mixé en Suède (aux Fascination Street Studios), dont l'artwork est l’œuvre de l'anglais Carl Glover et dans lequel Laura Meade, la chanteuse de Izz,  pose sa voix sur un titre ("Her"). 

La tracklist :
1. The Creator
2. Our Last Dance
3. Nautilus
4. Under my Command
5. Leeches
6. Her
7. Omega
8. Relics
çà sort chez AMS Records

Spécialement pour vous, voici la vidéo de "Nautilus" mise en ligne aujourd’hui; çà peut pas être plus frais. Merci qui ? Merci Louis.
https://www.youtube.com/watch?v=otfE_VaY0GE
(si vous me dites que vous pensez très fort à Steven Wilson, je ne vous en voudrais pas)

samedi 3 août 2019

Protocollo C : l'interview


Çà faisait un moment que je courais après les membres de Protocollo C pour avoir une petite discussion avec eux. Ces garçons sont très discrets et plutôt réservés. Et il s'est passé deux ans depuis le premier contact à Bra en Italie. A l'époque, ils distribuaient eux-même leur CD auto-produit.   Enfin, l'interview a pu se faire grâce à Alessandro Dellarocca, le bassiste du groupe, qui a pris l'affaire en main, merci à lui.  


Comment s’est formé le groupe ?

Le groupe a connu beaucoup de changements durant ces dernières années, mais il y a un trait d’union qui nous relie tous : une très forte amitié combinée avec une vraie passion pour la musique, tout particulièrement pour un certain type de musique, même si nous avons des différences entre nous.

Une fois encore, voilà un nom de groupe prog italien bizarre. Çà vient d’où Protocollo C, c’est médical ?

Non non, ce n’est pas un terme médical (rires). Nous pouvons dire que ce nom a été un non choix. Nous avons réfléchi et encore réfléchi, médité et après plusieurs tentatives, il nous a semblé bon d’ajouter ce « C », la troisième lettre de l’alphabet, à Protocollo (protocole). Pourquoi ? Justement parce que « C » ne vient pas naturellement comme notre nom qui n’a pas été immédiatement trouvé. 

Qu’est ce qui s’est passé entre le moment où j’ai récupéré votre CD promo auto produit à Bra en Italie et celui où votre album est sorti chez Lizard ?

Tout d’abord, c’est vrai tu as raison de le redire, notre travail est totalement auto-produit. Après, merci à tous les supports et les technologiques disponibles comme Youtube, les réseaux sociaux et plus généralement le web. Nos morceaux sont arrivés ainsi aux oreilles de Loris Furlan (le manager de Lizard records, NDT), un homme que nous voulons vraiment remercier. Il a  aimé ce que nous faisions et toute l’aventure a ainsi pu commencer.  

Avez vous refait des parties avant la sortie du CD de chez Lizard ?

Nous avons enregistré toutes les parties dans notre petit studio. Après çà, avant d’envoyer la maquette pour l’impression, nous avons donné les enregistrements à notre partenaire (merci Mattia) dans le but de réaliser un très bon mixage qui puisse être utilisé par Lizard.

Qui compose les morceaux ?

Chaque morceau résulte d’un travail collectif mais depuis que nous sommes un groupe uniquement instrumental, Marco (guitares) et Alessandro (claviers) sont en charge des parties censées remplacées les parties vocales, celles qui donnent l’empreinte aux morceaux. 

Justement, comme il n’y a pas de paroles (lol !) vous me racontez l’histoire du concept de l’album ?

L’idée de base de notre travail est relativement simple : nous avons essayé de décrire en musique les différentes phases de la vie de chaque être humain. De l'adolescence (« Adolescenza »), une période d’insouciance, à la maturité (« Maturità ») où vous devenez adulte, puis en avançant en âge, la Conscience  Consapevolezza ») et ainsi de suite. Chacun peut se retrouver dans ce qu’il entend, c’est juste la nature humaine.

Le fait qu’il n’y ait pas de chanteur (et donc pas de parties chantées !), est un choix artistique délibéré ou une situation  de fait ?    

Au départ, être un groupe instrumental a résulté du fait que nous n’avions pas de chanteur et donc pas de parties chantées possibles ! Mais au fil du temps, nous avons commencé à aimer particulièrement cette situation car elle nous permettait de créer des phrasés et des riffs encore plus profonds et personnels. Donc maintenant, oui, c’est vraiment un choix !

Vous allez chercher vos influences musicales où ?

Comme je le disais avant, nous sommes ensemble tout en étant différent et c’est passionnant, car notre album est un vrai mix des influences de chaque membre du groupe. Cela va du  rock'n'roll et du blues pour Marco (le guitariste), aux Doors et à tout ce qui a existé dans les sixties et les seventies pour Alessandro (le clavier), en passant par l’amour du hard rock pour Daniele (le batteur jusqu’au blues et au funk des seventies pour Alessandro (le bassiste). Avec en commun :  une adoration commune pour le prog rock.

Est-ce que Protocollo C fait du rock progressif  ou du hard prog ?  

C’est dur à dire. Pourquoi ? Parce que oui, nous pouvons et voulons faire partie du monde magique du rock progressif mais toutes les influences dont nous avons parlées et qui sont dans l’album font que c’est difficile de cataloguer. Si je devais absolument répondre, je dirais que du fait des puissants riffs de guitare et de claviers, nous sommes plutôt orientés hard prog effectivement.  

 

Plusieurs titres sonnent très seventies voire fin de deuxième partie des sixties (sur « Goodbye Italia » c’est flagrant !), les sonorités d’orgue Hammond et les arrangements sont très typés. C’est voulu ? C’est assumé ?

Oui tu as absolument raison Louis. Mais je dois dire une chose très simple : tout cela n’a pas été un choix pensé et mis sur la table, mais une évolution naturelle. Ce qui est sorti de nos têtes et de nos doigts est exactement ce que vous pouvez entendre aujourd’hui. Rien n’a été programmé, c’est juste un merveilleux flux. 

Marco, pourquoi tu ne fais pas plus de solo de guitare comme sur « Premeditazione », « Preza di Coscienza », « Consapevolleza » ou « Flashback » (au passage, grand solo sur ce titre) ? Par moment on a l’impression que l’orgue est plus présent (désolé Alessandro !).

C’est une bonne question ! Mais là encore, presque rien n’a été décidé avant. En écoutant les pistes finalisées, nous avons réalisé qu’elles étaient bien équilibrées et que toutes sonnaient bien. Toute l’histoire tient là dedans !


Un morceau comme « Metamorfosi degli innocenti » (que j’adore) me fait penser à ce que font des groupes comme La Batteria et Calibro 35, çà vous parle ? 

Oui, nous sommes d’accord et nous sommes fiers de ta comparaison, car Calibro 35 est un groupe que chacun d’entre nous aime à la folie. Alors vraiment merci pour le compliment Louis !

Quel est le morceau dont vous êtes le plus satisfaits ? Personnellement j’adore le groove de « Fierezza ». qui me rappelle le Deep Purple avec Steve Morse et « Flashback » qui est un remarquable épique.

C’est une question très difficile mon ami ! Chacun d’entre nous peut avoir un avis différent mais oui …je suis d’accord avec toi, « Fierezza » est aussi mon morceau préféré. J’aime son groove, sa puissance, j’aime les solos, j’aime tout dedans ! Mais tous les titres ont leurs propres qualités.

Pour ce premier album, vous avez très bien réussi à varier les ambiances d’un titre à l’autre mais n’y a t il pas un risque à rester trop enfermé dans un style sans parties chantées ?

Oui, çà peut être risqué. Mais comme chaque chose sur cette planète, nous sommes en perpétuelle transformation et en évolution permanente. Qu’est que cela signifie ? Que nous ne savons pas si, dans le futur, il n’y aura pas de nouvelles collaborations ou l’ajout de nouveaux instruments, avec toujours l’idée de rendre « neuf »  quelque chose qui semble avoir déjà été entendu.   

Quels sont vos projets et vos prochains évènements prévus ?
Nous sommes des mecs un peu étranges et très particuliers. Nous ne nous projetons pas beaucoup et nous ne programmons rien de vraiment défini. En fin de compte, ce bel album, dont nous parlons, est né comme çà, naturellement. Nous verrons ce que le futur nous apportera entre concerts et matière écrite.

Un dernier mot pour les lecteurs de ce blog sur le RPI 

Tout d’abord, merci beaucoup à toi Louis et à tes lecteurs pour la place que vous nous réservez et pour votre intérêt dans notre projet et notre musique. Si vous voulez rester au courant des nouveautés, vous pouvez nous suivre sur le réseau social (https://www.facebook.com/protocolloc/) et sur notre chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UCXGCfcNwyvA4scQb5Mxb1wQ)
Et que la musique soit avec vous ! 


J'en profite pour mettre le lien YT pour écouter "Fierezza" puisqu'il en est question dans l'interview. https://www.youtube.com/watch?v=jbgXZojiz-Q

mardi 30 juillet 2019

Unimother 27 : Chrysalis

Chrysalis, 7ème album pour notre ami Piero Ranalli (ex Areknamés) et son projet Unimother 27. C'est toujours aussi barré avec un mixage improbable fait dans un couloir mais j'aime bien les pochettes de ses albums et surtout le son qui me rappelle les vieux Ozric Tentacles. 
En écoute, le teaser sur YT :
https://www.youtube.com/watch?v=NI7gQQ8K5dM