mercredi 27 juillet 2022

"Patrick Djivas, Via Lumière", di Louis de Ny-Commento di Fabio Rossi

 


Libro: Patrick Djivas, Via Lumière

Autore: Louis de Ny

Edizioni: Officina di Hank

Anno: 2022

Recensione a cura di Fabio Rossi

 

Uscito due anni fa per la casa editrice francese Camion Blanc con il titolo Via Lumière, La biographie autorisée du bassiste d’Area et de PFM, viene finalmente stampato in Italia il bel libro di Louis de Ny dedicato a Patrick Djivas, uno dei personaggi di spicco del Rock Progressivo tricolore. L’etichetta genovese Officina di Hank ha creduto nelle potenzialità di questo saggio e, su consiglio dello scrivente amico da tempo di Louis, ha fortunatamente deciso di pubblicarlo. Il lavoro espletato dall’autore è stato certosino e il lettore troverà una messe d’informazioni che gli permetterà di inquadrare perfettamente tutte le vicende artistiche di Patrick corredate da numerose informazioni sulla sua vita privata e le sue passioni principali.

E’ un viaggio nel tempo quello in cui si viene catapultati che ammalia specie quando si parla del periodo d’oro del progressive nostrano. Il bassista francese ha suonato in uno dei dischi più espressivi mai realizzati qui da noi, il superbo debut album degli Area Arbeit Macht Frei (1973), ed è stato protagonista di tutta l’epopea della PFM a partire dal notevole LP L’isola di niente (1974). Approcciare a questa biografia significa anche deliziarsi con le vicissitudini di una delle band che hanno scritto la storia del prog al punto di meritare affermazioni di tutto riguardo anche all’estero. Rammentiamo che gli Emerson, Lake & Palmer vollero fortemente la PFM sotto il loro marchio discografico (Manticore Records). Lo stile di scrittura di Louis è scorrevole, lineare, i capitoli di cui si compone il libro sono brevi, essenziali e ciò rende l’opera alla portata di tutti essendo scevra da inutili barocchismi letterari. V’imbatterete in personaggi ormai mitici come Greg Lake, Ian Anderson, Jaco Pastorius, Frank Zappa oltre naturalmente a Fabrizio De André, il compianto artista ligure con cui la PFM ha intessuto una collaborazione ormai passata alla storia. E’ un percorso bellissimo quello che affronterete che consentirà di comprendere meglio le mirabolanti vicissitudini di un personaggio dal talento naturale come Patrick, amato e stimato da tutti e non solo per la sua encomiabile tecnica al basso (Pastorius lo considerava il migliore dopo di lui!).

Corredata dalla prefazione del suo amico e compagno di mille avventure Franz Di Cioccio, Patrick Djivas, Via Lumière – La biografia autorizzata del bassista di Area e PFM si appresta a diventare uno dei titoli piu’ significativi usciti in Italia quest’anno nell’ormai inflazionato mondo della saggistica musicale. Consigliato vivamente. I soldi per divulgare la cultura SONO QUELLI MEGLIO SPESI. Ricordatevelo sempre.

samedi 23 juillet 2022

Il Giro Strano : Il pianeta della verità

Il Giro Strano ! Déjà, je ne peux pas dire que j'ai gardé un grand souvenir de La Divina Commedia, le CD sorti en 1992 par Mellow Records. Il est vrai que le CD faisait partie des bandes, enregistrées en 1972 et 1973, ressuscitées par le label italien pour alimenter son catalogue de l'époque sans trop se préoccuper de la qualité intrinsèque de la source. Il est vrai aussi qu'à la même période, je m'enfilais une dizaine de CD par mois rien qu'en prog italien. J'en avais gardé l'impression d'une musique un peu foutraque, proche de jams plus ou moins bien mises en forme. L'histoire était celle d'une formation de musiciens de Savona qui n'avaient jamais dépassé le stade des démos alors même qu'il pouvait revendiquer une proximité de style avec Dalton, Flea, Officina Meccanica, Procession, Rockys Filj ou même, par épisodes, The Trip avec en plus la voix du chanteur (Mirko Ostinet) qui pouvait s'apparenter à celle de Claudio Canali (Biglietto per l'inferno). J'avoue que j'avais donc un peu relégué ce groupe aux oubliettes. Quelques trente années plus tard, Pino Pintabona et Massimo Gasperini du label génois Black Widow sont venus me rappeler au bon souvenir de ce groupe et ils ont eu raison. Car sans avoir produit des chefs d’œuvre (il ne faut pas exagérer non plus), la mixture musicale, produite par Il Giro Striano, faite d'un rock fortement teinté de jazz et de blues méritait d'être remise en avant avec un bon lifting sur le son (ce qu'a fait Black Widow, ce que n'avait pas fait Mellow Records). En 2022, l'album de la deuxième exhumation devient Il pianeta della verità avec huit titres en plus dont deux récupérables en téléchargement MP3.   

Il est donc temps de faire amende honorable et de se pencher sur ces reliques d'un temps où les groupes de prog italien grouillaient de partout mais où bien peu accédaient à la consécration, à savoir : signer avec un label et enregistrer un premier album (qui était d'ailleurs souvent aussi le dernier !). Il Giro Strano aura fait partie des groupes qui n'auront pas eu cette chance.

Le matériau musical présenté étant par définition un amalgame hétérogène de titres enregistrés à plusieurs moments sur une période d'environ deux années, avec des musiciens en partie différents, le track by track n'a pas vraiment de sens mais une vue d'ensemble s'impose. Avec le recul, les musiciens apparaissent bien en place avec un niveau de jeu élevé. Il est également évident qu'ils appuient fort avec des interprétations tout en puissance et en énergie. Tout en s'inscrivant dans le move des groupes de prog italiens cités plus haut, on entend également quelques fortes réminiscences de Colosseum et de son émanation, Greenslade. L'impression d'avoir affaire à une musique parfois en limite de la jam demeure mais il faut reconnaître que les musiciens maîtrisent à chaque fois parfaitement leur sujet et en général çà passe (même sur "Il pianeta della veritá" !). En cela, le rapprochement avec Colosseum est également évident avec cette même manière de lancer des thèmes et de les développer ensuite en improvisant plus ou moins avec souvent le sentiment que le groupe avance en équilibre instable sur un fil. Le travail de restauration des bandes sonores a largement amélioré la qualité d'écoute, mais cela ne fait pas tout et il y a évidemment des morceaux plus ou moins bien enregistrés, mais au moins cette fois le maximum a été fait. Dommage car plusieurs pistes ajoutées par Black Widow sur cette réédition (pistes 6 à 11) avaient un réel potentiel. Les titres les plus intéressants, offrant aussi une bonne prise de son, sont incontestablement "XIII transistor" et surtout "Il corridoro nero" qui se trouvent également être ceux à avoir été enregistrés par la dernière formation d'Il Giro Strano (avec le retour de l'excellent Mario Pignata à la basse) en décembre 1972. J'ajouterais également "Vecchio oldsea", un morceau de jazz rock tout ce qu'il a de plus Colosseum, mené au pas de charge.

Au delà de la quasi exhaustivité des enregistrements réalisés par le groupe présenté dans cette édition, au-delà d'une mise en son la plus soignée possible, on notera aussi un gros travail de recherche documentaire qui permet d'alimenter un livret de 12 pages très complet sur l'histoire du groupe.

Qua vous soyez en recherche de vieux trésors prog enfouis à déterrer ou que vous soyez des vrais complétistes en matière de RPI, cette version Black Widow des enregistrements d'Il Giro Strano me paraît dans tous les cas indispensable.

Membres du groupe : Mirko Ostinet (chant, de juillet 1971 à avril 1973), Mariano Maio (saxo et flûte, de juillet 1971 à avril 1973), Valentino Vecchio (guitare, de juillet 1971 à avril 1973), Alessio Feltri (claviers, de juillet 1971 à avril 1973), Mario Pignata (basse, de juillet 1971 à mars 1972 et de novembre 1972 à avril 1973), Giovanni “Peo” Guazzotti (batterie, de juillet 1971 à mars 1972), Riccardo Gabutti (basse, d'avril à octobre 1972), Delio Sismondo (batterie, d'avril 1972 àavril 1973).

 

La tracklist : 

1. XIII transistor
2. Il corridoio nero
3. Vecchio oldsea
4. La Divina Commedia :
- a) Inferno
- b) A riveder le stelle
- c) Purgatorio
- d) Paradiso
5. Il pianeta della veritá
6. You're gonna find *
7. Shadow of a dream *
8. Lo Strano Giro *
9. Sunshine! Sunshine! *
10. Trasmutazione I *
11. Trasmutazione II *
12. Il Calvario * @
13. Since I've been loving you * @

 * bonus tracks sur la réédition Black Widow de 2021

@ en écoute sur la version double LP et en téléchargement MP3 

Label : Black Widow Records

 


vendredi 22 juillet 2022

G.O.L.E.M. : Gravitational Objects Of Light, Energy And Mysticism

Le hard prog rétro vintage a toujours la cote, tout particulièrement en Italie, avec des groupes comme les revenants de Spettri et plus récemment les excellents Wicked Minds et Witchwood. Et pour cause, les sonorités chaudes d'orgue Hammond et les claquements de basse Rickenbaker font toujours leur effet et flattent l'oreille des vieux durs à cuire, survivants d'une époque révolue. Encore faut-il avoir du talent pour présenter une galette qui ne sente pas trop le réchauffé et qui attire l'oreille des hardos rompus à toutes les ficelles du genre. Et nos amis romains de G.O.L.E.M. (pour Gravitational Objects Of Light, Energy And Mysticism) ne sont vraiment pas en reste, apportant même une certaine touche d'originalité au genre, nous allons y revenir. Ce groupe accumule plusieurs points forts qui font la différence. Tout d'abord nous avons affaire à d'excellent musiciens qui manient à la perfection leurs instruments, sans oublier le chant de Marco Vincini réellement excellent. Ce nouveau venu sur la scène hard prog a fait ses classes depuis trois ans avec la bande des Samuraï of Prog, Marco Bernard et Kimmo Pörsti l'ayant remarqué dans les chœurs de Rhapsody Of Fire. Ensuite, j'ai parlé de talent et d'originalité pour écrire de bons titres. Là encore, difficile de prendre en défaut le groupe. Les compositions sont tout simplement emballantes avec une véritable impression d'entendre du neuf (fait avec du vieux, on est d'accord !). Au point qu'il n'est pas nécessaire de citer de noms de grands groupes en référence. La musique de G.O.L.E.M. se suffit à elle-même, à la fois puissante, chaleureuse, intense avec quelques envolées emphatiques et de nombreuses atmosphères prenantes (notamment sur le dernier titre). Vous l'aurez peut être remarqué mais la formation comprend deux claviéristes et pas de guitariste. Là encore, les rôles sont intelligemment répartis de manière à enrichir la musique proposée. Paolo Negri (qui est le compositeur quasi exclusif des six morceaux) se charge des synthés vintage (Moog, ArpOdyssey, Waldorf, Oberheim) et des orgues Hammond (il utilise trois modèles différents) pendant qu'Emil Quattrini assure le côté plus "classique" des claviers (piano, pianos électriques Rhodes, Hohner Clavinet et Yamaha CP 70) ainsi que les string parts jouées sur des Mellotron, Memotron et un Eminent Solina String Ensemble. La complémentarité des deux claviéristes va bien au-delà d'un jeu de superposition avec au contraire des grilles écrites bien distinctes venant étoffer les parties instrumentales sans qu'il n'y ait jamais ni de moments superflues ni de débordements inutiles (c'est évident dès le premier titre "Devils' Gold" ou encore avec l'intro au piano du catchy "The Man from the Emerald Mine"). La preuve de cette concision et d'une certaine rigueur dans le propos est apportée par la durée de l'album qui se limite à quarante cinq minutes. On ajoutera que les quelques touches psychédéliques, une fois encore parfaitement dosées (cf. la première partie très floydienne de "Five Obsidian Suns" et "Gravitational Objects of Light, Energy and Mysticism"), viennent épicer une musique qui dépasse décidément largement le cadre d'un simple heavy prog basique à l'instar de "Devils' Gold" et de son long pont de pop romantique mais aussi de "Marble eyes" qui doit autant à un prog d'inspiration baroque (les passages au piano joués martellato) qu'au hard rock. "The Logan Stone" pourrait même vous convaincre que G.O.L.E.M. est un groupe différent qui en a vraiment sous le pied avec ce titre qui pourrait facilement faire des envieux du côté de la concurrence.
Alors si vous aimez le hard prog, si vous pensez que vous avez encore la capacité et l'envie de vous étonner, donnez une chance à G.O.L.E.M., vous ne le regretterez pas, mois je me suis régalé.

Le groupe : Paolo Apollo Negri (orgues et synthés), Marco Zammati (basse), Francesco Lupi (batterie), Emil Quattrini (piano, piano électrique, Mellotron), Marco Vincini (chant)

La tracklist : 

01. Devil’s Gold
02. Five Obsidian Suns
03. The Logan Stone
04. The Man from the Emerald Mine
05. Marble Eyes
06. Gravitational Objects of Light, Energy and Mysticism (*)

(*) en écoute YT en cliquant sur le titre

Label : Black Widow Records

mercredi 20 juillet 2022

Officina F.Lli Seravalle : Ledrôs

Des titres de morceaux volontairement hermétiques, une couverture de pochette qui cherche plus à intriguer qu'à plaire avec ses circuits imprimés posés en vrac, une musique à la limite de l'expérimental, parfois même abstraite, pas de doute, les frères Seravalle (Alessandro et Gianpietro), toujours supportés par Loris Furlan (Lizard Records) sont déjà de retour avec Ledrôs, le quatrième album de leur projet fraternel Officina F.Lli Seravalle. Pourquoi Ledrôs ? Parce que ce mot en langage frioul signifie "à l'envers", "l'envers du décor", ou encore pour s'approcher de ce que veulent exposer les frères Seravalle "la face cachée". On comprend mieux alors la signification de certains titres ("Néfaste clairvoyance", "Sublime futilità"). Pour rentrer plus en détail dans le concept de l'album, je vous laisse lire les notes de dos de jaquette (pour cela, il vous faut donc acheter le CD bien sûr !).

Une fois encore, les frères Seravalle vont délibérément emmener l'auditeur dans un monde où la perte de repères est la norme. D'ailleurs la question se pose clairement : est-il bien raisonnable de continuer à proposer cette musique inclassable qui semble plus parler à ses concepteurs qu'à ses destinataires légitimes ? La réponse est évidemment oui ! Oui car ce que l'on entend dans cet album n'a rien de commun avec un prog psychédélique, devenu lui aussi désormais codifié et prévisible, et est surtout formidablement fascinant voire hypnotique. Passer du crimsonien "Elogio di Oblomov" à l'atonal "Di refosco et di ghigno" est déjà un choc en soi mais être happé ensuite dans le cône coloré d'"Il silenzio del corpo", qui me rappelle les "Afroclonk" d'Ozric Tentacles et plus généralement Curious Corn, finit de vous convaincre que les frères Seravalle ne vivent pas dans le même monde que nous. Le jazzy et crépusculaire "Néfaste clairvoyance" ouvre tout naturellement pour "Vignesia" qui supporte un texte récité écrit par Italo Calvino. Le changement d'ambiance est radical avec "A4 - Driving the moon home" qui évoque une conduite de nuit en voiture sous l’œil éclairant d'un lune bienveillante. Le planant et électronique "Stealth revolution" est beaucoup plus inquiétant. Il prend son temps pour se répandre et prendre de l'ampleur jusqu'à emplir tout l’espace sonore avec une succession de couches d'effets et de boucles qui viennent progressivement se superposer les unes aux autres, formant in fine une masse compacte. Retour au jazz avec "L'antiprometeo" mais un jazz décadent avec une ligne de piano tombante à la fois pesante et désespérante. La deuxième partie du morceau, bien que très différente (plus électronique) garde ce côté déprimant. Il n'y a décidément pas de salut dans ce titre comme semblent le confirmer les lignes de cordes (modélisées) plaintives qui sortent de partout (les gémissements des damnées de l'enfer ?). Finalement, le mode est un peu le même au début de "Sublime futilità", la trompette délivrant de longs lamentos puis le morceau se transforme en une sorte de marche chaloupée menée par une trompette et un bugle. Étonnant et irrésistible. Je me serais bien passé par contre de "retinal fetish" et de son tempo transe même si je conçois et comprends la volonté des auteurs d'exprimer au mieux par ce biais une forme de vision relevant des effets résultant de psychotropes hallucinogènes. "Jibias de interioridad" semble vouloir continuer le trip même si cette fois le tempo dance technoïde disparait au profit d'une boucle électro. Ledrôs se termine avec l'onirique "Terzo turno" dont le thème est progressivement poussé vers un long chorus de guitare électrique qui s'évapore dans un fade out qui pour une fois a du sens.   

Sans doute un peu plus accessible que certains de leurs précédents travaux, Ledrôs n'en est pas moins un disque qui a ses exigences et qui demande beaucoup d'attention de la part de l'auditeur qui devra en outre accepter de rentrer dans un univers aussi singulier que déroutant. Mais c'est bien là l'intérêt de ce type de musique. Objectif atteint donc !


La tracklist : 

  1. Elogio di Oblomov
  2. Di refosco e di ghigno
  3. Il silenzio del corpo
  4. Néfaste claivoyance
  5. Vignesia
  6. A4 - Driving the moon home
  7. Stealth revolution (from the top down)
  8. L'antiprometeo
  9. Sublime futilità
  10. Retinal fetish
  11. Jibias de interioridad
  12. Terzo turno

lundi 11 juillet 2022

Prog Fest 2022, Genova Porto Antico

Sarò presente il 16 luglio al ProgFest di Genova con (normalmente !) copie del libro tradotto in italiano su Patrick Djivas,"Via Lumière". Ci vediamo sabato per questa bella fiera del progressive rock italiano.



dimanche 26 juin 2022

Louis de Ny : 5 sur 5 !

Cinq livres au compteur sur le rock progressif italien et ses sujets connexes, çà commence à ressembler à quelque chose ! Encore merci à ceux qui me suivent, qui me lisent et qui me font confiance dans cette aventure qui prend, les années passant, de plus en plus des airs d'épopée !

Giallo & Rosso : quand le rock progressif italien faisait son cinéma


 

Présentation du livre

Quand la rencontre entre le rock progressif italien et le cinéma de son pays a-t-elle eu lieu ? Pourquoi un compositeur aussi réputé que Luis Enriquez Bacalov a-t-il collaboré avec les New Trolls et Osanna ? Comment Goblin est-il devenu le groupe incontournable des musiques du giallo italien ? Quel est le rapport entre Attila et le groupe Premiata Forneria Marconi ? Qui avait remarqué que la bande-son illustrant La Cerimonia dei sensi était un vrai chef-d'oeuvre signé Le Groupe X ? Le film Shock aurait-il eu le même intérêt sans l'étonnante musique de Libra ? Quel compositeur italien de musiques de films d'horreur a-t-il repris un morceau de King Crimson en concert ? Pourquoi Ennio Morricone est-il dans ce livre ? Qui se cachait derrière The Braen's Machine ? Quelle est la véritable histoire de l'album Distorsions du groupe Blue Phantom ? Toutes les réponses à ces questions, avec encore bien d'autres révélations et autant de sujets d'étonnement, sont dans ce livre. Les fans de rock progressif transalpin comme les amateurs du cinéma italien trouveront leur bonheur dans cet ouvrage qui propose également une mise en perspective originale entre chaque film évoqué et sa bande-son grâce aux précieux éclairages de Stéphane Lacombe. Giallo & Rosso est donc un nouvel épisode de la saga de ce rock progressif italien qui n'a décidément pas fini de surprendre plus de cinquante ans après sa naissance.

Et le lien Camion Blanc, bien sûr ! : Giallo & Rosso

samedi 18 juin 2022

Patrick Djivas, Via Lumière : enfin la version en italien !

FR : pour moi, chaque nouveau livre que j'écris et que je publie ensuite est comme un nouveau bébé. J'ai du bonheur et de la fierté. Et celui là est un grand bonheur. Car ce livre est différent. Il est en italien! Merci à Patrick Djivas bien sûr et à Fabio Rossi, Marco Porsia, Claudio Pozzani, Francesca d'Ancona pour m'avoir accompagné dans cette fantastique aventure. Et maintenant il faut lire ce livre, cette belle histoire d'une vie extraordinaire

IT : Per me, ogni nuovo libro che scrivo e pubblicho è come un nuovo bambino. Sono felice e orgoglioso. E questo è una grande felicità. Perché questo libro è diverso. È in italiano! Grazie a Patrick Djivas e a Fabio Rossi, Marco Porsia, Claudio Pozzani, Francesca d'Ancona per avermi accompagnato in questa fantastica avventura. E ora devi leggere questo libro, questa bella storia di una vita straordinaria

Link Officina di Hank


samedi 11 juin 2022

Gazzara : Progression

Regarder cette pochette de disque rappellera fatalement un vieux et bon souvenir aux fans de prog italien qui se remémoreront alors l’énigmatique Planetarium et l'album Infinity. Là s'arrêtera toutefois l'essentiel de la comparaison, les deux œuvres n'ayant rien en commun musicalement. Mais une fois cette remarque formulée, la question du jour est bien sûr : qui est Gazzara ? Francesco Gazzara est un musicien (claviers, guitares) et compositeur italien. Fan de musique progressive en général et de Genesis en particulier (il a écrit un livre sur le groupe anglais en 2021), Francesco a déjà enregistré trois albums publiés en format numérique (Play me my song  en 2014), Here it comes again en 2020 et Foxtrot en 2021) qui ne s’éloignent jamais bien loin de l'univers de la Genèse, ce qui va encore être le cas du présent Progression même si Francesco revendique aussi d'autres influences dans le monde du rock progressif (ELP, Gentle Giant, King Crimson, Yes) mais aussi en dehors (musique classique, musique de films, musique folk).

Le thème du disque s’inspire de la plus ancienne carte de  Grande-Bretagne (la Gough Map, dessinée en 1360 et retrouvée au début du XIXème siècle par un antiquaire), ce qui explique les titres en anglais évoquant pour l'essentiel des noms de villes de la vieille Angleterre. Pour en revenir à ce que contient l’album Progression, il est effectivement difficile de ne pas penser à Genesis. Un peu à l'instar du groupe anglais Yak, on baigne complètement dans l'univers genesien (à part sur le liturgique "Misericordiae"). Mais là où les anglais de Yak restent très généralistes dans leurs évocations de Genesis, Francesco Gazzara réalise un travail d'une finesse et et d 'une précision absolues, recréant ainsi les ambiances genesiennes mais en évitant le côté casse-gueule de l'hommage servile ou de la vaine caricature. Bien sûr, difficile de le nier, les atmosphères oniriques et entrainantes semblent émaner d'un album enregistré par des musiciens ayant directement partie liée avec Genesis. Pourtant, en dépit des nombreuses références que l’on peut trouver dans cet album, la valeur ajoutée amenée par Francesco Gazzara est phénoménale. L’album est un enchantement d'un bout à l'autre. Le langage propre à Genesis est bien là mais l'appropriation est telle que le rendu ressort à la fois original dans sa conception et nouveau dans son expression. A ce niveau c'est une vraie performance. Vous pourrez vous amusez à aller rechercher toutes les références à des morceaux ou à des parties de titres de Genesis, cela devrait vous occuper un bon moment ! Mais il est plus intéressant pour moi d’apprécier cette œuvre pour ce qu'elle est vraiment : une création totale musicalement parlant et une vraie réussite artistique. Je devrais détacher un morceau plus qu'un autre (peut être "Bramber" ou encore "Boreham street") mais honnêtement l'exercice est difficile et je préfère vous laisser faire votre choix vous même. Dans tous les cas, il sera bon.

Sur cet album Francesco Gazzara joue de toute une panoplie de claviers analogiques. Il assure aussi les parties de basse, de guitare acoustique et de guitare électrique. Les autres musiciens présents sont : Giuliano Ferrari à la batterie, Dario Cecchini (flûte, saxo, clarinette), Carmine Capozzucco (hautbois), Fabrizio Paoletti (violon), Giulia Nuti (violon), Giorgia Pancaldi (violoncelle). The Old Way Choir assure les voix sur "Misericordiae".

La tracklist :

  1. Misericordiae
  2. Southampton
  3. Havant
  4. Chichester
  5. Arundel
  6. Bramber
  7. Winchelsea
  8. Lewes
  9. Boreham street
  10. Appledore
  11. Rye
  12. Canterbury 
Voici le lien bancamp pour écouter et commander ce très bel album : Francesco Gazzara bandcamp


dimanche 5 juin 2022

Elisa Montaldo "Sarah's theme" feat. Barbara Rubin

La collaboration entre ces deux grandes musiciennes italiennes que sont Elisa Montaldo et Barbara est donc désormais devenue une réalité (donc un rêve devenu réalité pour moi) depuis la publication de la magnifique pièce instrumentale : "Sarah's theme" écrite par Elisa pour une bande sonore de film sur laquelle elle a récemment travaillé.
Il s'agit d'un thème instrumental composé à l’origine pour piano seul. Mais Elisa a souhaité ajouter quelques embellissements notamment une partie de violon alto dont elle a confié l'exécution à Barbara Rubin qui est de fait la musicienne et la personne parfaite pour donner une touche unique à ce titre ! Bien lui en a pris car le résultat est exceptionnel de beauté et de délicatesse. Il faut aussi préciser que les deux artistes avaient envie depuis déjà un bon moment de travailler ensemble. Barbara a enregistré un superbe solo de violon et a participé à la production du morceau en s'investissant dans le mix et le master. Elisa a encore ajouté des sons ambiants bizarres (certains d’entre eux fournis par l'indispensable Mattias Olsson). Pour la vidéo, Elisa a été chercher Dollezh, un artiste qui a un site sur TikTok. Le résultat visuel a quelque chose des vieux films d'horreur italiens des années soixante dix. Cherchez du côté de Mario Bava, Dario Argento et Lucio Fulci si vous voyez ce que je veux dire. La vidéo est à la fois originale et effrayante, un cauchemar doux-amer à l’intrigue psychédélique selon les propres mots d'Elisa.

Cette première collaboration en appelle d'autres et cela me semble très bien parti pour aboutir à un projet musical de plus grande envergure encore. 

En attendant vous pouvez déjà écouter et visionner "Sarah's Theme" sur YT en cliquant sur ce lien 

Voici également les pages bandcamp d'Elisa et de Barbara :

https://elisamontaldo.bandcamp.com 

https://barbararubin.bandcamp.com

mardi 31 mai 2022

Break / Pausa

FR : Vous l'avez peut-être remarqué mais l'activité du blog a ralenti depuis un moment. Je suis en effet dans la dernière ligne droite pour la sortie de, non pas un, mais deux livres qui me demandent beaucoup de temps pour mettre les dernières touches et affiner les détails. Je vous promets deux belles surprises dont une plus spécifiquement pour mes amis italiens. A très bientôt pour les communications officielles. Merci à tous pour l'intérêt porté à mes travaux. 

IT :Forse l'hai notato, ma l'attività del blog è rallentata da un po'. Sono davvero in dirittura d'arrivo per l'uscita di, non uno, ma due libri che richiedono molto tempo per mettere gli ultimi tocchi e perfezionare i dettagli. Vi prometto due belle sorprese di cui una più specificatamente per i miei amici italiani. A presto per le comunicazioni ufficiali. Grazie a tutti per l'interesse nei miei lavori.

lundi 23 mai 2022

DAAL : Daedalus


Après la sortie de Decalogue of Darkness en 2018 (sans doute l’album le plus poussé et le plus réussi de Daal), Alfio Costa et Davide Guidoni se sont retrouvés à Rome en 2019 afin de mettre en route le prochain album de Daal. Une fois encore le covid est passé par là et a compliqué le processus créatif. Mais treize ans après ses début avec Disorganicorigami, Daal publie enfin son septième album studio, Daedalus. L’expression musicale de Daal a toujours comporté des thèmes sombres ou des descriptions de situations psychologiques difficiles. Même si elle est pleine d’influences littéraires, l’offre musicale du groupe est surtout instrumentale. La musique du Daal est personnelle, intime, mélancolique, évocatrice, parfois hypnotique et « désordonnée ». Elle est le résultat des sentiments de ses  créateurs. Elle trouve toujours l’inspiration dans la réalité mais si elle en propose une vision le plus souvent fantaisiste.
 
Le groupe est toujours formé de Davide Guidoni à la batterie, Alfio Costa aux claviers, Ettore Salati aux guitares et de Bobo Aiolfi à la basse.

Le thème principal de l'album reprend bien sûr à son compte le mythe d’Icare avec ce comportement propre à l'Homme qui le pousse à dépasser ses propres limites, défiant ainsi les lois de la nature en se projetant dans l'inconnu. La recherche et l’expérimentation sans fin, caractéristiques fondamentales de la musique de Daal, trouvent un terrain fertile dans ce contexte. Avec Daedalus, les musiciens de Daal poursuivent leur voyage d’exploration en matière de composition avec en particulier un travail sur les contrastes et l'élaboration de fresques symphoniques sombres et mélancoliques. « Journey through the spiral mind, part 1 & 2 » est une suite divisée en deux parties qui ouvre et ferme l’album comme un cadre d’exploration sonore. Il s'agit d'un voyage musical à l’intérieur d’une spirale mentale avec l’idée qu'il doit sortir quelque chose de formel du chaos apparent entre matière, couleur et son. « Icarus Dream » est une réflexion sur le vol d’Icare, une métaphore de la volonté humaine qui dépasse les limites imposées par la nature ou, dans le cas de Daal, de sortir des frontières imposées par les schémas musicaux. « Labyrinth 66 » est une autre petite suite en deux parties, inspirée du labyrinthe de Cnossus. C’est une expérience de recherche sur le son informel et « fluide » dans la première partie, qui trouve sa propre forme dans la deuxième partie. « Painting Wings » est une vision de la musique exprimée en termes de couleurs, de lumières et d'ombres : "peindre ses ailes pour être ce qu’on veut être et se montrer comme on est vraiment, avant de voler ». « In my time of shadow » est une réflexion mélancolique toute simple sur notre existence et sur le sens de la vie : se regarder nu et être conscient de ses côtés sombres. « Minotaur » décrit par la musique le résultat de l’union monstrueuse entre Pasiphae et un taureau offert par Poséidon. « « Sunrise » et « Moonrise » représentent les deux éléments opposés de lumière, et de manière allégorique les contrastes et les similitudes de notre vie.

Daedalus est incontestablement un bon cru, un album empli de belles mélodies, d'ambiances prenantes et de soli enchanteurs, un album duquel semble sortir une forme de sagesse et de sérénité. Comme si les musiciens avaient trouvé la paix intérieur et s'étaient allégés au point de pouvoir enfin prendre leur envol.


La tracklist :

  1. Journey through the spiral mind, part 1
  2. Icarus dreams
  3. Painting wings
  4. Labyrinth 66, part 1 & 2
  5. In my time of shadow
  6. Journey through the spiral mind, part 2
  7. Minotaur (bonus track ltd. edition) 
  8. Sunrise (bonus track ltd. edition) 
  9. Moonrise  (bonus track ltd. edition)  
Vous pouvez écouter les 2 titres surlignés.

dimanche 1 mai 2022

La Vittima Designata (version restaurée) : les bonus


 La "Vittima Designata", version restaurée et augmentée (éditeur Frenezy). Pour ma partie, voilà ce qui est proposé en bonus sur le DVD et le Blu-ray : entretien (évocation des New Trolls et de Bacalov, histoire de la bande-son) puis analyse musicale des troid mouvements (adagio, allegro, cadenza andante con moto).

jeudi 28 avril 2022

La VIttima Designata

 C'est parti pour la vente de l'édition restaurée de La Victime Désignée (La Vitttima Designata) disponible en version DVD ou Blu-ray. Dans les deux cas le travail et le rendu sont magnifiques. J'ai le plaisir d'être présent dans les bonus pour commenter la partie concernant la bande sonore musicale sur laquelle on retrouve les New Trolls qui interprète une partie des morceaux du Concerto Grosso composé par Luis Bacalov pour l'occasion.

Vous pouvez acheter votre exemplaire dans les magasins suivants : à Paris (Metaluna Store et la librairie Hors-circuits), à Lyon (librairie du Premier film), à Toulouse (Ombres Blanches) et en commande directe sur le site Frenezy ou sur la page FB.

dimanche 24 avril 2022

Mater a Clivis Imperat : Atrox Locus

Le rock progressif italien a aussi son côté obscur et ses penchants occultes et ce depuis ses premiers balbutiements puisque dès 1969, Antonio Bartoccetti avait ouvert la voie avec son groupe Jacula en proposant In cauda semper stat venenum, un album se voulant avant tout inspiré par les flashs ésotériques de son créateur aboutissant ainsi à une matière musicale, mélangeant allègrement le dark, le heavy, l'ambient, le doom et se faisant remarquer par son odeur de souffre mais aussi par son caractère décousue. Le genre s'est ensuite structuré, établissant ses propres codes, et a ainsi réussi a perdurer avec quelques noms emblématiques, Jacula bien sur, mais aussi Antoniux Rex (autre formation menée par Bartocceti) ainsi que l'incontournable Devil Doll pour ne citer que les plus connus sans oublier Malleus bien évidemment. Le label Black Widow records a fait beaucoup pour promouvoir ce style de musique, son patron Massimo Gasperini étant un fan absolu de tout ce qui se rapporte au dark heavy prog. Les albums de Jacula et d'Antonius Rex ont ainsi été publiés ou réédités, pour les plus anciens, chez Black Widow records qui a également produit un bon nombre d'autres groupes œuvrant dans la même veine (récemment La Janara). Le dernier en date, Mater a Clivis Imperat, n'est pas, loin de là, le moins intéressant d'une longue série. Son album Altrox Locus qui est sorti le 22 mars 2022 est même une divine surprise. 

Côté visuel, il est difficile, dès le premier coup d’œil,  de ne pas être attiré par la couverture qui en jette et qui évoque des souvenirs confus pour les fans de giallo et de films d'horreur italiens de la grande période des années 70. Et pour cause, elle est signée du regretté Enzo Sciotti (disparu l'année dernière) à qui l'on doit des affiches cultes pour les films eux aussi cultes de Mario Bava, Lucio Fulci et Dario Argento entre autres.  

Côté équipage, la formation comprend des musiciens expérimentés : Samael Von Martin vient de Death Dies et Tomas Contarato (alias Demian De Saba) de chez Evol, des groupes de Black métal à tendance satanique ! On est prévenu ! Avec l'énigmatique pianiste gothique Natalija Branko, le claviériste milanais Alessio Saglia et la chanteuse soprano Elisa de Marte de Padoue, le groupe est complété avec trois musiciens de talent de formation classique. 

Il est d'ailleurs bon de savoir que Mater a Clivis Imperat est une formation qui existe depuis 2008 et que cet Atrox locus est en fait la concrétisation de plusieurs projets précédents qui n'avaient pas abouti en leur temps. Il aura fallu de nombreuses années pour que ce concept musical arrive à maturité en trouvant enfin la bonne inspiration, les bons réglages mais aussi les musiciens idoines. Le résultat de ces années de tâtonnements est enfin là. Un monstre sonore de heavy rock occulte et de hard prog des seventies, fait d'un magma organisé d'orgues liturgiques, de riffs lourds de guitares électriques, de rythmes meurtriers, d'éclairs aveuglants giclant du noir absolu, de chœurs grégoriens, de chant lyrique et enfin de mises en scène théâtrales gothiques et dérangeantes. Une bande originale d’un film d'horreur, jamais réalisé, de laquelle émerge le mystère, l'angoisse, les passions, le sang, la désespérance, la mort. 

Bien évidemment, côté contenu, pas de surprise, il y a du lourd. Les ambiances alternent entre l'univers musical de Fabio Frizzi période Paura nella città dei morti viventi / L'Aldilà / Manhattan Baby ("Coemeterium" et sa reprise, "1974 Sorgi o Creatura", "Oblivium") et celui de Goblin (comprenant aussi Goblin Rebirth, 4Goblin et le Daemonia de Claudio Simonetti) pour le titre éponyme "Atrox Locus".  "Padova occulta (Nero Barocco)" plus orchestré et aux chorus de guitare acide, évoque Devil Doll mais aussi Lacrimosa, alors que "Homo intime pauper est" et  "Dominae oculi" nous ramènent à Jacula et à Antonius Rex . La surprise vient plutôt de l'instrumental "Witchcraft " qui tombe à point nommé pour détendre l’atmosphère plutôt lourde et austère de l'ensemble. Le morceau se présente comme une longue cavalcade heavy menée par une énorme performance d'Alessio Saglia à l'orgue Hammond, soutenue par une rythmique funky. Niacin aurait pu faire ce genre de titre. Puisque l'on est du côté hard prog, "Idalo tribus" est en plein dedans. Rien de très original pour ce court instrumental avec ses allers retours de riffs en trois accords, mais un bon moment pendant lequel le groupe se lâche sans se poser de questions. Je reste plus sceptique sur le simili symphonique "Vagaris" intégralement centré sur un tutti de cordes frottées dont l'exécution aux synthés donne dans un ton un peu daté (çà me rappelle les sons des Roland du début des années 80) et surtout la composition reste très sommaire sans jamais décoller et sans jamais accoucher d'un développement digne de ce nom. La reprise, en toute fin d'album, de "Coemeterium" dans une version alternative prenante et horrifiante, clôt magnifiquement ce disque qui aurait sans doute gagné à être un peu plus court. Mais, il ne s'agit pas de bouder son plaisir car nous avons ici un opus qui soutient la comparaison avec ses illustres références citées à plusieurs reprises tout au long de cette chronique. Sachez aussi que le prochain album est déjà en route et là il faudra vous attendre à une autre surprise de taille au générique !

Les musiciens : Isabella (chant, chœurs), Samael Von Martin (guitare, basse, claviers, chœurs), Tomas Contarato (batterie), Natalija Branko (piano), Alessio Saglia (orgue,Hammond, Moog) + la participation d'Elisa Di Marte (chant soprano) 

Black Widow Records propose l'album en trois déclinaisons : Compact Disc,  LP avec un livret de  20 pages, LP édition limitée (66 exemplaires) avec couverture “raw cardboard” et vinyle couleur + 2 posters + le livret de 20 pages + le téléchargement mp3

La tracklist :

1. Coemeterium
2. 1974 (Sorgi o Creatura)
3. Atrox locus
4. Padova occulta (Nero Barocco)
5. Atrox poena in corde suo est
6. Homo intime pauper est
7. Witchcraft
8. Dominae oculi
9. Oblivium
10. Meretrix Pacis Orba
11. Idola tribus
12. Vagaris
13. Coemeterium (Alternate Version)



jeudi 21 avril 2022

Prog Fest 2022

 

Le programme concocté par Massimo Gasperini pour le festival Prog Fest Porto Antico à Gênes le 16 juillet 2022 est une fois de plus exceptionnel avec les vétérans incontournables du prog italien Osanna et Delirium, les révélations G.A.S. (pour Gruppo Autonomo Suonatori) et Melting Clock mais aussi  deux noms à découvrir avec G.O.L.E.M. et son hard prog psychédélique ainsi que le groupe de métal prog pour le moins intrigant,  Cyrax. Gênes n'est pas la porte à côté surtout pour les bretons mais l'affiche le mérite et l'Italie est si vivante l'été ! Rendez-vous à Gênes le 16 juillet 2022.

vendredi 15 avril 2022

The Old Castle : Wistful

Nous n'avons pas été beaucoup à couvrir la sortie en 2001 de Storie Nascoste le premier album disponible du groupe de prog italien The Old Castle. Mais vous trouverez quand même une chronique complète détaillée et documentée. Devinez où ? Dans ce livre Plongée au Cœur du Rock Progressif Italien ! C'est peut-être la raison pour laquelle, à vingt années d'écart, Gabriele Kiss s'est rappelé des quelques personnes qui avaient soutenues son groupe et qu'il les a contacté pour leur annoncer la bonne nouvelle : la sortie d'un nouvel album de The Old Castle.

Alors, je suis sympa, je vous fais une petite séance de rattrapage. Formé en 1995, dans les Marches à Tolentino, The Old Castle enregistre très rapidement un tout premier album auto-produit quasiment impossible à trouver déjà à l'époque (je ne vous parle même pas d'aujourd'hui !) intitulé Working travellers et sous-titré (good and progressive rock music). Le groupe se produit ensuite sur scène et connaît même son heure de gloire en assurant la première partie du concert d’Emerson Lake & Palmer en Sardaigne pendant l’été 1997. Un deuxième album est assez vite mis en chantier et sort en 2001, toujours en auto-production. Avec une volonté d’aller vers quelque chose de plus calme et de plus introspectif, The Old Castle fait évoluer son propos musical tout en restant dans un environnement progressif. Pour une partie, Storie nascoste penche nettement vers le Pink Floyd post Waters, celui de A momentary lapse of reason et surtout de The Division Bell avec parfois un mimétisme frisant la perfection. Pour le reste, les références sont aussi de qualité tout en ne s'éloignant jamais d'un registre pop prog FM. En résumé, c'est bon, très bon même sur les vingt premières minutes de cet album qui aurait mérité plus de considération.

Vingt ans plus tard, Gabriele Kiss, la tête pensante de The Old Castle, décide de faire revivre son groupe en repartant des idées laissées en plan, la formation n'ayant pas continué l'aventure, vous l'aviez compris. Même si des membres de l'époque apparaissent aux crédits, il a fallu que quelques nouveaux musiciens viennent apporter leur contribution. Wistful, le nouvel album est court, 36 minutes et les paroles sont cette fois en anglais. Si l'on met à part, les deux instrumentaux (on y reviendra), il apparaît vite évident que Gabriele Kiss va à l'essentiel, en donnant même l'impression par moments d'être pressé. La voix a un peu changé, et pour tout dire s'est pas mal patinée, mais l'énergie est toujours bien présente. "Return from fantasy" est une entame pied au plancher, tempo rapide, orgue en furie, guitare babilleuse. On est dans le registre d'un Deep Purple en roue libre. Pas très original mais bien pour se mettre dans l'ambiance. "Mario" permet d’entendre fugacement le chanteur lyrique Massimiliano Luciano. Il s'agit cette fois d'une longue épopée quasiment instrumentale que l'on qualifiera d'épic rock d'inspiration médiévale à la Jerry Cutillo (O.A.K.) survolée par la flûte d'un Stefano Conforti que l'on sent aussi à l'aise qu'un poisson dan l'eau. "Angel Fall" se présente comme le titre le plus direct et le plus facilement accessible. Entre néo-prog typé IQ et AOR des années 80 , le morceau vaut surtout par le solo final de guitare électrique qui évoque furieusement le Ritchie Blackmore de Rainbow en mode baladin. Avec "Hurt my heart", The Old Castle renoue avec ses vieux penchants rock FM, une fois encore on pense à GTR et Asia. C'est bien foutu et agréable à écouter avec une mélodie accrocheuse et des sonorités de synthés typées eighties. "Black sunday" est en fait une composition qui existait sur Storie Nascoste ("Giornate"). Elle est cette fois présentée avec un chant en anglais. Pour le reste, le morceau a été retravaillé avec une longue partie centrale, très réussie, basée sur une performance de  Stefano Conforti à la flûte. Le seul bémol est lié à la partie de batterie de Jean-Luc Delmonac qui comme pour les pistes 1 et 2, utilise des samplers au rendu sec et dépourvu de chair. On préférera de loin le drumming d'Alberto Quacquarini présent sur tout le reste de l'album. "The camel" démarre sur un mode jazzy avec une succession de mesures aux tempos syncopés, Gabriele Kiss réussissant même à insérer plusieurs citations, dont une assez évidente, tirées de Six Wives of Henri VIII du sieur Wakeman (je vous laisse chercher,). Pour sa dernière partie, le morceau bascule soudainement dans un univers fantasmagorique et impressionniste. Pour finir, revenons aux deux instrumentaux. Si "Interlude for Jacky" reste un (court) moment sympathique mais anecdotique malgré sa progression très classique rappelant de loin une toccata bancale, "il mare" est d'un tout autre niveau. Ils 'agit de la véritable pièce de bravoure de cet album dont elle justifie à elle seule l'acquisition. En un peu plus de six minutes, Gabriele se charge de donner sa vision ou plutôt ses visions de la mer, est grandement secondé par Stefano Conforti, aussi convaincant à la flûte qu'au saxo, qui a pour mission de donner des couleurs merveilleuses à ce morceau qui est en fait une succession de petites pièces imbriquées les unes dans les autres. Pas vraiment une suite, plutôt une succession de tableaux dont certains évoquent EL&P pendant que d'autres rappellent furieusement certains passages du Hamburger Concerto de Focus ("Delitae Musicae").  

J'ai été content de retrouver The Old Castle à deux décennies d'écart. La musique de Gabriele Kiss est sincère et sans prétention, loin très loin de l’esbroufe pathétique et du démonstratif fatiguant. Elle n'en est que plus attachante. Le prog c'est çà aussi !

Les musiciens : Gabriele Kiss (claviers, chant, basse), Stefano Conforti (saxophone, flûte), Jean-Luc Delmonac (batterie sur 1, 2 et 7), Roberto Gatta (guitare sur 7), Massimiliano Luciani (chant sur 2), Tonino Manochesi (guitare sur 1 et 2), Paolo Pagliari (guitare et basse sur 3 et 5), Alberto Quacquarini (batterie sur 3, 5, 6 et 8).  

La tracklist :
1. Return form fantasy
2. Mario
3. Angel fall
4. Interlude for Jacky
5. Hurt my heart
6. Il mare
7. Black sunday
8. The camel

Pour écouter l'album, ce que je vous conseille évidemment, çà se passe ici


vendredi 8 avril 2022

Sintesi del viaggio di Es : Gli alberti di Stravopol

Il y a d'abord eu Sithonia de 1989 à 2013, qui nous laissé cinq beaux albums, puis plus récemment Sintesi del viaggio di Es avec cette fois les seuls Valerio Roda, Marco Giovannini et Sauro Musi pour faire le lien entre ces deux formations de proche parenté (vous pouvez retrouver ici l'interview du groupe en 2019). Un premier essai prometteur en 2017 (Il sole alle spalle) délicat et plus folk-prog que prog-rock, et revoilà nos amis de retour pour nous proposer le fruit de quatre années de réflexions et de travail pour un résultat qui se révèle d'emblée remarquable. 
Car Gli alberti di Stravopol est clairement un cran au-dessus de Il sole alle spalle qui était déjà très plaisant. Sintesi del viaggio di Es ne change pas fondamentalement son style, "Come le foglie (Parte 1)" avec ses réminiscences d'Impressioni di Settembre" et "Gli alberi di Stavropol", sont là pour en témoigner. Il y a pourtant de nettes différences qui se font sentir à commencer par une profondeur accrue dans les thèmes développés dans cet album que ce soit avec le poignant "Regina in lacrime" ou encore avec "Grazie per gli anni e per i giorni". Mais la grande surprise vient de la présence de passages, voire même de morceaux, plus appuyés et pour tout dire carrément rock. Ainsi "L'eta d'oro", joué entièrement à l'énergie, ne manque pas de surprendre de la part de ces musiciens que l'on pensait définitivement calés sur un mode soft. Décidément en pleine forme, le groupe atteint même une envergure symphonique jusque là inconnue avec "Adria", sublime instrumental sur lequel on écoute religieusement le violon de Barbara Rubin illuminant tout ce morceau qui se révèle trop court, laissant l'auditeur au bout de deux minutes avec un vrai sentiment de frustration. "Una nuova passeggiata" et "Come le foglie (Parte 2)" réunissent bien ces deux caractères désormais mis en avant par le groupe : une tonalité plus rock et un propos plus emphatique. "Una nuova passeggiata" est à cet égard très caractéristique du prog italien des années 90 qui en plus de puiser dans ses racines seventies reprenait également, à l'instar d'Arcansiel, d'Ezra Winston et de Sithonia bien sûr, des éléments de langage d'un néo prog alors omni-présent et incontournable.
Il est étonnant de constater que ces musiciens expérimentés semblent soudainement se libérer et oser des figures plus spontanées (en tout cas en apparence). Ce n'est d'ailleurs pas "Strade di fango" avec son riff d'intro gras bien hardos, qui courre sur tout le titre, ainsi que son tempo cadencé et lourd qui viendra contredire cette impression. Je ne sais pas si cette posture est la plus naturelle pour le groupe mais en tout cas l'effet blast est très réussi.
J'ai une grande affection pour la dernière partie du CD qui relève du rêve éveillé avec tout d’abord en hors d’œuvre le majestueux instrumental "Grazie per gli anni e per i giorni" duquel émerge une mélodie onirique, jouée d'abord à la guitare acoustique avant qu'n riff de guitare électrique vienne prendre le relais. Le tout est emballé dans un délicat habillage pysché-folk présentant une certaine originalité avec l'apparition soudaine d'un accordéon diatonique qui donne une touche traditionnelle en plus. A suivre, "Il viaggio di Es" constitue le plat de résistance et prend la forme d'une longue suite de quatorze minutes qui a tout du morceau ultime pour le groupe. C'est en tout cas celui dans lequel il concentre le meilleur de son savoir-faire, sûr de son fait, au point de se lancer dans des digressions inattendues dont quelques cavalcades effrénées et autres emballements soudains qui en font une pièce de pur rock progressif, et je peux vous affirmer que c'est du tout bon. Guitare électrique et flûte se partagent les longs chorus, chaque instrument venant prendre le relais de l'autre dans une sorte de ballet harmonieux réglé au millimètre.
Vous l'aurez compris, sur cet album chacun donne le meilleur lui-même : Marco Giovannini et sa voix si attachante mais aussi si rassurante, Sauro Musi qui sort de sa réserve pour arracher quelques riffs et chorus bien sentis de sa Gibson SG Standard, Valerio Roda qui semble bien s'amuser en distillant ses lignes de basse ronflantes et bien sûr Eleonora Montenegro omniprésente à la flute traversière pour notre plus grand bonheur. 
A l'écoute de Gli alberti di Stravopol, il apparaît que Sintesi del viaggio di Es fait désormais partie des toutes meilleures  formations de prog italien actuels, capable de proposer une musique à la fois personnelle, inspirée et raffinée. Avec cet album, je vous promets cinquante trois minutes de félicité et de légèreté. Il n'en faut pas plus pour apporter un peu de bonheur en ces temps troublés.

Le groupe : Marco Giovannini (chant), Sauro Musi (guitares), Valerio Roda (basse, pédale-basse), Maurizio Pezzoli (claviers), Eleonora Montenegro (flute), Nicola Alberghini (batterie) 

+ Barbara Rubin (violon sur 5) et Maria Grazia Ponziani (accordéon diatonique sur 9)

La tracklist :

1. Come le foglie (Parte 1)
2. Gli alberi di Stavropol
3. Regina in lacrime
4. L'eta d'oro
5. Adria
6. Una nuova passeggiata
7. Come le foglie (Parte 2)
8. Strade di fango
9. Grazie per gli anni e per i giorni
10. Il viaggio di Es

Label : Locanda del Vento, distribution : Lizard records



samedi 2 avril 2022

Nodo Gordiano : H.E.X.

Totalisant déjà vingt huit années d'existence au compteur, Nodo Gordiano n'est pas la formation de prog italien la plus facile d'accès. Il est vrai que si le groupe produit toujours une musique de qualité, elle n'en a pas moins un côté parfois hermétique et nécessite toujours une grande concentration de la part de l'auditeur. Le fait que Nodo Gordiano ait connu de multiples changement de personnel autour de l'inamovible Andrea De Luca a également influé sur son style, chacun des six albums du groupe ayant une couleur particulière, mais avec toujours un haut degré d'exigence dans le rendu.

De fait, chaque plongée dans l'univers musical de Nodo Gordiano me fait toujours le même effet qu'une écoute d'un album de Van der Graaf Generator, pas forcément pour la proximité musicale avec la formation anglaise, qui existe bel et bien, on en reparlera un peu plus loin, mais tout simplement car j'ai l'impression à chaque fois de rentrer dans un monde totalement à part, de faire un transfert dans une autre dimension en quelque sorte. Une fois arrivé sur place, les trois italiens ne perdent pas de temps à vous accueillir et vous embarquent directement dans leurs voyages sonores. C'est d'autant plus évident avec H.E.X. que l'album ne comporte que deux longs titres d'exactement vingt six minutes chacun. Bien que le langage des trois italiens soit très personnel, difficile, dès le premier morceau "Heng", de ne pas se référer alternativement à Van der Graaf Generator, Tangerine Dream King Crimson (dans son côté le plus martial) et à Pïnk Floyd période "Shine on your crazy diamond". Franchement, rien là dedans de gênant ou de dévalorisant. Ils ont suffisamment d'expérience et de savoir-faire (Davide Guidoni est également membre de Daal) pour proposer une relecture à la fois solide et passionnante de moments choisis de leurs éminents devanciers en apportant leur propre contribution créatrice. A cet égard, "Kou" est sans aucun doute la pièce la plus originale mais aussi expérimentale avec ses percussions tribales et ses couleurs modales, et cette fois c'est bien Van der Graaf Generator qui ressort en arrière-plan. Il est d'ailleurs évident que Filippo Brilli avec sa panoplie de saxophones (tenor, bariton, alto et soprano) joue le même rôle que de David Jackson dans VDGG avec toutefois un jeu aux antipodes de celui du sympathique anglais. Très différente du reste, la dernière partie atmosphérique, et pour tout dire cosmique, du morceau ressemble beaucoup à un long trip hallucinogène qui peut également évoquer certaines ambiances de Porcupine Tree sur Metanoia. C'est à mon avis, la séquence la plus passionnante et la plus réussie de cet album surtout grâce à son bouquet final en apothéose. Évidemment, on ne rigole pas beaucoup à l'écoute de cet album qui développe des atmosphères prenantes et parfois même oppressantes mais les deux longues pistes présentent suffisamment de variations et de rebondissements pour que l'on soit totalement happé par ce que l'on entend, un peu comme si l'on était hors du temps.

Vous aurez bien sûr noté la similitude avec la pochette de A grounding in numbers de Van der Graaf Generator (décidément on parle beaucoup de ce groupe dans cette revue) avec la même couleur de fond pour la couverture et la présentation d'un authentique hexagramme cette fois (heng) en lieu et place du pentagramme stylisé ornant A grounding in numbers. Les deux titres de l'album reprennent d'ailleurs chacun le nom d'un hexagramme, le numéro 32 pour "Heng", le numéro 44 pour "Kou".

J'aime les musiciens qui prennent des risques et qui sortent des sentiers battus d'un prog trop souvent convenu. J'ai aussi le plus grand respect pour les groupes qui produisent une musique non conventionnel en se souciant peu de plaire ou non au plus grand nombre. J'aime enfin ces longues plages musicales qui ont la capacité de vous surprendre toutes les cinq minutes tout en gardant une fluidité dans le déroulé. Nodo Gordiano réunit toutes ces qualités sur cet album qui peut être considéré comme l'accomplissement de sa longue carrière, accomplissement ne signifiant nullement que H.E.X. doit être le point final de sa discographie, bien au contraire!

Les musiciens : Davide Guidoni (claviers, percussions, samplers), Andrea De Luca (claviers, samplers, basse, guitares), Filippo Brilli (saxophones)

La tracklist :
1. Heng
2. Kou 

Label : Lizard records

lundi 28 mars 2022

Riccardo Romano Land : Spectrum


En parallèle de RanestRnane, son groupe d'attache, Riccardo Romano a entamé depuis quelques années une carrière solo qui a d'abord vu la parution de l'album B612 en 2017 qui racontait l'histoire du Petit Prince de Saint Exupéry. Cette fois, Riccardo aborde un sujet plus personnel avec l’évocation de l'autisme qui touche son fils. Je le laisse donc expliquer lui-même, avec ses mots, ce qu'il veut exprimer: "çà raconte l'histoire d'un garçon autiste imaginé à la première personne. pour l'écrire j'ai essayé d'imaginer et de décoder les pensées de mon fils, en pensant à tout ce qu'il peut exprimer et par dessus tout à ce qu'il ne peut pas dire. Être père d'un garçon autiste est un long défi et chaque jour, vous devez être créatif, inventer de nouvelles façons d'aller dans des endroits qui au premier coup d'œil sembleraient inaccessibles. mais je pense avoir parcouru un long chemin avec lui pendant toutes ces années, et c'est pourquoi j'ai décidé de raconter notre histoire. "Wrong" (le mal) fait partie d'une longue suite intitulée "The Winner", car c'est comme ça que j'aime nous imaginer : nous avons vu beaucoup de choses, connu la désolation connue et toutes les nuances de noir. mais je peux dire que nous nous sentons comme des gagnants maintenant, et nous visons toujours la lumière".
 
Voici en complément le teaser YT :
 
L'album est en vente en trois formats différents :
 
Édition Spéciale
LP Vinyle 
CD Digipack

mercredi 23 mars 2022

Ezra Winston : Tertium non datur

Trente et un ans après Ancient Afternoons, Ezra Winston a fait un retour tardif mais attendu pour son troisième album Tertium non datur publié, dans un premier temps en juillet 2021, uniquement en vinyle associé au numéro 99 de la collection Prog Rock Italiano par De Agostini. La face A présente trois morceaux et la face B en compte deux. Nous attendons maintenant la version CD prévue pour une sortie ultérieure (fin 2022 ?), avec d’autres titres ajoutés. En effet la version 33 tours d'une durée de quarante deux minutes ne permettait pas d'en mettre plus !. Le recto et le verso de la couverture (pochette ouvrante avec enveloppe interne couleur et vinyle 180g) ont été réalisés par la dessinatrice Lorenza Pigliamosche Ricci née en 1997, grande amatrice de rock progressif et collaboratrice du magazine Prog Italia. Elle a d'ailleurs également réalisé l'artwork pour l'album Frazz Live de Semiramis.

lundi 21 mars 2022

The Old Castle : Wistful

 Je vous annonce de l’exclusif pour très bientôt. Restez branchés sur Le Petit Monde du Rock Progressif Italien !