Toutes ces merveilles devraient sortir d'ici quelques semaines
Macchina Pneumatica : Appartenza
Sintesi del viaggio di Es : Gli alberi di Stravopol
Odessa : L'alba della civiltà
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Ambigram est une nouvelle formation italienne entre super groupe (enfin tout est relatif bien sûr !) et collectif dont le premier album a vue le jour en fin d'année dernière. Francesco Rapaccioli au chant, Beppe Lombardo aux guitares, Max Marchini à la basse et Gigi Cavalli Cocchi (Mangala Vallis) à la batterie forment le noyau dur de ce groupe autour duquel viennent graviter quelques musiciens qui comptent comme Paolo Tofani (le guitariste d'Area), la chanteuse Paola Folli et le duo Max Repetti (claviers) Annie Barbazza (chœurs), ces deux derniers artistes s'étant illustrés dans diverses performances couvrant aussi bien le répertoire de Greg Lake que celui de King Crimson (cf. l'album Moonchild sorti en 2018).
Vous savez, un ambigramme c'est une figure graphique (un dessin, un mot) qui prend une signification différente selon l'angle sous lequel on le regarde. La musique d'Ambigram, c'est un peu çà. Quand on regarde la liste des musiciens impliqués, çà semble évidemment très italien. Quand on écoute la musique, çà devient beaucoup moins évident. Car ces huit chansons semblent plutôt calibrées pour faire mouche dans un style néo prog très british (d'ailleurs le chant est en anglais).
L’album commence très bien avec l'excellent "A mediterranean tale" enjolivé de beaux passages atmosphériques et d'une tonalité d'ensemble pas si éloignée que cela de La Coscienza di Zeno (ce sera la seule référence au prog italien). On est encore emballé en entendant la courte intro musclée de "Cerberus reise" qui ouvre pour un titre très tendu et très rock. "Pig tree" est dans la continuité de "Cerberus tree" avec un riff de guitare encore plus appuyé et une rythmique qui déménage vraiment tout sur son passage. Le morceau est pas mal tordu et il faut apprécier les poussées martiales de Rapaccioli mais avec ce rythme d'enfer imprimé par la section basse/batterie et l'orgue en folie de Max Repetti, çà passe tout seul. çà passe d'autant mieux que la deuxième partie du titre, plus calme, est vraiment de haute tenue."Salling home" est très différent de ce que l'on a entendu jusque là. La rythmique à la Police et les chœurs assurés par Paola Folli donnent un côté très pop années 80 à ce morceau qui s'étire gentiment en longueur et qui s’alanguit au point de donner l'impression d'écouter du Sade. "Immaginary daughter" est plutôt une belle chanson avec à nouveau des chœurs sympas et un long chorus de guitare électrique de Lombardo tout à fait dans le ton de l'ensemble. A propos de guitare électrique c'est le mythique Paolo Tofani qui s'y colle sur "L'absinthe", un morceau qui sert surtout de rampe de lancement pour une longue partie centrale assimilable à une forme de jazz rock libéré et smoothy. Le côté nerveux est amené par la performance vocale d'un Francesco Rapaccioli à nouveau très habité dont la voix surfe sur des lignes de chant particulièrement casse-gueules. Arrive alors ce qui est réellement la vraie perle de cet album : "Patchwork", un morceau qui possède une vraie grâce avec sa ligne mélodique toute en nuances et ses interventions de hautbois (il y en a deux) ma foi fort réussies. Paolo Tofani intervient à nouveau mais cette fois de manière plus discrète en se fondant parfaitement dans l'ensemble. L'album termine par "Pearls before swine", un relativement court morceau bien rock, bien pêchu avec un pont central particulièrement inventif.
Bien que très éloigné des canons du RPI, cet album est plutôt bien vu avec une évidente orientation très pop rock british qui n'exclut pas quelques courts moments plus personnels rappelant, en moins emphatique et avec une ambition nettement plus mesurée, ce qu'Aufklärung avec produit il y a vingt sept ans avec De' la tempesta... Vu le pedigree des musiciens, on aurait été surpris d'être déçu. Ce n'est pas le cas bien heureusement. J'ajoute enfin, et çà ne gâche rien, que l'artwork est très réussi.
La tracklist :
Je suis toujours un peu mal à l'aise avec cette histoire de meilleurs albums de l'année. Tout d'abord parce que cela reste très subjectif et très personnel. Ensuite car je connais quand même un paquet des musiciens concernés et qu’il n'est pas toujours facile de rester objectif. Voilà pourquoi je préfère parler de "sélection" ou de "top" mais pas de "classement".
Au passage, merci aux artistes, musiciens et groupes pour
ces beaux moments de musique sans cesse renouvelés le plus souvent sans qu'ils aient en retour la juste rémunération de leur travail artistique (s'il vous plaît, faites moi plaisir, boycottez Spotify). La
reconnaissance est donc essentielle et est le moins que l'on puisse
faire quand on s'intéresse un tant soit peu à ce qu'ils créent. Au passage, une partie des albums de cette sélection sont des auto-productions dont mes trois coups de cœur. Les temps changent !
2021 aura globalement été une bonne année pour le rock progressif italien avec pas mal de sorties intéressantes. Pour ce qui concerne ma sélection, je vous propose cette année trois catégories avec trois albums retenus à chaque fois (si le titre est souligné c'est qu'il y a un lien pour une écoute totale ou partielle de l'album).
Mes Coups de Cœur 2021
Ske, Insolubilia TOP "1" 2021
Elisa Montaldo, Fistful of Planets part II
Antiche Pescherie Nel Borgo, Si no sabir...tazir !
Mes Musts 2021
Syndone, Kama Sutra
Accordo dei Contrari, UR-
Premiata Forneria Marconi, Ho Sognato Pecore Elettriche
Les belles surprises de 2021
Archangel, (Third warning)
Gruppo Autonomo Suonatori, Omnia Sunt Communia
Alessandro Corvaglia, Out of the gate
Je n'oublie pas les autres albums qui m'ont également beaucoup plu dont Fufluns (Refusés), Stefano Lupo Galifi (dei ricordi un museo), Habelard2 (Copriferro Semantico), Hora Prima (L'uomo delle genti), Hunka Munka (Foreste Interstellari), Hype, (Evolve), Il Porte di Venere (e pensa che mi meraviglio ancora), Il testamento degli Arcadi (il testamento degli Arcadi), Bernardo Lanzetti (Horizontal rain), Nodo Gordiano (H.E.X.), Officina F. Lli Seravalle (Blecs), Osanna, Il diedro del Mediterraneo, Prometheo (Quello Che Rimane), Raven Sad (The leaf and the wing).
Vous avez remarqué que je n'ai rien publié depuis le post d'Osanna il y a dix jours. Les sorties se faisant rares en cette fin d'année, je vais faire une petite pause qui va me permettre de terminer mes deux livres en cours d'écriture qui devraient sortir, je l'espère, en 2022.
On se retrouve pour mon top de l'année 2021. D'ici là, passez de bonnes fêtes et soyez prudents pour vous mais aussi pour les autres. Abundans cautela non nocet.
Ce nouvel album d'Osanna arrive en même temps que le film Osannaples (Réal. Deborah Farina) et le livre sur Lino Vairetti (L'Uomo, sulle note di un veliero par Franco Vassia), deux , tous deux présentés au forum du Veruno cette année.
Après une courte intro énigmatique au didgeridoo, Lino Vairetti entre en scène pour déclamer "Il Diedro del Mediterraneo" l'instrument principal d’accompagnement étant ici la harpe de Vincenzo Zitello ce qui donne une couleur inusitée à cette ode à la Méditerranée." Ti Ritroverò" reste sur la tonalité très laid back de ce début d'album. Mais avec Osanna, les ballades réservent toujours quelques surprises, et celle là ne déroge pas à la règle, avec un pont central très festif avant de s'échapper doucement vers une digression jazz rock remarquablement fluide. Avec "L'Uomo del Prog", c'est cette fois le violon qui entre en scène. La lente montée en intensité de ce titre est un véritable tour de force. Lino semble d'ailleurs s'effacer pour laisser le plus de place possible aux différentes parties instrumentales qui se succèdent à toute vitesse, un vrai régal ! Je veux bien entendre ce morceau sur scène. "Tu" est un hommage direct à Danilo Rustici, le guitariste historique du groupe disparu au début de cette année. Lino chante avec son cœur. Vous me direz, c'est toujours le cas mais là l'émotion est palpable et l'intervention de David Jackson au saxo vous mets au bord des larmes. Quelle belle chanson, quel solo final de guitare électrique. "Signori della Terra" est une simple complainte mais quand c'est Lino qui s'y colle, seulement accompagné de Pako Capobianco à la guitare électrique, cela prend vraiment du relief et il est vraiment difficile de se détacher du chant de Lino. Il y a ensuite "Tempo" qui vous propose un retour dans le temps pour atterrir à Woodstock. On s'y croirait presque. Inutile de préciser que Pako se surpasse une fois encore. Ce garçon est vraiment un guitariste hors pair d'une efficacité incroyable. Nous voilà arrivé au grand moment de l'album. Le poème d'Antonio De Curtis récité par Francesco Paolantoni ouvre pour ce magnifique chant de tradition napolitaine "Zuoccole e Tammorre " qui virevolte et danse sur une tarentelle rock dont seul Osanna a le secret. La voix féminine que vous entendez n’appartient pas à n’importe qui. Fiorenza Calogero réalise un travail remarquable depuis de nombreuses sur la recherche et la mise en valeur des chants traditionnels du sud de l'Italie, et tout particulièrement de la région napolitaine. "Mare nostrum" arrive à point nommé pour secouer l'album. Il s'agit d'un rock très typé Osanna. Lino Vairetti ressort son harmonica, sa voix filtrée reprend en partie les paroles de "Il Diedro del Mediterraneo". Je vous recommande tout particulièrement le pont instrumental avec un solo de malade de Pako et un chorus de saxo de Saverio Giugliano qui se fond parfaitement dans l'ensemble. "Caracalla '71" évoque évidemment le festival rock prog du même nom qui s''était déroulé à Rome en 1971.Voilà un titre qui devrait vous permette de bien finir l'album car son accès est immédiat et le riff principal s'impose de lui-même. Voilà qui rappelle aussi qu'il y a cinquante ans exactement sortait L'uomo, le premier album d'Osanna.
Sans atteindre à mon avis la magnificence de Palepolitana, Il Diedro del Mediterraneo dévoile une facette plus nostalgique d'Osanna mais fait honneur au groupe. Plutôt rock, folk ou pop, moi de toute façon, je suis fan absolu d'Osanna. En bref, Osanna sera toujours Osanna !
Le groupe : Lino Vairetti (chant, guitare acoustique, claviers), Irvin Vairetti (synthés, programmation, chant), Pako Capobianco (guitares), Enzo Cascella (basse), Gennaro Barba (batterie et percussion), Sasà Priore (claviers).
La tracklist (vous pouvez écouter chaque titre en client sur son lien) :
1. Spirit
2. Il Diedro del Mediterraneo
3. Ti Ritroverò
4. L'Uomo del Prog
5. Tu
6. Signori della Terra
7. Tempo
8. Zuoccole, Tammorre e Femmene
9. Zuoccole e Tammorre
10. Mare Nostrum
11. Caracalla '71
le lien bandcamp du groupe Osanna
Voici le premier album de ce collectif créé en 2019, s'inspirant de la série télé de science-fiction du même nom. Le projet a vu le jour grâce une fois encore à Loris Furlan (Lizard Records) qui a mis en relation Pierpaolo Lamanna, l'auteur du concept, avec quelques artistes liés à Lizard Records, à commencer par Alessandro Seravalle (Garden Wall, Officina F.lli Seravalle etc...), le principal artisan de la partie musicale. Mais aussi Milo Furlan (Scarled), Gianluca Tassi (Black Jester, Moonlight Circus, Faveravola) et Mirko Baruzzo (Spirosfera, Anam) qui complétent le groupe. Sont également venus se joindre au projet : Mariano Bulligan au violoncelle, Simone d’Eusanio au violon et Lorenzo Giovagnoli (Odessa) qui joue des claviers et réalise les orchestrations.
je laisse comme d'habitude la partie conceptuelle, ce n'est en général pas mon propos, et je passe à la partie musicale. De ce côté là, le résultat est varié pour ne pas dire hétérogène. Les dix morceaux sont un drôle de mélange entre rock industriel, prog sombre adouci par le violon miaulant de Simone d'Eusanio, psychédélisme barré et krautrock au souffle cosmique marqué par l'attirail d'instruments exotiques utilisé par Mirko Baruzzo. On retrouve bien là la patte fantasque et parfois dérangée d'Alessandro Seravalle. Lorenzo Giovagnoli est heureusement là pour donner un semblant de normalité au tout grâce à ses arrangements apparaissant en début et en fin d'album. Pour faire court, il vous faut imaginer une synthèse d'Iron Butterfly, d'Embryo, d'Amon Duul, de Goblin, de Van der Graaf Generator et du King Crimson période années deux mille. Pas facile hein ! Le tout donnant ce que Loris Furlan qualifie d'ethno-space-kraut. "Bergman" me semble un bon départ pour se faire malgré tout une idée générale de ce qui vous attend. A vous d'avoir la curiosité d'aller écouter le reste. Je pense que vous ne serez pas déçus.
Il Testamenti degli Arcadi : Alessandro Seravalle (guiatres, Mellotron, piano, synthés), Mirko Baruzzo (guiatre électrique, violon esrai, sarad, santur, tablas), Milo furlan (batterie, percussions), Gianluca Tassi (basse), Pierpaolo Lamanna (concept, paroles, direction artistique)
Avvec : Mariano Bulligan (violoncelle), Simone D'Eusanio (violon), Lorenzeo Giovagnoli (claviers et orchestrations).
La tracklist CD :
La tracklist LP :
Un altro tempo, un altro luogo
Vous pouvez écouter les titres surlignés.
Lable : Lizard Records
Voici le cinquième album, en déjà presque quinze ans, d'un groupe qui n'a jamais déçu. Car le nom d'Accordo dei Contrari est autant gage de qualité technique que de perfection esthétique. Même si la seule incursion en France des italiens date déjà de 2014, je
crois me souvenir que ceux qui étaient présents cette année là au
festival Crescendo ont été impressionnés par l'excellence de ce groupe
qui est, à mon avis, encore meilleur aujourd'hui et supérieur dans sa
formation actuelle. Je vous rassure tout de suite, UR - ne risque pas de déroger à la règle.
L'album est sorti le 19 novembre chez Cuneiform. | ||||||||||
| Le lien bandcamp du groupe : Accordo dei contrari | ||||||||||
Même s'il n'a pas besoin d’être présenté, je rappelle juste que Tony Pagliuca est le clavier historique de Le Orme, membre fondateur:du groupe qu'il a quitté il y a maintenant bien longtemps et créateur en grande partie des pièces les plus prog des albums Collage, Uomo di Pezza et Felona e Sorona.
Il a commencé sa carrière solo en 1990 avec l’album Io chiedo. Il a ensuite sorti Immagin'Arie en 1993, Re-collage (avec David Jackson) en 2004, Après-Midi en 2010 et Canzone d'Amore en 2018. En gros, il prend son temps.
Cette fois, il propose un album qui est l'expression d'une recherche personnelle et intérieure que l'on peut qualifier de mystique. Ce la permettra de mieux comprendre le style de musique qui nous attend.
Pour enregistrer Rosa Mystica il a collaboré avec le regretté Maestro Vittore Ussardi. Les voix sont assurées par Elisabetta Montino (Quanah Parker) et Andrea Saccoman. Tony Pagliuca tient bien sûr les claviers, Giuseppe Vio est à la guitare, Alberto Pagliuca au ukulélé et Paolo Vianello à la batterie.
En attendant des morceaux originaux, nous allons garder un œil sur ce projet qui revendique une inspiration directement tirée d'un concept album, enregistré par Le Orme en 1973, qui a effectivement marqué pour toujours le prog italien : Felona e Sorona. Le groupe a d'ailleurs choisi pour nom un des morceaux emblématiques de ce disque.
En écoute pour l'instant ces deux très belles reprises :
Les musiciens présents sur cet album : Alessandro Corvaglia, Martin Grice (saxo sur "Promised Land"), Andrea Orlando, Mark Cunningham, Marcella Arganese, Daniele Sollo, Stefano Avigliana, Emanuele Telli, Dariush Hakim, Ettore Mazzarini, Massimo Moscatelli, Filippo Bagnoli, Maurizio Fiaschi, Mauro Sabbione, Matteo Nahum, Raffaella Izzo (chant, flûtes), Cesareo, Gordon Giltrap.
Disco molto diverso da Emotional Tattoos , hosognatopecorelettrichecomprende più sequenze suonate e più passaggi lasciando spazio agli strumenti, principalmente le tastiere con sonorità spesso vintage ma anche la chitarra con gli accenti hard/metal di Marco Sfogli. In breve, è ancora più prog del suo predecessore. E' anche l'occasione per incontrare alcuni musicisti di grande talento, con in primis Flavio Premoli, l'ex compagno che tanto manca alla Premiata Forneria Marconi, presente nell'ultimo pezzo, “Transumanza Jam”. Gli altri ospiti sono Ian Anderson (Jethro Tull), Steve Hackett (Genesis) e Luca Zabbini, il talentuoso leader dei Barock Project, fan incondizionato di Flavio Premoli appunto, che è infatti molto presente alle tastiere in questo album (ma non ha detto niente).
Avec cet album, une longue séquence se termine pour Stefano et comme il le dit lui-même "avant de clôturer un chapitre de sa vie et d'en commencer un autre, il faut ouvrir et ranger nos tiroirs intimes, un peu comme si l'on mettait de l'ordre dans son musée personnel ", Dei Ricordi, un museo !
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IT (testo promo AMS) : Dei ricordi, un museo è il primo vero album solista di Stefano "Lupo" Galifi, voce dei leggendari Museo Rosenbach, autori nel 1973 di Zarathustra, tra i massimi capolavori del Rock Progressivo Italiano. Tornato a calcare numerosi palchi e studi di registrazione negli ultimi anni come cantante de Il Tempio delle Clessidre e dei riformatisi Museo Rosenbach, nonché ospite e collaboratore di numerosi artisti della scena prog tricolore, Stefano ha finalmente trovato occasione di riordinare desideri, riflessioni e ricordi e di esprimere ancora una volta tramite la musica i propri pensieri. Un ciclo si chiude, e prima di aprirne un altro è necessario riorganizzare ed aprire i cassetti del proprio essere per riporre le proprie risposte, come in un 'museo esistenziale' che chiunque possiede.
Per la realizzazione di questo obiettivo Lupo si è avvalso della collaborazione di affermati musicisti e compositori che molti appassionati del genere sapranno riconoscere, a partire da Luca Scherani (La Coscienza di Zeno, Höstsonaten) il quale ha accolto l'invito con entusiasmo, immaginando le melodie e le musiche adatte alla potenza espressiva della voce di Stefano. I testi sono stati affidati a Gabriele Guidi Colombi (La Coscienza di Zeno, Not a Good Sign), parole ermetiche che interpretano il desiderio di riordinare quanto accumulato nel magma esistenziale di una vita. Completano la formazione Marcella Arganese (Ubi Maior, Mr. Punch), co-autrice della title-track che ripercorre il passato musicale di Lupo, e Folco Fedele, batterista professionista conosciuto in più ambiti oltre alla sua collaborazione con l’ensemble genovese dei Panther & C.
Dei ricordi, un museo è un album di moderno prog-rock in cui, grazie all'impronta stilistica dei musicisti coinvolti e alla voce, ancora oggi incredilbimente cristallina ed intensa, di Stefano Galifi, riecheggiano le sonorità dell'età dell’oro di quel progressive italiano di cui lo stesso Lupo è da sempre figura fondamentale.
Les musiciens : Stefano Lupo Galifi (chant et chœurs), Luca Scherani (piano, claviers, flûte, programmations), Marcella Arganese (guitares électriques et acoustiques), Gabriele Guidi Colombi (basse), Folco Fedele (batterie)
La tracklist:
1.Cuore ("dei ricordi, un museo" parte 1)
2.La morale cede
3.La stanza e l'angolo
4.Dei ricordi, un museo parte 2
5.Le due linee gemelle
6.Sterile
7.L'amante ("dei ricordi, un museo" parte 3)
Le teaser sur YT (vous avec juste à cliquer sur la ligne soulignée pour écouter)
A ce sujet Marcella Arganese est la créatrice du teaser et de tout le graphisme de l'album.
Le lien pour acheter le CD à partir du 8 octobre 2021 : BTF.IT AMS Records
Ce projet a mis plusieurs années pour mûrir et aboutir. Pour être précis, il date de 2016 et de la première collaboration effective de CAP avec Alvaro Fella, le chanteur de Jumbo, qui avait donné l'album Coraggio e Mistero. Maurizio et Alvaro ont ensuite eu envie de continuer l'aventure ensemble. Les deux années suivantes ont permis de mettre sur pied le nouveau groupe, de travailler sur le concept et d'élaborer les premiers morceaux. Le 1er juin 2018, nous étions quelques uns à assister à la première performance en public d'Antiche Pescherie nel Borgo (APnB) à la FIM de Milan, ce que Maurizio Venegoni a appelé "la naissance sur les fonts baptismaux". Ce soir là, j'ai même fait le roadie (il faut savoir donner de sa personne !).
Le groupe que Maurizio Venegoni a réuni autour de lui est constitué d'une belle brochette de musiciens irréprochables. On ne présente plus bien sûr le lion de Milan Alvaro Fella et son compère de Jumbo, Dario Guidotti, maître es instruments à vent. Enrico Venegoni, déjà présent sur la dernière période de CAP, est désormais le clavier alter ego de Maurizio et il y a à l'évidence une grande complicité entre eux deux qui dépasse la dimension familiale. Augusto Gentili est un bassiste hors norme (mais aussi un spécialiste - et pratiquant - des instruments de musique bretons comme la bombarde !). Le batteur Massimiliano Varotto est d'une efficacité redoutable. Enfin je regrette déjà le départ de Paolino Doria tant il s'était imposé à la guitare électrique avec son style explosif (bienvenu au passage à Luca Musso, son remplaçant).
Avant d'attaquer la partie purement musicale, il est également indispensable de savoir que Maurizio Venegoni a eu l'idée de reprendre des morceaux existants de groupes prog du monde entier (parfois peu connus). Il s'en est servi comme bases pour les retravailler, les arranger et les développer afin d'en proposer à chaque fois une version totalement nouvelle adaptée et compatible avec la ligne musicale directrice choisie pour l'album. Bien sur les artistes concernés ont été informés en amont et ont tous donné leur accord pour une utilisation libre de leur morceau. L'opener "Corte Sconta (detta Arcana" est la reprise du titre d'Eloy "Illuminations" extrait de Colours (1980). La version de APnB permet de rentrer immédiatement dans le vif du sujet et d'embarquer l'auditeur dans un univers excessivement énergique et expressif. "Tocheti pocheti" est une adaptation du morceau d'inspiration médiévale "En superbô" du groupe français Minimum Vital (album Capitaines, 2008). APnB en fait un pur joyau d'une grande délicatesse et les interventions de Dario Guidotti au sax alto y sont évidemment pour beaucoup. Le lien est d'ailleurs tout trouvé avec "Sorisu nel vedru (por l'homo feliz)" qui est en fait un étonnant croisement réussi entre la célébration celtique des premières neiges du Breton Ronan Le Bars ("An erc'h kentan") et l'instrumental "Service with a Smile" des Américains de Happy The Man. Alvaro Fella est juste énorme sur ce titre dont la puissance contenue n'en est que plus efficace. "Il mio nome è Lemuel" est une composition co-écrite par Enrico et Maurizio Venegoni. Elle était prévue au départ pour faire partie d'un des projets des Samuraï of Prog de Marco Bernard. Cela ne s'est pas fait. Dommage pour les S.O.P., tant mieux pour nous car il s'agit d'un réel épique à rebondissement, remarquablement attachant et doté d'un final à couper le souffle. "4tro" a été composée par Maurizio Venegoni en pensant à David Crosby. Ne cherchez pas autre chose qu'une inspiration du moment. Alvaro n'est pas David Crosby. En tout cas, c'est un beau moment cool marqué par un court chorus de Paolino Doria et un solo de saxo de Dario Guidotti qui tient l’auditeur un long moment en haleine. "Biancomagno" est à l'origine un morceau du groupe argentin El Reloj ("Harto Y confundido" sur l’album El Reloj, 1976). On retrouve bien le côté rugueux presque sauvage de l'original. Alvaro n'a pas beaucoup à forcer sa nature sur ce titre qui flirte avec le hard prog et dont la longue section centrale instrumentale n'en finit pas de nous ravir. C'est tout pour le vinyle. Le CD comprend deux titres en plus. "Bhairavi - Profumi d'Oriente" est signé par Augusto Gentili, le bassiste d'APnB et évoque effectivement des parfums d'Orient très typés. Ce titre me rappelle ce qu'a fait Le Orme sur La Via della Seta. "Tomba masso poeta E..." est à l'origine une vieille chanson du groupe irlandais Mellow Candle, l'élégante "Boulders on my grave" tirée de l'album Swaddling Songs (1972). Une fois encore APnB se l'approprie et la fait sienne.
"Faire du neuf avec du vieux" pourrait être la devise de cet album. C'est d'ailleurs devenu aujourd'hui un phénomène de société dans tout ce qui touche à la mode et à la décoration. Mêler le vintage et le moderne est très tendance Alors pourquoi pas dans le rock progressif ! Mais il ne suffit pas de vouloir appliquer une recette, encore faut-il faire preuve de savoir-faire. Ici l'exercice de reprises de compositions d'autres groupes est réussie car il s'agit avant tout d'une appropriation totale sans la moindre concession à l'original. A partir de l'instant où APnB rentre dans un de ces morceaux, le groupe joue sa propre participation en totale liberté, en se lâchant complètement. La trame de départ n'est en fait plus qu'un prétexte, une clé en quelque sorte pour avancer vers une création entièrement nouvelle. Pour certains de ces groupes, d'autres titres ont d'ailleurs à un moment été envisagés. A l'arrivée, nous avons, non pas un album de reprises, mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, un ensemble homogène de pièces originales s'emboitant parfaitement les unes dans les autres avec une unité de ton et une signature nettement identifiable, celle de groupe APnB, qui, il faut bien le reconnaître est très proche de celle du Consorzio Acqua Potabile de Coraggio e Mistero. Ce type d'exercice, assez fréquent dans le jazz, est une nouveauté dans le prog où l'on se contente le plus souvent soit de faire une cover à l'identique, soit d'insérer quelques citations exogènes dans un titre.
Les musiciens : Paolino Doria (guitares), Alvaro Fella (chant), Augusto Gentili (basse, contrebasse 6 cordes), Dario Guidotti (flûte, saxophone, chant), Massimiliano Varotto (batterie), Enrico Venegoni (claviers : piano, Mellotron M4000D, mini Moog, orgue Zarenbourg Waldorf, synté Phatty), Maurizio Venegoni (claviers : orgue Hammond XK3C, mini Moog, synthé Crumar DS2),
La tracklist :